lundi 27 avril 2015

Fin de saison

L’hiver 2015 vient de tirer sa révérence. Les télécabines ont cessé leurs rondes quotidiennes, les moniteurs ont rangé leurs tenues rouges, les volets des hôtels et autres résidences sont clos, les commerces ont fermé leurs portes, il ne reste plus que les habituels résistants à l’appel  des vacances bien méritées. Quelques semaines de transition et il faudra déjà penser à l’été 2015.





 Que retenir de cette saison d’hiver ? On sait tous qu’elle ne restera pas dans les annales, sauf au point de vue météorologique avec cette neige qui a raté son entrée en scène. Nous avons connu le plus triste Noël de mémoire de Contaminards. Grâce au très beau  travail des employés de la SECMH, le domaine skiable a pu ouvrir, au contraire des stations voisines, mais la dizaine de pistes proposées pouvait à peine satisfaire les amateurs de ski. Une fois que les conditions d’enneigement sont redevenues normales, la saison a pu prendre un rythme habituel, mais le déficit de cette première semaine n’a pas pu être rattrapé. Pour beaucoup, la comparaison avec les résultats des années précédentes apportera bien peu d’enthousiasme. Et pourtant la neige et le soleil auraient dû attirer les amateurs de sports d’hiver. Mais à l’image de ce mois d’Avril qui avait tout pour séduire, les pistes et les rues de notre village n’ont pas débordé de visiteurs. A part pendant les vacances scolaires du Nouvel An et de Février, nous avons de plus en plus de mal à remplir notre station. Il faut dire que les conditions d’enneigement excellentes dans l’ensemble des autres stations ont élevé la concurrence à son maximum. 




Les attentes et le comportement des touristes évoluent constamment. Ceux-ci deviennent de plus en plus exigeants. Déjà le secteur du tourisme connait des turbulences. La concurrence est de plus en plus forte entre les destinations. La montagne n’est plus le lieu de vacances rêvé comme par le passé. Les domaines skiables doivent innover, savoir se différencier, séduire la personne qui cherche une destination, de plus en plus souvent devant un ordinateur. Et surtout, il faut donner l’envie de revenir à ceux qui ont choisi les Contamines pour passer une journée, un week-end ou une semaine. Il est essentiel qu’ils repartent enchantés de leur séjour, ainsi ils parleront de notre village à leur entourage, collègues de travail, amis : c’est généralement, la meilleure publicité. 





Dans ces conditions, le rôle de la commune est essentiel. Elle doit être le moteur de cette économie. Au vu des décisions prises par le maire et son équipe, elle apparaît davantage comme un frein. Alors que notre station a besoin d'événements pour accroître sa notoriété, la décision a été prise d’annuler la Coupe du monde de skicross qui permettait d’attirer les journalistes et mettait notre village en lumière. Si encore autre chose avait été proposé à la place. Mais non, rien  n’est venu remplacer cet événement. Qu’il a été long ce mois de janvier 2015 !!! 

Les professionnels des Contamines ont besoin de se sentir soutenus par la commune. Mais cet hiver, certains ont douté de ce soutien. Ainsi les relations entre la mairie et la société des remontées mécaniques n’ont jamais été si difficiles et si tendues. Tout a été fait pour compliquer l’exploitation de ce qui nous fait vivre tous : le domaine skiable. Et que dire de l’attitude des élus qui traînent des pieds pour permettre la réouverture rapide  d’une terrasse devant un bar ou qui font tout pour faire échouer le projet de création d’un restaurant, sous prétexte de risques de débordement du Bonnant ? Probablement que le projet prévu au fond de la Gorge n’aura pas à subir autant de complications…..  Les risques d’inondations semblent être à géométrie variable. Si ce n’est pas cela mettre des bâtons dans les roues, alors qu’une attitude constructive, du dynamisme, et l’envie d’avancer serait profitable à tous.




Tous ceux qui vivent du tourisme ont besoin de comprendre la vision à moyen ou long terme des élus. Que leur propose-t-on ? Une liaison des domaines skiables sabotée pour en privilégier une autre plus qu’hypothétique, de très lourds investissements pour une maison du Tour du Mont-Blanc (dont l’étude est chiffrée à 200 000 euros). On nous annonce une nouvelle patinoire pour l’hiver prochain. Pourquoi pas ? Cela permettra d’améliorer les animations de fin de journée. Mais cela est loin d’être suffisant pour assurer notre avenir.  Quelle est la future image des Contamines ? Curling et marmottes ? Associés à des manifestations dynamiques comme les compétitions de ski cross ou de biathlon ce melting-pot de nouvelles activités auraient été bénéfiques à l’image du village.  Mais isolées, ces nouveautés ne nous font pas rêver, au contraire, cela a tendance à nous inquiéter sérieusement.




Enfin, les professionnels ont besoin d’avoir confiance dans l’action de l’Office du Tourisme. Son rôle de promotion est primordial. Cette relation est loin d’être mise en place : pour beaucoup, le nouveau directeur de l’Office de tourisme reste un inconnu. De nombreux commerçants et intervenants ne le connaissent pas encore. Seuls quelques privilégiés ont eu l’honneur d’une visite. Drôle de façon de montrer sa volonté de travailler pour l’intérêt de la station dans son ensemble. 




Cette fin de saison va être marquée par l’entrée en œuvre officielle de l’EPIC. A partir du 1er Mai, tous les pouvoirs passeront, via cette structure, dans les mains du maire et de ses conseillers.  Nous avons tous constaté que cet EPIC a déjà fonctionné par anticipation tout l’hiver : l’association « Office du Tourisme » a été dégagée dès le mois de décembre. Les membres du Bureau n’ont plus eu aucun pouvoir, et n’ont même plus été informés des décisions prises, ni invités aux remises de prix, aux réunions, aux diverses petites manifestations… Sans doute une façon de les habituer en douceur à ne plus avoir aucun rôle : d’autres personnes « plus proches » des élus ayant été choisies pour siéger au comité de direction de l’EPIC. Nous regrettons que des personnes qui ont consacré bénévolement du temps et de l’énergie pour les Contamines pendant de nombreuses années soient traitées de cette façon; cela reste dans la continuité des méthodes utilisées depuis mars 2014…




On nous annonce que cette structure sera beaucoup plus efficace et permettra de faire des économies. Pour les économies, nous avons déjà de grands doutes car le coût de fonctionnement annoncé est supérieur à celui des structures actuelles (Association+ SGAT). Sur le budget 2015, on voit une augmentation de presque 100 000 euros. 

Quant à l’efficacité, on demande à voir. Si on se réfère à la façon dont le dossier de soutien des champions a été traité, on ne peut avoir que de vives inquiétudes. Il faut  juste savoir qu’à ce jour, les sportifs n’ont pas encore obtenu l’aide financière promise. En début d’hiver, ils ont reçu moins de la moitié de la somme convenue. Ces sommes ont dû être prélevées sur les fonds propres de l’Office du Tourisme aux dépens de certaines prestations. Au mois de février le conseil municipal a enfin voté une subvention de 76 000 euros, mais celle-ci n’a toujours pas été versée. Est ce encore, pour nos édiles, une manière de faire des économies ? Ne voyant rien venir, le président de l’association "Office du Tourisme" a décidé d’utiliser à nouveau ses fonds afin d’honorer les contrats. Il a demandé au directeur d’établir les chèques avant le 15 avril, date limite de paiement. Malgré une relance le 20 avril du président, les champions attendent encore.




D’autres sont aussi dans l’attente : il s’agit du personnel actuel de la SGAT et de l’Office du Tourisme, et c’est sans aucun doute beaucoup plus grave. Certains de ces salariés ne savent pas s’ils auront encore un poste au mois de Mai. Quel exemple d’efficacité, de respect des personnes et d’anticipation. Espérons que les autres dossiers soient traités plus sérieusement, sans quoi, les personnes qui vivent du tourisme ont du souci à se faire pour leur avenir !!!




Le conseil municipal se réunira ce Mardi 28 Avril à 20h à la mairie. Le public est invité à venir y assister.

A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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lundi 20 avril 2015

Persona non grata

La semaine dernière nous avons publié le 30ème article du blog de la Vigie du Conseil. Et nous venons de franchir le cap des 25 000 visites depuis le mois de septembre. Nous sommes heureux de compter chaque semaine, entre  700 et 900 visites, en fonction du sujet traité et des activités de chacun. 



Ce nouvel article est pour nous l’occasion de faire un premier bilan de notre action pour la commune des Contamines. Quand nous avons rejoint le conseil municipal au cours de l’année 2014, nous n’imaginions pas que notre rôle serait réduit au minimum. Il faut admettre qu’à ce jour, nous avons du mal à nous considérer comme de véritables conseillers municipaux. Pour nous, le rôle d’un conseiller municipal est de représenter tous les citoyens et de répondre aux besoins de la collectivité en favorisant à chaque fois l’intérêt général. Il doit participer à la préparation du vote du budget communal, décider des travaux à réaliser, organiser les services publics municipaux, gérer le patrimoine communal,  aider au développement économique de la commune... Les conseillers municipaux d’opposition (ou minoritaires) sont là pour porter, lors des discussions, la parole d’une partie des électeurs de la commune, leurs avis et leur vision des choses.  



Un élu, qu’il fasse partie ou non de la majorité municipale, doit être un acteur de la démocratie locale. Participer uniquement aux réunions du conseil municipal, une fois par mois, ce n’est pas être un acteur de la vie communale. Depuis un an, nous n’avons jamais été conviés à une véritable réunion de travail. Nous avons bien été convoqués à des «pseudo réunions» de préparation des conseils municipaux, mais cela consistait uniquement à lire le détail de l’ordre du jour. Une sorte de répétition du conseil municipal, dont nous n’avons jamais compris l’utilité. Ces réunions ont rapidement été supprimées. Ceci dit, l’avantage est qu’on ne pourra pas nous accuser d’avoir collaboré à cette politique à court terme et à la gestion désastreuse choisie par cette majorité et son maire.

Récemment, le maire et son équipe se sont souvenus de notre existence. Il fallait établir le tour de rôle pour tenir le bureau de vote lors du premier et du second tour des élections départementales. Et là, comme par magie, nous sommes redevenus des conseillers municipaux à part entière qui devaient remplir leur mission.  Mais cela a été de courte durée. Une fois le dépouillement terminé, nous étions redevenus « persona non grata » à la mairie. Ainsi, par exemple, nous avons appris l’organisation de la traditionnelle « Course du Conseil Municipal » en lisant un article du Dauphiné Libéré quelques jours après. Dans ces conditions, cette course aurait dû être renommée la course de l'équipe du maire. Nous n’avons même pas été conviés à la remise des prix !



Quant aux informations reçues sur la vie de la commune, elles sont quasiment nulles.  En fait, nous recevons davantage de courriers et de mails de la Communauté de commune Pays du Mont-Blanc, du canton ou de la mairie de Saint-Gervais, que de notre commune. L’été dernier, le maire et son équipe avaient encore la politesse de nous convier à des inaugurations ou autres « pots » dans le village, mais même cela a disparu.

Face à cette situation, nous avons choisi d’axer notre action vers un rôle de commentateur de la vie publique via notre blog, à défaut d’en être des acteurs. Cet outil nous permet de vous tenir informés de « ce qui se passe à la mairie ». Sans ce blog, il vous serait impossible de connaitre les décisions prises en mairie. D’ailleurs, nous attendons toujours le bulletin municipal qui était annoncé en début d’année. Il faut croire que, passé le cap de promesses, il devient plus difficile pour le maire et son équipe de communiquer sur leurs actions. Chaque semaine, dans nos articles, nous exprimons par écrit ce que nous aimerions pouvoir dire dans des réunions de travail constructives si elles existaient. 



Et il faut dire que depuis le mois de septembre, les sujets n’ont pas manqué. Nous tenons d’ailleurs à remercier chaleureusement l’équipe municipale qui par toutes ces décisions nous donne tant de matière pour nos articles. Nous ne pensions pas que l’activité communale d’un village de 1200 habitants serait aussi agitée. Et encore, nous ne faisons pas mention de tout ce qui se passe dans le village : les comportements inadaptés de certains, les brimades reçues par d’autres, ou  les soirées à l’espace animation qui se terminent en bagarre….



Les soutiens et les  remerciements que nous recevons régulièrement nous encouragent à poursuivre notre action. Nous aurions pu choisir une autre voie : la démission ou la désertion. Mais cela ne correspond pas à notre volonté. En restant conseillers municipaux nous pouvons demander des éclaircissements durant les réunions du conseil municipal sur les décisions prises par le maire et jamais commentées par les autres conseillers. Nous pouvons avoir accès à quelques informations mêmes si elles restent plus que limitées. Et notre présence aux conseils municipaux démontre que la moitié de la population se trouve en désaccord total avec les décisions prises depuis mars 2014. 



Nous ne pouvons pas agir non plus comme la conseillère municipale qui en juillet dernier a dénoncé vivement dans une lettre ouverte les agissements déjà violents et inadaptés du maire avant les élections et au tout début de son mandat, et qui ensuite a disparu totalement du conseil et du village : un comportement en total contradiction avec ses propos. Malgré cette disparition, elle reste aujourd’hui vice-présidente de la commission municipale qui gère l’urbanisme, le droit de sols, les risques naturels et la sécurité. Comment fonctionne cette commission en son absence ? Impossible à savoir, mais cela nous interroge sur le rôle réel des vices-présidents des diverses commissions municipales.



Notre volonté est de continuer à faire vivre ce blog dans les prochains mois. Nous regrettons de ne pas pouvoir toucher les personnes qui n’ont pas accès à internet mais il nous est très difficile de trouver un support de communication qui puisse aller vers l’ensemble des habitants du village. L’accès aux outils de communication de la mairie nous a été refusé. Malgré nos nombreuses demandes, l’utilisation des photocopieuses de la mairie nous est interdite et l’adresse de notre blog n’est toujours pas mentionnée sur le site internet de la mairie. Quant à avoir un espace d’expression dans le prochain bulletin municipal, on peut toujours rêver….



A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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lundi 13 avril 2015

Commune à vendre

Ce lundi, nous terminons notre compte-rendu du conseil municipal du 17 mars en évoquant le vote du budget 2015. Quelques jours avant cette réunion, nous avions reçu des documents remplis de chiffres, certains nous ont laissés dubitatifs..




Le vote des budgets débute par l’approbation des comptes administratifs et de gestion de 2014 : il s’agit de l’ensemble des dépenses réalisées en 2014 et des recettes qui les ont financées. En parcourant le document, nous avons été très surpris de trouver une ligne intitulée « Installation sur sol d’autrui » pour un montant de 259 000 euros. Or dans les dépenses prévues pour 2014 et votées en Février 2014, cette dépense n’apparaissait pas. Nous avons donc interrogé le maire pour savoir à quoi correspondait cette « Installation sur sol d’autrui » avec ce montant si élevé. L’ensemble des conseillers présents autour de la table a alors découvert cette ligne du tableau. Personne ne l’avait remarquée ou ne s’était interrogé sur ce montant de 259 000 euros. Nous admettons qu’il est impossible de savoir précisément à quoi se rattache chaque élément des très nombreux tableaux de ces documents nécessaires au vote du budget. Mais il y a des montants ou des libellés qui interpellent le lecteur qui prête un minimum d’attention pour la préparation de cette réunion. Personne ne pouvant donner des explications sur cette dépense de 259 000 euros, le Directeur Général des Services a dû alors s’absenter un moment et se plonger dans le détail de la comptabilité de la commune. Ces longues recherches ont permis de découvrir qu’en fait, cette ligne était « en trop dans le tableau » et aurait dû être effacée des documents. Pas très rassurant tout ça !!!




Nous sommes ensuite passés au vote des budgets primitifs de 2015 : l’ensemble des dépenses prévues pour cette année et le détail des recettes qui permettront de les réaliser.

En lisant ce  tableau, nous avons été plus que surpris de trouver une dépense de 27 000 euros pour la cotisation à l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne. Rappelez-vous qu'au mois d’octobre, nous nous étions fortement opposés à la suppression de l’adhésion à cette association. Le maire justifiait cette décision par le fait que « la situation budgétaire de la commune nécessite de rechercher toutes les économies possibles, notre municipalité doit faire des choix budgétaires et n’a plus le luxe d’adhérer à des associations pour des montants de plusieurs dizaines de milliers d’euros, pour des retombées hypothétiques, et dans le seul but d’adhérer à des associations politiques où la municipalité des Contamines-Montjoie fait uniquement acte de présence ». (Cf compte rendu du 13 septembre 2014). Mais comme dit le proverbe, "il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis". L’équipe municipale a donc dû réaliser avoir commis une erreur en stoppant cette cotisation qui est indispensable pour les stations de sports d’hiver, même s’ils se sont gardés de le reconnaître… Nous sommes heureux de constater cette prise de conscience. Mais que de temps et d’énergie perdus.




La présence dans le budget 2015 d’une autre cotisation nous a interpellés. Il s’agit de celle au Syndicat d’Aménagement Intercommunale du Mont-Joly pour un montant de 24 000 euros. Nous ne reviendrons pas sur le retrait  de ce syndicat justifié en partie par le fait que cela a un coup important pour la commune. Mais tant que ce retrait n’est pas validé par le Préfet, nous devons continuer à payer la cotisation. Et cela peut durer longtemps. Nous refusons de participer aux discussions sur les liaisons des domaines skiables mais nous continuons à payer. Voilà de l’argent dépensé très utilement …

L’étude du budget  primitif nous a enfin donné des éléments sur l’EPIC Les contamines-Montjoie Tourisme et son coût pour la commune. Cette structure coûtera environ 1 335 000 à la commune  chaque année. Dans les tableaux mis à notre disposition nous avons trouvé le coût pour 2014 de la SGAT (Société de Gestion des Activités Touristiques et Sportives) et de l’association Office de Tourisme. La somme des dépenses pour ces 2 structures donne un total de 1 237 000 euros soit 98 000 euros de moins que pour l’EPIC. Tiens, comme c’est étrange : le principal argument présenté et largement répété pour la création de cette structure était qu’elle allait coûter moins cher à notre commune. Sûrement une nouvelle erreur dans les additions.




Et les investissements prévus pour 2015 ? Le total s’élève à 2 126 000 euros. A celles évoquées dans nos précédents articles, soit 555 450 euros pour le projet à Notre-Dame de la Gorge, 200 000 euros pour l’étude préalable à cet investissement, 200 000 euros pour le cabinet médical, 200 000 euros pour la patinoire, 200 000 euros pour les aménagements dans la mairie, on peut ajouter 100 000 euros de travaux de voirie. Il nous semblait intéressant de savoir quelles routes seraient concernées par ces travaux. Mais les réponses reçues nous ont fait comprendre qu’une fois de plus, rien n’était décidé. Il reste aussi à prévoir 90 000 euros supplémentaires pour le cabinet médical (18 000 pour le mobilier et 72 000 pour l’appareil de radio). On nous avait pourtant expliqué que la radio serait financée en leasing pour un coût annoncé de 1 500 euros annuel, un chiffre qui nous avait laissé plus que perplexes (Voir notre article « Cabinet médical : en travaux » du 29 Décembre). Une fois de plus, rattrapés par la réalité, le maire et son équipe sont obligés de revenir sur leurs précédentes annonces.





Et comment va-t-on financer tout cela ? Le maire a expliqué qu’il était hors de question d’endetter davantage la commune ou d’augmenter les impôts locaux. Le mot d’ordre pour cette année et pour celles qui suivront est « de vendre les biens de la commune ». Tout ce qui ne rapporte pas d’argent est susceptible d’être mis en vente. Ainsi pour cette année, l’équipe municipale veut vendre des biens de la commune pour un montant d’un million d’euros. Nous avons alors interrogé le maire pour savoir à quel bien va être vendu cette année. Impossible d'obtenir une réponse. « Cela pourrait gêner les négociations en cours »a tenté de justifier le maire. Cela nous parait totalement hallucinant : on nous demande de valider des dépenses mais on ne peut pas savoir par quel moyen celles-ci vont être financées. Le million reste mystérieux. 



Ce point nous scandalise tant sur la forme que sur le fond. On ne peut pas dissimuler ainsi des informations si importantes à l’ensemble du conseil municipal. La gestion des comptes de la commune doit se faire dans la transparence et non dans le secret.  Cela n’est pas sain et ne sert qu’à entretenir les rumeurs. Nombreuses sont les personnes qui vont imaginer ce qui se cache derrière cette vente. Le maire explique vouloir vendre « tout ce qui coûte plus qu’il ne rapporte à la commune ». Dans ce cas-là, la liste est longue et les hypothèses nombreuses : le camping, la boucherie, la garderie, le parc de loisirs, les terrains du Plane, celui du Jardin Samivel, le presbytère,… et pourquoi pas les églises tant qu’on y est : cela se fait bien ailleurs ! 


Cette volonté de financer les travaux par la vente de biens communaux peut paraître séduisante à certains mais n’est à nos yeux qu’une solution à très court terme. Vendre aujourd’hui, ce sont des problèmes pour demain. Dilapider le patrimoine communal n’est en aucune manière une gestion raisonnable de "bon père de famille", comme on l’attend d’un maire. Un emprunt sera remboursé, un bien vendu lui, sera définitivement perdu. On renonce aussi totalement au pouvoir de décision lié. Deux exemples : si la commune vend le camping, qu’y aura-t-il ensuite à cet endroit ? Un camping, rien ne l’assure. La municipalité précédente  avait acquis le bâtiment de la boucherie pour assurer la pérennité de cette activité et pour avoir le pouvoir de décision pour ce bâtiment à l’emplacement stratégique pour l’aménagement du centre du village. Vendre ce bâtiment maintenant ferait perdre à la commune tous ces avantages. 




Mais tout cela n’est que suppositions car nous ignorons quels actifs communaux vont être vendus. Comme l’ensemble des contaminards, nous allons devoir continuer à imaginer à quoi peut bien correspondre cette vente d’un million d’euros, avec toutes les craintes qui vont avec. Sans doute le maire et son équipe veulent nous en faire la surprise. Nous pensons qu’elle ne sera  pas si bonne que ça !!! 






A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud



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lundi 6 avril 2015

Des projets nébuleux

Nous reprenons notre compte-rendu du conseil municipal du 17 mars. Cette semaine, nous nous concentrerons sur certains des projets annoncés par l’équipe municipale et pour lesquels nos questions n’ont pu obtenir des réponses claires et précises, loin de là.

1/ Maison du Tour du Mont Blanc 

Dans notre article du 16 Février « Un loup à la Gorge » nous évoquions la signature d’un bail entre la commune et EDF pour l’utilisation du bâtiment à côté du parking de Notre-Dame de la Gorge. Maison de la réserve ? Maison du tour du Mont-Blanc ? Le projet présenté alors était flou et nous nous posions de nombreuses questions sur les intentions de l’équipe municipale pour le secteur de la Gorge.



Les choses se précisent peu à peu. A l’ordre du jour de cette séance nous devions nous prononcer sur une demande de subventions pour le projet de la "Maison du Tour du Mont Blanc (Maison de la Réserve)".  Nous pensions tout d’abord qu’il s’agissait d’une demande de fonds pour lancer les travaux d’aménagement du bâtiment. Et non il s’agit seulement de financer une étude pour un montant de 200 000 euros. Et oui, une telle somme, juste pour faire l’étude du projet.  Aussi, la commune espère n'y investir que 60 000 euros et compte donc obtenir 140 000 euros  des caisses  de la région Rhône-Alpes et du département de la Haute-Savoie. Lancer une étude pour un montant de 200 000 euros nous parait totalement déconcertant. Mais nous nous interrogeons encore plus quant au projet en lui-même. Si l’étude nécessite une telle somme, quel sera le montant total de l’investissement? 1,5 millions d’euros ?  2 millions d’euros ? Ou davantage ? Cela ne peut pas concerner uniquement le bâtiment EDF… Le budget 2015 prévoit déjà une dépense de 560 000 euros, mais « ce n’est qu’une première partie » nous a-t-on précisé.  

Pour présenter ce programme, le maire a lu un long texte rempli de phrases creuses et d’expressions ronflantes : ainsi l’étude doit permettre de « définir le positionnement stratégique et concurrentiel de la Maison de Tour du Mont Blanc en faisant du positionnement une réalité, en développant les conditions d’accueil appropriées, en mettant en marché de façon pertinente les produits touristiques accompagnants l’organisation touristique restructurée de la station ». Si vous avez compris : bravo ! Vous pourrez nous aider à déchiffrer les 2 pages remplies de phrases de ce type.  Pour obtenir des éléments concrets, il faudra repasser !!!  Les seuls points un peu précis sont que le projet comprendra « une partie muséographique et d’éco-interprétation » et que les coûts de fonctionnement devront être "absorbés par l’exploitation commerciale de la structure", notamment par la mise en vente de produits locaux. 

Que va devenir le site de la Gorge ?

Nous avons essayé d’en savoir plus sur la nature des investissements, mais les réponses ont été des plus vagues.  Une chose est certaine, ce projet ne se cantonne pas seulement au bâtiment EDF mais concerne toute la zone entre le parking et la Sainte-Chapelle. Cela avait été annoncé dans le bulletin municipal de l’été dernier « L’objectif est de permettre de développer un parc d’activités naturelles dans la future maison du Tour du Mont-Blanc, jusqu’à la Voie Romaine ». Nous commençons à comprendre l’ampleur du programme que le maire et son équipe prévoient pour le site de Notre-Dame de la Gorge. Et cela nous préoccupe au plus haut point. 1.5 à 2 millions d’euros d’investissements pour un parc d’activités, des négociations pour utiliser les terrains appartenant à la Mission Saint-François de Sales, un permis de construire déposé pour un restaurant…. Les éléments s’accumulent et nous inquiètent  réellement pour l’avenir de ce lieu. Allons nous droit vers une détérioration du site ?

2 / Aménagement des locaux de la Mairie

Des travaux sont annoncés pour le bâtiment de la mairie. Cette opération a pour but de créer une agence postale communale, de réorganiser les locaux de l’office de tourisme et de la centrale de réservation et de répondre aux normes d’accès des personnes à mobilité réduite aux établissements recevant du public. Plus précisément, cela concerne l’accès à l’accueil de la mairie, à la salle du Conseil Municipal et aussi aux sanitaires publics. Ces travaux doivent commencer en Mai 2015 et durer 12 mois. Le budget prévu est de 200 000 euros. 



Il était demandé aux conseillers municipaux de valider le projet d’aménagement de ces locaux. Sur le principe, nous sommes tout à fait d’accord pour améliorer les accès à ce bâtiment mais avant de nous prononcer, nous avons souhaité en savoir plus sur les travaux projetés. Est-ce que cela concerne l’ensemble des locaux entre la Centrale de Réservation et la salle de la Réserve Naturelle ? Qu’est-il prévu pour rendre accessible à tous la salle du Conseil Municipal ? Installation d’un ascenseur ou déplacement de cette salle ? Où se trouvera l’agence postale ? A toutes ces questions, nous n’avons obtenu aucune réponse. « Les plans ne sont pas finis » a répondu le maire, «on étudie la structure des murs » et  « le directeur de l’EPIC travaille sur les plans ». Les travaux doivent commencer en Mai, et on ne peut pas nous décrire précisément les aménagements prévus. L’appel d’offre pour la sélection des entreprises risque d’être lancé dans la précipitation, en urgence, comme pour le cabinet médical. Drôle de façon d’anticiper les investissements  communaux… 



3/ La patinoire

En examinant la liste des investissements, nous avons remarqué un budget de 200 000 euros pour la patinoire, sans aucune autre information. Nous savons qu’une compétition de curling est prévue pour le mois d’Octobre prochain, nous en avons déduit que cet investissement consisterait à remplacer la patinoire naturelle par un système garantissant l’utilisation de la glace tout l’hiver.



Mais quel est précisément le projet de l’équipe municipale pour la patinoire ? Quel sera le système installé ? Où se situera la patinoire ? Quelle sera sa taille ? Le budget prévu comprend-il un aménagement du chalet d’accueil ? Et à nouveau, nous n’avons obtenu aucune réponse. « La réflexion est en cours », « on étudie les différents systèmes », « vous serez informés en temps utile ».

Vu ces conditions nous n’avons pas posé d’autres questions à ce sujet. Elles restent pourtant nombreuses. Une réflexion sérieuse a-t-elle été menée pour conforter ce projet apparemment si important ? Les compétitions de curling vont-elles augmenter le rayonnement de notre village dans la sphère touristique ? Une fois de plus, on nous demande de nous prononcer sur un projet mais sans nous donner les informations nécessaires ! Là encore, nous restons perplexes sur la gestion du domaine public…



Peut-être, avez-vous remarqué que pour chacun de ces 3 projets, le montant des dépenses est estimé à 200 000 euros : 200 000 euros pour l’étude pour le projet de la Gorge, 200 000 euros pour les travaux de la mairie, 200 000 euros pour la patinoire. Et aussi, il y a quelques mois, 200 000 euros pour les travaux du nouveau cabinet médical dont le budget n'a pas varié en dépit des travaux non budgétisés parce qu'oubliés dans les devis (la peinture entre autre...). Il semble que la pratique actuelle à la mairie consiste à se dire : « pour l’instant on ne sait pas grand-chose sur le dossier, on va dire que ça coûte 200 000 euros ». Pas très sérieux tout ça, surtout pour gérer les dépenses communales. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant qu’on esquive nos questions sous prétexte que le travail est en cours…



Enfin au moment d'aborder le vote du budget 2015, nous avons vu que le maire et son équipe pouvaient faire encore plus fort en terme de flou dans la gestion des finances communales. De tout ça, nous vous en parlerons la semaine prochaine…




A bientôt pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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lundi 30 mars 2015

Un avenir qui s’assombrit

Comme prévu, nous revenons cette semaine sur les dossiers à l’ordre du jour du dernier conseil municipal. Ce lundi, nous avons choisi de nous pencher sur des projets qui auraient pu apporter beaucoup aux Contamines mais qui ont pris fin officiellement  lors de cette séance.

1/ Liaison du Mont Joly

Au début de l’été 2014, le maire des Contamines avait marqué son arrivée aux affaires en claquant la porte du Syndicat d’Aménagement Intercommunal du Mont-Joly (SAIMJ). Il refusait d’y siéger et il sabordait ainsi le projet de liaison des domaines skiables de Megève, Demi-Quartier, Saint-Gervais et des Contamines. Cette décision avait fortement déplu aux représentants des autres communes : la volonté d’une seule personne et son refus de débattre venait ainsi balayer 27 ans de travail des élus successifs des communes concernées. Aucun vote ni discussion en conseil municipal n’avait été fait à ce sujet au préalable, le maire justifiant sa décision comme « allant à l’encontre de ses convictions personnelles ». Cette façon d’agir nous a choqués, nous qui pensons que le maire d’une commune est là pour mettre en application les décisions du conseil municipal et non pas pour imposer ses choix personnels à son conseil.
Sommet du Mont-Joly

Plus récemment, le SAIMJ a été informé de la volonté de la commune des Contamines de sortir de ce syndicat. Mais cela ne se fait pas si facilement : ce retrait nécessite l’accord du SAIMJ ainsi que celui de la majorité des conseils municipaux de communes concernées. Les conseillers municipaux des Contamines étaient donc invités à se prononcer sur ce sujet. Vu l’importance de cette décision, il aurait été bienvenu que chacun des conseillers présents puisse exprimer les arguments justifiant son vote. Mais non, comme d’habitude, seul le maire a pris la parole. Depuis un an, jamais un conseiller de l’équipe municipale n’a montré le moindre désaccord sur un sujet, même pas un détail à modifier. Quelle unanimité, c’est impressionnant !!! Mais ce mutisme est inquiétant pendant ces réunions où les échanges devraient venir nourrir la réflexion.

Pour justifier ce retrait, le maire a énuméré ses arguments habituels (argent dépensé inutilement pour des études de faisabilité, préservation nécessaire de l’environnement, fermeture régulière du téléski du Véleray,…) et sa volonté de se tourner vers les domaines de Savoie. Une liaison du domaine skiable des Contamines est, pour nous, indispensable pour faire face à la concurrence des autres stations et pour attirer des investisseurs dans notre village.


Le télésiège de Bellasta (entouré en bleu) depuis de l'Aiguille Croche

Trois possibilités de liaisons avec des domaines voisins sont envisageables : par le Mont-Joly, par l’Aiguille-Croche et depuis Belleville vers l’Espace Diamant. Toutes ont été étudiées et présentent des avantages et des inconvénients. La liaison par le Mont-Joly est la version la moins onéreuse et la plus avancée. L’équipe municipale a tout à fait le droit de préférer la liaison vers Hauteluce, mais pourquoi bloquer définitivement celle du Mont-Joly ? On peut travailler en parallèle sur les 2 projets, l’un n’empêchant pas l’autre d’exister, au contraire, elles pourraient même être complémentaires. Que se passera-t-il s’il apparait clairement qu’une liaison vers la Savoie est impossible ? Il ne nous restera plus que nos yeux pour pleurer.

Nous avons de grands doutes sur la possibilité de se relier à l’Espace Diamant. Le point d’entrée serait le télésiège de Bellasta qui est le plus proche du domaine Les Contamines-Hauteluce. Mais cette proximité est relative : pour y accéder,  il faudrait construire un télécabine pour un coût estimé à 15 millions d’euros. Qui sera prêt à investir une telle somme ? Le groupe Labellemontagne, gérant de l’espace Diamant ? La mairie d’Hauteluce, (plus précisément la régie des Saisies) ? La SECMH ?
D’après les informations que nous avons pu obtenir, aucun d’eux n’est prêt à dépenser autant dans les prochaines années. Et d’ailleurs, qui pourrait investir une telle somme tant que les lits touristiques n’existent pas à Belleville, à part la commune d’Hauteluce ? Mais celle-ci vient de réaliser un centre aqua-sportif aux Saisies pour une somme de 15 millions d’euros. Il est à craindre que rien ne puisse être réalisé avant au moins 10 ans. Et cela sans compter toutes les études de faisabilité qui devront être financées d’ici là et les conclusions tirées de ces études. Pour mémoire Châtel vient de créer une liaison du même type après 30 ans de débats !
Le col du Joly depuis le télésiège de Bellasta

Nous sommes en total désaccord avec ce retrait du SAIMJ que nous jugeons fort dommageable pour l’avenir des Contamines.

2/ Centre d’entrainement Nordique 4 saisons

Lancé par les précédentes municipalités, le projet du stade biathlon, étendu dans un second temps en un projet de centre d’entraînement nordique 4 saisons, répondait au développement des sports nordiques en France, appuyé par une véritable culture autour de ces activités dans notre village, symbolisée par nos nombreux champions.

L’armée britannique, véritable poumon économique du mois de janvier, avait demandé une amélioration du pas de tir pour conforter le partenariat avec la commune. La création du stade de tir et l’aménagement des pistes environnantes ont permis d’accueillir de nombreuses compétitions nordiques de haut niveau donnant à notre station une reconnaissance pour la qualité de ses infrastructures. Cette volonté avait reçu l’appui des instances sportives et notre commune avait bénéficié d’importantes subventions pour financer ce projet, sans compter les accords avec des partenaires privés.
La nouvelle municipalité ne partage pas cet intérêt pour les sports nordiques et ne souhaite pas poursuivre ce programme d’investissements. Le conseil municipal s’est prononcé pour l’abandon du projet et pour renoncer aux subventions qui avaient été accordées. Nous regrettons cette décision. Le stade de biathlon existe et il doit pouvoir encore fonctionner. Une piste goudronnée devait venir compléter celle déjà existante, les jeunes sportifs vont devoir continuer à s’entraîner sur la route, ce qui est très dangereux pour eux.

Sans réaliser le projet dans son ensemble, il était tout à fait possible d’en terminer la première partie et cela pour un coût raisonnable pour la commune et ainsi assurer la pérennité de cette structure et la sécurité des sportifs. Nous avons formulé ce regret lors de la séance du conseil municipal, le maire a répondu que cela serait peut-être envisagé. Mais nous avons bien compris qu'il s'agissait d'une réponse de circonstance et que ce programme était définitivement stoppé. Cet arrêt a pour conséquences de faire perdurer les 2 si longues et si calmes intersaisons, et de donner des Contamines l’image d’un village versatile, sans engagement et sans constance, à ses voisins et éventuels partenaires.

3/ Aménagement du centre du village

L’opération « Cœur de village » était un projet d’aménagement du centre de notre village sur lequel la précédente municipalité avait travaillé avec la société Rubin Paris Lagny SAS. Ce projet ambitieux comprenait la construction d’une résidence de tourisme de 87 appartements, d’un hôtel 4 étoiles d’une trentaine de chambres, de locaux commerciaux, d’une maison du Tourisme et d’un parking de 130 places publiques. Tout cela complété par l’aménagement d’une grande place centrale. Les travaux auraient pu commencer ce printemps mais les électeurs des Contamines en ont décidé autrement en mars 2014….


le (feu) projet "Coeur de village"
Un protocole d’accord avait été signé entre la mairie et la société Rubin Paris Lagny SAS en vue de la signature de la vente des terrains pour cette opération immobilière. Ce protocole devait prendre fin automatiquement ce 31 Mars 2015.  Sans attendre cette échéance pourtant proche, un avenant a été signé le 19 Février  pour anticiper sa fin. Pour justifier cela, le maire indique que « les conditions techniques et juridiques de faisabilité du projet n’ont pu être confirmées ».  Il nous semble important de préciser que l’année 2014 devait justement permettre de mettre en place l’ensemble des conditions de réalisation du projet. Cela n’ayant pas été fait, il est aisé maintenant de critiquer ce projet en insinuant qu’il n’était pas réalisable techniquement, voire même non conforme d’un point de vue juridique.
 L’équipe municipale actuelle a rejeté d’emblée ce projet préparé par l’ancienne municipalité sans chercher à savoir s’il pouvait quand même exister sous une forme différente. Sans doute certains éléments de cet aménagement pouvaient être modifiés, ou même être utilisés comme point de départ d’une nouvelle réflexion. Mais non, il faut absolument supprimer tout ce qui a pu être construit avant mars 2014. Cette fin de l’opération « Cœur de village », ajouté au retrait des projets de liaison par le Mont-Joly et du centre d’entraînement nordique 4 saisons confirme cette volonté absolue de démontrer que tout ce qui a pu être fait précédemment aux Contamines doit être effacé, sans concession, au mépris du travail accompli par les diverses municipalités précédentes.

Ces décisions qui viennent mettre un terme à une certaine idée du développement des Contamines basé sur un tourisme de qualité autour du ski nous afflige. Déjà un investisseur qui souhaitait créer un second hôtel 4 étoiles entraîné par la montée en gamme qu’apportait le projet « cœur de village », a modifié son programme et investi dans la construction d’appartements.

Comment va être assuré l’avenir des Contamines ? On peut se poser sérieusement la question, d’autant plus que, loin de proposer la moindre direction ou option de développement politique ou économique, l’équipe municipale ne suit que les convictions d’une seule et unique personne.
A bientôt pour de nouvelles infos.
Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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lundi 23 mars 2015

Petits arrangements entre amis

Les conseillers municipaux des Contamines étaient convoqués ce mardi 17 pour une nouvelle réunion. Tous les records de durée ont été battus puisque la séance s’est terminée à 22h30. Il faut dire que de nombreux sujets étaient à l’ordre du jour, et pas des moindres : centre du village, liaison du domaine skiable, avenir du projet 4 saisons … et aussi la présentation du budget 2015. Nous aborderons en détail tous ces sujets dans nos prochains articles. Cette semaine, nous revenons sur un point que nous pensions trouver à l’ordre du jour de ce conseil municipal : il s’agit de la désignation des représentants des socio-professionnels pour l’EPIC (Etablissement Public Industriel et Commercial) qui gérera officiellement  l’Office du Tourisme à partir du mois de Mai.
 
 


Rappel des faits : Lors du conseil municipal du 17 Février, cette désignation a dû être reportée : tous les différents groupes n’avaient pas communiqué à la mairie les noms des personnes proposées (Cf notre article du 2 mars). Le maire avait alors déclaré : « on n’a pas reçu tous les noms, ce collège sera désigné ultérieurement ». Depuis, nous avons appris que des représentants, choisis par le maire, ont été convoqués à une réunion à la fin du mois de Février. Ces personnes sont : 
 
Représentant hôteliers et restaurateurs :
  • Titulaire : Fabrice Boidard
  • Suppléant : Angeline Mermoud

Représentant moniteur de ski et professionnel du sport :

  • Titulaire : Olivier Beguin
  • Suppléant : Geoffrey Garcel
 

Représentant loueurs de meublés et hébergement divers :

  • Titulaire : Monique Simond
  • Suppléant : Anne Mirabaud
 

Représentant commerçants, artisans et agriculteurs :

  • Titulaire : Thierry Ronchail
  • Suppléant : Patrick Dunand

 
Représentant remontées mécaniques :

  • Titulaire : Jean-Pierre Chabert
  • Suppléant : Didier Mollard

 
 

Le président et le vice-président de l’EPIC sont Etienne Jacquet et Thierry Ronchail. Nous apprécions que la vice-présidence ait été laissée à un membre du collège des socio-professionnels. Il était dans un premier temps prévu que ces 2 postes soient réservés à des  élus. Nous nous étions élevés contre cette décision qui rabaissait encore plus le rôle des professionnels. En revanche, à part les incontournables présidents de l’ESF et de l’association des meublés et les représentants de la SECMH sur lesquels le maire n’a aucun pouvoir, nous avons de larges réserves à formuler sur le choix de ces personnes et sur la façon dont cela a été fait.
 

 

Les représentants de socio-professionnels sont désignés en tant que représentant d’un groupe, ils ne siègent pas en tant que personne physique.  Aussi pour avoir au sein de l’EPIC des personnes les plus représentatives du groupe auquel elles appartiennent, nous pensions que la mairie mettrait en place une procédure afin de s’assurer que tous les professionnels de la station puissent avoir la parole. Nous imaginions que des réunions d’informations sur ce nouveau mode de gestion de l’Office de Tourisme seraient organisées. Ou qu’au moins, un courrier soit adressé à toutes les personnes qui cotisent à l’Office de Tourisme en leur expliquant les changements à venir et que des représentants devaient être désignés.
 
Rien de tel n’a été fait. Une lettre a été envoyée aux présidents des associations (meublés, commerçants, restaurateurs,…) en leur demandant de proposer 4 noms. Ces personnes devaient ensuite se débrouiller entre elles pour se mettre d’accord (par exemple pour le groupe des  commerçants-artisans-agriculteurs), et tout cela, en milieu des vacances de Février. Comment s’étonner que la désignation ait dû être reportée dans un premier temps ? Pourquoi cette précipitation alors que l’on disposait de 3 mois pour mettre en place correctement le comité de direction de l’EPIC ?
 
 

En lisant le nom des personnes finalement choisies, on peut se demander si tout cela n’a pas été fait exprès. Ainsi, pour représenter les loueurs de meublés et hébergements divers, les 2 personnes choisies sont loueurs de meublés. Où sont les responsables des résidences de tourisme, camping, refuges, centres de vacances, maisons d’hôtes ? La plupart n’a même pas été contactée. Et parmi les très nombreux loueurs de meublés du village, l’épouse d’un adjoint tout nouvellement installé dans le village, est-elle la seule disponible ?

Pour représenter les professionnels du sport, que vient faire là le garde de la Réserve Naturelle ? Salarié de l’association Aster, exerçant une mission basée à Annecy et avec un statut assimilé à la fonction publique, est-il vraiment le plus qualifié pour participer aux décisions  sur l’avenir du tourisme aux Contamines ?
 
 

Les commerçants-artisans-agriculteurs ont proposé 4 noms de représentants potentiels, et le maire a choisi 2 personnes en dehors de cette liste.  Nous avions déjà été choqués que le maire exige que lui soient proposées 4 noms pour qu’il puisse ensuite en choisir 2. Qu’il refuse ensuite l’ensemble des personnes proposées nous laisse sans voix. D’ailleurs nous attendons toujours de la part du directeur  de l’Office de Tourisme les références de l’article de loi qui indique que 4 noms doivent être obligatoirement proposés. Ce texte existe-t-il réellement ou est-ce encore une invention pour pouvoir repousser certains ?  Dans ces conditions, on peut sérieusement se demander comment ces personnes vont pouvoir être de réels représentants  d’un groupe et s’ils auront un vrai rôle ?

Diverses commissions ont été créées, avec pour  chacune, le maire comme président et un élu comme vice-président.   
  • Commission des finances
  • Commission organisation
  • Commission Promotion
  • Commission animation et gestion des équipements publics récréatifs et évènementiels
  • Groupe de travail local Qualité Tourisme
  • Groupe de travail « label Famille plus montagne »
Elles  jouissent en plus de la présence de représentants des socio-professionnels (titulaires ou suppléants) mais aussi de personnes hautement qualifiées pour les aider (messieurs Marchini, Ledermann, Muster, Paris, Vial, Parent, Hugel …entre autres)
 
 

L’EPIC permet  à l’équipe municipale d’avoir tous les pouvoirs sur l’office de Tourisme, les socio-professionnels étant relégués à des rôles de figurants. Sans doute, a-t-on craint que certains expriment leur désaccord. Ceux-là ont été écartés d’emblée pour laisser la place aux plus proches.  Tout cela est bien différents des belles phrases écrites pendant la  campagne électorale :

"Nous serons à l’écoute, attentifs, et porteurs des solutions nécessaires au soutien de toutes nos forces vives : artisanat, commerces, activités libérales, associations, tous valorisent l’image et le dynamisme du village, tous doivent être écoutés et soutenus."

"Nous devons encourager les professionnels à s’investir, en les rencontrant, en les écoutant, en renouant le dialogue dans l’ouverture afin de tenir compte de leurs exigences et de leurs difficultés."(Bulletin d’information « Demain les Contamines » Janvier 2014)
 
Ou dans le bulletin municipal de l’été dernier « Il parait indispensable que les socio professionnels actifs se structurent au sein d’une union forte, représentative de la vie professionnels et économique du village ».
 

 
Finalement, on comprend mieux pourquoi l’équipe municipale n’a pas souhaité remettre ces nominations à l’ordre du jour d'un conseil municipal. Il est préférable de ne pas mettre à la lumière les petits arrangements entre amis....
 
A bientôt pour de nouvelles infos.
Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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