lundi 15 janvier 2018

Centre : le miroir aux alouettes

Le 14 décembre 2017, le permis de construire du projet immobilier dans le centre a été accordé par la commune. Cette date vient s’ajouter à toutes les précédentes qui ont marqué ce dossier rocambolesque. 




Rappel :
  • Courant 2015 : un appel à projet est lancé par la municipalité pour trouver des opérateurs  prêts à investir pour créer un ensemble immobilier au cœur de notre village
  • Fin 2015 : 3 candidats sont retenus
  • Avril 2016 : présentation orale des 3 projets
  • 1er juin 2016 : Quanim Escrim annonce sur internet avoir remporté l’appel à projet
  • 7 juin 2016 : le jury se réunit pour choisir le lauréat
  • 21 juin 2016 : le conseil entérine la décision. L’appel à projet est remporté, quelle surprise, par … Quanim Escrim
  • 1er décembre 2016 : Quanim Escrim dépose un permis de construire
  • 7 décembre 2016 : début de l’enquête publique pour la modification du POS dans le centre
  • Mars 2017 : le commissaire enquêteur émet un avis défavorable à cette modification
  • Avril 2017 : Quanim Escrim retire son permis de construire
  • Juin 2017 : réunion publique de présentation du projet immobilier
  • 21 juillet 2017 : Quanim Escrim dépose un nouveau permis de construire
  • 9 novembre 2017 : le nouveau PLU est adopté, création de la zone UH1
  • 14 décembre 2017 : permis accordé.


Fin décembre, nous nous sommes rendus en mairie pour consulter le dossier complet rassemblant toutes les pièces de ce projet. Enfin nous pouvions savoir à quoi allait ressembler ce projet immobilier. Et nous n’avons pas été déçus !!! Malheureusement. Le plan où sont représentées les 2 façades principale résume bien le projet : un bloc massif dont le but est de remplir au maximum la surface disponible. Pas un seul espace de respiration, ni pour les yeux, ni pour la nature : du bétonnage jusqu’aux limites !


La façade coté place et la façade côté parking


Notre premier point à examiner était la hauteur prévue des immeubles. La zone UH1 autorise de s’élever à 21 mètres. Et bien, les immeubles monteront effectivement jusqu’à 21 mètres, du côté du parking. Il ne faut pas perdre le moindre centimètre. Du côté de la place, les plans indiquent 16 m 44. Pourtant dans le hors-série distribué à grand frais par la mairie cet été, il était indiqué « Un choix de limitation des hauteurs côté place à 15m 66 au plus haut point ». L’immeuble a grandi de 80 cm en 6 mois !!! Décidément on ne peut pas faire confiance aux écrits de cette équipe municipale.


Extrait Hors série Centre


Dans les plans.

Et ce n’est pas le seul changement important : il était noté dans le document paru cet été « 4 commerces représentant une surface commerciale de 470 m² ». Et non, c’est totalement faux. Sur les plans on trouve la surface précise de chaque commerce. La somme ne fait pas 470 mais seulement 355m². 115m² de différence, ce n’est pas rien. Il faut dire que l’un des 4 locaux ne mesure que 16m². Et oui 4m sur 4m. Quelle activité commerciale peut se contenter de 16 m² ?






Un hôtel de 30 chambres était annoncé. On a vérifié : les 30 chambres sont là. Elles font à peu près 24 m² chacune et se répartissent entre le niveau -1 (avec vue magnifique sur le parking) et le 3ème étage. Certaines chambres auront les bureaux de l’ESF comme vis-à-vis très proche ou le muret de soutien de la place (sous le sapin)…. Jolie vue… Nous avons été très étonnés de découvrir 5 chambres au rez-de-chaussée, en face de l’entrée. Cet hôtel ne comprend pas de restaurant (il ne faut sans doute pas concurrencer ceux qui existent…) ni même la moindre salle de réception, ni salon pour la clientèle. Où seront servis les petits déjeuners ? A la Bérangère ? Il y a bien une salle dans la résidence de tourisme juste à côté mais l’accès ressemble à un labyrinthe. De même, l’accès à la piscine et au centre de soin semble très compliqué depuis les chambres d’hôtel. Verrons-nous des personnes en peignoir sur la place du village ?


Jeu du labyrinthe : comment passer des chambres au salon ?

Tout cela est étonnant si l'on considère que le projet prévoit la réalisation d'un hôtel classé 4 étoiles. La clientèle habituée à ce standing risque d’être perturbée.  Cet établissement sera-t-il réellement classé dans cette catégorie ? On peut se poser la question. Nous avons parcourus les documents du dossier, nous n’avons trouvé aucune mention des 4 étoiles à part sur le croquis de la façade de l’hôtel. En revanche, sur l’attestation de contrôle technique / « prise en compte au stade de la conception des règles parasismiques », il est noté « Résidence de tourisme avec hôtel 3 étoiles et commerces ».  Cela n’est pas très clair…

Passons à la résidence de tourisme. On trouve les 72 appartements annoncés. Ils se décomposent en 2 T1, 4 T2, 62 T3, 2 T4 et 2 T5 qui s’étalent entre le niveau -1 et le 4ème étage. Tous disposent d’un balcon avec une vue sur la montagne ou … directement sur les autres appartements. Ce projet immobilier, basé sur la volonté de privilégier  la quantité et non la qualité, se distingue par un nombre important d’appartements en vis-à-vis. La palme revient aux appartements situés au Nord Est du bâtiment B. D’un côté, les occupants auront une vue sur l’appartement du bâtiment A situé à 6,5 mètres du leur et de l’autre, l’appartement du bâtiment C à 7m. Cette proximité aura au moins l’avantage de créer des liens ! Et c'est identique sur les 4 étages. Et pour  améliorer le confort, ces personnes pourront profiter de la vue sur les voitures qui défileront pour se rendre juste en dessous, au parking. Sans oublier de l’autre côté, les piétons se dirigeant vers le chemin du Cruey.  




De plus, depuis ces appartements, il faudra se passer de la vue sur les montagnes. Quant à l’ensoleillement, il sera inexistant. Le dossier contient une représentation des immeubles vue depuis l’église. Le bâtiment B semble complètement caché du soleil.  Les Contamines, grise mine pour ceux qui seront logés là !!! Il ne faut pas oublier que ces 72 appartements doivent être vendus à des particuliers qui mettront leur bien en location pendant 20 ans puis pourront le récupérer. On peut aisément penser que ces appartements en vis-à-vis auront du mal à trouver des acquéreurs.


On voit à peine le bâtiment B derrière le bâtiment C. Que verrons les occupants de ces appartements ?

Fin décembre, des affiches sont apparues sur les vitrines de certains commerces pour soutenir ce projet. Le « Nous, commerçants et socio professionnels des Contamines-Montjoie » semble bien présomptueux. Que représente ce « nous » ? Pas grand monde si on se fie aux 4 ou 5 affiches placardées ici et là.  Ce document présente ce projet d’une manière bien particulière. Le but est clairement de manipuler l’information.

Du côté des illustrations, la représentation du projet immobilier est presque risible. Ainsi l’hôtel avec ces 4 niveaux semble à peine plus haut que la mairie. 2 étages de l’hôtel mesurent autant qu’un étage de la mairie. Nous ne connaissons pas la hauteur exacte de l’hôtel de ville, mais avec son rez-de-chaussée et les 2 étages, elle doit atteindre environ 10 ou 11 mètres. L’hôtel mesurera environ 15 mètres.  Le message est clair : les gens doivent absolument  croire que l’immeuble ne sera pas très haut et ne cachera pas le Mont Joly. Mais pour ressortir comme le montre le dessin, il faudrait que celui-ci gagne 1 000 mètres d’altitude et soit presqu’aussi haut que les Dômes de Miage. 




Le texte est du même acabit. Tout est enjolivé pour faire rêver des personnes crédules. Près de 500 lits chauds ouverts à l’année sont annoncés. 458 lits pour être précis et à l’année, sans doute pas. La convention signée entre la commune et le promoteur précise que l’hôtel et la résidence seront ouverts au public au minimum aux mêmes dates que celles du domaine skiable en hiver et du 15 juin au 15 septembre en été. Cela fait 210 jours par an. Rien ne garantit que ces établissements soient ouverts plus longtemps dans l’année.

En dessous, il est indiqué que cela représente 90 000 nuitées par an. D’où sort ce chiffre ? Nous avons fait un petit calcul. 90 000 nuitées sur 210 jours, cela donne 428 personnes par jour. Pour atteindre ces 90 000 nuitées, il faudra donc que chaque jour de décembre à avril et du 15 juin au 15 septembre, les 2 établissements soient quasiment complets. Et quand on dit complet, c’est vraiment complet : 10 personnes dans les T5, 8 dans les T4 et 6 dans les T3. Cela veut dire tous les couchages occupés (chambres + salon). Nous ne savons pas quelle est l’occupation moyenne des résidences de tourisme, mais ce chiffre de 90 000 semble pour le moins difficile à atteindre. Il s’agit du nombre lié à la capacité maximum. Quelle sera la réalité ? Du coup, les 10 millions de retombées économiques avancés pour la station semblent bien hasardeux et hypothétiques. On peut toujours espérer de tels résultats mais ces chiffres nous en rappellent d’autres : ceux qui avaient été annoncés lors de la création de l’EPIC par exemple avec une centrale de réservation qui devait voir son chiffre d’affaire augmenter de 30% en 2 ans….





Mais ceux qui ont pondu ces chiffres auraient dû être plus attentifs : ils mettent en lumière un problème majeur de ce projet immobilier : les places de parking. Il est écrit « 119 stationnements couverts et toutes les places de parkings conservées » (les fameuses 72). Si l’hôtel et la résidence sont remplis au maximum pour atteindre les 90 000 nuitées, cela va être une véritable galère dans le centre. Les 8 personnes des T4 ou les 10 personnes des T5 ne rentrent pas dans une voiture. Combien de véhicules seront-ils nécessaires pour les 6 personnes des 62 T3 ? Si l'on ajoute les 30 voitures correspondant aux 30 chambres de l’hôtel, on voit que les 119 places ne suffiront pas pour garer toutes les voitures. Et où iront celles qui ne trouveront pas de place dans le parking couvert ? Logiquement sur les places publiques. 

Si l'on ajoute les véhicules liés aux 20 emplois créés, comme promis sur ces affiches, combien de places restera –t-il réellement pour tous ceux qui souhaiteront stationner dans le centre ? Cela ressemble plus à une promesse de casse-tête qu’à une résolution de problème. Même si les nuitées n’atteignent pas les sommets promis par ces affiches, les places de parking couverts ne répondront pas la demande des occupants de l’hôtel et de la résidence… 




Il résulte de tout cela que le nombre de places de parking est totalement insuffisant pour la capacité de l’hôtel et de la résidence de tourisme et le village sera confronté à un problème de saturation de voiture dans le centre encore plus important et indirectement d'une mise en danger des piétons. Si on nous assure au contraire que le nombre de places de parking répondra aux besoins, cela veut dire que ces établissements seront rarement remplis. Du coup, les retombées pour la station doivent être largement revues à la baisse. C’est le serpent qui se mord la queue…

Pour terminer, on peut s’interroger sur le sérieux de la phrase « une place du centre rénovée accueillante et moderne ». Il faut vraiment être mal informé pour écrire cela. Ce projet immobilier est tout sauf un aménagement du centre. La place en est le symbole. Si on enlève la partie réservée au stationnement des voitures comme on le voit sur le dessin du projet et  l’espace qui sera réservé aux d’entrée et sorties des commerces, de la résidence et de l’hôtel, que restera –t-il ? En tous cas, pas une place rénovée, accueillante et moderne. Au mieux, un passage autour de la fontaine. La place du village n’entre pas dans ce projet immobilier du centre : à aucun moment il n’est question d’investissement pour une nouvelle configuration de celle-ci. 




Pour en savoir plus sur ce projet qui risque malheureusement de changer l’aspect de notre village et pour ne pas se laisser manipuler, il suffit d’aller consulter le dossier en mairie. Ce n’est pas compliqué, tout le monde peut le demander à l’accueil. Les constructions devront correspondre en tout point à ce permis. La réalité est bien différente des croquis trompeurs et des chiffres abracadabrantesques qui ressemblent plus à des brèves de comptoirs qu’au dossier du permis accordé en mairie.



Rendez-vous le  31 janvier pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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Le compteur des visites est, ce lundi 15 Janvier, à 199 897

lundi 1 janvier 2018

Adieu 2017, bonjour 2018

Avant de rentrer totalement dans la nouvelle année, nous jetons un dernier coup d’œil sur 2017, une année encore riche en rebondissements et en surprises du côté de la mairie des Contamines.

Janvier
  • Le Directeur Général des Services a été très gâté par le Père Noël : grand appartement de fonction occupé gratuitement et attribution d’un beau véhicule de fonction utilisable 365 jours par an avec essence et assurance payées par la commune.

  • Pic de pollution dans la vallée de l’Arve : silence étrange du maire des Contamines qui est aussi président de la commission « santé et environnement » de la Communauté de Commune. Ayant  rencontré depuis, Ségolène Royal et Nicolas Hulot, il veut faire croire qu’il est devenu un grand défenseur de la planète.
  • Nouveau cafouillage autour de la taxe de séjour : celle-ci repasse au paiement au réel à partir du 1er janvier 2017. Mais l’EPIC se mélange les pinceaux et réclame aux propriétaires la taxe pour les dernières semaines de décembre. Mais décembre 2016, c’est avant le 1er janvier 2017 : la taxe au réel ne peut pas s’appliquer !!!


Février 
  • Vote des tarifs publics pour 2017. Nous notons que certains sont absents de la liste (espace animation, cabinet médical, certaines terrasses de restaurants…). Après nous avoir affirmé le contraire, l’équipe municipale admet qu’il manque des tarifs et que ceux-ci seront votés lors d’un prochain conseil. Un an après, on attend toujours. 
  • La boucherie est fermée pendant l’hiver 2017. Et elle n’a jamais été ouverte depuis. Quelle en est la raison ? Mystère. Pourtant rien n’empêchait ce service de proximité de proposer des produits à la clientèle. Les vitrines de ce bâtiment communal servent à exposer des tableaux. Un énorme gâchis…


Mars
  • La réorganisation pour ne pas dire « désorganisation » des Services Techniques continue. Une annonce parait pour recruter un adjoint au Directeur des Services Techniques.  Mais finalement aucun nouvel agent n’a été recruté.  Après une incompréhensible mise au placard de plusieurs mois, Yann Roch-Dupland responsable du centre technique quittera son emploi ce 6 janvier 2018. Toute l’organisation des équipes a été revue : création d’un travail en équipes réparties sur l’ensemble de la semaine, séparation du personnel en pôles et suppression du paiement des heures supplémentaires qui doivent être récupérées immédiatement.

  • Enfin un conseil après 3 mois sans réunion. Arrivée d’Alain Dugit comme nouveau conseiller municipal de la majorité.
  • En lisant le compte-rendu du précédent conseil municipal, nous découvrons que des modifications ont été effectuées dans le texte des délibérations votées  fin décembre.  


Avril 
  • Avis défavorable du commissaire enquêteur pour la modification du POS du centre du village après l’enquête publique de fin d’année 2016.


  • Retrait du permis de construire pour le projet immobilier du centre.
  • Vote du budget 2017
  • Présentation finale du futur PLU. 20 hectares de terrains constructibles doivent disparaître. La phase de concertation est zappée : une semaine après la présentation publique, le projet est validé par le conseil municipal. 


Mai  / juin
  • Vote d’une convention entre la commune et la SECMH, une convention revue et modifiée pendant l’été et finalement « re-votée » en novembre.
  • Malgré une avant-saison sous un temps magnifique, l’EPIC Contamines Tourisme semble endormi : réduction des horaires d’ouverture, aucune animation, site internet en sommeil, restaurant du parc de loisirs fermé,…. Le calme avant la tempête….


Juillet 
  • Conseil municipal du 6 juillet. Le maire annonce « On a un problème à l’EPIC ». Et oui, un très gros problème de 400 000 euros. Une erreur de TVA serait à l’origine de ce trou dans les finances. L’équipe municipale met directement en cause les services du Trésor Public.

  • Quelques jours plus tard, nous apprenons sur Radio Mont-Blanc que Christophe Gernigon, directeur de l’EPIC a été suspendu de ses fonctions.
  • Alors que la saison estivale a débuté, des travaux à l’entrée du village sont réalisés.
  • Lancement de l’enquête publique sur le futur PLU.


Août
  • Après un spécial « Centre du village », le maire fait son bilan de mi-mandat dans « La lettre du maire » envoyée à tous les habitants de la commune.  Mais plutôt que de s’intéresser au présent et à l’avenir, ces documents ne semblent avoir été rédigés  que pour critiquer les actions de l’ancienne municipalité et nous accuser, entre autres choses, de mettre en danger l’unité du village. La campagne électorale de 2020 est lancée…

  • Après un 14 juillet sans feu d’artifice,  la fête du 15 août à Notre-Dame touche le fond. Les habituels feux d’artifices sont remplacés par une version en images projetées sur les murs de l’église.  Les caisses de l’EPIC sont vides !!!


Septembre
  • Fin de l’enquête publique pour le PLU.  250 personnes sont venues rencontrer le commissaire enquêteur. 363 observations ont été écrites sur les registres.
  • Permis d’aménagement accordé pour la piste ski roue. Nous découvrons que le tracé de la future piste comprend le chemin du Praz. Celui-ci doit être aménagé et recouvert d’un revêtement pour le passage des skieurs.  Une pétition lancée contre ce projet recueille rapidement plus de 1000 signatures.




Octobre
  • Rapport du commissaire enquêteur : avis favorable pour le PLU avec 3 réserves et 27 recommandations.  Le projet est validé par le conseil municipal. La voie est ouverte pour le projet immobilier du centre qui pourra s’élever jusqu’à 21 mètres, pour la suppression de très nombreuses places de parkings au Pontet, pour la disparition de 20 hectares de terrains constructibles….


  • 3 conseils municipaux après 3 mois sans conseil.
  • Après 10 mois de patience et la saisine de la CADA, nous obtenons enfin les comptes publics de l’EPIC des années 2015 et 2016, comptes consultables par tous. Nous attendons encore ceux de l’année 2017.


Novembre 
  • Travaux dans le Bonnant pour le projet Hydro-électrique
  • Travaux de réseaux électriques dans le parc de loisirs.
  • Installation de panneaux de propagande à travers le village.


Décembre
  • Le permis pour le projet immobilier du centre est accordé le 14 décembre.
  • Nous avons enfin des nouvelles officielles du directeur de l’EPIC Contamines Tourisme. Après 4 mois de mise à pied, sa punition est renouvelée pour 6 mois. Ce qui l’amènera tranquillement à la fin de son contrat. Pendant ce temps-là, l’Office de Tourisme est dirigée par la compagne du DGS.
  • Nous avons reçu enfin des informations sur les comptes 2017 de l’EPIC. En février, cet organisme a contracté un emprunt de 350 000 euros qui s'ajoute à la subvention supplémentaire de 400 000 euros en juillet. Et comme cela ne suffit pas, la subvention pour 2018 a été majorée de 200 000 euros pour atteindre 1 700 000 euros.


  • Le rocambolesque épisode du sapin de Noël  de la place. Un premier est installé. Vu son allure et son état misérable, il devient la risée de tous les habitants. Il est alors remplacé en catastrophe le 21 décembre par une version un peu plus présentable. Un symbole représentatif de l’action de l’équipe municipale…
  • Depuis quelques jours on voit dans certains commerces des affiches porteuses de promesses bien semblables à celles du cabinet médical, de la gestion de l’EPIC…. Nous en reparlerons dans une prochaine parution.








«Ce n’est pas à nos gouvernements de nous dire comment être solidaires. C’est à nous de leur montrer la société que nous voulons. Ils comprendront.» 
Abbé Pierre

Cette année nous ne ferons pas de vœux pieux concernant l’équipe municipale : nous nous heurtons à un mur étanche et violent. La communication a été brutalement coupée dès avril 2014 par des paroles extrêmement virulentes de la part du premier édile, qu’il réitère à chaque conseil municipal et qu’il ressasse dans chacune de ses parutions propagandistes, avec une alternance de victimisation. Depuis lors, dans le village, le fossé n’a cessé de se creuser entre l’ensemble de la population et cette équipe municipale.

Nous tenons à vous remercier de la confiance dont vous nous honorez depuis 3 ans. Nous nous serions bien dispensés de devoir évoquer des situations périlleuses pour les Contamines. Pourtant nous gardons un espoir en l’avenir : nous croyons profondément à l’attachement des Contaminards et des résidents non permanents à leur commune et à sa spécificité de village de montagne.

Nous souhaitons un retour à la normalité et à la sérénité pour les habitants, pour les amoureux du village, pour l’ensemble des acteurs de notre belle vallée de Montjoie.

Nous souhaitons que les Contamines restent grâce à la volonté de chaque habitant et  chaque visiteur un beau village accueillant et généreux.

Nous souhaitons que les sites magnifiques du village soient protégés des constructions, du bétonnage et du goudronnage à tout va.

Nous souhaitons une longue vie sereine aux Contamines, village encore préservé mais en situation précaire.

Nous souhaitons voir revivre l’âme du village.


Ensemble, la route nous paraît moins longue. Allons encore plus loin... Pour 2018, ayons la force de croire en nos rêves, en nos envies, nous donnerons à nos projets un peu plus de nous-mêmes pour construire un futur meilleur.

«Tous les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la montagne alors qu'il réside dans la façon de la gravir» 
Confucius








Rendez-vous le  15 janvier pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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vendredi 15 décembre 2017

Conseil : des explications nébuleuses.

Nous reprenons notre compte-rendu là où nous l’avions laissé dans notre précédent article. Il nous restait à évoquer l’approbation définitive du PLU. Le maire  étant visiblement perdu entre Magland et les Contamines, nous avons commencé l’étude de ce point sans lui.  Et comme l’équipe municipal  attendait son maire, nous en avons profité pour évoquer les « sujets qui fâchent » : le projet immobilier du centre et le goudronnage du chemin du Praz. De ce fait, ce conseil a été ponctué par des longs moments de flottement de la part de la majorité, gênée par certaines questions de la minorité.

Avant de passer au vote final sur le PLU, un long document devait être lu devant l’assemblée : c’est l’adjointe à l’urbanisme qui a procédé à cette lecture qui reprenait l’historique complet de cette procédure du lancement en 2015 jusqu’au rapport du commissaire enquêteur. Les 3 réserves apportées par celui –ci ont ainsi été détaillées mais nous avons fait grâce à Anne Sophie Gut de la lecture des 27 recommandations. Elle n’avait visiblement pas très envie de passer du temps sur le sujet…  Mais cela ne nous a pas empêché d’évoquer certains de ces dossiers.



Une des 3 réserves concerne la route du Col du Joly. Suite aux très nombreuses remarques négatives sur ce sujet, le commissaire enquêteur avait demandé que ce point soit retiré du PLU en indiquant dans son rapport : « Retrait de l’étude concernant l’éventuel goudronnage de la route du col du Joly des objectifs du PADD ». La commune a contourné l’obstacle en jouant sur les mots comme elle sait si bien le faire. Elle déclare cette réserve comme étant sans objet : l’objectif n’est pas de préparer le goudronnage de cette route mais de réfléchir à l’opportunité d’une telle voie. Pour simplifier, elle ne va pas le faire, mais elle va réfléchir pour savoir si elle doit le faire !!! Il nous semble qu’elle ferait mieux de se poser la question de savoir comment elle pourrait le faire : le débat serait alors rapidement clos. Comment financer une telle opération ? Et quelle administration pourrait donner son autorisation à un tel projet ? Si l’équipe municipale veut faire travailler ses neurones pour le village, il nous semble qu’elle devrait se concentrer sur des dossiers plus réalistes. Ceux-ci ne manquent pas.



Comme l’équipe municipale nous en donnait l’occasion, nous avons poursuivi notre séance de questions en évoquant le projet immobilier du centre. Dans son rapport, le commissaire enquêteur avait insisté sur la nécessité de préserver les ouvertures visuelles remarquables du centre du village, reprenant là une remarque des services de l’Etat inquiet de la création de la zone UH1. Aussi, il avait demandé à la commune de prendre l’avis d’un paysagiste conseil. Selon lui, la construction d’un bâtiment qui couperait toutes les perspectives vers les sommets serait en contradiction avec l’enjeu du PLU du maintien des ouvertures visuelles remarquables. La commune a répondu qu’elle suivrait ce conseil et qu’un rendez-vous était programmé pour ce mois de décembre.



Positivement surpris par cette réponse, nous avons naïvement posé la question de savoir si le permis posé allait être revu pour s’adapter aux consignes de cet architecte conseil. Mais la réponse du DST nous a violement ramené à la réalité : la commune a indiqué qu’elle ne souhaitait pas maintenir des ouvertures visuelles.  Au moins les choses sont claires. Ceux qui espéraient encore pouvoir admirer le Mont Joly ou l’aiguille de Roselette depuis la place savent maintenant à quoi s’en tenir. Aucun réaménagement du permis n’est prévu. A quoi servira alors l’intervention de ce professionnel ? En fait l’objectif sera d’aboutir à une meilleure intégration du bâtiment dans son environnement et aux aménagements des abords des bâtiments. « C’est pour trouver une harmonie » comme l’a expliqué le DST. Les services de l’Etat parlent de préservation des vues remarquables, la commune  répond « aménagements des abords ». Cette réponse montre  comment le maire et son équipe se moquent totalement des avis des services de l’Etat et plus largement encore de toutes les personnes qui ont participé à l’enquête publique et qui se sont exprimées sur ce sujet. 



Peggy le Bruchec a ensuite souhaité revenir sur un point qui l’avait particulièrement étonné. Elle avait assisté à la présentation publique organisée cet été par les promoteurs du projet. A l’issue de la réunion, elle avait discuté avec l’architecte. Celui-ci, ne la connaissant pas, ne savait pas qu’il avait face à lui une conseillère municipale, qui plus est, de l’opposition. Il lui avait alors certifié avoir participé à l’élaboration du PLU. Ainsi la zone UH1 aurait été faite pour que son projet puisse être réalisé. Aussi, lors de ce conseil municipal, Peggy a demandé si cet architecte avait effectivement participé à l’élaboration du PLU. L’avocat de la commune a alors expliqué qu’il était totalement impossible et même rigoureusement interdit qu’un maître d’œuvre puisse participer aux réunions de préparation du PLU. Nous pouvons croire qu’il n’a pas été présent pour les réunions dites « officielles » avec le cabinet CAPT, mais nous pouvons tout de même nous poser des questions sur la création de cette zone spécifique dont le règlement coïncide parfaitement avec ce projet. Une adaptation du règlement, qui rappelons-le, n’avait pas été mentionné aux responsables des 2 projets concurrents.



Cette zone qui permet de construire jusqu’à 21 mètres de haut tombe pile poil pour le projet de Quanim Escrim. Les conseillers ont bien appris leur leçon. Quand nous avons évoqué les fameux 21 mètres, tous ont réagi : « mais il n’y aura pas 21 mètres ». Nous avons alors demandé quelle est la différence entre cette zone UH1 et la zone UA située juste à côté. Le DST n’a pu que répondre « justement c’est la possibilité de monter jusqu’à 21 mètres ». Il a essayé de se rattraper en expliquant que ce serait du côté talus. Mais, nous ne nous faisons plus aucune illusion, les bâtiments s’élèveront bel et bien jusqu’à la limite maximum des 21 mètres. Il ne nous restera plus qu’à examiner les détails du permis quand celui-ci sera accordé pour connaitre l’ampleur du désastre. Bizarrement, un mois après la validation du PLU, ce permis n’a toujours pas été accepté. Plus étonnant encore, de nouveaux sondages du sol ont été effectués tout récemment au niveau du parking du centre. C’est vrai que c’est bien le moment de s’interroger sur la nature du terrain et sur sa capacité à supporter des immeubles de 5 ou 6 étages !!! Finalement, le PLU a été adapté à ce projet de centre village plus que médiocre, qui tire le village si joli vers une disgrâce définitive….


Le PLU faisant la part belle à la mobilité douce, du moins sur le papier, nous avons demandé à l’équipe municipale comment la mobilité douce allait pouvoir être préservée sur le chemin du Praz quand celui-ci sera goudronné et utilisé pour les skis-roues.  Nous avons tout de suite vu que notre question provoquait un vrai malaise parmi les élus de la majorité : têtes baissées et regards fuyants. Le DST s’est alors dévoué pour répondre à notre question. Et c’est peu dire que ses explications nous ont laissés perplexes. 



« On a reçu des doléances…. Ça ne peut pas marcher : ce terrain ne peut pas être utilisé à la fois par des randonneurs, des vélos et des pratiquants de ski roue. Et le chemin n’est pas assez large ». Nous étions heureux de l’entendre dire ces quelques évidences, partagés par beaucoup.  Mais la suite a été moins claire : « Il n’a jamais été question de mettre du goudron noir sur le chemin du Praz, en pleine forêt, sur le GR5,…. Mais il peut y avoir des travaux pour améliorer le cheminement  pour les piétons, les vélos et les poussettes ». Le chemin du Praz subira un aménagement, c'est-à-dire une couverture, un revêtement qui ne sera pas du goudron, mais qui sera autre chose que de la terre et des pierres. « Parce que c’est difficile de rouler en vélo dessus, et les poussettes »…. On se demande comment cela se passe actuellement et pour les milliers de promeneurs qui ont emprunté ce chemin.  On est à mille lieues d’une vision écologique et pérenne dans la gestion du patrimoine contaminard.



Nous avons alors fait remarquer notre incompréhension. Nous n’avons jamais entendu dire ni constaté sur ce chemin était difficilement praticable. Qui s’est plaint de l’état de cette voie piétonne ? Certes, il peut y avoir un peu de boue  après la pluie, tout n’est pas impeccablement lisse, de temps en temps des nids de poules, vite réparés par les services techniques. Mais c’est cela qui fait son charme. Ce chemin est en pleine nature et il a un état « naturel » !!! Et si des aménagements doivent être réalisés sur le chemin du baroque, c’est à d’autres endroits comme en contre bas du cimetière où les pierres et la terre doivent être régulièrement maintenues.

Après ces réponses et pour être certains d’avoir bien compris, nous avons demandé si les fondeurs emprunteront ce cheminement. « On est en train d’étudier ça avec la Fédé, rien n’est arrêté… » a ajouté le DST qui venait de déclarer 30 secondes avant que la cohabitation était impossible. « Mais on mettra des matériaux naturels !!!, il faut améliorer la liaison entre le parking et le parc de loisirs ».  « Mais alors du coup, ça n’a rien à voir avec le projet ski roue » avons-nous ajouté, un peu perdus face à ces réponses se contredisant les unes des autres. « Euh… mais si … mais je reconnais que ce projet a été mal expliqué ».

Voici un vrai chemin impraticable 


Nous ne savons pas si ce dossier a été mal expliqué mais la simple consultation des plans indiquait sans aucune équivoque que le chemin du Praz faisait partie du projet ski-roue et qu’il allait être goudronné pour permettre aux skieurs de l’utiliser. Il était même stipulé que ce chemin était déjà une piste de ski… Aujourd’hui, l’équipe municipale essaye de se sortir de ce dossier face aux très nombreuses réactions négatives. Une pétition a recueilli plus de mille signatures et 2 associations ont officiellement demandé au maire de retirer son permis. Le premier magistrat ne pouvant admettre, pour son égo, qu’il avait fait une erreur cherche une porte de sortie inventant une histoire d’amélioration de la praticabilité de ce chemin. Mais au vue des explications alambiquées données par le DST la tâche ne sera pas simple. Finalement, on comprend pourquoi le maire n’était pas si pressé d’arriver à ce conseil municipal… Face à ces explications vaseuses, on se dit qu’au bord du chemin de Praz dort un loup…



Décidément, la « politique politicarde » a pris le pas sur tout, et a dévoré l’esprit de la mairie…. On est prêt à tout pour arriver à ses fins et quand on ne peut plus argumenter, on n’hésite pas à dire que les gens n’ont rien compris… 



Rendez-vous le 1er janvier pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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vendredi 1 décembre 2017

Tellement de questions et si peu de réponses….

Dans notre précédent article, nous nous étions intéressés à la séance du conseil municipal du 10 octobre. Cette fois-ci, nous revenons sur celle du 9 novembre dont l’ordre du jour était très chargé avec notamment l’approbation finale du PLU. Pour cela, l’équipe municipale avait fait appel à des renforts car dès notre arrivée, nous notions la présence de 2 juristes autour de la table. Quel était l’intérêt de la présence de ces 2 professionnels ? Pour répondre à d’éventuelles questions ? Certainement pas à celles des personnes du public car cela fait bien longtemps qu'elles ne peuvent pas s’exprimer. Encore moins à celles des conseillers de la majorité : ils ont perdu le sens de la parole depuis 2014. De notre côté, si nous posons souvent des questions sur l’intérêt de telle ou telle décision, nous ne nous sommes jamais lancés dans de grands débats juridiques.




Peut-être que finalement, ces 2 personnes n’étaient là que pour pallier à l’absence du maire des Contamines qui avait trouvé ce soir-là, une réunion plus importante que l’approbation finale du PLU de sa commune. « Mais il doit arriver un peu plus tard dans la soirée » annonça la première adjointe avant de bouleverser l’ordre du jour et de décaler les délibérations sur le PLU en fin de séance « afin que le maire soit présent ». La réunion du SM3A à laquelle le maire assistait a fini à 19h50 à Magland…. Il aurait pu être présent dès 20h30, s’il jugeait les intérêts de la commune importants…. Il n'est arrivé qu'à 21h10. Malgré tout, nous apprécions les effets des absences du maire : les discours sont plus fluides, il n’y a pas de grands monologues violents, sans queue ni tête avec unique objet : charger les anciennes municipalités. Les relations sont beaucoup plus simples. Même si durant ce conseil, nous avons senti de grands flottements devant des problèmes de gestion évidents ...

Avant le début des différents votes, nous avons pris la parole pour demander qu’une meilleure information soit faite au sujet des conseils municipaux sur le site internet de la mairie. En effet, une personne qui souhaite assister à une de ces séances à 2 moyens pour connaitre les dates et heures de ces rendez-vous municipaux. Le premier est de passer régulièrement consulter le tableau d’affichage du couloir de la mairie. Mais étant donné le rythme pour le moins décousu de ces séances : pour rappel, une réunion en 3 mois puis 3 réunions en un mois, cela nécessite de passer voir cet affichage au moins une fois par semaine pour être certain de ne pas louper une séance.  Il faut vraiment être passionné pour cela !!!




L’autre solution est de consulter le site internet. Comme celui-ci vient juste d’être modernisé et complété de rubriques « Actualités «  et « Agenda », on pourrait penser qu’il serait très facile de trouver les informations sur les conseils municipaux.  Et bien non, loin de là. Pour savoir si une séance de conseil municipal va se dérouler prochainement, il faut fouiller les différentes rubriques. Et l’information est bien cachée. Pour la trouver il faut aller dans la rubrique « Votre mairie », puis « Le conseil municipal » et enfin « Comptes rendus du conseil municipal ». Et là, on peut trouver dans les jours précédents les réunions, une phrase qui annonce le jour et l’heure. Et l’ordre du jour ? Il n’y est pas. Pour le lire, il faut aller consulter le panneau d’affichage en mairie. A quoi servent alors les rubriques Actualités et Agenda ? Uniquement à raconter les diverses réunions auxquelles le maire a assisté, à décrire le premier pacte civil signé en mairie ou à annoncer les expositions à la bibliothèque et des ciné-goûters dans la salle de la réserve !!! Il est vrai que tout cela est tellement plus important que d’annoncer le vote du PLU ….




On peut se poser de réelles questions sur ce choix de communiquer au minimum sur ces séances qui sont pourtant les moments essentiels de la vie de la commune. L’équipe municipale a-t-elle des problèmes de déontologie avec les décisions qui sont prises ou avec la façon dont se déroulent ces réunions ?  Mais une chose est certaine, si elle souhaitait avoir le moins de personnes présentes dans le public, elle ne s’y prendrait pas autrement. La mairie communique, communique, communique ! On l’a vu, à travers des panneaux égrenés dans le village, sur le panneau lumineux,  sur des lettres diverses du maire à ces administrés, mais les vraies décisions politiques, les véritables engagements pour tous et avec tous, on les attend toujours. On peut se demander si ces dépenses de communications sont vraiment nécessaires…. En période de campagne pré-électorale lancée par la municipalité, la communication est évidemment indispensable pour noyer le poisson. 

La première adjointe a répondu à notre demande en précisant que l’annonce des conseils serait mieux faite à l’avenir. Nous verrons si cela se confirme. Mais cela semble mal parti puisque 3 semaines après cette séance, son compte rendu n’est toujours pas consultable sur le site. En revanche, on peut trouver les annonces de la Ruée des Fadas et du marché de Noël … Paroles et paroles et paroles…..




La première délibération visait la signature d’un bail rural pour le GAEC Les Démorets concernant des  terrains communaux situés à Combe Blanche après le départ en retraite du précèdent gérant. Ce vote a été suivi par celui concernant l’achat par la commune d’un terrain au lieu dit « le  Grand Gouet ». Cette parcelle fait partie de la zone du futur parcours de ski roue autour du foyer de ski de fond. Les différents propriétaires ont signé des accords de convention d’occupation ou ont vendu leur terrain à la commune. Cela est le cas pour cette parcelle de 49 mètres carrés. Nous n’avions pas de questions spécifiques au sujet de cette vente mais nous avons demandé à la première adjointe d’obtenir des nouvelles plus globales du projet : les suites données  aux diverses demandes de subventions et un calendrier des travaux à venir après l’accord donné récemment au permis d’aménager. Face à ces questions, la première adjointe a sèchement répondu que ces points n’étaient pas à l’ordre du jour de la séance. On communique à la mairie, mais pas sur tout et pas à tout le monde, vous l’aurez compris !




Toutes les personnes qui ont traversé le parc de loisirs récemment ont remarqué que des travaux étaient réalisés dans ce secteur et en bonne voie d’achèvement. Mais ce n’est que maintenant que le plan de financement et les diverses conventions sont soumis au vote du conseil municipal. Nous n’avons pas manqué de faire remarquer cette nouvelle inversion de l’ordre logique des choses. Une fois de plus, le conseil est appelé à se prononcer sur des points qui sont déjà de fait actés. Dans le passé, nous avons validé régulièrement les tarifs des équipements touristiques alors que ceux-ci figuraient déjà dans les brochures distribuées à l’Office de Tourisme. Le mois dernier nous devions nous prononcer sur le montant des lots attribués pour le concours des maisons fleuries alors la remise des prix avait déjà été organisée et cette fois-ci, nous devons valider le financement de travaux quasiment terminés. Nous n’avons pu qu’exprimer notre exaspération face à ces votes inutiles qui abaissent au maximum le rôle du conseil municipaux et qui ridiculise son action. Nous avons ajouté que c’était vraiment « nous prendre pour des cons » que de nous faire voter ces décisions une fois que les travaux étaient presque finis. Sans doute, le mois prochain nous voterons les tarifs de l’EPIC qui sont déjà dans les plaquettes et sur le site de l’OT….




Que se passerait-il si, par un curieux hasard, un miracle même comme nous l’avons dit lors de cette séance, le conseil votait contre ces conventions ou ce financement ? Si frappée par la lumière, la majorité de l’équipe municipale votait contre les délibérations avancées par leur chef ? Faudrait-il démonter le transformateur installé et enlever les câbles récemment enfouis dans le sol ? Mais cela ne peut se produire, il n’y a aucun risque : tous les conseillers ont été bien formés, ils savent qu’ils ne  doivent jamais lever le bras pour voter contre ou même s’abstenir. Nous évoquons là, une utopie : un monde dans lequel chacun garderait sa liberté de penser et s’exprimerait à loisir, sans crainte, sans honte, quitte à dire des bêtises, peut-être. Mais où le sens du mot délibération ne serait plus galvaudé ! Délibérer veut dire discuter, échanger des avis… Puis voter pour ou contre en toute conscience de ce pourquoi on implique la commune.




Et quel est le but de ces travaux d’électrification dans le parc de loisirs ? Des réseaux électriques sont déjà en place depuis très longtemps et l’éclairage public est installé. Il faut savoir que le transformateur pour toute la zone du Pontet avait été construit dans le camping du Pontet, juste devant le bâtiment d’accueil. Après la vente du camping, il semblerait que le déplacement de ce transformateur soit devenu indispensable. On peut toutefois se poser la question de savoir si une convention entre la commune et le propriétaire n’aurait pas pu régler ce problème. Mais bon…. 




Un nouveau transformateur a donc été construit juste avant le pont d’entrée du Parc de Loisirs et des nouveaux câbles ont été déployés dans toute la zone. Il nous a été expliqué que cela va permettre d’avoir des compteurs pour chacune des activités et que surtout le précédent transformateur ne pouvait plus supporter la demande des différents équipements: « Il fallait augmenter sa puissance, il était en surrégime ». L’adjoint aux finances a ajouté « On a prévu un transformateur adapté à la demande ». Mais il n’a pas précisé s’il s’agit de la demande actuelle et celle à venir qui comprendra, on peut sans douter, la fourniture d’électricité aux habitations à proximité. Nous aurions aimé poser la question directement au maire mais, dommage, il n’était pas là….

Et pour finir de justifier les sommes dépensées pour tous ces travaux, le Directeur des Services Technique a précisé qu’une nouvelle tranchée avait été creusée vers l’accueil du lac de baignade pour permettre l’éclairage de la zone de barbecue à proximité. Et bien alors, si tout cela est réalisé pour éclairer les barbecues, on ne peut que s’incliner devant ces décisions. Mais nous pouvons imaginer que les habitants du village qui réclament des travaux dans leur hameau et qui ne voient rien venir vont apprécier… Chacun pensera ce qu’il veut de cette création de transformateur qui non seulement vient enlaidir l’entrée du parc de loisirs, mais qui impose des dépenses inconsidérées pour la commune….. Nous demanderons des éclaircissements à EDF. On peut aussi s’interroger sur le choix de l’emplacement : en zone inondable, à quelques mètres du Bonnant…




Nous restons dans le parc de loisirs pour la délibération suivante. La Délégation de Service Public pour le Restaurant du Lac signé entre l’EPIC et la commune va être résiliée. Un petit retour en arrière s’impose. En 2015, l’équipe municipale avait souhaité renouveler la DSP de ce restaurant en ajoutant un nombre important de contraintes pour le gérant avec notamment l’obligation pour celui-ci d'engager de lourds investissements de rénovations du bâtiment. Face à cela, le précédent gérant avait préféré laisser tomber et aucun candidat ne s’était présenté. Bien évidemment, quel particulier va venir injecter de l’argent dans la réfection d’un bâtiment public avec pour seule contre-partie une location de 6 ans au lieu de 3 ? On l’a vu : personne !  Et c’est l’EPIC qui avait hérité du bébé. 

On se souvient encore des beaux discours de Christophe Gernigon à cette occasion. Il n’avait pas manqué de critiquer les précédents gérants et avait promis monts et merveilles pour l’avenir de cet établissement qui allait devenir un haut lieu des Contamines. On a vu la suite et les déboires qui se sont multipliées au fil des mois.  Aujourd’hui, il est expliqué que l’EPIC souhaite "recentrer ses activités autour de son domaine de compétence". Voilà une belle tournure de langue de bois. En clair : la gestion du chalet du lac par l’EPIC a été un véritable fiasco et suite aux importantes difficultés financières de celui-ci, il faut arrêter les frais. 




Nous avons appris de la bouche de la juriste qu’un nouvel appel public à la concurrence avait été lancé pour trouver un nouveau gérant. Les éventuels candidats devaient envoyer leur dossier avant le 24 novembre. Selon l’équipe municipale, de très nombreuses demandes étaient déjà parvenues en mairie avant même ce conseil du 9 novembre. 7 candidats se seraient déjà fait connaitre. Il est évident que cet établissement intéresse désormais des professionnels de la restauration : toutes les obligations d’investissement ont été supprimées et son emplacement stratégique dans ce cadre magnifique en fait un outil de travail idéal. Dans le projet de convention, on retrouve les mêmes conditions qui étaient exigées dans le passé, avant que le maire veuille avoir le beurre et l’argent du beurre. Nous espérons que cela n’est pas qu’un énième effet d’annonce et que ce restaurant sera effectivement ouvert cet hiver et retrouvera son éclat d’antan ainsi qu’un service de qualité.

Un point nous a étonnés dans les conditions de cette résiliation de DSP. La commune va verser une somme de 66 000 euros à l’EPIC comme indemnité de résiliation. Nous avons relu la convention signée en 2015. Nulle mention de cette indemnité de résiliation dans le cas où le gérant décide de rompre le contrat. Si la  décision vient de la commune : une indemnité est prévue mais pas dans le cas inverse. Ce qui nous semble tout à fait logique. En fait, cela correspondrait à une compensation des travaux financés par l’EPIC. Mais comme ceux-ci ont été réalisés en grande partie par le personnel communal, un dédommagement est-il vraiment obligatoire ? 




Avant de passer au vote, nous avons demandé à avoir des informations sur le fonctionnement actuel de l’EPIC et son avenir. En effet, le directeur a été mis à pied le 7 juillet pour une durée de 4 mois : il aurait du être de retour depuis un mois. Annick Roger, la conjointe du DGS est-elle devenue de fait directrice de l’Office du Tourisme ? Nous ne voudrions en aucun cas être  à la place des responsables de l’EPIC qui vont devoir justifier devant les habitants des Contamines le trou abyssal de 400 000 euros et le changement de stratégies d’animations avec plus rien au programme à part des événements effectués par des associations.  Et bien entendu, la réponse que nous avons obtenue à notre demande était que ce sujet n’était pas à l’ordre du jour de ce conseil. L’adjoint aux finances a ajouté que le vote de la subvention annuelle de l‘EPIC serait au programme du prochain conseil et que toutes les informations nous seront alors données. Nous patienterons  donc quelques semaines supplémentaires. En attendant nous pouvons préparer nos questions. Elles seront nombreuses…




A l’issue de cette délibération, il ne restait à l’ordre du jour que celles sur le PLU. Et bien que le maire ne soit toujours pas arrivé, nous sommes passés à ce point.  Nous évoquerons ce sujet ainsi que les informations que nous avons pu obtenir à cette occasion dans notre prochain article. Nous évoquerons le dossier du chemin du Praz et son goudronnage….



Rendez-vous le 15 décembre pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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