jeudi 15 août 2019

Un conseil express, des explications grotesques

Après le conseil municipal du mois de juin, passons à celui du mois de juillet qui s’est déroulé le jeudi 18. L’ordre du jour ne comptait que 7 délibérations et tout a été réglé en 17 minutes. On dit « vite fait, bien fait ». Il n’est pas certain que cela puisse s’appliquer dans ce cas-là. La gestion des affaires municipales ne mérite-t-elle pas mieux que ces conseils bâclés ?




Nous prendrons un peu plus de temps pour nous arrêter sur les quelques sujets abordés ce soir-là. Certains méritaient plus que quelques minutes et au moins des explications suffisantes pour que les conseillers puissent voter en toute connaissance de cause et pour que les quelques personnes présentes dans le public puissent comprendre un minimum de choses.

Pour commencer, nous avons dû revenir sur la délibération liée au projet sur le secteur du Plane votée en avril. Nous vous rappelons que sur le terrain situé entre le mur du cimetière et la route, s’élèveront 3 immeubles avec 33 appartements en location (type HLM). A l’intérieur du grand virage, des immeubles et des maisons sont annoncés pour de l’accession sociale à la propriété (30 logements). Enfin, tout en haut, sur le terrain au-dessus des résidences existantes, 2 ou 3 immeubles seront construits pour de l’accession libre (18 appartements). 




Il apparaît que l’accord entre la commune et le promoteur a été modifié. Non pas sur le prix, ni sur le projet en tant que tel, mais sur les modalités de l’acquisition des terrains. Une condition suspensive était prévue pour la parcelle dédiée à l’accession sociale à la propriété, les 2 autres devaient être achetées sans aucune condition. La situation est maintenant inversée. La parcelle sur laquelle seront construits des immeubles pour la location sera achetée seulement si une série de conditions sont réunies. Parmi celles-ci on note que le promoteur doit trouver un accord avec un bailleur social, que celui-ci doit obtenir un agrément pour son financement et bien sûr que le permis de construire soit accordé.

Pour l’accession libre, la vente du terrain est là aussi mise au conditionnel. Celle-ci n’interviendra que si 50% du programme est commercialisé et si encore une fois, le permis est accordé avec une surface de plancher minimum de 1 500 m². Seule la parcelle centrale sera acquise sans condition. (7 570 m² au prix de 400 000 euros pour de l’accession sociale à la propriété).




Peu d’explications ont été données pour justifier cette modification importante en 3 mois. Selon le maire, cela serait dû à une obligation administrative liée à un accord futur avec un bailleur social. Un oubli au mois d’avril qu’il faut maintenant rattraper ? Sans doute. Mais cela n’explique pas le changement pour la parcelle en accession libre. Le promoteur juge-t-il maintenant que son opération ne sera pas si facile à réaliser ? Craint-il que les demandes soient moins nombreuses que prévues ? L’équipe municipale a décrit une situation de pénurie de biens à la vente. Le promoteur vient-il de réaliser qu’il s’est emballé et qu’il risque d’avoir du mal à trouver des acquéreurs. 

Selon le Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, en matière de logement, la tension d’un marché immobilier local est définie par le niveau d’adéquation sur un territoire entre la demande de logements et l‘offre de logements disponibles. Une zone est dite « tendue » si l’offre de logements disponibles n’est pas suffisante pour couvrir la demande (en termes de volume et de prix). A contrario, une zone est détendue si l’offre de logements est suffisante pour couvrir les besoins en demande logements. Le zonage A / B / C caractérise la tension du marché du logement en découpant le territoire en 5 zones, de la plus tendue (A bis) à la plus détendue (zone C). 




Selon ce barème national, les Contamines sont en zone C, donc l’immobilier n’est pas tendu. S’il est très compliqué de se loger à l’année aux Contamines, d’autres solutions alternatives, plus simples et moins impactantes pour l’environnement existent pour apporter une aide réelle aux jeunes et moins jeunes qui souhaitent se loger sur le village.

Le projet de création d’un nouvel hameau est-il finalement excessif ? Y a-t-il eu encore une fois précipitation de l'équipe municipale dans les velléités de faire à tout prix avant les élections , après avoir passé 5 ans et demi à discriminer les anciennes municipalités sans être active sur le terrain? Peut-être est-ce un peu tout cela qui pousse GENEOM à ajouter une telle condition suspensive.




Enfin, en avril, nous nous interrogions sur ce promoteur GENEOM sur lequel nous avions trouvé si peu d’informations. Quatre mois plus tard, nos questions restent entières : quelles sont ses précédents projets ? quelle est son expérience en matière de logements sociaux ? pourquoi a-t-il proposé un prix d’achat nettement supérieur aux autres candidats ? Nous espérons avoir un jour des réponses. 

Changement radical de sujet avec la délibération suivante. Après les immeubles au Plane, les parcours accrobranches au Pontet. Depuis sa création, cette activité était soumise à une occupation du Domaine Public. Mais cela ne semble pas convenir au maire puisqu’il a été proposé de passer à une Délégation de Service Public. Selon le premier magistrat, c’est nettement mieux. Difficile de nous prononcer clairement mais le système en place jusqu’à présent n’a pas empêché cette activité de très bien fonctionner, de se développer et ce, depuis de nombreuses années. Mais s’il faut changer…




Voilà donc une énième DSP dans le parc de loisirs du Pontet. Comme pour les autres partenaires privés il est demandé aux candidats de proposer un projet d’investissement et de développement des activités. Des conditions sont également imposées (jours et horaires d’ouverture, paiement d’une redevance, sécurité, …). Cette activité ayant toujours été gérée par une entreprise privée, le passage en DSP est moins choquant que pour les autres activités sur lesquelles la commune perd son contrôle (domaine nordique, tennis, pédalos, …) mais cette multiplication des acteurs privés risque de largement compliquer la gestion globale de la base de loisirs du Pontet (communication, animation, pass-loisirs, …).

Cette brève séance s’est poursuivie avec l’approbation du compte administratif de l’EPIC Contamines Tourisme. L’adjoint aux finances s’est alors contenté d’énumérer une série de chiffres comptables bien peu éclairants sur la situation réelle de cette structure. Il aurait sans doute mieux valu, pour une fois, donner des explications sur les difficultés réelles que traverse l’office du tourisme. Fin juin, nous apprenions le départ du directeur arrivé en janvier. 6 mois et puis s’en va, comme son prédécesseur. Nous pensions avoir touché le fond. Et bien non !!! En juillet nous avons su qu’un nouveau directeur était arrivé en provenance de Thonon. Nous n’avons pas eu le temps de le rencontrer ni même de connaitre son nom car il est déjà reparti. Un directeur de l’office du tourisme express resté environ 15 jours !!! Que s’est-il encore passé entre la mairie et l’EPIC ? Cela pourrait être presque risible si l’avenir économique de notre station n’était pas mis en danger par cette gestion catastrophique du tourisme par le maire et son équipe.




Juste avant que la séance ne s’achève, Jean-Yves a pris la parole pour demander au maire des explications sur les étranges travaux autour du chalet d’accueil de la patinoire. Nous avons obtenu des réponses mais bien peu convaincantes, voir même abracadabrantesques. Ainsi, Jean-Yves a explicitement demandé au maire des éclaircissements sur les récents travaux de surélévation du chalet. Le maire a alors fait semblant de ne pas comprendre la question et tenté de botter en touche : « Oui cette zone est en cours d’aménagement avec notamment le pumptrack dont on se réjouit du résultat ». « Ma question porte sur le chalet … » a reprit Jean-Yves. « On relance l’activité dans cette zone … » a répondu le maire nettement décidé à éviter le sujet.




Jean-Yves a dû alors ajouter « Je vous pose une question précise : pourquoi le chalet a dû être surélevé de 50 cm et pourquoi cela n’a pas été fait dès le départ ? ». « Les travaux ont été fait en automne d’une manière assez rapide sachant qu’on reprendrait au printemps ». a répondu le maire avant d’ajouter « Sachez que le PPRN d’hiver s’appliquait et non pas le PPRN d’été. Le chalet a été mis provisoirement en remplacement des algécos. On l’a posé au dernier moment, un peu comme ça. On l’a fait avec les restes des finances de 2018 dans l’urgence, c’était mieux que rien. La suite des travaux attendait les subventions ». Puis le premier magistrat nous a expliqués avec sérieux que cela permettait finalement de faire un vide sanitaire…. Nous avons senti plutôt un vide spectaculaire dans le sérieux du premier édile et son équipe quant à la gestion de leurs dossiers. 




Que dire de ces réponses … ? Tout d’abord nous avons été très étonnés d’apprendre l’existence d’un PPRN d’hiver et d’un PPRN d’été. Il faudra nous dire à quelle date on passe de l’un à l’autre : en même temps que changement d’heure ? Pourquoi pas des PPRN de printemps et d’automne tant qu’on y est !!! Depuis quand un règlement d’urbanisme est-il lié au rythme des saisons ? Si on est en été le chalet doit être surélevé d’un mètre par rapport au sol et si on est hiver, il peut redescendre au niveau du sol. A qui le maire veut-il faire gober cela ? Il a l’art de prendre ses concitoyens pour des imbéciles !




Quant à ses autres arguments, ils ne valent pas mieux. Si le chalet n’a pas été surélevé ce serait parce que l’entreprise n’a pas eu le temps de le faire et que la commune n’avait pas assez d’argent pour payer 50 cm de plus. Il faut savoir : c’est le temps nécessaire ou le manque d’argent ? Cela voudrait-il dire que si la commune avait eu les finances pour payer ces travaux elle aurait eu le temps de les réaliser ? ou alors si elle avait commencé les travaux une semaine plus tôt, elle aurait eu de quoi payer ? Le maire devrait pourtant savoir que la multiplication des arguments a un effet contraire au but recherché….




Sérieusement, faire un sous-bassement d’un mètre de haut, cela prend-il beaucoup plus de temps qu’un sous-bassement de 50 cm ? Cela coûte-t-il nettement plus cher au point de mettre les finances de la commune dans le rouge. Ce qui coûte réellement plus cher, c’est de reprendre ces travaux 6 mois plus tard pour défaire et refaire. N’oublions pas que la facture s’est élevée de 104 000 euros. N’importe qui donnerait ces arguments pour éviter une amende ne serait pas pris au sérieux. « Je n’ai pas réparer ma voiture car je n’ai pas eu le temps », « je n’ai pas respecté le permis de construire parce que c’était trop cher ». Franchement avec de telles réponses, le maire espérait-il réellement convaincre quelqu’un ? Sans doute que l’on reparlera encore du chalet d’accueil de la patinoire …. 

Heureusement l'intervention des services de la Préfecture a permis de sécuriser ce chalet d'accueil. Et même si Etienne Jacquet réfute être à l'origine d'une majoration de 104 000 euros, la négligence est bel et bien la cause des travaux réalisés ce printemps. Et en l’absence du travail efficace de la chargée de communication pour rendre lisse les dossiers, le maire retombe dans ses travers : nos questions se heurtent à un mur d’opacité orné de réponses ubuesques et toujours avec un aplomb imperturbable.



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A noter sur votre agenda : en avril nous vous avions annoncé la création d'un groupe de personnes souhaitant ouvrir le débat en vue des prochaines élections municipales. Depuis, plusieurs réunions ont été organisées et ces personnes nous ont demandé d'annoncer la prochaine rencontre.
Le dimanche 18 Août à 19h les propriétaires de résidences secondaires, habitants non permanents et amis des Contamines sont invités à venir échanger avec cette équipe. Rendez vous à 19h à la salle du restaurant de la télécabine du Pontet. (sous le télécabine de la Gorge)

                                                          Rendez-vous le 1er septembre pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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jeudi 1 août 2019

Attention travaux !

Les conseils municipaux s’enchaînent maintenant à un rythme jamais vu. A chaque mois, son conseil municipal. Nous avons presque du mal à suivre. Avant de parler de celui du 18 juillet, nous repartons en arrière vers celui du 20 juin, nous n’avons pas passé en revue l’ensemble des délibérations votées ce jour-là.

Une fois n’est pas coutume, cette fois-ci, l'ordre du jour ne contenait pas que des signatures de conventions ou des demandes de subventions. Les temps changent… Au programme, de nombreuses décisions autour de travaux actuels ou à venir. Cela nous a permis de découvrir les chantiers lancés par l’équipe municipale.




Rarement les travaux terminés depuis des mois reviennent d’actualité avec le vote d’une nouvelle délibération. En 2017, des aménagements avaient été réalisés le long de la route départementale au niveau du cimetière (talus et trottoirs) par le Conseil Départemental avec une participation de la commune. Le coût de ces dépenses avait été estimé à 182 000 euros. Mais, en fin de compte, cette opération n’a coûté que 144 918 euros. Presque 40 000 euros d’économies pour le Département. Cela nous change des projets de la commune dont le prix augmente de 100 000 euros en quelques mois !!! Mais suite à cette baisse, une nouvelle convention doit être signée entre la commune et le Département. Et ce document doit être validé par le conseil municipal.




Comme nous l’avons régulièrement noté, convention rime avec subvention et un conseil municipal contaminard ne pourrait pas se dérouler sans le vote de quelques demandes de subventions. Une nouvelle fois, les travaux autour de la patinoire font l’objet de demandes auprès de divers organismes : DETR (Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux, Région, Département, …). Le coût total pour ces futurs travaux est maintenant estimé à 295 000 euros dont 70% de subventions espérées.

L’entretien du patrimoine est aussi propice à l’obtention d’aides de l’Etat. Mais contrairement aux précédentes municipalités qui avaient entrepris d’importants travaux de restauration, notamment pour l’église de Notre-Dame de la Gorge, l’équipe actuelle fait le minimum syndical. Les beaux discours sont nombreux, mais seulement le strict nécessaire est réalisé, sous condition, bien sûr de l’obtention de subventions. Après la fin de la rénovation de la chapelle de la Chapelle engagée bien avant 2014, 20 000 euros de travaux sont programmés pour protéger la chapelle du Baptieux de l’humidité et pour refaire les enduits des oratoires de Notre-Dame de la Gorge. C’est mieux que rien, mais ce n’est pas réellement à la hauteur des besoins.




Enfin, une troisième demande de subvention a été votée pour aider la commune afin de rechercher des fuites d’eau et la mise en place d’un réducteur de pression. (Coût de 21 000 euros dont 50% de subvention).

Mais malheureusement pour le budget communal, même quand les subventions sont accordées, un délai existe entre le paiement des factures et l’arrivée de ces sommes promises sur les comptes de la mairie. Il faut croire que les factures vont être nombreuses dans les prochains mois, puisque le maire a sollicité auprès de la Caisse d’Epargne une avance de trésorerie de 500 000 euros, histoire de pouvoir payer les diverses entreprises qui s’activent sur la commune.




La proximité des échéances électorales fait foisonner les travaux. Du jamais vu en 5 ans ! Entre le parking du ski de fond, le pumptrack, les travaux sur les routes, que d’agitation dans les Contamines !!! Tout cela sans compter les travaux autour du torrent d’Armancette qui se sont arrêtés le 5 juillet pour une pause de quelques semaines, avant de reprendre dès le 2 septembre. Arrêtés, pas totalement puisque certains ont dû s’étonner qu’après l’annonce de cette pause estivale, dès le 8 juillet, les travaux reprenaient de plus belle, quelques mètres plus bas pour l’aménagement du parking. Voilà comment on se retrouve avec un feu rouge, des marteau-piqueurs et des engins de chantier le 26 juillet dans les Contamines. Cela ne pouvait-il pas attendre le début de l’automne ? D’autant plus que le parking n’est pas utilisé cet été. Cela est maintenant une chose acquise, l’équipe municipale n’a que faire qu’on soit en pleine saison touristique ou pas, les travaux continuent comme si de rien n’était. Et les exemples sont nombreux.


Sur le chemin des Loyers, juste devant l’hôtel Gai Soleil qui accueillait ses premiers clients de l’été 2019, des travaux sur les réseaux d’eau ont été lancés à la fin du mois de juin et ont duré jusqu’au 20 juillet. Route fermée, tas de gravats, places de stationnement occupées par les engins de chantier… Quel accueil pour les touristes du début d’été ! Mais les riverains de ce chantier n’ont pas été mieux traités. Ainsi, ils ont découvert le lancement de ce chantier du jour au lendemain sans avoir été prévenus. Un matin, ils ont constaté que la route d’accès à leur domicile était fermée. Aucune information sur la durée de ces travaux. La seule solution était d’interroger les ouvriers qui creusaient la tranchée, avec à la clé, des réponses forcément peu précises. 




Il est certain que ces travaux doivent être réalisés, mais ne pouvaient-ils pas attendre une période de fermeture de l’hôtel ? Était-il si compliqué de prévenir par un mot dans la boîte aux lettres les quelques riverains concernés alors qu’au même moment des newsletters étaient généreusement distribuées dans le village ? Un site internet de la mairie existe mais étrangement on n’y trouve aucune information de ce type. Aucune annonce de travaux, de perturbations à venir. Non, seulement l’annonce de manifestations diverses et des belles photos sur les réalisations de l’équipe municipale. Sur les contraintes liées aux travaux en cours ou à venir : rien, pas un seul mot.

En attendant la chargée de communication inonde les réseaux sociaux à propos de multiples activités contaminardes… Allant même jusqu’à poster plusieurs fois les mêmes informations à propos d’agriculteurs qui font leur job : monter leurs bêtes en alpage. Cela n’incombe pas à la municipalité, non, mais ça comble le vide de la réalité du terrain et des animations proposées. Les Contamines Actus filtrent les commentaires des personnes qui ne vont pas dans le sens imposé par le discours municipal. Pour ceux qui ne connaissent pas les Contamines Actus, c’est une page Facebook de la mairie qui raconte ce que fait le maire des Contamines et ce qui pourrait lui redonner une meilleure image…. Ça coûte cher aux contribuables !!! Cette page municipale a copié la forme d’une autre page Facebook, celle de nos voisins saint gervolains ! A la différence près que Saint-Gervais Actus est une page créée par des bénévoles qui relatent tout ce qui se passe sur la commune. Contrairement à celle des Contamines Actus !






Ceux qui espèrent savoir si des travaux sont programmés dans leur hameau prochainement vont donc devoir chercher les informations ailleurs que sur les sources officielles de la mairie. Parfois, certains sont plus chanceux : les habitants du chemin de la Chapelle ont vu apparaître sur la porte de leur abri propreté un arrêté municipal annonçant que des travaux allaient être réalisés entre le 15 juillet et le 16 août le long de la route avec la mise en place d’une circulation alternée. Entre le 15 juillet et le 16 août, c’est vraiment le moment de faire cela !!! Nous sommes le 1er aout, les travaux n’ont toujours pas commencé. Débuteront-ils le 2, le 10, le 20 août ou carrément en septembre? Mystère. A part cet arrêté municipal, aucune autre information n’a été bien sûr donnée aux riverains (durée des travaux, coupures d’électricité possibles, …). En fait c’est soit travaux et pas d’info, ou soit des infos et pas de travaux !





A la fin du conseil municipal du 20 juin, la réalisation de nombreux chantiers a été annoncée. Certains vont avoir des répercussions sur l’accès des hameaux, sur la circulation des voitures et des piétons. Comme la mairie ne fait pas son travail, il ne nous reste plus qu’à le faire à sa place !!!

La liste comprend :
  • Les travaux liés au trop fort taux d’arsenic dans l’eau. Une tranchée va être creusée à travers la piste des Loyers, le long des nouvelles digues puis le long de la départementale pour rejoindre le réservoir des Grassenières au-dessus du tremplin du Pontet.
  • Réparation du réseau d’eau au Baptieux
  • Réparation de la route et aménagement de stationnement au Baptieux
  • Réparation de la route et mise en œuvre d’un nouvel enrobé à la Berfière.


Aucune date n’ayant été précisée, ces travaux peuvent aussi bien démarrer ce début août que le 10 décembre, dans la précipitation. Bon courage aux habitants de ces hameaux !!! Tous ces travaux auraient du être effectués durant le mandat…. Tranquillement. En prenant soin des personnes, des riverains, avec la réflexion nécessaire à de tels chantiers. Personne n’est dupe de la précipitation actuelle qui force l’équipe municipale à tenter de palier à son incapacité à faire face à ses responsabilités durant ces 5 années et demi…. 


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lundi 15 juillet 2019

Pour 50 cm de plus

Dans nos articles du début de l’année, nous avons évoqué à plusieurs reprises la construction du bâtiment d’accueil de la patinoire. Les délibérations votées successivement montraient que ce dossier avait été géré avec peu de rigueur. Mais les éléments qui apparaissent aujourd’hui nous démontrent que nous étions bien loin du compte.



Comme bien souvent, un petit retour en arrière est nécessaire pour bien comprendre. Lors du conseil municipal du 18 décembre, nous avions été choqués par la façon dont l’équipe municipale avait lancé les travaux de ce bâtiment. En effet, ce jour-là, nous étions appelés à délibérer pour autoriser le maire à déposer le permis de construire du chalet d’accueil. Or, ce vote avait été largement anticipé : le permis avait été déposé le 9 septembre, accordé le 26 novembre et au moment de cette délibération, le bâtiment était quasiment terminé. Une façon bien particulière de procéder. Mais nous étions loin d’avoir tout vu.

Deux mois plus, lors du conseil municipal du 9 mars, parmi les délibérations du jour, nous avions été très surpris de voir apparaître une demande de subvention pour les travaux autour de la patinoire. La surprise venait du fait qu’en décembre nous avions déjà voté une demande de subvention pour ce même projet. Mais entre-temps, l’estimation du coût des travaux était passé de 150 000 à 254 000 euros. Nous avions interrogé les élus de la majorité sur l’origine de cette différence de 104 000 euros. « Le coût est un petit peu plus important » avait expliqué l’adjoint aux Finances. Le directeur des Services techniques avait ajouté « Nous avons eu une estimation plus précise ». Ses réponses nous avaient semblé peu convaincantes, mais faute de mieux, nous avions fait avec …

Quelques mois plus tard, il semble que nous ayons enfin trouvé l’explication à cette hausse spectaculaire du prix de la construction de ce bâtiment. Si l'on se réfère au Plan de Prévention des Risques Naturels, il apparaît que la patinoire est située dans une zone à risques. A cet endroit, les services de l’Etat ont identifié divers dangers pour les personnes et les biens : risques d’inondation à cause de la proximité du Bonnant et du torrent d’Armancette et risques d’avalanche (l’avalanche de la Combaz est descendue jusqu’à cet endroit dans le passé). A cause de ces risques, la construction de bâtiments dans cette zone est soumise à un règlement très strict.




Le terrain sur lequel a été construit le chalet d’accueil de la patinoire doit suivre les préconisations des règlements J et B, cette parcelle se trouvant dans la zone 590JB. A cet endroit, il est autorisé de construire mais en respectant quelques contraintes. Ainsi, un mur en dur doit être réalisé côté sud afin de préserver les usagers d’une éventuelle lave torrentielle. Côté ouest aucune ouverture n’est admise, puisque l’avalanche de la Combaz peut descendre à cet endroit. Il est également spécifié que « aucune pièce destinée à une occupation (pièce d’habitation, bureau, atelier, commerce, …) ne sera réalisée au-dessous de la cote TN+1. ». En d’autres mots, cela veut dire que tout bâtiment devra être surélevé d’1 m au-dessus du niveau du sol. Or, un « léger problème » apparaît : le bâtiment construit cet automne a été surélevé mais à peine de 50 cm. Il manque 50 cm, ces 50 cm qui changent tout. 




La Direction Départementale des Territoires de Haute-Savoie a dû se saisir du dossier après avoir constaté que la mairie des Contamines avait construit un bâtiment recevant du public sans suivre la réglementation en vigueur, cette réglementation du PPRN pourtant instruite par les services de la mairie sous la responsabilité du maire actuel ! Tout de même !!! Conséquence de cette réaction de la DDT : des travaux d’envergure ont été relancés récemment sur le chalet pour être mis en conformité avec la loi. Finalement le premier magistrat n’a pas pu négocier avec les services de l’Etat : la roue tourne…

Comment passer d’une surélévation de 50 cm à une surélévation d’1 mètre pour un bâtiment terminé ? Pour le savoir il suffit d’aller faire un tour vers la patinoire. Pour obtenir les 50 cm manquants, il a fallu soulever le chalet pour permettre de rehausser les murs de soubassement, entreprendre toutes les opérations nécessaires… Maintenant Il faut revoir tous les branchements électriques, les arrivées et évacuations d’eau, … Cette opération doit être complexe et demander l’emploi de techniques particulières. Et tout cela doit avoir un coût important non prévu au départ : 104 000 euros peut-être. ?


Avant


Après


Sous le chalet d'accueil


Il semble donc que les services de la DDT soient venus rappeler à Etienne Jacquet que la réglementation sur la construction doit être suivie aussi bien par les particuliers que par les communes. Et n’ayant pas d’autres solutions que d’obéir, le premier magistrat a dû se résoudre à entreprendre ces travaux non prévus. On a bien vu que tout a été fait pour que cela soit le plus discret possible. En pleine construction du pumptrack, qui va s’intéresser à ce qui se passe autour du chalet d’accueil ? Et pour tenter de noyer le poisson, la poursuite de la construction des bâtiments à côté de la patinoire (garage, salle des associations, …) a été annoncée. Mais tout le monde n’est pas tombé dans le panneau !!!

Une question se pose maintenant ? Quelle est la raison de ce non-respect de la réglementation ? Cela est-il dû à une erreur grossière ou la conséquence d’une décision prise sciemment ?

Le PPRN a été revu récemment et suivi par l’équipe municipale. A plusieurs reprises, le maire s’est vanté d’avoir pu négocier avec les services de l’Etat pour faire évoluer tel ou tel règlement, modifier telle ou telle zone. On peut penser qu’avant de lancer le projet d’aménagement du secteur de la patinoire, toutes les règles qui s’imposent sur ces parcelles ont été lues et relues. Par ailleurs, Il semble difficile de passer à côté de la contrainte du mètre de surélévation obligatoire. Un mètre au dessus du sol, ce n’est pas rien !!! Certes, la zone voisine est soumise au règlement I qui impose que le bâtiment soit 50 cm au-dessus du niveau du sol. Mais cela concerne la parcelle voisine… Professionnel du bâtiment, Etienne Jacquet doit savoir lire un plan et un règlement d’urbanisme. Et il ne faut pas oublier qu’une des adjointes, membre de la commission d’urbanisme, est architecte. De plus, le permis de construire a été validé par une autre architecte… A-t-elle seulement regardé les zonages ? Comment entre les regards acérés du maire, de l’adjointe, du DST, de la DGS, de l’architecte cette « erreur » a pu avoir lieu ? Qui est responsable de l’argent encore une fois gaspillé par un flagrant manque de sérieux ? de professionnalisme ? Ou un manque intérêt tout simplement ?








De plus, depuis 2014, le maire nous a tellement expliqué que les équipes municipales précédentes étaient si incompétentes, n’avaient pas mis en place les réglementations nécessaires. Selon lui, il est le seul à savoir gérer correctement une commune, sachant tout ce qu’il faut faire et ne pas faire, connaissant tout sur tout, mieux que tout le monde. Dans ces conditions, on ne peut pas croire qu’il puisse avoir commis une erreur de débutant, confondre un I avec un J !!! 





Mais alors, pourquoi manque-t-il 50 cm sous le chalet d’accueil ? Si ce n’est pas une preuve flagrante d’incompétence, qu’est-ce que cela peut être ? Nous vous laissons vous faire votre opinion. Mais en tous cas, la facture va devoir être payée par les contribuables pour tout remettre dans les normes. Nous ne savons pas si cela correspond totalement à la hausse de 104 000 euros apparue entre décembre et mars, mais le coût doit être important. Voilà une belle utilisation de l’argent public. Et sans aucune vergogne, l’équipe municipale, face à cette dépense supplémentaire, n’a pas hésité à solliciter une subvention supplémentaire à la Région et au Département. Pourquoi se gêner ? Depuis quand les subventions sont-elles là pour réparer les erreurs ? On n’oublie pas non plus que les subventions restent tout de même l’argent de chacun d’entre nous : ce sont nos impôts qui font les subventions.

Enfin, cette surélévation va avoir des conséquences indirectes. Par exemple, une rampe d’accès pour les handicapés est prévue sur le côté du chalet. Mais une rampe pour monter 1 mètre, c’est différent de 50 cm. Il faut respecter une certaine pente. Il va falloir tout repenser. Et on peut aussi imaginer que le rangement de la surfaceuse dans le garage sera beaucoup plus compliqué.





Ces 50 cm, vraiment, changent tout… C’est largement plus contraignant, mais c’est la règle. Peut être que cette zone ne sera jamais inondée, peut-être qu'aucune avalanche n’arrivera plus à la patinoire. Mais le PPRN a été validé et doit être appliqué sur toutes les parcelles des Contamines, par tous les particuliers et en tout premier par la Commune. Dans ce dossier, celle-ci a tout fait de travers : un permis déposé 3 mois avant le vote de la délibération qui l’autorise, un non-respect de la réglementation. Bravo, vraiment Bravo !!! En décembre le maire avait répondu qu’il n’avait pas de leçon à recevoir sur la dépose de permis. Il vient de démontrer le contraire.

A noter : conseil municipal ce jeudi 18 juillet à 20h



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Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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lundi 1 juillet 2019

La valse des directeurs

Un nouveau conseil municipal s’est déroulé le 20 juin. Depuis le mois de mars, une séance est organisée chaque mois. Nous qui nous plaignions de la raréfaction des conseils municipaux, nous voilà servis. Mais vu l’inconstance du maire de la commune il est impossible de prédire si la prochaine réunion aura lieu en juillet ou en septembre.

Si cette réunion n’a pas été marquée par des délibérations d’un grand intérêt, elle nous a permis d’avoir la confirmation d’une nouvelle qui parcourait le village depuis quelques jours. À la suite de notre question, le maire a confirmé le départ du directeur de l’Office de tourisme. Julien Mure était arrivé en janvier, et 6 mois plus tard, il quitte déjà son poste. Faut-il réellement s’en étonner ? Son prédécesseur n’était resté lui aussi que 6 mois. La surprise aurait presque été que Julien Mure puisse enchaîner 2 saisons touristiques.




Le maire, bien sûr, n’a donné aucune explication à ce départ précipité. Expert de la langue de bois, il a su utiliser les formules toutes faites qui sont citées en de telles circonstances « Nous regrettons vivement son départ », « Il nous quitte pour des raisons personnelles » ?... Bien sûr, nous ne connaîtrons jamais les vraies causes de ce départ. Nous n’avons pas eu le temps de juger les qualités professionnelles de Julien Mure. Originaire de Saint-Gervais, il avait l’avantage de bien connaitre notre territoire et tous les atouts de notre station, autant en hiver qu’en été.

Ce départ vient s’ajouter à l’histoire si mouvementée de l’office de Tourisme des Contamines depuis 2014. A ce moment-là, Michel Buisson occupait le poste depuis qu’il avait été recruté par les socio professionnels membres de l’association qui gérait alors le tourisme contaminard. Mais sans juger de la qualité de son travail, sans se préoccuper de tout ce qu’il avait apporté à la station depuis son arrivée, le maire et son équipe ont tout mis en œuvre pour qu’il quitte son poste : il n’avait qu’un seul défaut, il avait travaillé avec les élus en place avant 2014, et lors de la campagne électorale d’Etienne Jacquet l’avait placé comme bouc émissaire. A l’automne 2015, Michel Buisson est parti vers une autre vallée, et en décembre 2015, il a été remplacé par Christophe Gernigon en provenance de Méribel, choisi et imposé par le maire. Celui-ci expliquait avoir tout compris au tourisme en un seul entretien avec le nouveau directeur, alors c’était la fête ! Par la suite, tout semblait aller pour le mieux, L’EPIC dépensait sans compter, des grands projets était annoncés, un avenir radieux était promis pour les Contamines,.... jusqu’au 20 juin 2017. Ce jour-là, en plein conseil municipal, le maire annonçait « On a un problème avec l’EPIC ». Quelques jours plus tard nous apprenions la mise à pied du directeur. Une punition dont on ignore le motif réel mais qui s’est étalée sur la durée exceptionnelle de 10 mois.




En mai 2018, Pascal Favier reprenait la place. A nouveau, de grandes choses pour le tourisme aux Contamines étaient annoncées par le maire. Nouveau positionnement « La nature et l’environnement », un nouveau slogan « Une réserve naturelle d’émotion ». Et patatras, en octobre, à peine installé, ayant eu juste le temps de prendre connaissance des dossiers, Pascal Favier était remercié ou préférait partir travailler ailleurs. Nous ne savons pas quelle était la raison précise de ce départ. « …. Pour des raisons personnelles », bien sûr!!! . On peut entendre sans trop se tromper que ces directeurs ont effectué leur période d’essai de 6 mois et qu’ils ne souhaitaient en aucun cas poursuivre plus avant leur expérience contaminarde.




Julien Mure est donc resté lui aussi 6 mois à la direction de l’Office de Tourisme. Maintenant, sans doute, Annick Roger va reprendre l’intérim comme elle l’a fait dans le passé entre un départ et une arrivée. Finalement, si on ajoute toutes les durées de ses remplacements, c’est elle qui sera restée en place le plus longtemps. 

Cette valse des directeurs de l’office de tourisme, démontre un réel problème du fonctionnement de l’EPIC. Cette structure mise en place en 2015 est pilotée directement par Etienne Jacquet qui en est le président. Il détient tous les pouvoirs, puisque parmi les 12 membres du comité de direction, 7 sont des élus de son équipe municipale. Il reste donc 5 places pour les représentants des socio professionnels de la station. Et comme si cela ne suffisait pas, la vice-présidence de l’EPIC est depuis l’an dernier, occupée par Thierry Mirabaud, adjoint au maire. Pourtant les statuts initiaux de cette structure prévoyaient, « pour un souci de représentativité », que ce poste soit occupé par un des 5 représentants des socio professionnels. Ces statuts ont dû être modifiés pour laisser la place…




Quelles sont alors les raisons de ces nombreux changements ? Pourquoi tout est si compliqué à l’EPIC ? Il ne faut pas oublier non plus que dans les équipes, les changements sont aussi nombreux (animateurs, personnel d’accueil, communication, …). Mais la principale question est comment produire un travail de qualité dans ces conditions ? Dans le secteur du tourisme, il faut du temps pour installer des changements, travailler avec les acteurs locaux, communiquer sur l’image de la station, créer des événements, monter une équipe qui connait bien son cadre de travail ... Tous cela est impossible avec un tel turnover. 

Nous sommes dépités face à ce départ de Julien Mure. Alors qu’un travail important est nécessaire pour redonner ses lettres de noblesses aux Contamines, pour lui faire retrouver sa place parmi les stations qui comptent, nous voilà repartis pour une période de gestion des affaires courantes. Peut-être verrons-nous l’arrivée d’un nouveau directeur qui s’installera et découvrira son travail au sein de l’EPIC sous la houlette de cette équipe municipale qui lui imposera ses choix. Probablement, lui aussi quittera son poste rapidement…

Lors de ce conseil municipal, 2 délibérations ont été votées au sujet de l’EPIC. Chacune vient détériorer la situation déjà si compliquée de l’office de tourisme. 

La personne responsable de la cellule de communication de l’office de tourisme quitte son poste. Dans une situation normale, compte tenu de l’importance de la communication dans le milieu du tourisme surtout quand la structure doit fonctionner sans directeur, un remplacement poste pour poste aurait été logique. Et bien non. Ce rôle va revenir à la chargée de communication de la mairie qui va partager son temps entre la communication de la mairie et celle de l’office de tourisme. (40% pour la commune, 60% pour l’EPIC). Comment assurer une action efficace dans ces conditions ? 




Nous avons demandé si cela est temporaire en attendant un recrutement à l’EPIC. Notre question semble avoir étonné le maire qui a confirmé que cette configuration était définitive. Pour lui il n’y a aucun problème que la communication d’une station touristique soit assurée à 60% d’un temps de travail. Que la mairie d’une commune de 1200 habitants doive s’assurer les services d’une chargée de communication ne le perturbe pas davantage. On se doutait bien que dans une petite commune une chargée de communication ne devait pas remplir un temps plein en travail de communication : un cabinet du maire est tout à fait déplacé dans ce cas de figure…. Décidément, nous ne verrons jamais les choses de la même manière. 

Nous voilà donc face à un mélange des genres bien curieux. Une employée de la mairie, qui reçoit ses directives du premier magistrat, est donc chargée de la communication de l’office de tourisme. Au moins comme cela, les choses sont claires, le maire pourra utiliser l’office de tourisme pour mettre en valeur son action et étendre sa propagande. 




Et cela a déjà commencé. Dès qu’on arrive sur le site internet de l’office de tourisme, l’information principale qu’on apprend est que la piste ski-roue est inaugurée ce samedi 29 juin. Pour les personnes qui cherchent une destination pour leurs vacances d’été ou qui veulent en savoir plus sur les Contamines, est-ce vraiment l’information principale à leur donner ? Ne devrait-on pas plutôt annoncer en premier que la saison d’été est lancée, que les activités sont ouvertes, que la station est prête à accueillir les visiteurs ou que les Contamines et ses sommets sont un havre de fraîcheur en ces temps de chaleurs suffocantes sur toute la France ? Peut-on croire que l’inauguration de la piste-roue avec la présence de nombreux officiels locaux va être un élément déclencheur pour réserver un séjour aux Contamines ? Le rôle de l’office du tourisme est de vendre cette nouvelle activité, et d’informer sur son fonctionnement (horaires, tarifs, prestations…), pas de communiquer sur un événement officiel.





La seconde délibération au sujet de l’EPIC est presque risible. La convention entre la commune et l’EPIC va être modifiée pour spécifier que dorénavant l’EPIC sera en charge du lac de pêche du Pontet et de location de vélos électriques. L’office de Tourisme n’a plus de directeur, il avance comme un bateau à la dérive, et maintenant il va devoir gérer les concours de pêches et par conséquent l’approvisionnement en truites. Quant aux vélos électriques, nous avons tâché d’en savoir plus. La réponse du maire a été incompréhensible. « Ce ne sera pas de la location de vélos », « c’est pour le personnel de la commune mais aussi pour les touristes », … Après qu’il nous ait expliqué qu’il y aura une convention avec l’UCPA, nous avons demandé si ces 10 vélos seront à la disposition des personnes en vacances à l’UCPA, il nous a répondu, « Non il y a aura des bornes sur la place et les personnes pourront se servir ». « Qui va se charger de l’entretien ? » avons-nous cherché à savoir. « C’est l’entreprise qui installe ces bornes ». Comprenne qui pourra. En tous cas, dans toutes les informations données sur l’office de tourisme (site internet, brochure, …) ces vélos ne sont mentionnés nulle part.




Franchement, dans la grave situation qu’il traverse, l’office de tourisme n’a-t-il rien de mieux à faire que de s’occuper de poissons et de vélos ? Finalement, on comprend pourquoi Julien Mure a préféré partir travailler ailleurs….


Rendez-vous le 15 juillet pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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