lundi 11 janvier 2016

Revue de presse

Au début du mois de Décembre, nous avons eu la surprise de découvrir dans nos boites aux lettres une publication émanant de la mairie : quelques pages d’information pompeusement appelées « magazine municipal ». Nous avions eu « Les Contamines-Montjoie : des promesses aux actes – Numéro 1 », nous avons maintenant « Les Contamines à la une  - Numéro 1 ». On nous annonce 3 numéros par an comme on nous avait annoncé un bulletin tous les 6 mois. Peut-on le croire ? Ou recevrons-nous, dans un an et demi, une feuille recto-verso « Les Conta’ – Infos – Numéro 1 » ?



L’édito du maire commence par la phrase « Ce nouveau magazine municipal, nous l’avons voulu à l’image des valeurs qui animent et fédèrent l’ensemble de l’équipe municipale : la proximité et la transparence » Ces deux mots ne sont pas les premiers qui nous viennent à l’esprit quand on fait le bilan de l’action de l’équipe municipale depuis mars 2014. Loin de là. Nous avons vu beaucoup de virements et revirements mais vraiment pas de proximité et de transparence. 
  • Peut-on réellement parler de « proximité » et de « transparence » quand on interdit les questions du public lors des conseils municipaux ? 
  • Où est la proximité quand les élus ne se dérangent pas pour assister aux assemblées générales des associations du village ou pire, envoient à leur place des employés de la commune pour expliquer leurs décisions ? 
  • Où est la transparence quand on refuse aux conseillers l’accès aux comptes de la commune ? Pour info, notre première demande remonte au 8 septembre 2015….


Cet édito en rajoute même dans le grotesque : « la transparence en ne vous cachant rien … en abordant sans détour les sujets qui dérangent ». Nous avons donc cherché des explications sur les sujets qui dérangent. En vain... 
  • Sur les relations avec la SECMH : nous n’avons rien trouvé. 
  • Sur les permis de construire à Notre Dame de la Gorge : rien, non plus. 
  • Sur la suppression de la gratuité des navettes : toujours, rien. 
  • Sur la vente du camping : pas une ligne. 
  • Sur les départs à répétition du personnel communal : pas un mot. 
  • Sur le cabinet médical : rien non plus. 
  • Sur l’arrêt des subventions à l’association des amis de la Réserve Naturelle : encore moins. 
  • Sur les multiples décisions contradictoires sur la taxe de séjour : 2 mots. 
Et on pourrait continuer la liste. Où sont les articles sur « les vrais sujets qui dérangent » ? 



Cela reflète la totalité de cet édito qui nous parait totalement déconnecté de la réalité de notre commune. D’ailleurs tout ce texte pourrait être utilisé tel quel, sans en modifier le moindre mot, la moindre virgule, dans n’importe quelle commune de  France, quelles que soient sa taille et sa situation. « Rendre compte à tous ceux qui nous ont élus et ensemble, écrire un nouveau chapitre de notre histoire, fidèle à la réalité et porteur d’avenir » c’est bien beau mais ça ne veut pas dire grand-chose. Et il faudra aussi nous expliquer ce que signifient « des photos qui tiennent leurs promesses ». 

Et le reste de ce « magazine municipal » ?  En fait pas grand-chose de passionnant. On apprend ainsi que les guides vont s’occuper de la passerelle des Conscrits, que les classes d’école ont été dotées de tableaux numériques et qu’il y a un triporteur au parc de loisirs. N’y avait-il pas d’autres sujets plus essentiels à traiter ?

Nous n’allons pas reprendre chaque paragraphe de cette publication qui montre par elle même le peu de projets, de chantiers engagés et de réalisations. Le ton reste celui de la campagne électorale : basé sur le « faire peur », le dénigrement à la limite de la diffamation, en tous cas toujours très délétère avec une bonne dose de flagornerie. Rien n’a évolué vers l’intérêt public.

Mais un point ressort : de nombreux sujets évoqués semblent là uniquement pour avoir l’occasion de critiquer une nouvelle fois les municipalités précédentes ou s’approprier les réussites des autres. La politique du tirage de couverture à soi ! 




Ainsi la deuxième page commence par un article sur l’aménagement du territoire. Au lieu de nous donner des explications sur ce qui va être réalisé dans les prochains mois, on nous répète 4 fois la même chose : « la loi dit que … , rien n’a été fait dans le passé et grâce à l’équipe municipale tout va être remis en conformité ».  Nous connaissons la passion du maire pour utiliser la loi à la moindre occasion, sa plus grande qualité étant d’être procédurier à l’extrême : toujours contre, jamais pour quelque chose. Cela ne nous surprend donc pas. 

Ce qui nous surprend davantage, ce sont les explications données au sujet du SPANC (Service Public d’Assainissement Non collectif) qui selon l’article est un service dont notre commune ne dispose pas. « Malgré l’obligation légale d’avoir un service public d’assainissement non collectif (SPANC) dans chaque commune, ainsi qu’un règlement de service, nous ne disposons toujours pas de ce service » Nous invitons les personnes qui ont rédigé cet article à consulter le site internet de la mairie : il est clairement indiqué que le SPANC a été créé en 2005 en partenariat avec la commune de Saint-Gervais.  Et un budget SPANC a été voté chaque année depuis 10 ans, l’année dernière compris….




Un peu plus bas sur la même page, nous trouvons un article sur la future centrale hydroélectrique. Quel est le but de ce texte ? Nous donner des informations sur ce projet ? Où ? Quand ? Comment ? Non, pas du tout : il est clairement écrit pour mettre le doigt sur une décision prise dans le passé et une fois de plus, critiquer les anciens élus.  « Ce projet deviendra réalité dès que nous aurons levé l’emplacement réservé de l’une des parcelles. Une procédure généralement appliquée à des terrains privés, pouvant servir des projets publics, mais que les précédentes municipalités ont choisi d’appliquer à un terrain lui appartenant déjà ! » Partout, dans ces textes, on retrouve ce ton supérieur et dévalorisant le travail effectué par les précédents maires. Dans ce cas là, il s’agit d’une décision de l’équipe de Valérie Horellou et qui devait se justifier à l’époque. 

Autre point à noter : la récupération d’actions à son compte. Ainsi on apprend que parmi les nouveautés du Parc de Loisirs, un stade d’été de biathlon est apparu. Il est bon de rappeler que cette activité est proposée tous les étés depuis bien longtemps et que la réalisation de la boucle d’entrainement de ski à roulettes a été annulée dès le printemps 2014.. Nous sommes étonnés de ne pas voir le nom du nouveau gestionnaire dudit stade. De plus, « les aménagements paysagers » sont encore en attente et « la signalétique cohérente » reste en l’état d’un seul panneau, sans suivi.




Un exemple plus édifiant encore est lié à l’article sur la rénovation du patrimoine. Il est ainsi expliqué que « très attachée à la protection et valorisation de son patrimoine culturel, la commune des Contamines-Montjoie a décidé de restaurer les 3 huiles de la Chapelle des Contamines-Montjoie ». A l’automne 2014, les membres de l’association Mémoire Histoire et Patrimoine des Contamines ont contacté la mairie pour faire part de leur inquiétude face à l’état des tableaux situés dans la chapelle. Après plusieurs tentatives, ces personnes ont enfin pu obtenir un rendez-vous avec des élus et ainsi leur présenter un dossier pour la restauration et la protection de ces toiles. Elles ont dû relancer plusieurs fois leurs interlocuteurs pour voir le dossier avancer. Cela a enfin abouti, grâce à la pugnacité de ces passionnés, à une demande de subvention auprès du Conseil Départemental. Sans l’intervention de cette association du village, rien n’aurait été fait dans cette chapelle, et les tableaux continueraient à se dégrader. La moindre des choses n’aurait-elle pas été de la citer dans l’article ? Mais vu le peu d’intérêt de l’équipe municipale pour les associations des Contamines, cela n’est vraiment pas étonnant.

Ce soudain attachement au patrimoine  va sans doute étonner toutes les personnes qui ont signé la pétition contre les permis de construire à Notre-Dame de la Gorge, surtout depuis que l’on connait l’opposition du maire concernant le classement de l’église. Il aurait préféré que ses projets aboutissent sans prendre en compte l’intérêt public.

Ces 4 pages sont remplies d’effets d’annonces vagues et sans explication, entre autres quand il s’agit de l’Office du Tourisme. En effet, on lit :
  • « Améliorer la gestion globale » … Oui, mais comment ? Avec quels moyens ? Pourquoi ? Vers quels résultats ?
  • « Inscrire les actions dans une stratégie et une dynamique d’ensemble »… Ok, mais quelle est la stratégie ? La dynamique implique quels moyens ? 
  • « Se doter d’un outil de promotion et de communication performant »… Bien, mais quel est-il ? Vers quel public ? quelles cibles ? 

Des nouveautés sont annoncées pour les propriétaires, mais la plupart existe déjà.
  • Les nouvelles modalités de la taxe de séjour censées éviter « l’évasion fiscale » engendrent dans l’immédiat le retrait à la location de chalets et d’appartements.
  • « Adhésion gratuite à la centrale de réservation » … cela est une conséquence légale de la création de l ‘EPIC
  • « Produits packagés » …  ils étaient déjà existants et ce système est  plus onéreux pour les propriétaires qui voient augmenter le pourcentage prélevé par la centrale
  • « Bagagerie et conciergerie » : … existent depuis plusieurs années
  • « Logiciel de gestion globale des opérateurs »  … c’est une obligation
  • « Carte d’Hôtes  » … voilà la seule nouveauté

Cette partie évoque aussi la création de l’agence postale qui avait été pré-négociée par l’ancienne municipalité et dont le maintien paraît normal. Et on nous reparle de la patinoire, du parc nordique, du parc de loisirs, de l’espace animation….. Des sujets abordés plusieurs fois dans ces 4 pages. La montagne de nouveautés ressemble plus à une taupinière !!!

Enfin nous avons été heureux d’apprendre que des élèves de CM2 sont allés à Paris pour visiter l’Assemblée Nationale et le Sénat pour parfaire leur éducation civique. Pour s’initier aux règles de la démocratie, c’est vrai qu’il valait mieux qu’ils fassent ce voyage plutôt que d’assister aux conseils municipaux de leur commune.




Nous déplorons que ces quelques pages aient été préférées à un vrai bulletin municipal qui aurait permis de donner aux citoyens des informations complètes et détaillées sur tous les sujets. Mais cela aurait été reconnaître que les anciens bulletins étaient un moyen de communication utile. Sans doute, beaucoup vont regretter de ne pas trouver des informations sur les travaux en cours ou programmés, sur le nouveau personnel communal et sur l’actualité des associations du village. D’autres seront déçus de ne plus avoir les informations pratiques sur la vie de la commune ou sur l’état civil. Mais comme sur d’autres dossiers, il faudra faire avec ... ou sans.

A noter : séance du Conseil municipal ce Mardi 12 Janvier à 20h en mairie.

A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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lundi 4 janvier 2016

Nos vœux pour 2016

En ce Lundi 4 Janvier, nous vous adressons nos meilleurs vœux de belle et bonne année 2016.



L’an dernier, à la même époque, nous avions émis des vœux pour 2015. En tant que conseillers municipaux, nos souhaits étaient :
  • de trouver une vraie place au sein du conseil municipal.
  • que les conseils municipaux deviennent des moments d’échange dans une ambiance détendue.
  • que ces conseils débutent par un temps de parole accordé au public.
  • que notre avis puisse être demandé sur certains dossiers.
  • d'être convié à des réunions de travail non pas parce que la loi l’impose, mais parce que les autres élus pensent que cela peut être enrichissant pour la commune.

A l’heure du bilan, force est de constater qu’aucun de ces voeux ne s’est malheureusement concrétisé. Nous avions envisagé la possibilité d’une relation cordiale avec la majorité du conseil municipal : les événements nous ont montré qu’un large fossé nous séparait. Nous avons des points de vue totalement opposés sur les principaux dossiers. Nous ne cautionnons toujours pas cette politique locale basée sur les conflits, marquée par les décisions changeantes et inconstantes et qui manque cruellement de vision à long terme, au détriment de l’intérêt général.

Cette année, nous n’allons pas espérer obtenir des changements utopiques mais simplement voir apparaître des relations plus respectueuses émanant du maire et de son équipe vers l’ensemble des citoyens qu’ils soient employés communaux, professionnels de la station, résidents permanents ou secondaires, vacanciers, …


Nous vous souhaitons ainsi qu’à vos proches une année qui comblera vos espérances,  en renforçant  l’amitié, la joie, le bonheur, le plaisir de vivre ensemble dans notre village aux pieds des Dômes de Miage qui veillent sur nous tous.



«  En 2016, du réconfort, pour adoucir les moments difficiles,
De la générosité, pour prendre plaisir à partager,
De la confiance et du courage, pour continuer à avancer,
de l'envie et de l’audace, pour que les choses ne restent jamais en place,
Belle et bonne année à chacun d'entre vous et à ceux que vous aimez » 

Sophie Dion, député de la circonscription du Mont-Blanc, 1er  janvier 2016.


A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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lundi 28 décembre 2015

Couacs en série

Au début du mois, nous avons appris avec soulagement l’arrivée d’un médecin traumatologue dans notre village. Enfin, le nouveau cabinet médical va pouvoir être utilisé. Enfin, les nombreux blessés n’auront plus à se diriger vers Saint-Gervais voire les urgences de Sallanches lors des jours de grande affluence.  Comme nous l’expliquions dans notre article du 14 Décembre, tout n'est pas entièrement réglé, notamment pour les habitants permanents des Contamines mais ce nouveau médecin va permettre de remplir une mission nécessaire pour une station de sports d’hiver.




Après l’inauguration des locaux le Vendredi 18 Décembre, la saison était lancée et nous n’avions plus à nous soucier de ce sujet. Enfin c’est ce que nous pensions.  En passant devant le cabinet médical, nous avons jeté un coup d’œil sur les informations affichées  en français mais aussi en anglais : « Médecine générale, traumatologie, Radiographies » « Le cabinet ouvre tous les jours,  y compris les samedis et dimanches ». Parfait, les conditions sont réunies pour répondre à la forte demande de la clientèle touristique et locale. Mais la lecture des informations suivantes nous a surpris « Honoraires non conventionnés ». Ces honoraires sont libres et peuvent dépasser ceux des spécialistes. Nous avons eu écho de consultations proches de 80 euros. Dans ce cas, la CPAM ne rembourse que 3.70 euros et la mutuelle se base sur le tarif conventionné de 23 euros. Cela est gênant pour un médecin occupant des locaux communaux. La convention signée avec la mairie aurait dû aborder ce point, d’autant plus que 4 mois de loyers sont gracieusement offerts. Le maire aurait pu prévoir ce cas de figure afin que tous les concitoyens puissent se faire soigner aux Contamines. 




Les horaires de consultation nous ont également laissés perplexes : 9h-11h et 16h-18h. Qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Est-ce seulement 4 heures d’ouverture par jour ou est-ce la plage horaire réservée aux rendez-vous ? En tous cas, c’est bien peu pour faire face aux nombreux accidents de ski tout au long de la journée, qui viennent s’ajouter aux nombreuses consultations quand la population de la commune est multipliée par 5,6 ou plus. Il est vrai que ce médecin est libre de fixer ces horaires d’ouverture comme les honoraires pratiqués, mais il faut que cela puisse répondre aux besoins de notre village. Et tout cela aurait dû être encadré par la convention signée avec la commune. 

Mais depuis le lundi 21 décembre, ces questions ne se posent plus puisqu’une affiche est venue s’ajouter sur la porte «  Le cabinet est momentanément fermé ». Quelle catastrophe s’est encore abattue sur notre village? Le médecin est-il parti dans une autre vallée ? D’après les informations que nous avons pu obtenir, un problème administratif serait à l’origine de ce contretemps. Pour qu’un médecin puisse exercer sa profession dans une commune, un certain nombre de démarches sont à effectuer. Tout d’abord, une inscription doit être faite au tableau de l’Ordre des médecins. Ensuite le conseil départemental  délivre une attestation qui permet au médecin de déclarer et de faire enregistrer son activité auprès de l’Assurance Maladie. Tout cela n’aurait-il pas été fait et aurait conduit à la fermeture du cabinet médical des Contamines ? Comment ça ? Le maire d’habitude si à cheval sur les petits détails administratifs n’aurait pas vérifié ce dossier ? Il est pourtant le premier à donner des leçons quant au respect des procédures administratives à suivre et à ne surtout jamais oublier. Aujourd'hui il reste une question essentielle : combien de temps le cabinet va-t-il rester fermé? Décidément, l’ouverture du nouveau cabinet médical des Contamines est bien chaotique. 




Autre dossier tout autant chaotique, c’est celui des navettes. Nous ne reviendrons pas sur les navrantes décisions prises pour cet hiver. Récemment nous avons été surpris de croiser une navette qui descendait de la Frasse. Pourtant, il nous avait été annoncé que ce hameau ne serait plus desservi faute de passagers suffisants. Cette réapparition des navettes sur cette route fait-elle suite aux très nombreuses protestations des habitants des hameaux abandonnés ?  Le maire et le directeur de l’EPIC ont-ils mangé leur chapeau  et accepté de revenir en arrière ? Admettront-ils de s’être trompés ? On peut toujours espérer…. 

Pour en savoir plus, nous avons cherché d’éventuels nouveaux horaires et circuits de navettes. Mais, c’est mission impossible !!! La navette passe à la Frasse mais on ne peut pas savoir quand.  Dans les prospectus de l’office de Tourisme : rien. Sur le site de l’Office de tourisme : rien non plus. Sur le site de la mairie : encore moins  car on n’y trouve que les horaires qui s’appliquent à compter du 7 février 2015 et on y apprend même que les navettes circulent gratuitement pendant les saisons d’été et d’hiver !!! Est-ce de l’humour ? Il ne reste plus qu’aux personnes qui résident à la Frasse à se poster au bord de la route et d’attendre le passage d’une navette. Elle passera, c’est sûr, mais on ne sait pas quand. 


Site internet de la mairie : 28 décembre 2015

Le circuit de Tresse a aussi été ré-ouvert. Les navettes qui devaient s’arrêter au Champelet poursuivent la route jusqu’au Pont des Crouets. Les indications se trouvent seulement sur les arrêts mais toujours rien sur les nombreux sites et documents dédiés à la communication. Finalement, le fonctionnement précédent n’était pas si nul que ça !!!

Autres horaires que nous avons cherchés pour ce début de saison : ceux de la nouvelle patinoire inaugurée en grandes pompes la semaine dernière. Une question simple : de quelle heure à quelle heure, ce nouvel équipement accueille-t-il des personnes désireuses de s’adonner aux joies de la glisse. La réponse n’est pas si évidente à obtenir. Pourtant cela nous semble être le B.A.ba de la mission d’information de l’Office de Tourisme.  Dans la brochure, on trouve les tarifs, mais pas les horaires, idem dans le petit document recto verso sur les nouveautés de l’hiver.  Nous nous sommes rabattus sur le programme d’animation et là, miracle, il est indiqué que la patinoire est ouverte tous les après-midi  du dimanche  au vendredi, mais sans davantage de précision. L’après-midi c’est vague, ça peut autant être de 13h30 à 19h que de 14h30 à 18h voire de 16h à 18h comme au cabinet médical. Seul indice pour nous aider, le vendredi, la patinoire organise le « Friday night fever » de 18h à 20h. On peut en déduire que les autres jours, elle ferme avant 20h.  Et c’est finalement sur le site internet de l’Office de Tourisme que nous apprenons que l’on peut patiner du dimanche au vendredi de 14h à 19h, et aussi les mercredis et dimanches de 10h à 12h et le vendredi jusqu’à 21h. Mais comme ce n’est pas exactement ce qui est inscrit dans le programme d’animation, le doute persiste. Un véritable parcours du combattant pour trouver ces informations…. 


La patinoire est-elle réellement ouverte les mercredis et dimanches matin ?


Enfin les horaires pour lesquels il n’y a malheureusement pas de doute à avoir, ce sont ceux de l’office de Tourisme : de 9h à 12h et de 14h à 19h (20h le samedi). Le Dimanche et jours fériés : de 9h à 12h puis de 15h à 19h. Alors que dans de très nombreuses stations, les portes des Offices de Tourisme restent ouvertes en continu du matin jusqu’au soir, aux Contamines, la pause de midi, c’est sacré.  Qu’importe que ce soient les vacances scolaires, que de nombreux touristes puissent être à la recherche d’informations. Non c’est fermé. Le pire est atteint le dimanche : de 12h à 15h il faut attendre. 




Durant la saison hivernale, il y a 6 semaines de très forte fréquentation. Au moins pendant cette période, il nous paraîtrait logique que l’accueil des touristes soit assuré du matin jusqu’au soir, surtout le samedi et le dimanche : les jours où les demandes sont les plus importantes  afin d’affiner la recherche d’une adresse dans le village, une précision sur un tarif, les activités proposées,… D’autant plus que les informations dans les brochures et autres documents sont, comme on vient de le voir, manquantes ou erronées, et en tout cas, très compliquées à trouver. Et ce n’est pas le personnel qui manque pour assurer des permanences. La seule station à proximité avec des horaires d’ouverture similaires, c’est la Giettaz. C’est bien de comparer les Contamines aux plus grandes stations alpines pour justifier des augmentations tarifaires exorbitantes, encore faut-il que l’ensemble des services pour la clientèle soit en adéquation. 

L’accueil à l’office du tourisme est très important en station touristique… N’en déplaise aux élus qui pensent que le tourisme est secondaire aux Contamines. D’autant plus quand les conditions d’enneigement ne sont pas à la hauteur des espérances pour ceux qui souhaitaient passer Noël «  à la neige ». Il ne faudrait pas que ces 2 années consécutives avec une neige qui arrive tardivement viennent décourager ceux qui choisissent la montagne comme destination et que cela vienne raccourcir encore plus nos saisons touristiques.


28/12/2015 sur les pistes des Contamines


Les vacanciers sont repartis ravis de leur semaine de Noel : l’accueil convivial et les échanges sympathiques avec les logeurs restent essentiels. Tous ont apprécié les efforts importants qui ont été accomplis pour permettre de skier dans de bonnes conditions. On ne peut que remercier ceux qui, comme la semaine passée, vont encore travailler sans compter pour préserver au maximum cette neige devenue une denrée rare : les dameurs, les moniteurs,... Les Contamines ont la chance de pouvoir bénéficier d'un domaine skiable remarquable, envié par beaucoup et géré au mieux. Le ski est le point fort de l’attractivité de la station. Les touristes viennent d’abord pour cela même si les conditions ne sont pas optimales. Les activités annexes restent un complément, intéressant mais un complément. Le domaine skiable est notre atout, la garantie pour l’avenir et il est important d’en être conscient au moment même où ses dirigeants subissent des attaques minables. 

Nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d’années sous le soleil contaminard.


A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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lundi 21 décembre 2015

Chantage

Comme nous l’annoncions dans notre précédent article, le conseil municipal des Contamines a été convoqué à une séance « extraordinaire » ce Lundi 14 Décembre avec, à l’ordre du jour, un seul sujet : «Les relations contractuelles de la commune des Contamines avec la SECMH ».  



Pour bien comprendre les enjeux de la décision prise ce soir-là, il est nécessaire de revenir quelques années en arrière. Nous connaissons tous l’histoire de la SECMH depuis la construction du téléski du Nivorin. En 1946, Placide Mollard, le père du président actuel, créa avec quelques amis, la société des remontées mécaniques  qui se développa en altitude sur les différents secteurs  (Montjoie, Roselette, Tierce, Hauteluce…) pour arriver à un domaine skiable reconnu par tous pour ses grandes qualités : son enneigement, sa capacité d’investissement et sa vision d’avenir qualitative. Cette société privée s’est s’agrandie au fil de années avec l’appui de près de 700 actionnaires, des habitants des Contamines et des résidents secondaires, conscients de tout ce que pouvait apporter cette société au village. Totalement indépendante de la commune, la SECMH entretenait avec celle-ci des relations fortes et complémentaires.



En 1985, la loi « Montagne » est votée. Suite à différents problèmes qui étaient apparus dans certaines stations où les décisions des exploitants des remontées mécaniques avaient mis en difficulté l’économie des communes, l’Etat a décidé que des conventions devaient être signées entre les communes et les sociétés responsables des domaines skiables. Ainsi une délégation de service public (DSP) a été signée entre la commune des Contamines et la SECMH en 1989 pour une durée de 30 ans. 

Ce contrat recense un ensemble d’obligations qui doivent être respectées par les 2 signataires (par exemple, la commune doit donner son accord pour la création d’une nouvelle installation, les travaux doivent être respectueux du paysage, la commune doit faciliter l’exploitation des installations, les dates d’ouverture sont décidées d’un commun accord,…). Il est aussi prévu que la SECMH reverse 5% de son chiffre d’affaire à la commune en plus du paiement de la taxe professionnelle. En 2014, ces 5% ont représenté une somme de 417 000 euros. Etant donné que l’ensemble des installations est financé par la SECMH, aucune redevance supplémentaire n’est alors exigée. Ailleurs, là où les municipalités ont financé elles-mêmes des investissements, nouveaux téléskis, création des canons à neige, ..., les sociétés qui  gèrent les domaines skiables doivent logiquement payer une redevance supplémentaire.  




En 2012, un avenant vient compléter cette convention. Le télésiège de Bûche-Croisée avait été construit par la commune en 1982, puis exploité et géré par la SECMH qui a pris à sa charge son financement. Son remplacement était devenu indispensable, mais pour cela il fallait intégrer sa gestion dans la convention générale de 1989. En plus, la commune a demandé à la SECMH de réaliser d’autres investissements devenus nécessaires pour maintenir la qualité du domaine et répondre aux attentes de la clientèle. Cela concernait donc le télésiège de Bûche-Croisée, mais aussi la modernisation des télécabines de Montjoie et du Signal programmé en 2015 et le remplacement du télésiège de Roselette en  2018. Le tout pour un montant de 18 millions d’euros.  Une étude, diligentée par la municipalité de  l’époque, est alors réalisée par un cabinet indépendant qui conclut que pour permettre à la SECMH d’amortir ces investissements, la convention doit être prolongée de 10 ans. Le rapport précise que cette société ne pourrait pas assumer d’ici 2019 les investissements programmés, la rentabilité de cette entreprise n’étant pas suffisante pour pouvoir le supporter. En plus, il est indiqué dans le rapport que la prolongation de 10 ans de la DSP ne donne pas à la SECMH une rentabilité excessive, bien au contraire. Elle devra faire des efforts financiers pour absorber ces investissements. 

Conclusion du rapport réalisé en 2012


Un avenant de la DSP est signé le 17 décembre 2012 et il est validé par le contrôle de la légalité de la Préfecture. Le contrat est prolongé jusqu’en 2029 et la SECMH va accélérer ses investissements d’ici là. 35 millions en 17 ans (18 millions déjà mentionnés + les investissements courants et de rénovation : 17 millions d’euros).




Nous arrivons à ce conseil municipal du 15 Décembre 2015. En début de séance, le maire passe la parole à sa première adjointe qui demande aux conseillers « intéressés » de sortir: c’est-à-dire ceux qui, possédant des actions de la SECMH, ont des intérêts dans la décision qui va être prise ou comme le maire qui est le gendre du précédent directeur de la société et donc le neveu du nouveau président. Il ne reste donc dans la salle du conseil que Marie- Noëlle Laverton-Bessat, Gilles Brotel, Alain Musard, Antoine Boisset, Josiane Mattel et David Mermoud. Le quorum n’étant pas nécessaire dans le cadre d’une réunion exceptionnelle du conseil municipal, ces 6 personnes vont pouvoir prendre une délibération. La première adjointe commence alors la lecture d’un texte dans lequel il est expliqué que par un arrêté du 9 Novembre 2015, le maire l’a désignée pour le suppléer pour toutes les relations avec la SECMH étant donné les liens familiaux qui l’unissent à la famille Mollard. Et ce n'est pas un scoop que de préciser que le maire a des comptes personnels à régler.



Marie-Noëlle Laverton-Bessat poursuit en indiquant qu’une étude approfondie aurait démontré que l’accord signé entre la commune et la SECMH en 1989 serait très nettement déséquilibré à l’avantage de la SECMH, un avantage renforcé par l’avenant signé en 2012. Un nouvel avenant a été proposé à la SECMH pour rééquilibrer le contrat avec notamment la mise en place d’une redevance supplémentaire. L’adjointe ajoute alors qu’aucune proposition n’est venue de la SECMH et qu’aucun accord n’a été trouvé malgré des  lettres, les échanges,…. Dans ces conditions elle demande l’autorisation du conseil pour engager une procédure devant le tribunal administratif de Grenoble pour faire annuler la prolongation de la DSP de 10 ans. En plus, lors du vote de l’avenant de 2012, des conseillers « intéressés » ne sont pas sortis. Pour cette raison, elle demande à être autorisée à engager des actions pénales et à se porter partie civile pour le compte de la commune, Elle conclut en précisant que ces actions ne seront pas engagées  si un accord satisfaisant est trouvé avec la SECMH. Cela ressemble fortement à du chantage de la part de la mairie, qui est un organisme étatique, rappelons-le.



Nous avons entendu cette version des faits et n’ayant reçu aucun document nous prouvant que cela correspondait à la réalité, nous avons rencontré Gilles Mollard, président de la SECMH afin d’obtenir des informations complémentaires. La lecture des échanges écrits entre la SECMH et la mairie vient largement discréditer les affirmations de Marie-Noëlle Laverton-Bessat. 

En avril dernier, Gilles Mollard, en tant que nouveau Président de la SECMH sollicite une réunion avec le maire afin d’évoquer les relations entre sa société, la mairie et l’EPIC et pour faire le point sur les investissements à venir. En juin, il reçoit un courrier du maire qui évoque l’importance d’un "réel partenariat" entre les 2 entités et le besoin de dépoussiérer l’avenant de 1989 dans lequel de nombreux sujets importants ne sont pas abordés (neige artificielle, sécurité des pistes, participation au coût des navettes…). Le mot redevance n’apparaît pas. 




En juillet, le président de la SECMH répond par un courrier dans lequel il fait part de sa volonté de rechercher une « coordination aussi optimale que possible » avec la commune et de sa disponibilité pour d’éventuelles réunions. Il précise que son entreprise n’a aucune réserve face aux souhaits de la mairie « pour peu que les grands équilibres économiques ne soient pas bouleversés ».

En août, pas de réponse de la mairie, ni en septembre. Il doit attendre le 15 Octobre pour recevoir un courrier, non plus du maire, mais de la première adjointe. Celle-ci demande que la SECMH s’engage sur 3 points : la mise en place de nouveaux tarifs, la participation au financement de la navette et la fourniture de forfaits gratuits à l’EPIC. Pour ces sujets, aucun chiffrage n’est indiqué. Le mot « redevance » fait son apparition mais sans aucune précision « la mise en place d’une redevance/participation de votre société selon des modalités à définir ». Enfin la commune informe qu’un cabinet va réaliser un examen approfondi « pour mieux comprendre les conditions d’exécution de la DSP ». 




Le 3 Novembre, Gilles Mollard envoie sa réponse. La SECMH est tout à fait d’accord pour avancer sur les 3 points évoqués par la mairie : des nouvelles formules tarifaires seront mises en place pour les futures saisons et comme depuis 15 ans, des forfaits seront offerts pour la promotion de la station et la participation au financement des navettes sera maintenue et pourra même être réévaluée afin de maintenir la gratuité de ce moyen de transport. Gilles Mollard confirme son accord pour ouvrir la réflexion sur un certain nombre de sujets, sans aucune réserve.

Une semaine plus tard, il reçoit un appel de la mairie le conviant à une réunion le 13 novembre. En arrivant à ce rendez-vous, l’avocat de la commune lui liste verbalement les exigences de l’équipe municipale et lui donne un délai d’une semaine pour donner son accord !!! La commune demande l’instauration d’une redevance de 3,5% du chiffre d’affaire qui viendrait s’ajouter aux 5% déjà payés, une demande de participation pour les navettes qui passe de 62 000 à 100 000 euros, la fourniture de 500 forfaits gratuits,… et l’obligation de s’engager activement dans une liaison avec l’Espace Diamant, le tout encadré par un contrôle de la mairie extrêmement draconien. Tout cela aurait un impact financier de 350 000 euros pour la SECMH sachant que le résultat d’exploitation varie selon les années entre 300 000 et 500 000 euros. On voit bien que cet avenant est totalement inacceptable pour les dirigeants de la SECMH car il mettrait l’entreprise en difficulté majeure. On aboutirait à une situation dans laquelle la SECMH devrait verser chaque année à la commune plus de 700 000 euros. Cet avenant étoufferait également toute liberté d’entreprise pour la SECMH et l’empêcherait d’investir sur le domaine.




L’avocat de la SECMH a pris contact avec la mairie le 1er Décembre et a proposé de faire réaliser l’audit qui était prévu par la commune pour avoir des éléments comptables sur lesquels pourrait s’engager une négociation. Mais pour l’équipe municipale, la redevance de 3,5% n’est pas discutable. Soit la SECMH accepte cela, soit la commune engage des procédures judiciaires pour faire annuler l’avenant de 2012.

Il apparaît clairement que la présentation faite par Marie-Noëlle Laverton-Bessat est en total décalage par rapport à la réalité des faits. Nous comprenons pourquoi aucun document ne nous a été communiqué pour cette délibération. Nous n’avons eu connaissance d’aucune lettre, d’aucun rapport prouvant un éventuel avantage financier pour la SECMH, ni même du projet d’avenant. Nous savions déjà que le maire n’hésitait pas à travestir la vérité comme pour le dossier de Notre-Dame de la Gorge de l’été dernier. Nous constatons qu’il n’est pas le seul à le faire. Comment la première adjointe peut-elle affirmer que la commune n’a pas d’autres solutions que d’engager des procédures judiciaires parce que la SECMH  n’a donné aucune réponse à ses propositions ? Tout a été fait pour avoir un prétexte afin d’amener ce dossier devant la justice. Il faut savoir que les dirigeants de la SECMH ont reçu le projet définitif de l’avenant par courrier le 16 novembre avec une réponse attendue pour le 20 novembre !!! 



Il est vrai que la DSP de 1989 aurait besoin d’être actualisée même si la loi ne l’exige pas. Certains sujets ne sont pas abordés : la neige artificielle, la question des navettes, la gestion des parkings situés à proximité des télécabines, la sécurité des pistes. Mais sur tous ces sujets, des accords ont été passés au fil des années et pour la plupart ils ont été financés par la SECMH (canons à neige, aménagement des parkings,…)  On ne peut pas affirmer comme l’a fait publiquement la première adjointe que la commune a été défavorisée pendant 25 ans au profit de la SECMH. Nulle part ailleurs où les remontées mécaniques ont été créées par des sociétés privées, une redevance n'est demandée. Ce sont plutôt les communes qui participent financièrement à l’exploitation des domaines skiables. Ainsi à Saint-Gervais, par exemple, 50% des investissements des canons à neige artificielle sont payés par la commune. 



Aujourd’hui, l’équipe municipale utilise le chantage pour faire céder la SECMH : soit elle accepte de payer 350 000 euros en plus par an, soit elle est traînée devant les tribunaux. Cela s’apparente à du racket, terme déjà entendu en réunion de la bouche même du maire alors qu’il nous expliquait sa position dans l’affaire de la Balme…. Et cette menace est complétée par celle d’une action pénale contre des élus du précédent mandat. C’est comme ça, maintenant aux Contamines, soit vous cédez, soit on vous traîne en justice. Et ça, bien sûr, financé par l’argent public. On nous répète sans cesse que des économies doivent être faites, mais pour payer des avocats, il n’y a plus aucun problème financier. Il est malheureusement à parier que les cabinets de juristes seront les seuls gagnants de ces procédures. 

La date de la signature de l’avenant incriminé dans cette affaire remonte au 17 Décembre 2012, veille de l’ouverture de la station. Les conseillers auraient dû penser à se réunir plus tôt afin d’avoir le temps de se pourvoir en réunion extraordinaire et ainsi ne pas donner à cette équipe extrêmement procédurière la possibilité d’attaquer, comme l’a confirmé la maire adjointe. La municipalité actuelle n’est pas à l’abri de pareilles erreurs et chaque semaine nous apporte des découvertes affligeantes sur la gestion de notre commune par cette équipe qui se prépare à emmener devant les tribunaux la SECMH et les anciens responsables municipaux. Il faut être bien sûr de soi et absolument irréprochable dans sa politique pour se permettre de telles attaques. De plus, la mise en application d’une procédure judiciaire est lourde de conséquences. Ce genre de procès s’éternise durant des années, génère des tensions, c'est beaucoup d’énergie perdue et d’argent gaspillé.



Cette délibération votée par seulement 5 conseillers va avoir de graves répercussions pour l’avenir de notre village. Si la SECMH cède devant la commune et accepte de verser 8.5% de son chiffre d’affaire, elle va se retrouver rapidement face à de grandes difficultés. Les premières actions d’une société acculée financièrement seront de limiter sa masse salariale, de réduire les investissements et de reporter le renouvellement du matériel. 

Notre volonté n’est pas de défendre les intérêts de la SECMH face à ceux de la commune. Nous savons que notre station a besoin d’un exploitant du domaine skiable économiquement fort, qui puisse investir, améliorer la qualité des installations et des pistes. La SECMH est le moteur des Contamines, sa plus belle vitrine et le premier pourvoyeur d’emplois. L’intérêt de la commune, de ses habitants et de tous les socio professionnels est d’avoir à leur côté une société qui obtient de bons résultats financiers plutôt qu’une entreprise qui vivote, qui doit restreindre son personnel, qui peine à entretenir ses installations,… 



Dans ce contexte, on est en droit de se demander quel intérêt est défendu par l’équipe municipale ? Est-ce vraiment l’intérêt général ?


A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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lundi 14 décembre 2015

Un conseil express et bâclé

Le conseil municipal des Contamines-Montjoie s’est à nouveau réuni ce Mardi 8 Décembre. Compte tenu de l’ordre du jour très chargé avec 17 délibérations à prendre, dont certaines d’une grande importance (projet du centre du village, arrivée d’un médecin, délégations de service public,…) nous pensions passer une partie de la soirée en salle du conseil. Que nenni, tout cela a été expédié en moins de 30 minutes. Lorsque nous ne posons aucune question, personne ne cherche à obtenir d’éclaircissements sur quelque sujet que ce soit. Notre challenge ce soir-là était de ne pas servir de punching-ball au maire : mission réussie ! Mais cela implique malheureusement une absence d’éclaircissements pour le public toujours aussi présent et pour nous qui devons voter des délibérations importantes pour l’avenir de notre village.



La séance s’est ouverte avec l’approbation des rapports sur l’eau et sur l’assainissement collectif et  non collectif de 2013. Cela aurait dû être voté par les conseillers depuis bien longtemps et comme nous approchons à grands pas de 2016, les rapports de 2014 ne devraient logiquement pas tarder à être à l’ordre du jour d’un prochain conseil. Un oubli sans gravité certes mais un oubli quand même.

Le point suivant concernait la signature d’une convention entre la commune et l’assemblée des Pays de Savoie pour le soutien à la lecture.  Cette aide de Savoie Biblio existe depuis de nombreuses années et aide au fonctionnement et à l’animation de la bibliothèque de notre village. 

Les conseillers ont ensuite été invités à se prononcer sur la mise en place d’une nouvelle convention de délégation de service public (DSP) pour le restaurant du parc de Loisirs du Pontet. La convention en cours se termine le 20 avril 2016, le moment est donc venu de rechercher un nouveau délégataire pour les prochaines années. Un appel d’offre est lancé. Comme pour les précédents points, le maire s’est contenté de lire l’ordre du jour détaillé sans donner aucune information complémentaire. Quelle est la vision de l’équipe municipale pour le développement de ce lieu d’accueil stratégique ? Impossible de le savoir. En lisant le cahier des charges destiné aux candidats nous avons appris que le Club House de tennis qui partage actuellement les locaux avec le restaurant sera déplacé. Où ? Quand ? Comment ? Mystère et boule de gomme….



Pour le sujet suivant nous nous attendions à des larges explications. L’arrivée d’un nouveau médecin dans notre village est une très bonne nouvelle et nous pensions avoir des informations à ce sujet. Et non. Le point a été traité aussi rapidement que les précédents. Le nom du nouveau médecin n’a même pas été annoncé par le maire. Il s’agit du Dr Guihot comme il est indiqué dans la convention dont nous avons eu connaissance. Nous ne savons pas quand les consultations débuteront. Et c’est grâce à la question de Bernard Chevallier que nous avons appris que le cabinet médical sera aussi occupé par un infirmier et une secrétaire. Un second médecin est évoqué dans la convention sans que l’on comprenne très bien pourquoi : peut être pour anticiper la venue d’un colocataire potentiel.. 

En revanche, nous ne savons pas si ce professionnel de la santé compte s’installer juste pour les saisons touristiques ou s’il souhaite aussi assurer son service pour les habitants permanents. La convention stipule que le cabinet doit être ouvert à minima du 9 décembre au 30 avril et du 15 juin au 30 septembre. Elle indique également que le médecin se réserve une période de « test » sans précision de durée et que 4 mois de loyers sont gracieusement offerts. Le maire nous a tellement habitué à s’auto-congratuler avec excès que ce rapide survol nous a étonné. Les négociations sont-elles si difficiles à avaler ? Nous souhaitons la bienvenue au Docteur Guihot et nous espérons qu’il se plaira dans notre village. 



Nous sommes passés ensuite aux délibérations pour le personnel communal avec notamment l’institution du régime des astreintes. Les employés communaux  sont fréquemment appelés à travailler hors de la tranche horaire 7h - 18H. Cela est très important pour notre commune notamment pour le déneigement. Par exemple, pour que les routes, les trottoirs soient sécurisés pour les déplacements matinaux, il faut que de très nombreux employés soient sur le terrain à partir de 5 heures du matin. Souvent, les seules personnes qui voient ce travail d’envergure sont celles qui partent de très bonne heure. Il est important de rappeler le travail de qualité effectué par l’ensemble des employés communaux. Nous profitons de cet aparté pour saluer Jean Cuidet qui prend sa retraite et Caroline Mollard qui va rejoindre la commune de Passy . Nous leur souhaitons une belle continuation. 



Le sujet de l’aménagement du centre du village revient à l’ordre du jour. Le serpent de mer des Contamines refait son apparition. Que nous réservera la version « Jacquet » ? Trop tôt pour le dire. Et surtout impossible de le savoir vue la vitesse à laquelle ce point a été traité. Moins d’une minute. D’après ce que nous avons compris, 4 candidats ont répondu à l’appel d’offre lancé en début d’automne. Ils ont tous été retenus pour la phase 2 : la présentation des projets.  Que contient leur première présentation ? Aucune idée puisque nous ne faisons pas partie de la commission d’appel d’offre. On nous demande encore de voter sans aucune indication sur le contenu de ces projets. Serons-nous davantage informés pour les phases suivantes ? Nous en doutons. Là aussi, la lecture de l’ordre du jour détaillé nous aide à en savoir plus, notamment le fait que la voie de contournement du centre va revenir dans les débats puisqu’elle fait partie des souhaits de l’équipe municipale. 

Nous avons donc rapidement enchaîné avec les points financiers en commençant par les tarifs publics 2016. Vues les augmentations récentes pour certaines activités du village, nous nous attendions au pire pour ces tarifs. Mais là, bonne surprise, ils ne varient pas par rapport à l’année dernière, seuls les frais de secours subissent une légère augmentation. Nous avons fait remarquer qu’il était une nouvelle fois regrettable de devoir nous prononcer sur des tarifs sans que les précédents soient indiqués dans les tableaux que nous recevons. La réponse à cette remarque a été : «  Ha oui, oui…. Mais bon, vous savez….. » Et bien non ! nous ne savons pas….. Et l’ensemble du village a aussi le droit à une information complète et transparente de la gestion de la commune. Nous avons donc dû faire des recherches dans nos archives pour retrouver la version votée l’an dernier. Et là nous nous sommes rendu compte de 2 changements qui ne peuvent être que des erreurs. Ainsi l’indemnisation pour les terrains concernés par le passage des pistes de ski de fond 4 Saisons passe de 0.22 euros à 0.02 euros le m². Et le transport en ambulance entre la Dz des Bois (à Chamonix) et l’hôpital de Sallanches passe de 290.40 euros à 190.40 euros. Cela doit être dû à des erreurs de frappe mais celles-ci vont nécessiter de devoir délibérer à nouveau sur ces tarifs. Si nous avions eu directement les 2 années dans le même tableau, ces coquilles auraient pu être repérées immédiatement. 



Si ce que nous appelons, nous, des erreurs, avaient été commises par une autre municipalité, il est évident que les responsables auraient été aussitôt accusés de toutes les malices. Des oublis, des erreurs, … et oui, la perfection n’existe pas…. N’en déplaise au premier édile qui croit être arrivé en sommet de la réussite parfaite et qui fustige tout le monde en n’épargnant personne, même pas ses proches collaborateurs.

Quelques points comptables ont été abordés dans la foulée, avec notamment la suppression des comptes ATS (activités touristiques et sportives) et de transports publics des personnes puisque ces gestions ont été reprises par l’EPIC. Cela a été l’occasion de revenir une nouvelle fois sur l’épineux  problème des navettes. Face aux nombreuses réactions négatives provoquées par la suppression de la gratuité et la réduction des circuits, l’équipe municipale fuit maintenant ses responsabilités et tente de reporter la faute sur les socio professionnels qui siègent à l’EPIC. Ainsi, il nous a été expliqué que la décision avait été prise dans une commission composée par les représentants de l’ESF, des commerçants, de la SECMH et des meublés. Jusqu’à preuve du contraire, les conseillers représentent la majorité des membres de l’EPIC et le maire en est le président. A ce titre, ils doivent assumer l’ensemble des décisions prises par cette structure et non pas se défausser de leurs responsabilités sur les autres. Personne ne nous fera croire que cette décision a été prise contre leur volonté. Et si tel était le cas, elle serait la preuve d’un grave dysfonctionnement de l’EPIC. 



Une fois de plus, nous sommes témoins des difficultés de l’équipe municipale à admettre ses fautes. Le «  C’est pas moi c’est lui » est le mot d’ordre de toutes les explications fournies par le maire. D’ailleurs, lors de la réunion publique de l'EPIC qui a eu lieu la veille du conseil, la faute avait été reportée sur la société Transdev, gestionnaire des navettes, accusée d’avoir fourni des chiffres erronés.   Une chose est sûre, c’est que  « la vérité selon le maire » est variable d’un jour à l’autre pour ne pas dire d’une minute à l’autre et selon l’interlocuteur. On voit bien par cet exemple que les relations ne peuvent être que difficiles. "Ce n’est pas facile d’être maire" ... A moins que ce soit ce maire qui rende sa fonction difficile ? Dans une entreprise, comme dans une gestion communale l’énergie vient du sommet de la pyramide : qu’elle soit positive, négative ou délétère comme actuellement dans le village.

Enfin, le conseil a délibéré sur le décompte définitif des travaux réalisés au Molliex par le Syane. Ce chantier d’enfouissement des lignes avait été lancé en 2013 et financé en partie par le Syndicat des Energies et Aménagement Numérique de la Haute Savoie. Ce point nous rappelle que depuis mars 2014, ce type de travaux a été complètement arrêté, « parce qu’on n’a pas les moyens de faire du beau » dixit le maire qui se réfugiait, on s’en souvient, derrière l’excuse des finances déficitaires pour ne pas protéger les habitants des hameaux de la rive gauche des risques de coupures électriques en cas de tempêtes. Pauvre rive gauche….. Les hameaux remplis de poteaux et de lignes aériennes diverses vont devoir encore attendre. Enfin, nous rappelons que "le Moliex" se prononce « Mollié » et non pas « MollieX » comme l’a prononcé l’adjoint chargé des finances à plusieurs reprises. Ce détail, peut paraître très anodin, mais montre bien le manque de connaissance du terrain des conseillers.

Avant de lever la séance, le maire a informé le conseil des résultats de l’appel d’offre pour les travaux d’aménagement de la mairie et de l’Office du Tourisme. Il était temps puisque ceux-ci s’achèvent actuellement… Les travaux ont débuté il y a 2 mois ! Il est choquant de constater qu’aucun membre du conseil ne trouve anormal de présenter les entreprises à 10 jours de l’inauguration des locaux. Le montant des travaux s’élève à 91 000 euros environ, ce chiffre n’a pas été mentionné en séance, et il a fallu le calculer. 



Le maire a ensuite laissé la parole à son adjointe Marie-Noëlle Bessat Laverton qui a demandé de quitter la salle aux conseillers « intéressés » par la  dernière délibération qui concernait les relations entre la commune des Contamines et la SECMH. Nous avons alors eu du mal à comprendre ce qui se passait puisque la majorité des conseillers est sortie. En tout cas, tout était bien orchestré car certains conseillers se sont levés avant la fin des consignes données par l'adjointe. Nous avons dû redemander des précisions pour comprendre si nous devions  rester ou partir : nous n’avions pas reçu les consignes, nous. Il ne restait alors que 4 conseillers pour voter ce point. Le quorum n’étant plus atteint, l’adjointe a annoncé que cette délibération serait à l’ordre du jour d’un très prochain conseil municipal extraordinaire. Le plus naturellement du monde, les adjoints et conseillers sont revenus en salle consulaire pour que le maire clôture la séance du conseil  moins d’une ½ heure après son ouverture et après ce show final ridicule. 

Le conseil extraordinaire aura lieu ce lundi 14 décembre à 20h à la mairie. Et là quel que soit l’intitulé et l’importance de la délibération le quorum n’a plus nécessité d’être atteint pour que le vote soit valable. Peut-être apprendrons-nous la raison d’une telle manifestation de procédures ?
  
 A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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