lundi 12 octobre 2015

La rentrée du Conseil municipal

Après une pause pendant le mois d’août, le conseil municipal a fait sa rentrée le mardi 22 septembre. Les sujets à l’ordre du jour étaient des plus administratifs hormis la vente du camping municipal que nous avons évoqué la semaine dernière. Plusieurs points ont été traités très rapidement : l’approbation de coupes de bois pour l’année 2016 en forêt communale, la prolongation d’un contrat saisonnier dans l’équipe de menuiserie jusqu’au 30 novembre, et une modification de la procédure de la commune pour l’attribution des logements sociaux. Pour d’autres points, nous avons souhaité vous apporter quelques précisions complémentaires.




Accessibilité des bâtiments publics

La commune est propriétaire de locaux rentrant dans la catégorie des Etablissements Recevant du Public (ERP) ou des Installations Ouvertes au Public (IOP). Elle devra réaliser des travaux pour rendre accessibles ces locaux au plus grand nombre dans les prochaines années. Elle avait jusqu’au 27 septembre 2015 pour communiquer un agenda de ces futurs aménagements. Les travaux d’adaptation des locaux ne sont pas prêts de commencer puisque l’équipe en place demande 12 mois supplémentaires pour seulement établir un agenda. La politique de la municipalité actuelle n’est pas tournée vers les handicapés, contrairement à la jolie phrase énoncée dans l’ordre du jour. « La commune reste très sensible à l’intégration des personnes en situation de handicap sur son territoire ». Des paroles et pas d’actes.




Tarifs pour l’hiver 2015/2016

Le conseil a été amené à se prononcer sur différents tarifs pour le prochain hiver. Une délégation de service publique (DSP) étant signée entre la commune et la SECMH, le conseil municipal doit adopter les tarifs proposés par les remontées mécaniques. Le maire a jugé bon d’ajouter que  l’EPIC a fait intervenir un cabinet de « pricing » pour « faire un travail intéressant » sur les prix en collaboration avec la SECMH. Il aurait été intéressant de savoir sur quels points précis des changements ont été apportés (tarif piéton, prix journée ou demi-journée ?). Nous avons fait nous-même la comparaison avec les tarifs de l’hiver dernier, les forfaits journée ou demi –journée augmentent en moyenne de 1.3%. En revanche les tarifs pour les piétons pour monter à l’Etape sont en nette baisse (par exemple 6 euros au lieu de 8.2 euros pour un adulte). Cela devrait satisfaire les personnes qui accompagnent les enfants aux cours de ski. 




Cet hiver sera marqué par l’ouverture de la nouvelle patinoire aux Loyers. Le conseil devait se prononcer sur le prix des entrées et de la location de patins. Dans ce cas-là, le cabinet de « pricing » ne semble pas avoir été sollicité puisqu’il nous a été expliqué que ces tarifs ont été établis pour être en adéquation avec ceux de la patinoire de Saint-Gervais. Nous avons souhaité en savoir davantage sur les perspectives financières de ce nouvel équipement touristique : coût de fonctionnement, recettes attendues, renouvellement des patins loués…. Il nous a été répondu que cela nous sera communiqué ultérieurement. Mais ce sera trop tard pour pouvoir mettre en relation ces informations avec les nouveaux tarifs. 




En fait cette « réponse » semble plutôt vouloir dire qu’aucune recherche n’a été effectuée pour évaluer les potentielles retombées médiatiques, touristiques ou financières…. Financières, on se doute que les résultats seront en dessous de 0 puisque le maire nous avait expliqué lors d’un précédent conseil que le coût en électricité de cette structure touristique s’élèverait à la modique somme de 5 000 euros par mois. Et on ne parle pas là bien sûr, des frais de fonctionnement autres ( eau, salaires, assurances….). 




Puis nous sommes passés aux tarifs du domaine nordique. Nous avons regretté de ne pas disposer d’un tableau avec les prix des précédents hivers pour voir où étaient les principales évolutions. Le maire nous a expliqué que ces tarifs avaient été revus par rapport à ceux des Saisies. Il nous aurait paru plus judicieux de prendre en comparaison avec un domaine proche géographiquement et aussi avec un nombre de kilomètres de pistes équivalent. S’il s’agit de démontrer que nos tarifs doivent être inférieurs à ceux des Saisies, c’est une évidence qui ne nous aide pas pour trouver le juste prix.




Enfin nous avons évoqué les tarifs de la garderie. Mais il s’avère qu’il faudra y revenir une autre fois parce que ce ne sont là que les prix pour la basse saison, ceux de la haute saison étant encore à l'étude. Il nous a été expliqué que d’importantes évolutions sont intervenues : elles se résument à des hausses de prix conséquentes. Le maire a justifié cela par l’écart important entre les tarifs pratiqués aux Contamines et ceux pratiqués à Saint Gervais. Mais cela est loin d’être une découverte. Cette forte différence avait été remarquée par le Conseil d’Administration de la SGAT, dans un autre temps, et il avait alors été décidé d'appliquer chaque hiver une augmentation pour se rapprocher des prix des stations voisines sur plusieurs années.  Une augmentation trop élevée en un an peut être mal perçue par la clientèle habituelle. De plus, l’offre de notre garderie est-elle réellement comparable avec celle de Saint Gervais ? Les services proposés sont-ils identiques ? On ne peut pas s’arrêter à une simple comparaison des prix. C’est peut-être les conclusions du cabinet de « pricing » qui ont amené à prendre cette décision.



Subvention du ski club

Nous sommes une nouvelle fois revenus sur la subvention accordée au ski club. Le montant étant supérieur à 23 000 euros (à savoir 28 000 euros), une convention doit être signée entre la commune et cette association. Le conseil ayant approuvé cela, le ski club va enfin pouvoir toucher l’intégralité de sa subvention.




Règlement de l’eau potable

Lors du précédent conseil municipal, un nouveau règlement sur l’eau potable avait été validé. Comme chaque délibération amène un changement, nous devons revenir sur ce vote puisque il a été découvert que ce règlement n’est, en fait, pas conforme à la loi. Un arrêté ministériel précise que les abonnés doivent avoir la possibilité de s’acquitter de leur facture en au moins 2 fois.  Le règlement a été revu et il est maintenant précisé que 2 factures pour l’eau seront adressées aux abonnés : en avril et en octobre. Le coût de l’abonnement sera partagé en 2 parts égales. Pour la consommation, cela est plus complexe étant donné que le relevé n’est fait qu’une fois par an. En avril, une estimation de la consommation sera effectuée sur la base de l’année précédente. La moitié de ce montant sera alors facturée. En octobre, le montant sera calculé à partir des consommations réelles, déduction faite de la somme payée au printemps. Peut-être aurons-nous le plaisir de revenir encore sur ce sujet …




Comme d’habitude, le conseil s’est terminé par l’annonce de décisions valant délibération et la séance s’est achevée à 20h50. Il faut noter que nous avons été surpris de constater des changements dans le déroulement de ce conseil municipal par rapport aux éditions précédentes. Ainsi, à plusieurs reprises, le maire a donné la parole à des conseillers pour lire la présentation de certains points à l’ordre du jour. Et nous avons même remarqué des efforts de maitrise du premier édile lorsqu’il s’adressait à nous : 2 mois de vacances sans nous voir lui auront été probablement profitables. 


A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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lundi 5 octobre 2015

Le camping sacrifié

Lors du vote du budget communal au printemps dernier, nous nous étions largement interrogés sur la mystérieuse vente de biens communaux pour 1 million d’euros qui devait intervenir pendant l’année 2015 et qui devait permettre de financer les projets de l’équipe municipale.  Le maire avait alors refusé d’indiquer quels étaient les biens qui allaient être vendus « pour ne pas gêner les négociations en cours ». Si bien que nous avions contacté le sous-préfet pour lui faire part de nos inquiétudes face à un budget qui nous semblait très opaque. Monsieur Bianchi avait répondu à nos questions après s’être informé auprès du maire. Et en effet, le budget communal reposait sur la vente du camping, des terrains de la Balme et des droits à bâtir de la ZAC du Plane. 



Le camping municipal va donc être vendu très prochainement. Le maire a tenté de justifier cette vente par des raisons qui sont loin de nous avoir convaincus. Mais pour bien comprendre la situation, un petit retour en arrière s’impose.

Le camping du Pontet a été construit au début des années 80. Trente ans plus tard, il ne correspond plus aux nouvelles demandes de la clientèle ni aux normes actuelles (chauffage, isolation, sanitaires…). La précédente municipalité avait envisagé de lancer d’importants travaux de réhabilitation mais face aux coûts correspondants elle avait dû revoir le projet à la baisse. Elle avait alors opté pour un nouveau mode de fonctionnement : une Délégation de Service Publique (DSP) venait remplacer la mise en gérance.  Aussi en 2012, un contrat de DSP avait été signé entre la commune et les délégataires Marc et Géraldine Rosaz. Ce contrat d’une durée de 15 ans reposait sur le financement d’importants travaux de rénovation. La commune prenait l’engagement de réaliser des travaux pour un montant de 450 000 euros sur 15 ans et de leur côté, les délégataires devaient financer des aménagements pour un montant total de 730 000 euros. Ainsi, sur la durée du contrat,  1 118 000 euros devaient être dépensés pour donner un nouvel essor au camping municipal. Et comme, ce contrat de délégation prévoyait en plus le paiement d’une redevance de 20 000 euros par an à la commune, soit 300 000 sur 15 ans, le coût final pour la commune n’était que de 150 000 euros, soit 10 000 euros par an. 



Un autre élément est à noter : une partie des travaux doit être réalisée rapidement afin que le camping puisse conserver son classement de 3 étoiles. Il avait été prévu d'engager les investissements les plus lourds en début de contrat (isolation du toit par exemple) et pour cela, de mobiliser des sommes importantes. Cela nécessitait une forte volonté de la commune de restaurer son camping. Mais les élections de 2014 ont cassé cette dynamique…

Il est clair que la rénovation du camping ne rentre pas dans les priorités de l’équipe municipale. Face à cette situation, les délégataires se sont retrouvés bloqués. Ils attendaient que la commune lance sa part des travaux mais comme celle-ci tardait à venir, l’achat du camping leur est apparu comme la solution pour assurer leur avenir. 



Aujourd‘hui, l’équipe municipale nous explique que la commune n’est pas en mesure de tenir ses engagements et doit se séparer de son camping. Nous avons du mal à comprendre ces arguments. Comment ? La commune ne peut pas dépenser 10 000 euros chaque année pour le camping ? Pour rappel, les investissements prévus pour 2015 sont de 2 589 000 euros. Le maire précise que la commune « n’est pas objectivement en mesure de tenir ses engagements ». S’il y a bien une décision qui n’est pas objective, c’est celle-là. L’équipe municipale a décidé de lancer de nouveaux projets et de ne pas investir dans le camping municipal. C’est tout à fait son droit. Pourquoi justifier ce choix par des problèmes financiers ? La décision a été prise d’investir l’argent de la commune principalement dans une maison de la Réserve Naturelle et une patinoire. Elle aurait aussi bien pu choisir par exemple de consacrer une partie du budget communal pour refaire le toit du camping. Pourquoi ne pas expliquer simplement que cette vente est le résultat d’un choix politique ? Est-ce si difficile d’assumer cette décision ? Pourquoi toujours essayer de faire porter la responsabilité sur les anciennes municipalités ?





Les raisons de la vente du camping viennent du fait que l’équipe municipale cherche à financer ses projets sans lancer de nouveaux crédits, et pour cela, elle est prête à se séparer au plus vite de certains biens qui lui appartiennent. On peut affirmer que le camping est aujourd’hui sacrifié pour pouvoir réaliser d’autres projets. Le premier magistrat de la commune a besoin d’un million d’euros pour boucler son budget 2015, il a cherché comment obtenir les sommes correspondantes. Et c’est le camping qui passe à la trappe. 

Le maire explique que la commune « ne peut pas conserver des équipements qui lui coûtent de l’argent » et qu’elle ne peut garder que ce qui lui en rapporte. Si on suit ce raisonnement, la commune risque de devoir se séparer de la plupart de ses équipements touristiques. Une phrase qu’il est très étrange d’entendre au moment même où sont entrepris les travaux de construction de la nouvelle patinoire. Cet équipement touristique ne fera certainement pas gagner d’argent, mais risque d’être rapidement déficitaire vu sa consommation d’électricité estimée à 5 000 euros par mois, comme nous l’a annoncé le maire au cours d’un précédent conseil municipal. Il est important de savoir que les coûts de fonctionnement d’une patinoire artificielle sont énormes.



La vente du camping va permettre de faire entrer 724 000 euros dans les caisses de la commune. Le prix de vente a été estimé à 862 000 euros mais la commune doit indemniser les délégataires pour compenser leurs investissements réalisés depuis 2012. Mais en contrepartie elle perd le contrôle de la gestion du camping. La délégation de service publique prévoyait une série de  points qui devaient être respectés : la période d’ouverture, une offre adaptée à l’esprit de la station, le développement dans le respect du site, les services proposés à la clientèle, l’évolution des tarifs, les liens avec l’Office de Tourisme…Quand le camping sera vendu, le nouveau propriétaire prendra ses propres décisions. 

Plus largement, rien ne garantit qu’un camping continuera d’exister aux Contamines et sa disparition serait très préjudiciable pour notre station. A la question posée lors du conseil municipal, il a été répondu que dans le nouveau PLU, il sera inscrit que cet emplacement sera réservé à une activité de camping. Cela sera-t-il réellement possible ? Pourra-t-on créer une zone spécifique pour ces parcelles  avec les particularités de ce lieu situé au bord du Bonnant ? Les services de l’Etat le permettront-ils ? Nous l’espérons.



Cet achat représente un lourd investissement pour le nouveau propriétaire pour développer son outil de travail. Nous lui souhaitons de pouvoir mener à bien ses projets de rénovation et de développement, et une belle réussite professionnelle au camping du Pontet.


A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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lundi 28 septembre 2015

La Gorge : le succès d’une forte mobilisation

Notre article de la semaine dernière se terminait par une annonce qui a dû réjouir une large partie de nos lecteurs : l’annulation des 2 permis de construire à Notre-Dame de la Gorge. Il nous paraissait opportun d’y apporter quelques compléments d’informations.



Depuis la fin du mois d’août, nous avions très peu de nouvelles concernant le dossier des permis de construire accordés sur le site de Notre-Dame de la Gorge. L’association Mémoire Histoire et Patrimoine des Contamines avait déposé un recours gracieux auprès du maire pour lui demander de revenir sur sa décision. De son côté, l’association des Amis des Contamines avait effectué une démarche similaire. La procédure donnant 2 mois de délai au maire pour répondre, il ne restait plus qu’à attendre. Parallèlement, nous avions appris  que plusieurs personnes avaient écrit au Préfet de la Haute-Savoie pour l’alerter sur la situation de notre commune et pour lui demander d’intervenir.

De notre côté, nous avons continué nos investigations afin d’étoffer le dossier en vue d’une éventuelle action devant le Tribunal Administratif de Grenoble, d’où notre déplacement à la Direction Régionale des Affaires Culturelles à Lyon, et la découverte qui en a découlé (Cf notre article « Un document accablant »).




Mais les événements se sont accélérés à la mi-septembre. Des rumeurs circulaient à propos d’un retrait imminent des permis, mais rien d’officiel. Et c’est le lundi 19 Septembre que nous avons découvert dans le couloir de la mairie les 2 arrêtés municipaux signés le 17 septembre. Le permis visant la restauration du presbytère et de la Vieille Auberge et celui de la construction d’un restaurant sont officiellement retirés, même si les avis étaient encore en place sur les lieux des travaux ce week-end des 26 et 27 septembre. 

Ces arrêtés signés par le maire indiquent que ces retraits font suite à la décision prise par l’association d’Entraide Missionnaire Salésienne de renoncer aux permis qui lui ont été accordés. Cela est la version officielle et bien sûr, nous ne saurons jamais ce qui a poussé le maire à revenir sur la décision prise au mois de juin. Est-ce suite à une intervention du Préfet ? Est-ce une crainte de se voir mis publiquement en cause devant le Tribunal administratif ? Les permis contenaient-ils des éléments non conformes ? Est-ce en réaction à la forte mobilisation locale contre ces permis ? …




Il est clair que la mobilisation de tous depuis le 15 août a contribué à cette annulation. Nous avons été témoin d’un fort élan de la part des habitants des Contamines, des résidents secondaires, des amoureux du site même au-delà de nos frontières mais aussi des personnes des communes voisines. La preuve formelle est faite que le site de Notre-Dame de la Gorge a une place à part dans le pays du Mont Blanc. La pétition lancée le 15 août a pris fin le 20 septembre. La barre des 4000 signatures a été atteinte (3322 signatures sur internet et 684 sur papier). 

Et maintenant,  que va-t-il advenir ? Une chose est certaine : l’inscription de l’église de Notre-Dame de la Gorge au titre des monuments historiques nous garantit que ce site sera protégé et que rien ne pourra venir le détériorer. C’est cette assurance qui nous réjouit le plus. Tout ce qui sera entrepris dans ce secteur devra recevoir l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France. Aucun permis ayant reçu un avis défavorable de cet organisme ne pourra être accordé. 




L’association d’Entraide Missionnaire Salésienne déposera probablement un nouveau permis pour restaurer le presbytère et l’ancien restaurant de la Vielle Auberge. Mais pour que ces permis puissent être accordés, il faudra qu’ils contiennent des éléments particuliers compte tenu de leur proximité d’un monument historique. Il existe de très nombreux architectes spécialisés dans ce domaine et on peut leur faire confiance pour présenter un projet respectueux du site. Ainsi le Père Rey pourra, avec la bienveillance qui le caractérise, continuer à accueillir, en toute sérénité des visiteurs, dans des bâtiments mis aux normes dans ce lieu propice et sauvegardé. 

Il reste enfin la question épineuse de la création du restaurant. Nous savons que ce sujet divise : certains le jugeant indispensable, d’autres complètement inutile. La lecture des commentaires laissés sur le site de la pétition l’atteste. S’il est vrai qu’un point d'accueil et de restauration manque à ce lieu, la création d’un nouveau bâtiment fait craindre le pire. Faisons confiance aux personnes spécialistes des sites protégés qui auront à se prononcer sur ce sujet, pour trouver une solution.




Enfin, nous espérons que l’équipe municipale a maintenant compris que tout ce qui touche au secteur de la Gorge et plus largement aux affaires communales nécessite une véritable concertation et une totale transparence.

Cet article vient conclure une série de publications de notre blog consacrées à ces permis de construire et de tout ce qui en a découlé. Cette affaire est maintenant réglée mais nous resterons vigilants car des projets continuent à exister dans ce secteur.




A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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lundi 21 septembre 2015

Un beau cadeau d'anniversaire !!!

Cette semaine, notre blog « La vigie du conseil » fête son premier anniversaire. Et oui, depuis un an déjà, paraît chaque lundi un article sur la vie municipale, si particulière des Contamines-Montjoie.



A cette occasion nous avons décidé de nous accorder une semaine de repos et de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur. La lecture des titres des 52 articles résument, à eux seuls, une année bien agitée.

  • Après 6 mois...
  • Tout le monde dehors !!!
  • Couvre-feu
  • Trop d’économies tuent l’économie
  • La fin du skicross
  • Des questions sans réponse
  • Quoi de neuf Docteur ?
  • L’Office de Tourisme : mode d’emploi
  • Une Marianne pour les Contamines
  • Le public reste, les élus sortent
  • Office de Tourisme : 2ème épisode
  • Des finances si désastreuses ?
  • Association en voie de disparition
  • Conseil Municipal à guichet fermé.
  • Cabinet médical : en travaux !
  • Une nouvelle année commence
  • Liberté, fraternité,...
  • Le Père Noël n’est pas passé 
  • Un jardin délaissé
  • Premier conseil municipal de 2015
  • EPIC et pic et colégram ...
  • Un loup à la Gorge
  • Marche arrière
  • Conseil de Février : une annonce erronée et une élection pipée
  • Conseil de Février : des champions, de l’eau et des poubelles
  • Payé / Pas payé
  • Petits arrangements entre amis
  • Un avenir qui s’assombrit
  • Des projets nébuleux
  • Commune à vendre
  • Persona non grata
  • Fin de saison
  • Conseil municipal d’avril
  • Mise au point d'une conseillère municipale
  • On efface tout et on recommence.
  • Remplir les caisses à tout prix
  • Conseil de Mai, côté Tourisme
  • Conseil de Mai : chapitre 2
  • Mal à la Gorge
  • Désinformation
  • Un pas en avant, trois pas en arrière
  • Conseil de Juin
  • Avalanche de démissions
  • Réunion publique sans public
  • Les hébergeurs dans le viseur
  • Leçon de français
  • La Gorge : passage en force des permis.
  • Pétition pour la Gorge
  • Les réponses à vos questions
  • Tous suspects. Tous coupables ?
  • Fin d'été
  • Un document accablant

Nous remercions les très nombreux et fidèles lecteurs qui nous suivent depuis un an, ceux qui nous ont rejoints en cours d’année et ceux qui viennent de temps en temps « voir ce qui se passe » … Nous remercions aussi nos spécialistes de l’orthographe pour leur travail du lundi après-midi.



DERNIÈRE MINUTE 
la nouvelle vient de tomber : les 2 permis déposés à la Gorge sont retirés.




Voilà un très beau cadeau d'anniversaire !!! Nous y reviendrons, bien sûr, dans un prochain article.


______________

A noter : le conseil municipal se réunira ce mardi 22 septembre à 20h.


A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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lundi 14 septembre 2015

Un document accablant

La semaine dernière, nous sommes allés à Lyon, très précisément sur les quais de la Saône, à la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Rhône Alpes (DRAC). Notre but était de consulter le dossier qui a abouti à l’inscription de l’église de Notre-Dame de la Gorge au titre des monuments historiques. 



En parcourant ces documents, nous avons fait une découverte qui nous a sidérés. Comme nous l’avons expliqué dans nos précédents articles sur le dossier de la Gorge, la commission chargée de statuer sur la demande de la commune s'est réunie en octobre 2014. Parmi les documents, nous avons trouvé le procès-verbal de cette commission. Ce compte-rendu présente clairement l’historique fait par la chargée d’études documentaires qui a travaillé sur le dossier, les différents avis scientifiques et techniques des experts, la retranscription des discussions avant le vote final et en conclusion, les résultats du vote de la commission.

En lisant ce document, nous avons appris que la demande de protection date de 2004, et ce, grâce à Valérie Horellou et à son conseil, puis que le dossier a été présenté pour une première sélection en juin 2009. Il a donc fallu 10 années pour aboutir à la décision de cette commission : « Après un vote, la commission émet, à l’unanimité un avis favorable à l’inscription au titre des monuments historiques de la chapelle Notre-Dame de la Gorge aux Contamines-Montjoie considérant sa qualité architecturale, son environnement préservé ainsi que l’intérêt historique et l’histoire culturelle qui s’y rattache. La commission émet le vœu que le périmètre de protection prenne en compte l’intégralité du chemin ainsi que les quinze oratoires ».



C’est bel et bien un vote unanime qui a abouti à cette protection et la lecture des différents avis des experts nous montre qu’à plus de 200 km, les différentes personnes chargées d’instruire ce dossier ont vu la qualité propre de ce lieu et ont compris la nécessité de le protéger.

En parcourant ce document, notre attention a été attirée par quelques mots au bas d’une page : « Avis de la commune des Contamines-Montjoie : avis défavorable ». Comment ça : « avis défavorable » ? Puisque c’est notre commune qui est à l’origine de cette demande, comment peut-elle s'y opposer ? Nous avons alors interrogé la personne chargée du dossier pour savoir s’il ne s’agissait pas d’une erreur de transcription. Et sa réponse nous a laissés sans voix. Pendant l’été 2014, au moment où elle préparait son dossier en vue de la commission, elle a contacté la mairie des Contamines et lors de cet entretien, elle a compris qu’il y avait un problème. Elle a alors demandé l’avis officiel de notre commune en vue de la décision de la Commission du Patrimoine et des Sites. 

L’avis défavorable de la commune des Contamines-Montjoie indiqué sur ce document n’est donc pas une erreur. Le maire et ses conseillers municipaux ont clairement cherché à s’opposer au fait que l’église de Notre-Dame de la Gorge soit reconnue comme monument historique. 



Après la surprise, nous étions face à un sentiment de totale incompréhension. Comme est-il possible qu’une équipe municipale puisse agir contre les intérêts de sa propre commune ? En effet, cette décision de la DRAC va apporter de multiples bénéfices à notre village : au-delà de la reconnaissance de l’intérêt du lieu, de la possibilité d’utiliser le logo « Monument Historique » dans toutes nos publications, du référencement dans divers ouvrages, c’est un atout supplémentaire au point de vue touristique pour inciter les personnes à visiter ce lieu. De plus, la commune va pouvoir bénéficier de précieux conseils techniques pour la protection du site et solliciter l’obtention d’importantes subventions pour la restauration de l’église, de nombreux organismes réservant leurs aides financières aux monuments inscrits ou classés. Pourquoi vouloir ôter cette chance au village ?

Bien sûr, il fallait absolument que cet avis défavorable reste caché. Cette décision n’est vraiment pas en accord avec les beaux discours habituels du maire sur l’importance de la préservation du patrimoine de notre village ou sur la nécessité de privilégier constamment l’intérêt général de la commune. Nous comprenons maintenant pourquoi nous n’avons pas eu de réponse à notre récente demande de consultation en mairie du dossier sur la demande de classement de l’église de Notre-Dame de la Gorge. 

Cette hypocrisie a atteint son apogée cet été lors de l’assemblée générale des Amis des Contamines. Lors de cette réunion, le maire a annoncé fièrement « le 22 juin, on a fait classer comme monument historique, l’église de Notre-Dame de la Gorge ». Cette phrase prend aujourd’hui une dimension particulière quand on sait que 6 mois auparavant le premier magistrat de notre commune manœuvrait en coulisses pour faire échouer ce classement. Cela discrédite les propos passés ou futurs de l’équipe municipale. Comment croire un maire qui n’hésite pas à venir face à ses concitoyens affirmer le contraire de ce qu’il fait réellement ? Et n’est-ce là que l’arbre qui cache la forêt ? 

Certes, cet avis défavorable n’est pas condamnable légalement, mais moralement sans aucun doute. En voulant s’opposer à une décision de la DRAC qui venait couronner le travail réalisé par l’ensemble des conseils municipaux des Contamines depuis 40 ans et en le cachant sciemment, le maire a fait une lourde faute. Ces méthodes mettent en lumière une facette peu glorieuse de sa gestion communale.

Alors pourquoi ? Pour qui ? Pour quelles raisons l’équipe municipale ne souhaitait pas que la procédure de classement aboutisse ? Nous savons que des projets sont en cours de préparation dans le secteur de la Gorge. Le maire a d’ailleurs justifié son avis défavorable auprès de la DRAC, en prétextant ces projets, sans évoquer évidemment les permis en préparation à côté de l’église. Risquaient-ils d’être compromis ? La Maison de la Réserve / du tour du Mont-Blanc, à la place du bâtiment EDF, peut être réalisée même si l’église est inscrite. Sa proximité avec un monument historique peut même valoriser ce projet. Le parc floral peut aussi être aménagé dans ce site protégé sans aucun problème. Le projet du zoo risque, lui,  d’être remis en cause. Est-ce pour construire un ridicule parc à marmottes que l’équipe municipale était prête à sacrifier la protection d’un joyau du baroque ? Difficile à croire



L’énoncé de ces faits amène chacun d’entre nous à se questionner sur l’envers du décor des projets de l’équipe municipale. On peut imaginer toutes sortes de choses. D’autant plus que lors de notre visite à la DRAC, la personne responsable du dossier nous a confirmé que la commune a eu connaissance de la décision de la commission dès le tout début du mois de décembre 2014. Toute l’effervescence autour du secteur de la Gorge en janvier (signatures du bail avec EDF, dépôt des 2 permis) n’est pas une pure coïncidence ! Il fallait agir vite avant que le préfet de région ne signe son arrêté officialisant l’inscription au titre des monuments historiques, décidée le 16 octobre par la commission.

Grâce à notre visite à la DRAC, notre connaissance du dossier « la Gorge » a largement progressé. De prochaines révélations permettront-elles de dévoiler ce qui reste encore caché ?


Petit récapitulatif non exhaustif :
  • 2004 : dépôt par la commune du dossier à la DRAC en vue de l’inscription de l’église de Notre-Dame de la Gorge au titre des monuments historiques
  • Juin 2009 : présentation du dossier en délégation permanente de la commission régionale du patrimoine et des sites.
  • Eté 2014 : avis défavorable de la commune à cette inscription
  • 19 octobre 2014 : la commission émet, à l’unanimité un avis favorable à l’inscription au titre des monuments historiques de la chapelle Notre-Dame de la Gorge
  • 27 novembre 2014 : établissement du  procès-verbal de cette décision.
  • Avant le 10 décembre 2014 : arrivée en mairie de l’information relative à cette décision.
  • Janvier 2015 : dépôt des 2 permis de construire à Notre-Dame de la Gorge
  • Janvier 2015 : vote par la majorité du conseil d’un bail emphytéotique avec EDF
  • Mai 2015 : vote par la majorité municipale d’un bail emphytéotique avec l’Association Missionnaires d’Entraide Salésienne
  • 19 juin 2015 : le maire accorde les 2 permis de construire malgré l’avis défavorable de l’ABF
  • 22 juin 2015 : Notre-Dame de la Gorge est inscrite officiellement au titre des monuments historiques par arrêté préfectoral

… Chacun tirera les conclusions de cette liste de dates …

Le recueil des signatures pour la pétition "Notre Dame de la Gorge en danger" prendra fin cette semaine. Si vous ne l'avez pas encore fait, il reste peu de temps pour signer afin de protéger le site de la Gorge.


A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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lundi 7 septembre 2015

Fin d'été

Bien que le calendrier indique que l’été se termine officiellement le 22 septembre, dans notre village, tous les signes sont là pour affirmer que le « gros de la saison » estivale 2015 est bel et bien fini. Il est temps pour nous de faire un petit bilan de cette saison touristique. S’il est encore trop tôt pour avoir des chiffres de fréquentation de ces 2 mois,  on peut penser que grâce aux très bonnes conditions climatiques, tous ceux qui travaillent directement ou indirectement avec le tourisme seront bien plus satisfaits que l’année dernière. Il sera bon de comparer ces résultats avec ceux des étés précédents et laisser de côté le cru 2014 et ses records de pluie.



Que retenir de cette saison estivale 2015 ? Un été qui a débuté étrangement. Même si les commerces, les hôtels et les infrastructures touristiques ont ouvert leurs portes fin juin / début juillet, cependant un point nous interpellait. En effet, toutes les nuits à partir de 23h30, les éclairages publics étaient systématiquement éteints. Le 10 juillet, le « couvre-feux » se prolongeait. Pourtant, le maire nous avait expliqué que « bien sûr, cette décision ne s’appliquait que pendant les mois d’intersaison et que pour les saisons touristiques, les éclairages fonctionneraient toute la nuit ». Un oubli ? Un changement ? Il a fallu attendre le 16 juillet pour qu’enfin les réverbères restent allumés après 23h30. Les autorités municipales ont-elles considéré que les 15 premiers jours de juillet faisaient partie de la période d’intersaison ? En tous cas, les vacanciers arrivant de nuit ou rentrant tard à leur logement ont été désorientés par ce noir. 



Le comble a été atteint le soir du feu d’artifice et du bal du 14 juillet. Après les éclats de lumière dans le ciel contaminard, les très nombreuses personnes dans les rues ce soir-là ont dû trouver l’écart saisissant entre le centre du village festif et les hameaux plongés dans le noir total. Et paradoxalement, en ce début septembre, l’éclairage fonctionne toute la nuit. Pour combien de jours encore ? Quand connaîtrons-nous les dates officielles de début et fin de saison ? Auparavant, nous parlions de "la période allant 15 juin au 15 septembre", maintenant, la saison estivale débuterait donc le 15 juillet pour se terminer le 15 août si on se réfère aux dates d’application de la taxe de séjour ou à la « saint-glinglin » si on se réfère à l’arrêt plus qu’aléatoire de l’éclairage public….. Une seule évidence : sa durée se réduit comme peau de chagrin, au mépris des vacanciers et des professionnels du tourisme. 

Concernant le 14 juillet, nous n’avons pas compris la décision d’organiser les festivités le soir du 13. Cela se fait parfois en ville pour permettre aux personnes qui travaillent le 15 de profiter au mieux de la fête. Mais chez nous, les vacanciers sont autant disponibles le 13, le 14 et le 15 et les professionnels travaillent le 14 juillet comme un autre jour. Sans doute était-ce encore cette volonté de ne pas faire « comme avant »…



Ce début juillet a aussi été marqué par l’ouverture de l’agence postale. Nous nous réjouissons de ce service offert à tous dans de meilleures conditions que précédemment avec une large amplitude des horaires d’ouverture. Seul bémol, le local est vraiment très petit et son emplacement n’est pas des plus pratiques : la file d’attente gêne bien souvent l’accès à l’Office de Tourisme, à la Centrale de Réservation et au Bureau des Guides. Nous regrettons aussi que cette agence soit fermée le samedi matin. Maintenant que la saison touristique semble terminée, nous nous demandons si les horaires d’ouverture vont rester les mêmes ou s’ils vont être largement réduits.



La  transition est toute trouvée pour évoquer les nouveaux horaires d’ouverture de l’Office de Tourisme. Nombreux sont les touristes et socio-professionnels qui n’ont pas compris que ce service n’ouvrait qu’à 15h au lieu de 14h précédemment. L’office de Tourisme est le premier lieu d’accueil des personnes qui arrivent dans notre station et qui sont à la recherche d’informations. Certes entre 14h et 15h, il n’y a pas une foule importante de visiteurs mais à l’heure où de plus en plus de commerces restent ouverts pendant la pause de midi, cette longue fermeture est en total décalage avec les améliorations d’accueil et la démarche de qualité envers les touristes dont notre station a bien besoin. Pour information, l’OT de Saint Gervais est ouverte de 9h à 19h sans interruption et dans les stations voisines, aucune ne ferme si longuement. C’est aussi à ce moment-là que les socio-professionnels peuvent prendre le temps de venir à l’Office de Tourisme chercher des informations ou rencontrer le personnel.



Un autre point est venu détériorer la qualité de l’accueil des vacanciers. Pendant tout le mois de juillet, le paiement par carte bancaire était impossible à la base de loisirs. Suite à une mauvaise organisation, le terminal de paiement n’a pu être installé que le 5 août. On imagine aisément l’exaspération des personnes devant retourner au centre du village pour retirer des espèces afin de pouvoir payer leurs activités.

Une nouveauté stupéfiante est apparue au cours de cet été. Très discrètement le cabinet médical a ouvert. Quelle surprise  après 8 mois de travaux !!! Était-ce l’arrivée d’un médecin traumatologue si attendu dans notre village ? Et bien non : un ostéopathe s’est installé là pour 1 mois ! Cette découverte nous a laissé perplexes. Notre village attend depuis 2 ans l’arrivée d’un nouveau médecin traumatologue surtout après les épisodes affligeant du printemps 2014, 2 kinésithérapeutes officient déjà sur la commune et on sait qu’un troisième n’aurait pas la possibilité de s’installer faute de clientèle. Voilà une belle erreur de casting !!! En plus, aucun loyer pour le cabinet n’a été voté, et cette installation dans les locaux municipaux n’a pas été discutée en conseil municipal. Ce professionnel de la santé a-t-il bénéficié gratuitement de la jouissance de ce local tout neuf ? Et à quand l’arrivée d’un véritable médecin dont nous avons tant besoin ?



Autre local vacant qu’il va falloir remplir : la boucherie. Ce 28 août, les portes de ce commerce se sont fermées. Les gérants qui occupaient ce local depuis 2 ans ont quitté les Contamines. Ce bâtiment racheté par la commune et dans lequel elle a beaucoup investi est aujourd’hui vide. Nous espérons que les prochains mois permettront au maire et à ses conseillers de retrouver des professionnels pour que ce service soit proposé dès les vacances de Noël. Il nous apparaît essentiel que cette activité perdure dans notre village, ce type de commerce de proximité est vital et sa disparition serait particulièrement dommageable.



Enfin, nous souhaitons évoquer les travaux qui ont démarré dans le secteur de la patinoire. Au cœur du mois d’août, les services municipaux ont entrepris la destruction des infrastructures en vue de l’installation de la future patinoire. Ainsi, le skate-park, l’aire de street hockey et « l’ancestrale » cabane d’accueil de la patinoire ont disparu pour faire de la place à la nouvelle installation. Comme tout doit être prêt pour la mi-octobre, nous comprenons que ces travaux aient dû commencer pendant l’été mais nous regrettons l’absence d’information. Ainsi des parents avec leurs enfants qui se dirigeaient vers l’aire de jeux, les cyclistes qui longeaient le Bonnant ou simplement les promeneurs se sont retrouvés face aux engins de travaux. Une signalisation «  Attention travaux » n’aurait pas été superflue. Une stricte fermeture de la zone des travaux aurait évité une mise en danger les enfants jouant dans le secteur. Heureusement l’équipe des employés communaux a fait preuve d’une grande attention et d’une rigueur professionnelle qui ont permis de ne déplorer aucun accident.



Il resterait d’autres sujets à évoquer sur cet été 2015. L’absence de représentants de l’équipe municipale lors de la remise des prix du concours de saut organisé dans le cadre du critérium national de la tournée du Mont-Blanc a étonné les spectateurs, les sportifs et  les officiels des autres communes. Le son et lumière du 15 août a eu lieu sous la pluie face à un public restreint. Il aurait pu être reporté de quelques jours pour bénéficier de meilleures conditions climatiques, et être à la hauteur des éditions précédentes.

Pour terminer, nous pouvons nous faire ici l’écho des retours positifs que nous avons eu sur la jeune équipe d’accueil et d’animation de l’Office de Tourisme autant par les vacanciers que par les socio-professionnels. Les animations proposées ont été globalement appréciées, le personnel était motivé, sympathique et cela tout au long de l’été. Il restera à connaitre le coût pour la commune (à travers de l’EPIC) de l’organisation de tous ces événements et la masse salariale correspondant à ces nombreux emplois. Nous espérons que nous n’aurons pas de mauvaises surprises lors de la publication des comptes de l’EPIC "Contamines Tourisme" et que notre commune n’aura pas à faire face à un déficit important à combler comme cela est arrivé récemment dans d’autres stations des Alpes.



A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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