vendredi 15 juin 2018

De la nouveauté au Parc de Loisirs

Dans notre dernier article, nous avons relaté la fin du conseil municipal du 18 mai, mais il nous reste à passer en revue toutes les délibérations votées ce jour-là.

Nous avons commencé par faire remarquer des erreurs dans les comptes-rendus des précédentes réunions. Ceux-ci indiquaient qu’ils avaient été approuvés à l’unanimité. Jamais nous ne validons ces comptes-rendus qui ne reflètent en aucun cas les réunions et qui sont truffés d’erreurs grossières. Il faut croire que nos remarques ne servent à rien : les erreurs continuent. Dans le dernier compte-rendu de la réunion du 18 mai, la séance n’était pas clôturée quand Lydie a remis les démissions au maire et nous avons voté contre la délibération concernant le chemin du Praz, et contre (avec une abstention) les tarifs du parc de loisirs. Pourtant ces deux délibérations sont indiquées comme ayant été approuvées à l’unanimité ! Quand nous faisons remarquer ces erreurs au maire et à son équipe, on nous dit que ça va être modifié, mais les délibérations sont envoyées comme telles au préfet et donc, ce sont encore des faux !




La séance devait débuter avec le vote des délibérations pour les 2 délégations de service public : centre équestre et parc de loisirs. Pour le centre équestre, le vote a dû être reporté en fin de réunion. En effet, Lydie ne pouvait pas prendre part au vote, étant « intéressée » : sa sœur est le délégataire choisi pour cet équipement sportif. Comme seulement 8 conseillers étaient présents, le quorum nécessaire n’était pas atteint après le retrait de Lydie. Pour que le vote puisse avoir lieu, il fallait aller chercher un conseiller de l’équipe du maire resté à la maison. Le vote a été décalé en fin de séance, le temps que cette personne arrive.

La première délibération a été celle sur la DSP pour le parc de loisirs. Nous avons déjà expliqué dans un précédent article que l’équipe municipale souhaitait au maximum déléguer la gestion de ses équipements sportifs et touristiques à des entreprises privées. Pendant l’hiver, un appel d’offre avait donc été lancé pour trouver un partenaire prêt à gérer les tennis, le mini-golf, les pédalos, le trampoline et les structures gonflables. Un seul candidat a déposé un dossier. Le choix était vite fait !!! Les conseillers devaient se prononcer sur la convention proposée.




Que dit cette convention ? Une fois n’est pas coutume, nous avons reçu le document 15 jours avant le conseil. Nous avons eu le temps de l’étudier. Les services de la mairie viennent de découvrir que pour les délibérations qui concernent des délégations de service public, une loi oblige à envoyer les informations aux conseillers 2 semaines avant le vote. Dans le passé, nous avons dû nous prononcer sur des DSP, mais jamais nous n’avions reçu les documents dans un délai aussi long. Surpris par ce changement, nous avons demandé s’il s’agissait d’une nouveauté. « Oui tout à fait » nous a répondu l’adjoint aux finances. Après vérification, il s’avère que cette loi date du 11 décembre 2011…

Revenons à cette convention. Celle-ci est signée pour une durée de 12 ans. En plus de celles qui existent déjà, de nouvelles activités vont apparaître : quads électriques pour les enfants, bateaux tamponneurs et attractions sur l’eau (kayak et vélo). Le délégataire s’engage à réaliser des investissements pour un budget de 130 000 euros HT. Cela comprend la rénovation de 2 courts de tennis, le remplacement du mini-golf, la construction d’un chalet d’accueil de 40 m² à la place du chalet mini-golf et l’acquisition du matériel nécessaire aux nouvelles activités. En plus le délégataire devra payer une redevance de 7 500 euros par an à laquelle s’ajoute une seconde redevance annexée sur le chiffre d’affaire. Cette entreprise devra également s’occuper de l’entretien des espaces verts de la zone occupée par tous ces équipements.




A première vue, tout cela semble très intéressant pour l’intérêt de la commune. Elle n’a rien à investir, des nouvelles activités vont être créées et en plus elle recevra une somme conséquente chaque année. Mais cette convention pose, tout de même quelques questions.

Pour un village qui vit principalement du tourisme, il peut être risqué de confier la gestion de ses équipements sportifs et ludiques à des entreprises privées. Une délégation peut très bien se passer mais aussi tout comme elle peut tourner à la catastrophe. Nous en avons un exemple très récent avec la patinoire dont la gestion a été confiée à une entreprise cet hiver : conditions d’accueil assez sommaires, qualité de la glace laissant à désirer et fermeture prématurée le 12 mars. Nous avons cité cet exemple lors de la réunion, et même le maire a reconnu que « c’était loin d’être génial, ce n’était pas satisfaisant et il faut qu’on rouvre ce dossier-là ».Mais comment faire du neuf avec du vieux ? La patinoire d’occasion est déjà obsolète : elle n’est plus couverte par la garantie décennale…. Qu’attendre d’un équipement usagé choisi par le maire et son équipe ? Et une structure qui mécontente les visiteurs, cela a des répercussions sur tout le village.




La délégation du Pontet est signée pour une période très longue : 12 ans… Cela est lié à l’investissement important demandé au délégataire. Il est évident que celui-ci va travailler au mieux sur ses biens propres et rentabiliser sa mise de départ. Mais la commune perd tout droit de regard sur cet espace privilégié qu’est le parc de loisirs. Douze années impactent les deux prochaines municipalités qui auraient peut-être une vision bien différente de l’avenir de ce lieu.

Le parc de loisirs est un atout majeur pour les Contamines. Il est très apprécié par tous les visiteurs et envié par de nombreuses stations. Sa conception a su allier un mélange parfait entre des activités pour toute la famille et le calme du cadre exceptionnel qui l’entoure. Il est essentiel de conserver tous ces éléments pour préserver son avenir et globalement l’intérêt de notre commune pendant la saison estivale. C’est pour cela que le choix et l’organisation des activités sont primordiaux. 




Nous sommes ravis de voir apparaître de nouvelles activités. Mais nous avons été déçus de l’espace qui leur sera alloué par l’équipe municipale. Ainsi à l’emplacement actuel du mini-golf, nous verrons dans quelques semaines, le nouveau mini-golf, une piscine de 100 m² pour des bateaux tamponneurs, une piste de quad, le trampoline, et le nouveau chalet d’accueil de 40 m². Déjà les 18 nouvelles pistes de mini-golf sont installées et se concentrent sur la moitié de l’espace précèdent (de l’entrée du parc jusqu’au bâtiment des toilettes publiques). Les jours de forte affluence, les joueurs risquent bien de se gêner. Sans parler des balles qui peuvent voler vers les activités voisines. 




Les structures gonflables seront, elles, installées sur un ancien court de tennis avoisinant. Nous ne comprenons pas ce choix de serrer ainsi tous ces équipements sur un espace si réduit. Cela permet sans doute de diminuer le personnel nécessaire pour l’accueil, mais cette concentration ne peut que nuire à l’attrait du public. Le calme du site si apprécié risque bien de disparaître. Pourtant la place ne manque pas dans le secteur du Pontet. Le cahier des charges préparé par le maire et son équipe aurait pu être plus soucieux de la qualité environnementale et du rendu pour les touristes.

De plus, il nous aurait paru nécessaire que la convention stipule que les infrastructures construites respectent le cadre du site. Ce printemps, beaucoup ont été surpris de voir la piste des quads électriques délimitée par des blocs en plastique rouge et blanc. Ceux qui sont utilisés par exemple pour les chantiers. Le maire a assuré que cela était temporaire. Nous l’espérons. De la même façon, la convention prévoit la construction d’un local de rangement en plus du chalet d’accueil. Pourvu que cela ne soit pas un algéco comme à la patinoire !!!




Malheureusement, ce sera un algéco comme à la patinoire, mais il aura la chance d’être habillé… Face à nos remarques sur l’aspect inesthétique de cet ensemble le maire a assuré que l’algéco serait couvert. De quoi ? Comment ? On verra… Des efforts doivent être faits, dans un lieu touristique pour respecter une harmonie visuelle. Nous avons compris dans les réponses du maire que les contraintes esthétiques ne l’intéressaient pas. On l’avait déjà remarqué avec le mobilier choisi pour le chalet du parc qui dénote fortement avec le style du bâtiment. Les mélanges d’essence de bois, de couleur et de style rendent le tout criard et incohérent. 




La construction du chalet d’accueil est estimée à 30 000 euros HT. Or, le mois dernier, une délibération avait été votée pour la construction d’un chalet de berger à Plan Jovet pour un coût de 45 000 euros. Le prix pour 40 m² est de 30 000 euros au Pontet et de 45 000 euros pour 19 m² à Plan Jovet. Même les frais pour l’héliportage et des travaux en altitude ne peuvent justifier une telle différence. Lequel des 2 est surestimé ou sous-estimé ? 




On peut s’interroger sur la qualité des investissements qui vont être réalisés. Il ne faudrait pas que dans 12 ans, tout soit à changer. L’équipe municipale fait le choix d’investir 1 600 000 euros sur le secteur du parking EDF mais ne veut pas dépenser un euro dans le parc de loisirs, laissant cela à la charge de partenaires privés. Il nous aurait paru préférable que la commune investisse pour une rénovation et une amélioration de qualité du parc de loisirs en utilisant pleinement l’espace disponible dans le souci du bien être des visiteurs. Une réflexion globale sur le secteur aurait été bienvenue. Une étude par un cabinet extérieur avait été annoncée en début de mandat. Nous n’en n’avons plus entendu parler. Elle a bien été effectuée… Les conclusions ne devaient pas correspondre aux attentes du maire. 




Un peu plus tard, lors de ce conseil, les tarifs pour l’été 2018 ont été soumis au vote des conseillers. Ces nouvelles activités fonctionneront avec un système de tickets. (1 ticket 5 euros, 5 tickets 20 euros,…). Un ticket donnera accès aux activités pour une durée variable (par exemple 8 minutes de quads, 20 minutes de trampolines ou une partie de mini-golf). Nous remarquons l’absence de tarifs de groupes et la disparition de la différence enfant/ adulte pour le mini-golf. En 2017, les prix étaient de 4 euros pour les adultes et de 2.50 pour les enfants. Et le maire nous explique alors, que ce sont des tarifs enfant : pour lui le minigolf est une activité enfantine…. Comme d’habitude, il a bien tenté de nous faire passer pour « les benêts de service » lors de son explication virulente, il n’a réussi qu’à se convaincre lui-même que ces tarifs uniques correspondaient à des tarifs enfants !

En fin de séance, le conseiller appelé à la rescousse est arrivé. Nous avons vu le maire demander à une employée de mairie de se déplacer pour aller le chercher. Le vote de cette délibération aurait pu être remis à 3 jours, comme pour les délibérations ayant traits à la SECMH. En ce cas le quorum n’a pas besoin d’être atteint pour que le vote soit validé. On aura tout vu dans ces conseils : des réunions en huis-clos illégales, le « re-vote » des délibérations prises durant ces fameux huis-clos, les vociférations du maire et ses paroles insultantes, la recherche d’un conseiller absent par une employée, etc….. 




Finalement, l’arrivée du conseiller arraché à son repas de famille a permis l’ouverture du dossier du centre équestre. La convention est reconduite dans les mêmes conditions que par le passé à ceci prêt qu’Edith Roch Dupland occupera la gestion du centre équestre durant les 5 prochains étés au lieu de 3. Les discussions ont duré moins longtemps que pour le dossier précédent.

Ces 2 délégations de service public ont été validées. Les travaux dans le parc de loisirs ont débuté dans les jours suivants ce conseil. Espérons que tout sera prêt pour le début des congés scolaires et que les vacanciers de cet été seront satisfaits. C’est là l’essentiel !!!!
Rendez-vous dans 15 jours pour la suite des délibérations de ce conseil.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud



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vendredi 1 juin 2018

Conseil d’avril : des travaux soumis à d’éventuelles subventions

Comme prévu, nous revenons cette fois-ci sur les investissements de la commune pour 2018 annoncés lors du conseil municipal du 12 avril.

« Annoncés », le mot est largement exagéré car si nous n’avions posé aucune question, le public présent aurait dû se contenter des chiffres globaux du budget principal et du budget de l’eau. Face à ces chiffres, nous étions curieux d’en savoir un peu plus. Avant le conseil, nous avions reçu quelques tableaux un peu plus détaillés, mais avec des lignes comme « autres agencements et aménagements de terrains » pour un montant de 702 814 euros, nous étions loin d’une réelle transparence. Du coup, nos questions ont été très nombreuses et les réponses données par l’adjoint aux finances ont été rythmées par les soupirs du maire pressé d’en finir, et ses murmures : «allez, fais voter » ! Ambiance ouverte et détendue….



Les 702 814 euros se répartissent entre le projet de ski-roues et les travaux à effectuer au presbytère. Déjà l’an dernier, on retrouvait ces 2 dossiers dans les investissements majeurs mais ils n’ont pas du tout avancé et on les retrouve logiquement cette année. Comme nous l’a expliqué le maire, la concrétisation de ces projets est soumise à l’obtention des subventions sollicitées. En 2017, celles-ci n’ont pas été accordées alors on essaye à nouveau cette année. Dans le plan de financement du projet de ski-roues, le montant des aides demandées est de 500 000 euros. Tout récemment nous avons appris dans la presse que le département a accordé à notre commune une subvention de 300 000 euros. Il restera à attendre les autres réponses. (Centre nationale du développement du sport et Conseil Régional)




Pour le presbytère, le plan de financement prévoit que sur les 177 000 euros nécessaires pour refaire le toit et améliorer l’isolation thermique, la part de la commune serait de 37 000 euros. Il reste donc 140 000 euros à obtenir de 3 organismes. Une partie est acquise (30 000 euros) mais cette subvention sera perdue si les travaux ne sont pas réalisés en 2018. Mais ces rénovations sont justement soumises à l’obtention des 3 aides. C’est tout ou rien. Le maire a précisé « si on n’a pas toutes les subventions, on ne fera pas ces travaux ». Les membres de l’équipe municipale semblent optimistes puisque le conseil s’est terminé par une délibération visant à déposer une déclaration préalable pour la rénovation énergétique du presbytère. Mais comme on sait très bien que rien n’est garanti tant que les subventions ne sont pas officiellement accordées, on risque de retrouver ce dossier dans un an dans le budget 2019.

Concernant le presbytère, au moins une dépense est certaine : celle pour remplacer le système de chauffage pour une somme de 37 000 euros. Il faut préciser que la chaudière assure aussi le chauffage de l’église. 




Un peu plus bas dans le tableau que nous avions à disposition, nous avons remarqué la ligne « Autre bâtiment public » pour 492 685 euros. Il s’agit en fait du projet de la maison du tour du Mont-Blanc qui revient de nouveau d’actualité. Là aussi, tout dépend de l’obtention d’importantes subventions. Le conseil municipal devait se prononcer sur la validation de ce projet et nous avons enfin pu avoir accès aux plans. Le bâtiment de l’ancienne gare téléphérique va être rénové en conservant son aspect d’origine. Il sera entouré de places de parking et d’un espace dit « naturel ». Les stationnements seront positionnés au nord du bâtiment et cet espace sera parsemé d’arbres. C’est peut être bien pour garer les voitures à l'ombre en plein été mais ça ne facilite pas le déneigement.

Au sud du bâtiment, différents milieux naturels seront « reconstitués » avec réalisation d’une butte et d’un point d’eau. On échappe au zoo annoncé en début de mandat mais tout cela semble bien artificiel à quelques mètres de la réserve naturelle et dans le site protégé de Notre Dame de la Gorge. De plus le montant global du projet (1 665 000 euros) nous parait quand même disproportionné. Enfin, n’oublions pas que dans 38 ans, le bâtiment ainsi restauré reviendra à EDF.


En haut: les parking, en rouge  : bâtiment d'accueil et en bas le milieu naturel reconstitué. 

Parmi les autres investissements pour 2018 on trouve la réparation de la passerelle des conscrits, le chalet de berger à Plan Jovet et quelques travaux sur le réseau électrique. Le changement des ampoules nous a-t-on indiqué. Les hameaux mal éclairés vont devoir encore attendre. Tout le monde a bien compris que les importants travaux d’électricité se concentrent pour ce mandat dans le secteur du Pontet et de la Duchère…. 




Il reste la rénovation des routes : la somme prévue est de 79 000 euros. Nous avons demandé quelles routes seraient réparées en 2018. Nous avons difficilement obtenu des réponses : la Frasse, le Baptieu et le Plan de Moulin. Mais nous avons eu l’impression que l’adjoint aux finances citait au hasard les premiers noms de hameaux qui lui venaient à l’esprit et que la liste aurait pu aussi bien être « la Revenaz, le Champelet et les Loyers ». Tresse échappe souvent à ces citations, mais l’état de la route mérite une attention particulière là aussi…. Nous découvrirons donc dans les prochains mois où seront réalisés ces travaux de voirie. Les travaux récents effectués sur la route RD 902 au niveau du Champelet sont financés par le département et n’imputent pas les finances communales.




L’étude du budget 2018 de l’eau a fait apparaitre une dépense importante qui n’était pas prévue. Depuis très longtemps, les analyses sur la qualité de l’eau de notre commune avaient révélé des traces d’arsenic dans le captage approvisionnant le réservoir des Grassennières. Moins de 10 microgramme par litre d’eau, pas de quoi empoisonner son pire ennemi. Ce dosage était inférieur au seuil fixé par l’agence de l’eau. Mais tout récemment, ce seuil a été abaissé et est maintenant fixé à 10 microgrammes par litre. L’eau des Contamines est donc devenue soudainement dangereuse !!! Et l’administration a décidé qu’il fallait faire quelque chose. Le fameux principe de précaution … 

Il faut donc faire baisser le taux d’arsenic présent dans l’eau. Et pour cela la seule solution trouvée est de mélanger l’eau provenant de ce captage avec celle issue d’un autre captage. Sur le papier c’est simple, mais dans les montagnes des Contamines, c’est autre chose. Le captage le plus proche sans arsenic est celui du Prelet dans le secteur d’Armancette. Il faut donc construire une canalisation pour amener l’eau du Prelet au Grassenière. Et les travaux sont estimés à 480 000 euros HT. Voilà où vont les impôts des contribuables des Contamines !!! Heureusement, des subventions sont possibles mais la part de la commune reste élevée : 286 000 euros.




Le maire nous a expliqué que cette solution est la plus simple et la moins chère parmi toutes celles qui ont été étudiées. Tout cela parce que le seuil longtemps fixé à 13 microgrammes / litre a été légèrement abaissé. Pendant ce temps-là, on ignore si le réseau d’eau de la Contamines qui dans certaines partie du village date de plusieurs dizaines d’années n’est pas finalement plus dangereux pour la santé que ces quelques traces d’arsenic, Sans parler de ce que l’on respire ou que l’on peut manger.




Paradoxalement, cette eau jugée comme dangereuse, a des vertus très recherchées. En effet la société Pure Altitude spécialiste des produits de soin utilise de l’eau issue du massif du Mont-Blanc à hauteur de 10% dans les produits de sa gamme « montagne ». Son choix s’est porté sur l’eau captée au niveau du réservoir des Grassenières pour la constance de la minéralité et son origine glacière certifiée par des études géologiques. En 2008, cette société avait contacté la commune pour prélever dans son réservoir une quantité d’eau chaque année. En moyenne, Pure altitude récupère 90 litres d’eau par an. Les conseillers ont délibéré pour reconduire la convention entre la commune et la société basée à Demi-Quartier. Ces 2 délibérations votées l’une après l’autre montrent à quel point certaines décisions sont étranges : il faut réaliser des travaux pour 480 000 euros car l’eau détient quelques microgrammes d’arsenic et, en même temps, cette eau est recherchée pour sa qualité dans certains produits de beauté !!! 





Un nouveau conseil municipal a été convoqué le 18 mai. Nous reviendrons sur toutes les nouvelles délibérations dans les prochains articles. A la fin de la séance de ce dernier, Lydie a demandé la parole et a lu un texte.

Monsieur le Maire, 

Je vous informe que je démissionne de mon poste de conseiller municipal, à compter de ce jour. En effet, je ne souhaite plus participer à ces réunions grotesques qui ne sont qu’un simulacre de réunions de conseils municipaux. Aucun échange constructif n’a jamais eu lieu au sein de cette institution qui devrait être au plus proche des gens. Vous vous contentez de rabaisser votre entourage et passez vos nerfs sur les membres de l’opposition qui osent vous demander des explications sur les décisions prises par vous et votre équipe, équipe qui brille par son silence. Ce silence d’ailleurs en dit long sur l’impossibilité de dialoguer tant ce mandat ressemble plus à un règne de despote qu’à un mandat de maire de village.  

De plus, vous avez évincé les opposants à votre « politique », sans chercher à connaître les motivations de ceux-ci, de toutes les commissions.Il n’est ni entendable ni acceptable de ne pas consulter, informer et / ou voter les décisions importantes sans un véritable cadre de démocratie …. celui- là même qui nous a porté jusqu'aux responsabilités actuelles.

Les décisions prises, lourdes de conséquences au niveau financier et surtout humain, ne correspondent pas à ma vision de l’avenir de mon village. Aussi, je vous prie de prendre acte de cette démission dès réception de ce courrier et de transmettre une copie de cette lettre au préfet conformément à l’article L2121-4 du code général des collectivités territoriales dans les plus brefs délais.

Je vous adresse, Monsieur le Maire, mes salutations distinguées.

Lydie ROCH-DUPLAND / DOMINGUEZ




Laissons la parole à Lydie :

« C’est une lettre de démission de mon poste d’élue municipale que j’ai remis en main propre au maire après l’avoir lue avec beaucoup d’émotion à l’ensemble de l’assemblée présente. Ce que j’écris dans cette lettre a été illustrée par l’attitude agressive, de mauvaise foi dont à fait preuve le premier magistrat de la commune durant cette réunion.. Il n’a pas hésité à plusieurs reprises à être insultant à notre encontre et à détourner nos paroles. Si depuis quelques mois, il semblait vouloir mettre de l’eau dans son vin, en vue des prochaines élections, le naturel est revenu au galop durant ces deux dernières réunions. A la fin de cette lecture, je lui ai apporté mon courrier et lui ai demandé de bien vouloir le signer, ce qu’il a fait à contre-cœur : il n’avait pas de juriste pour lui dire s’il pouvait ou non le faire…. 

Ensuite, je lui ai remis en main propre et dans l’ordre les démissions de Luc Vauthier, Marie-Jo Serri, Didier Mollard, Cécile Hubert-Demargne, Hervé Gut et Cendrine Dominguez . Là, le maire a bloqué et a refusé de les signer n’ayant pas l’avis de ses conseillers juridiques ! Il n’était pas sûr de la légalité de ma démarche ! Nous verrons combien cela sera facturé à la commune prochainement. Je m’étais bien renseigné auprès de la préfecture et je savais que j’agissais en toute transparence et dans la plus parfaite légalité. Mais le maire ne peut pas nous faire passer pour des mauvais citoyens à longueur de réunions et accepter que nous ayons raison…. 

J’ai démissionné de ce poste mais je poursuis "la Vigie" avec David et je soutiens pleinement Jean-Yves Raffort dans le poste qu’il a accepté d’occuper à ma place. »



Rendez-vous le 15 juin pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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