lundi 1 avril 2019

L’espoir renaît avec le printemps

Comme pour le précédent article, nous revenons sur les différentes délibérations votées lors du conseil municipal du 7 mars. La dernière fois, nous avons détaillé les diverses demandes de subventions pour les projets de l’équipe municipale. Il nous reste à aborder les quelques sujets restants.



Avant de rentrer en détail sur les divers points, nous souhaitons revenir sur une information mentionnée dans notre précédent article. Nous venions alors d’apprendre que la patinoire avait fermé ses portes pour la saison d’hiver 2018/2019 après 2 mois et demi de fonctionnement. On peut penser que de nombreuses personnes ont été étonnées par cette décision précoce et soudaine. L’an dernier, cela avait été mis sur le dos des gestionnaires. Alors, cette année, loin d’assumer cette décision, l’équipe municipale a tenté de justifier ce choix incompréhensible par les conditions météorologiques. Ainsi, quelques jours après la fermeture de cet équipement touristique, le site internet de la mairie expliquait que « pour des raisons de conditions météorologiques, la patinoire était fermée jusqu’à la fin de la saison ».



Ainsi la commune a investi une fortune dans une patinoire dotée d’un système de refroidissement et finalement, cette installation n’est ouverte guère plus longtemps qu’au temps de la patinoire naturelle. A quoi ont servi tous ces travaux et toutes ces dépenses si la glace n’est plus utilisable dès les premiers jours de mars ? D’autant qu’on peut regretter que 5 ans après le début des travaux sur ce site, ceux-ci sont toujours en cours. Aucune vision à long terme n’a encadré cet aménagement qui reste à l’état de chantier. Et là, il n'est plus question d’incriminer la précédente municipalité. L’avancée des travaux a été menée sans réflexion. Débuté en septembre 2014, à ce jour l’ensemble est toujours en création sans schéma évident de coordination. 

De nombreuses patinoires dans d’autres stations sont équipées du même système de refroidissement et pourtant elles fonctionnent tout l’hiver. Sans doute qu'ailleurs, les responsables ont compris que la saison touristique ne s’arrêtait pas juste après les vacances de février et que si l'on souhaite recevoir des touristes jusqu’en avril, il faut pouvoir conserver de très bonnes conditions d’accueil et offrir la possibilité de pratiquer toutes les activités, même celle de faire du patin en mars.



On peut également se demander ce que cache cette fermeture prématurée. Si la glace ne peut pas résister dès l’arrivée timide du printemps et que le soleil devient un peu plus chaud, il doit y avoir un sérieux souci technique. On se souvient des montages et démontages faits dans la précipitation. Le système n’aurait-il pas été endommagé ? De plus, cette patinoire a été achetée d’occasion. Elle n’était garantie que 2 ans. Est-ce la vétusté de cet équipement qui induit son obsolescence ? Un prix intéressant cachait-il un défaut ? Les conditions climatiques ont bon dos…

Et ce n’est pas la première fois que le maire et ses conseillers nous font le coup. Quand quelque chose cloche et qu’il faut chercher un prétexte, c’est souvent à cause des raisons climatiques. Ainsi, lorsque l’EPIC n’avait plus suffisamment d’argent pour financer le feu d’artifice du 14 juillet, il avait été annoncé que les festivités avaient été annulées à cause des risques de pollutions liées à l’anticyclone en place alors qu’aucune restriction n’avait été signalée et que les feux avaient illuminé le ciel des communes voisines. Et l’an dernier, une compétition de curling avait été annulée au dernier moment pour d’obscures raisons. « A cause de la météo » expliquait-on alors à l’Office de tourisme. Pourtant le week-end avait été très ensoleillé…. Il devient plus que difficile de croire les paroles de ces élus quand on prend la peine de regarder les actes…..



Revenons aux dernières délibérations du 7 mars. Deux conventions ont retenu notre attention. La première concerne la prévention des inondations. Dans le passé, cela était à la charge de la commune. Mais ça, c’était avant. La gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations sont depuis quelques années sous la houlette de la communauté de commune « Pays du Mont-Blanc ». Mais celle-ci a donné le bébé au SM3A. Le Syndicat mixte d’aménagement de l’Arve et de ses affluents est décidément bien occupé sur notre commune. Déjà il finance et gère les pharaoniques travaux autour du torrent d’Armancette. A cela s’ajoute maintenant la charge des digues le long du Bonnant. 



Aussi une convention doit être signée entre la commune, la communauté de communes et le SM3A pour définir les conditions dans lesquelles ce syndicat va devoir s’occuper du système d’endiguement du torrent central de la vallée. Les ouvrages concernés sont ceux situés au Pontet : les digues le long du Bonnant à côté du camping entre le pont d’entrée du parc de loisirs et le pont des Moranches. A cela s’ajoutent les digues qui se trouvent du côté sud du grand parking de la SECMH, juste avant le centre équestre. Suite à la signature de cette convention, l’entretien de ces digues sera à la charge et sous la responsabilité du SM3A.

La seconde convention est tout autre. Elle est liée à l’annonce d’une importante étape pour la station des Contamines. En effet la société MGM a déposé un permis de construire en vue de la création d’une résidence de tourisme au sommet du hameau des Loyers. Ces logements touristiques vont s’élever en lieu et place de l’ancienne résidence de vacances Chanteclerc et du centre d’accueil de classes de neige « Vacances et Montagnes ». Ces 2 constructions vont être rasées pour permettre la construction de 4 bâtiments. A l’heure actuelle, nous savons peu de choses sur ce projet car le permis n’a pas été accordé et il est donc encore impossible de consulter le dossier pour avoir tous les détails. Cependant, nous avons trouvé sur internet la description suivante sur une page dédié à ce projet par MGM.



« Un terrain étroit avec 22 m de dénivelé, orienté plein Ouest sur la vallée, avec une vue sur le village en contrebas, adossé à une forêt de sapins, desservi par une impasse. Les conditions étaient réunies pour un projet d’exception, MGM nous a habitué mais chaque fois c’est un nouveau défi.

Composé de 4 volumes qui suivent le profil de la pente, et l’accompagnent, le projet est posé sur un socle en pierre qui l'ancre dans son environnement. Le volume singulier de la piscine, élément « signal », de jour comme de nuit, rappelle que la résidence est avant tout un espace de loisir, conçu pour que le ski et l’après-ski, mais aussi pour que la vie estivale ne soient que du plaisir. Les terrasses généreuses sont de véritables prolongements du logement. Un bardage en mélèze naturel, associé à des ouvrages en acier laqué, dans des teintes complémentaires, feront de "Chalets Laska » une opération qui ne ressemblera à aucune autre. Vivement le chantier !

Maître d’ouvrage: MGM Programme: résidence de tourisme de 52 logements avec piscine, espace bien-être et fitness SHAB: 5550 m2».

La seule action de la commune pour ce projet est de signer une convention avec MGM comme l’exige la loi Montagne. Celle-ci permet aux communes de contrôler les opérations d’aménagement touristiques sur leur territoire. Cette convention est d’une durée de 20 ans. Théoriquement elle assure que ces lits resteront chauds pendant au moins 20 ans : les appartements de la résidence de tourisme devront rester ouverts à la location pendant cette période. Nous n’avons pas d’informations sur le planning des travaux. Nous pouvons cependant espérer que la résidence ouvrira ses portes fin 2020 / début 2021. 

Vacance et Montagne


L’annonce de ce permis nous réjouit pour diverses raisons : la construction d’une résidence de tourisme permettra à la station d’accueillir un nouveau type de clientèle : celle qui recherche une offre de qualité entre l’hôtel et la location d’appartement. De plus, ces constructions remplaceront des immeubles vieillissants et ne viendront pas s’ajouter dans le paysage contaminard. Enfin, par leur emplacement au sommet des Loyers contre la forêt, la hauteur des bâtiments ne sera pas une gêne pour le respect des vues sur les montagnes. 

Bien entendu, dès que nous aurons plus de détails sur ce projet (sans doute après l’accord du permis) nous consacrerons un article complet à ces futurs logements touristiques porteurs de belles ouvertures et promotions pour l’avenir des Contamines.

Chanteclerc


Décidément, l’avenir de notre village semble s’éclaircir : depuis quelques jours des affiches sont apparues par-ci par-là dans les Contamines. Elles rappellent que dans un an, l’échéance électorale sera primordiale pour le village. Il est ajouté que les personnes qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice sont invitées à rejoindre un groupe ouvert et tourné vers l’avenir. Pour cela une réunion sera organisée le dimanche 14 avril à 20h à la Cité Montjoie. Nous ne pouvons que saluer cette initiative que nous appelons de nos vœux depuis longtemps. Nous espérons que de nombreuses personnes désirant apporter leur point de vue ou s’investir à différents degrés dans cet élan citoyen et réellement constructif répondront présentes. Le printemps 2019 est porteur d’espoir… pour les Contamines ! Enfin !





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Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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vendredi 15 mars 2019

Quand l’argent public brûle les doigts.

Le conseil municipal des Contamines était convoqué ce jeudi 7 mars à 19h pour la première séance de 2019. Bien que presque 3 mois se soient écoulés depuis la dernière séance, le programme était peu étoffé et tout cela a été expédié en 30 minutes. Les années changent mais pas les habitudes de l’équipe municipale. 

Le maire étant absent, ce sont les 3 adjoints présents qui ont pris en charge le vote de la douzaine de délibérations à l’ordre du jour. Tout a commencé par une grande séquence sur les finances communales. Le budget 2019 ne sera voté qu’en avril et comme certaines dépenses ne peuvent pas attendre, il est nécessaire d’ouvrir les crédits pour les 2 budgets communaux (budget principal et budget Eau et Assainissement) pour permettre des dépenses d’investissement. Bien entendu, aucune information n’a été donnée sur les dépenses concernées. Pour cela aussi, l’équipe municipale ne change pas : toujours le minimum d’informations communiquées. 




Dans la suite du conseil, se sont alternées votes de demandes de subventions et de conventions. Le rôle du conseil municipal ne se résume plus qu’à cela. Mais comme si cela ne suffisait pas, nous retrouvons exactement les mêmes demandes de subventions qu’en décembre dernier lors du précédent conseil municipal. Ainsi, le 18 décembre, les conseillers avaient dû se prononcer sur des demandes de subventions pour la patinoire et le chemin du baroque. Et cette fois-ci, nous retrouvons ces mêmes demandes.

Concernant la zone de la patinoire, il faut avouer que nous avons du mal à suivre les dépenses liées à ces travaux. Depuis 2015, chaque année, nous votons des demandes de subventions. En juin 2015, une aide financière de 111 500 euros était sollicitée pour la patinoire (sur un total de 247 000 euros). Un an plus tard, une nouvelle demande de 284 800 euros, sur un total de 474 000 euros. En juillet 2017, nous retrouvons une 3ème demande de subvention de 40 0000 euros pour une dépense totale de 100 000 euros. Ces subventions ont-elles toutes été obtenues ? Nous l’ignorons. De la même manière, le montant global des travaux pour l’aménagement de la zone de la patinoire n’a jamais été présenté. Tout est découpé en tranches de travaux. Rien de tel pour noyer le poisson et s’assurer que rien ne soit compréhensible pour les concitoyens. On se demande même si quelqu’un à la mairie serait en mesure de donner le chiffre précis du coût global de l’ensemble des travaux réalisés dans le secteur de patinoire depuis 2014. 



Mais comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle demande de subvention a été lancée en décembre pour la construction du chalet d’accueil. Cette structure dont les travaux ont commencé largement avant l’obtention du permis de construire. Cette aide financière sollicitée était de 120 000 euros pour un budget total estimé à 150 000 euros. Ce 7 mars, nous retrouvons la même demande, toujours pour le bâtiment d’accueil, mais, surprise, le budget de construction est passé à 254 000 euros. 104 000 euros de plus qu’en décembre. « Le coût est un petit peu plus important » a expliqué l’adjoint aux Finances. 100 000 euros, nous n’appelons pas cela « un coût un petit peu plus important ». Des explications ont été demandées sur cette hausse de 70%. « Nous avons eu une estimation plus précise » a répondu le Directeur des Services Techniques. Mais nous ne savons pas mieux pourquoi le chalet est si onéreux pour les contribuables…. 



Tout cela est bien difficile à comprendre. En décembre, la construction était déjà bien avancée. Comment pouvait-on estimer le coût total avec une différence de 100 000 euros par rapport au coût annoncé maintenant ? N’y a-t-il pas eu des appels d’offres ? Des devis ? Faut-il s’attendre à une nouvelle augmentation du budget total dans quelques mois ? Le maire et son équipe viendront -ils expliquer qu’il a encore fallu ajouter 80 000 euros ? En additionnant ces chiffres on arrive donc à un total de 1 075 000 euros. Cela est vraiment excessif quand on constate que la patinoire ferme à nouveau cette année début mars…. 3 mois d’ouverture. L’an dernier le maire avait admis que la gestion de cet équipement était en dessous des attentes. Force est de constater que quand il choisit lui-même le prestataire pour cet hiver, rien ne change. 




Pour le chemin du Praz le montant total n’a pas été modifié par rapport à décembre dernier. Les travaux sont estimés à 150 000 euros. Ce qui a changé, ce sont les réponses à nos questions. En décembre, nous avions demandé le détail de cette enveloppe globale. Le maire nous avait répondu qu’une partie concernait la création d’un chemin entre le Barratet et le parking du ski de fond. L’autre partie du budget servirait à aménager le parking du ski du fond. Étonnés de ne pas entendre parler de la partie du chemin du Praz entre le foyer de ski de fond et les tennis, nous avions tenter d’en savoir plus. Le maire avait expliqué que cela ne faisait pas partie des dépenses prévues.

Trois mois plus tard, tout a changé. En mai 2018, le coût total était estimé à 85 000 euros, nous avons logiquement voulu savoir d’où venait la différence avec les 150 000 estimés maintenant. Le Directeur des Services Techniques a expliqué que cette enveloppe permettrait de financer les 3 phases des travaux, à savoir le nouveau chemin entre le Barattet et le parking, le parking du ski fond et le chemin du Praz jusqu’au centre du Parc de Loisirs. Des explications totalement différentes de celles du maire. Pourtant il s’agit de la même demande de subvention (50% du DETR, 20% de la Région). Celle-ci est revenue à l’ordre du jour suite à l’ajout d’une demande d’aide financière supplémentaire de 9 000 euros. La part restant à payer à la commune passe à 35 995 euros.



Décidément le sujet du chemin du Praz est difficile à gérer par le maire. Lors de la présentation des travaux pour le ski roue, celui-ci expliquait que le chemin du Praz ne faisait pas partie du projet alors que l’examen des plans du dossier du permis d’aménager montrait précisément le contraire. Et maintenant, alors même que les travaux programmés sur cette portion de chemin apparaissent clairement dans les documents de marché publics pour trouver une entreprise, le premier magistrat essaye à nouveau de faire croire le contraire de la réalité. 

Sans doute a-t-il compris que le sujet était épineux et contraire à l’image de protecteur de l’environnement qu’il tente en vain d’afficher. Il se donne du mal pour paraître concerné par l’environnement. Mais qui a tenté de défigurer Notre-Dame de la Gorge à grand renfort de parkings ? Qui a ordonné l’utilisation du glyphosate dans les allées du parc de loisirs du Pontet en 2015 ? Qui tente de dénaturer ce chemin si merveilleux pour des raisons fallacieuses? En effet, nous rappelons et maintenons que ce chemin n’a pas besoin d’être couvert de pierre de salève pour être praticable en vélo, poussette et fauteuil roulant. La raison de cet acharnement est d'ailleurs beaucoup moins altruiste. L’appel d’offre pour les travaux est paru sur le journal récemment et stipule une réponse au 29 mars au plus tard. Les choses vont se précipiter dès la fin de saison, ou peut-être avant. Il sera alors important de se mobiliser pour préserver ce lieu dans son intégrité et laisser la nature à sa place.




Dernière demande de subvention : celle pour la réhabilitation de la gare EDF en maison du Tour du Mont-Blanc à la Gorge. Le projet revient une nouvelle fois sur le devant de scène mais il s’agit encore du montage financier nécessaire aux travaux. Le budget total est estimé à 1 635 720 euros. Espérons que l’estimation ne sera pas aussi aléatoire que celle des travaux de la patinoire. Déjà le coût est exorbitant, il ne faudrait pas qu’il augmente lui aussi de 70% !!! 



D’importantes subventions sont espérées, au total pour 1 055 217 euros. Les organismes sollicités seront-ils aussi généreux ? Et même si tous répondent positivement, il resterait 580 000 euros à la charge de la commune. Le coût total de ce projet (1 635 720 euros) nous parait totalement disproportionné face aux capacités budgétaires de la commune, surtout dans une situation où tout nouvel emprunt est rigoureusement proscrit par l’équipe municipale. On peut sérieusement se demander comment une somme de 580 000 euros pourrait être financée. Cela induirait des coupes drastiques sur tous les autres postes. 

Un tel projet en vaut-il la peine ? Ne serait-il pas bienvenu de revoir l’ensemble du dossier pour en réduire le coût et le ramener à un niveau raisonnable ? Les besoins de notre commune ne sont-ils pas ailleurs ? N’y a-t-il pas d’autres priorités pour les Contamines que de réhabiliter l’ancienne gare EDF, d’aménager un jardin botanique et « renaturer » les parkings environnants ? Est-il judicieux de lancer un tel projet si impactant pour les finances communales 12 mois avant les élections municipales ? Ce projet ne verra pas le jour avant les échéances électorales, et 200 000 euros ont déjà été dépensés en études sur ce projet…. On voit bien que l’argent public brûle les doigts et que des dépenses énormes sont faites pour des projets jamais aboutis et concrétisés. La maison du tour du Mont-Blanc et son jardin seront à peine amortis au terme du bail de 40 ans signés avec EDF. Cette entreprise jouira alors de son bien aménagé et optimisé aux frais de la princesse. Qui ferait cela avec son argent s’il devait gérer son budget en bon père de famille ? Surement personne hormis le maire des Contamines...


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vendredi 1 mars 2019

Les paroles et les actes

Notre village a été le lieu d’organisation d’un événement international d’une très grande ampleur. Comment ? vous ne le savez pas ? Notre commune serait du même coup,  devenue la capitale des Alpes. Et on ne s’en serait pas rendu compte ?




Si on se fie aux dernières publications de l’équipe municipale, la rencontre des Espaces Protégés Alpins qui s’est déroulée du 24 au 27 janvier a été un événement majeur. Cette venue d’agents environnementaux de 8 pays était annoncée depuis des mois. Au printemps dernier, la présentation de l’organisation de ces journées avaient été mise en lumière comme si nous allions recevoir une épreuve des jeux olympiques. Et depuis, le maire et ses conseillers ne manquaient jamais l’occasion de rappeler qu’en janvier 2019 nous allions être le cœur d’une manifestation remarquable.

Même la brochure de l’office de tourisme citait ces 4 journées comme un événement phare de l’hiver 2018/2019. Comme si des touristes allaient choisir les Contamines comme destination de leurs vacances parce que 200 personnes travaillant pour l’environnement y venaient elles aussi. La description fait presque sourire : « Plus de 200 agents défileront dans les rues du village et s’affronteront dans des compétitions sportives ». « Et alors ? » ont dû penser plusieurs personnes parcourant cette brochure. Voilà donc ce qu’une station de sports d’hiver propose comme animation pour les visiteurs de fin janvier…




Les représentants des 8 pays sont venus, ils ont défilé dans la rue centrale, ils ont skié et …. ils sont repartis. En fait, c’est comme les militaires de l’armée britannique venus la semaine précédente. Mais eux restent plus longtemps et reviennent chaque année. Quelques jours plus tard, le maire a proclamé que notre village était devenu la capitale des Alpes. Rien que ça. Pourquoi pas le centre du monde pendant qu’on y est ? Certes, la mairie a organisé les choses en grand, les enfants de l’école ont été réquisitionnés pour gonfler le nombre de participants, la mascotte « Choupette » a été sortie du placard, le député et les sénateurs locaux ont été invités, un discours du ministre de l’environnement a été diffusé, mais il faut garder la tête froide. Les articles dans la presse ont été quasi inexistants, à part, quelques paragraphes dans le Dauphiné Libéré. Et quand on sort du canton, personne n’en a sans doute entendu parler. Tout ça pour ça. Quelle déception pour la capitale des Alpes !!! Le combat des reines ou le spectacle de Notre-Dame de la Gorge ont plus de retentissement.

On peut sérieusement se demander quel était le but de l’organisation de ces rencontres des Espaces Protégés Alpins. On espère que ce n’était pas seulement pour le maire l’occasion de se mettre en avant auprès des autorités locales et justifier, enfin, sa présidence de la commission environnement et santé à la communauté de communes. Si cela sert au moins à obtenir des subventions sur les projets de la municipalité, ce sera la moindre des choses. Pour les retombées touristiques, en revanche, on peut toujours rêver.




A cette occasion, le premier magistrat de la commune n’a pas manqué dans ses discours de rappeler son profond attachement au respect de la nature et à la protection de l’environnement. De belles paroles, mais bien éloigné de la réalité de notre commune. Si on entend parler comme jamais de la réserve naturelle, les faits démontrent que cela n’est qu’un vernis pour les plus crédules et que derrière, le tableau est beaucoup moins « vert ». Rappelons-nous de quelques décisions de l’équipe du maire qui sont bien loin d’un souci de protection de la nature et qui souvent vont à son encontre.

Ces journées sont censées marquer les 40 ans de la réserve naturelle. Si celle-ci trouve toute sa place dans notre commune, n’oublions pas que l’association des amis de la réserve a, elle, totalement disparue. Ce groupe de bénévoles qui faisait vivre la salle d’exposition et organisait des animations tout au long de l’année n’existe plus. L’espace dans la mairie a été totalement refait et rempli de photographies. C’est sans doute plus moderne mais on peut penser que les visiteurs y restent moins longtemps et apprennent moins de choses qu’avant. On se souvient des raisons précises de la fin de cette association :  l’équipe municipale avait des comptes à régler.




La réserve naturelle est née sous l’impulsion de Samivel qui avait bien avant les autres, su mettre en avant l’importance de préserver la nature. Mais bizarrement, le nom de cet artiste a été peu cité lors de ces journées. Pourtant, le but de ces rencontres correspond parfaitement au message de l’écrivain aquarelliste. De plus, notre commune a créé un jardin pour lui rendre hommage et pour mettre en valeur son œuvre. Mais cet espace date d’avant 2014, et le maire fait son maximum pour en réduire la portée. Peu après son élection, il reprochait à l’ancienne municipalité d’avoir « gâché du terrain constructible pour y mettre des panneaux ». Il était prêt à tout démonter pour les mettre ailleurs et récupérer le terrain pour un immeuble ou un parking, comme d’autres avant lui. Heureusement, lors de la préparation du nouveau PLU, certains ont pu intervenir auprès du Préfet pour faire préserver cet espace vert. Le maire a dû accepter à contre cœur. Les beaux discours de janvier 2019 sonnent faux pour beaucoup…




En 2014, le maire et son équipe avaient annulé la gratuité des navettes. Trop cher pour la commune !!! On ne se souciait pas trop de l’environnement à ce moment-là… Depuis la gratuité est revenue mais c’est le service minimum. Demandez aux résidents de la Frasse combien de navettes passent devant chez eux par jour : 4 quand tout va bien. Et rive gauche, il ne faut surtout pas la louper si on ne veut pas attendre longtemps au bord de la route. Rien n’est fait pour inciter à l’utilisation de ce transport en commun. 

Rien n’est fait non plus pour favoriser les piétons par rapport aux voitures. C’est malheureusement le contraire. Aucun euro n’a été dépensé pour améliorer ou créer des trottoirs dans le village depuis 2014. Au lieu de ça, les piétons sont de plus en plus pénalisés. Dans le centre, les voitures prennent tout l’espace disponible, les piétons doivent slalomer ou marcher sur la chaussée, se mettant en danger. Dégagez pauvres piétons, faites places aux voitures !!! Et on ne parle pas des journées de présentations et de promotions de 4x4 sur la place. Cette année, ce type d’animation n’a pas été organisé, cela aurait sans doute dénoté trop clairement avec les rencontres des espaces alpins protégés. 





Mais alors, quelles peuvent être les actions pour l’environnement dont se vante le maire ? La mise en place d’une borne électrique ? l’utilisation de véhicules électriques par les services municipaux ? Et non, tout cela est à l’initiative de la communauté de commune. Il faut chercher encore. Les travaux pour la création d’une centrale hydro-électrique dans le Bonnant ? Et non, le projet date d’avant 2014 et la commune n’a fait que donner son autorisation. La maison du tour du Mont Blanc à la Gorge ? On en entend beaucoup parler mais faute de subventions elle reste encore à l’état de projet. Où sont alors les actions du maire pour sauver la planète ? Peut-être est-ce la caravane à Plan Jovet, le goudron répandu sur la voie romaine le printemps dernier ou encore le projet de mettre un revêtement sur le chemin du Baroque ?




En revanche, d’autres projets sont moins dans la lignée de ces rencontres. On peut penser que le maire n’a pas dû présenter son beau projet immobilier quand il était sur la place du village avec toutes ces personnes travaillant pour l’environnement. « Ici, doivent s’élever des immeubles de 21 mètres de haut pour masquer la vue sur les sommets ». Cela aurait pu en choquer quelques-uns. De la même façon, d’autres auraient pu s’étonner que ce maire « si attaché à la protection de la nature » milite pour la création de la liaison du domaine skiable avec l’espace diamant.

Il y a les paroles, mais où sont les actes ?


A noter : conseil municipal Jeudi 7 mars à 19h.




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vendredi 15 février 2019

Un melting pot de délibérations

Nous revenons une troisième et dernière fois sur le conseil municipal du 18 décembre. Il nous reste quelques délibérations à évoquer. Le programme était bien chargé ce jour-là !!!

L’année dernière, il avait fallu attendre le mois de mai pour que les tarifs publics 2018 soient validés par les conseillers municipaux. Pour ceux de 2019, il ne faudra pas attendre si longtemps puisqu’ils étaient au programme de cette réunion de fin décembre. Est-ce parce que nous avions fait de nombreuses remarques sur ce retard ou est-ce dû à une anticipation toute nouvelle de l’équipe municipale ? Nous pouvons nous réjouir que cela soit enfin voté au moment qui convient.




Nous avons noté quelques changements dans ces nouveaux tarifs. Ainsi pour les locations de salles de l’espace animation, une série de rubriques inédites apparaît. Désormais, il sera possible de louer ces locaux communaux pour quelques heures seulement : un prix correspondant à une demi-journée est indiqué pour chaque salle. Cela nous parait être une bonne initiative car les demandes de locations sont très diverses et cela permettra sans doute une meilleure occupation de ces espaces. Nous notons aussi que les salles de motricité et d’art sont maintenant ouvertes à la location. Dernière nouveauté, il est indiqué que « les résidents des Contamines-Montjoie » bénéficient d’une réduction de 20% sur toutes les locations ». Voilà une idée qui risque d’amener à de grandes discussions autour de la définition précise d’un résident. Permanent ou non ? De nombreux cas spécifiques vont apparaître et faire naître de vifs débats. Ainsi par exemple, les résidents secondaires qui souhaitent se marier dans notre commune, déclarent être domiciliés dans ce qui est, en vérité, leur résidence secondaire. Pourront-ils bénéficier de cette réduction ? Bonne chance pour statuer dans ce cas là …




Les tarifs liés au cimetière de la commune font aussi partie des tarifs publics validés par les conseillers. Ces prix avaient très peu évolué dans les dernières années. On retrouvait 4 rubriques avec une durée de concession correspondant logiquement aux différents cas : 15 ans pour le dépôt des urnes dans le columbarium, 30 ans pour les tombes de 2.5 m² et 50 ans pour les concessions familiales. Cela ne semblait pas poser de problèmes ou de difficultés. Dans ces nouveaux tarifs, de nouvelles rubriques apparaissent et proposent les 3 durées (15, 30 et 50 ans) dans les différents cas. Nous n’avons pas compris l’intérêt de ces nouveautés. Une durée de 15 ans pour une concession familiale, cela n’est pas du tout adapté et très illogique. De plus, les prix correspondant à ces 3 durées sont incompréhensibles : nous voyons que le prix pour 30 ans est le double de celui pour 15 ans. C’est cohérent. Ce qui l’est moins : le prix pour 50 ans est aussi le double de celui pour 30 ans, voire plus. Ainsi nous pouvons lire 840 euros pour 30 ans, 1812 euros pour 50 ans. Dans ces conditions personne ne va opter pour une durée de 50 ans. Il y a comme un problème …




Nous avons interrogé l’équipe municipale au sujet de ces prix et de ces durées. Nous avons vite vu que personne ne maîtrisait ce sujet. On se demandait même si quelqu’un avait lu ces tableaux. Et quand nous avons demandé à quoi correspondait la rubrique « reprise de concession », nous avons rapidement compris que nous n’aurions pas de réponse précise. « C’est pour la cession d’un caveau » a répondu le maire, reprenant ainsi les informations indiquées dans le tableau. Mais comme tout fonctionne sur la base d’un système de concessions (locations d’emplacements), qu’est-ce qui peut être cédé ? Au bout d’un moment, nous avons préféré laisser tomber…

Dans un précèdent article, nous avions rapidement évoqué le projet d’un refuge aux Prés en lieu et place du bâtiment agricole. Une promesse de bail à construction étant à l’ordre du jour de ce conseil municipal, nous avons ainsi pu obtenir de plus amples informations sur ce futur accueil des randonneurs. La compagnie des guides du Val-Montjoie projette de rénover le bâtiment communal précédemment occupé par un groupement pastoral pour ouvrir un refuge qui accueillerait les vacanciers une grande partie de l’année (hiver comme été). Des repas et des nuitées seraient proposés aux randonneurs. 




Les travaux nécessaires pour transformer cet édifice en un établissement pouvant accueillir 30 personnes et qui proposera un service de restauration journalier aux marcheurs de passages, sont estimés à 1 268 500 euros. Des subventions sont espérées pour un total de 610 000 euros. Divers organismes ont été ou vont être sollicités (Europe, Région, Département, ASTERS, EDF,…). Le montant du loyer demandé par la commune sera conditionné par le niveau des aides obtenues (de 2 à 4 % du chiffre d’affaire annuel). Bien attendu, ce bail de 60 ans sera annulé si les sommes nécessaires ne sont pas obtenues auprès des banques ou si les demandes de subventions n’aboutissent pas. De plus, la localisation de ce bâtiment en Réserve Naturelle peut poser problème. Un dossier qui n’en est qu’à son commencement ….




Un autre dossier, est lui, loin de son commencement, et nous l’espérons, éloigné de sa résolution : il s’agit du projet immobilier du centre. Nous n’en entendions plus parler depuis des mois. Comme tout est heureusement bloqué par les différents recours devant la justice, ce silence était tout à fait normal. Le dossier revient sur le devant de la scène pour une procédure administrative. Au début 2018, une enquête d’utilité publique avait été organisée pour le déclassement des terrains vendus aux promoteurs. Un registre avait été mis à la disposition de tous et un commissaire-enquêteur avait reçu ceux qui souhaitaient le rencontrer. Cette personne avait remis son rapport en mars avec, sans surprise, un avis favorable. Les dés étaient pipés dès le départ, le maire ayant choisi lui-même le commissaire enquêteur. 

Suite à cette enquête d’utilité publique, le déclassement devait être entériné par le conseil municipal ce qui a été effectué ce 18 décembre. Pourquoi cela n’a-t-il pas été voté plus rapidement ? Pourquoi maintenant ? Nous avons préféré ne pas lancer de questions sur ce sujet. Nous nous sommes déjà exprimés très souvent sur ce dossier. Nous attendons maintenant les réponses de la justice. Le maire ne se prive pas d’affirmer que ce dossier est bloqué à cause de personnes qu’il juge mal intentionnées. Mais nous n’oublions pas qu’il a donné son accord au département en janvier 2018, soit 2 mois avant le recours au tribunal administratif, pour la réfection de la route départementale, arguant que les travaux du centre n’auraient pas lieu…. 




Pour être complet sur ce conseil municipal de décembre, il reste à ajouter quelques mots sur les décisions du maire annoncées en fin de séance. Parmi celles-ci, on trouve celles concernant l’occupation du domaine public par les 2 food-truck sur le parking du stade nordique. Et enfin, nous avons pu avoir des informations sur le cabinet médical et sur le bail signé avec les médecins de Saint Gervais. Celui-ci est validé pour une durée de 6 ans. Le loyer pour l’occupation du cabinet médical est de 670 euros par mois, un montant à comparer aux 500 euros du loyer mensuel de chaque food-truck. En plus il est indiqué que pour la première année, le loyer est de (seulement) 250 euros par mois afin de « permettre au preneur d’engager ses frais d’installation ». Quand on sait que le tarif de la consultation est de 55 euros le samedi, on peut penser que les frais d’installation seront facilement financés. Les conditions de ce bail semblent bien avantageuses pour le locataire, c’est sans doute le prix à payer maintenant pour avoir des médecins traumatologues dans notre village. 




Les conditions du bail ont été facilement négociées suite aux nombreux déboires subis depuis 5 ans par ce cabinet médical. On se souvient : le médecin qui s’installait en 2014 avait été chassé par le maire de manière plus que cavalière, puis la trouvaille du siècle du premier édile pour occuper son cabinet flambant neuf ! Il s’agissait d’un médecin qui n’était pas inscrit à l’ordre des médecins. Il avait été accueilli avec une inauguration en grande pompe comme c’était de rigueur dans les années fastes du début de mandat...


Rendez-vous le 1er mars pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud
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vendredi 1 février 2019

Alerte sur les comptes de l’EPIC !

Nous retrouvons les délibérations du dernier conseil municipal là où nous les avions laissées dans notre précédent article. Nous avons longuement évoqué les diverses conventions et subventions à l’ordre du jour de la séance du 18 décembre. Mais il reste encore une subvention au programme : celle de l’EPIC. Son montant et les conditions dans lesquelles elle a été votée méritent bien un article à part.




Comme chaque année, fin décembre, les conseillers municipaux doivent se positionner sur le montant de la subvention accordée à l’EPIC. Et comme chaque année, le minimum d’informations est donné à ces mêmes conseillers pour qu'ils puissent se faire une opinion. Ainsi, avant de passer au vote, l’adjoint aux finances s’est contenté de dire « Nous avons décidé que le montant de la subvention pour l’EPIC sera cette année de 1 300 000 euros. ». Avant d’ajouter quand même : « Des questions ? ». Pour sûr, nous avions des questions, une kyrielle de questions.



Comment ce montant de 1 300 000 euros a-t-il été fixé ? On peut imaginer et espérer qu’il n’est pas sorti par hasard du chapeau. L’an dernier cette même subvention s’élevait à 1 700 000 euros. Mais depuis, la commune a décidé que le fonctionnement des navettes ne serait plus payé par l’EPIC mais directement par la mairie avec une participation non négligeable de la SECMH. Et comme ce budget navette est d’environ 400 000 euros, il est logique que la subvention pour l’EPIC baisse d’autant. 

Nous aurions espéré qu’avant de passer au vote de cette délibération, un bilan moral de l’année 2018 soit donné avec les principaux points à retenir sur la gestion de l’EPIC. Ces 12 derniers mois ont été riches en rebondissements divers et variés, principalement au niveau de la direction de cette structure. Quelques informations auraient été les bienvenues…Mais comme les autres années, le maire a contourné l’obstacle en nous disant que nous aurions toutes les informations au moment du vote du budget en mars ou avril. Le maire est peu original dans ses réponses : à chaque fois, il nous ressert le même plat, la même promesse de transparence. Et quand le vote du budget arrive, aucune explication n’est jamais donnée. Les promesses du maire et des adjoints, en ce qui concerne la transparence ou la transmission d’informations, restent des paroles en l’air, comme au temps de la campagne électorale.




Pourtant, on peut facilement imaginer que le montant de la subvention 2019 a été élaboré sur la base de résultats comptables connus. Si celui-ci est de 1,3 millions d’euros et non pas 1,2 millions ou 1,4 millions, il y a bien des raisons. Pourquoi ne pas les communiquer aux conseillers qui doivent prendre une décision sur la dépense des fonds publics ? La seule réponse obtenue a été « on vous donnera les éléments quand on les aura ». Oui bien sûr… 

Comme nous étions à peu près certains de n’avoir aucune information comptable, nous sommes allés la chercher nous-mêmes. Et ce que nous avons découvert nous inquiète au plus haut point. Nous avons consulté les comptes de gestion de 2017 et des années précédentes. En 2016, la subvention s'élevait à 1 700 000 euros, et le résultat de compte d’exploitation était de – 162 000 euros. En 2017, avec une subvention de 1 900 000 euros, le déficit s’est aggravé et est passé à -239 000 euros. En 2018, la subvention a été de 1 700 000 euros. Continuons-nous à descendre vers des zones inconnues ? Le niveau du résultat du compte d’exploitation n’est pas connu à ce jour. A-t-il chuté encore plus lourdement pour atteindre les fonds abyssaux ? 

Plus grave encore, nous avons découvert avec stupeur que les fonds propres de l’EPIC en 2017 affichaient un montant négatif et impressionnant : - 217 000 euros. Et pour couronner le tout, la dette bancaire était de 600 000 euros. Avec de tels résultats comptables, n’importe quelle entreprise privée aurait dû déposer le bilan. L’adjoint aux finances, visiblement agacé, nous a apporté quelques compléments d’informations. Depuis la dette aurait été ramenée à environ 200 000 euros. Mais au sujet des – 271 000 euros pour les fonds propres, il n’a pas pu donner d’éclaircissements….. 




Le maire a tenté de venir à son secours : « Vous évoquez comme ça des chiffres sortis du chapeau !!! des chiffres sortis de leur contexte ? ». Cette intervention a fait sourire plus d’une personne du public qui se souviennent combien de fois le maire a évoqué des chiffres erronés, faux, et pour le coup hors du contexte, afin de ne pas répondre aux questions portant sur sa propre gestion… Et non, ces éléments comptables ne sortent pas du chapeau mais tout simplement de documents comptables demandés à l’EPIC, non sans difficulté. A chaque fois, il est nécessaire de saisir la CADA pour obtenir ces documents visibles par chacun. Mais ici et maintenant, des bâtons sont mis dans les roues à ceux qui se penchent un tant soit peu sur les finances et la gestion. N’oublions pas qu’il s’agit là de l’argent de nos impôts. Or la gestion de ce compte commun à la société que les contribuables contaminards financent devrait être justifiable par les élus devant chaque citoyen. 

Quant au contexte, c’est justement les informations que nous demandons si régulièrement et depuis si longtemps. Nous aimerions connaitre tous les éléments entourant la gestion de l’EPIC. Mais rien ne filtre. Nous ne pouvons que nous appuyer sur ces chiffres pour nous faire notre opinion. Si le contexte explique et relativise ces résultats comptables alarmants, pourquoi le maire et son équipe ne l'exposent-ils pas ?

Et comme chaque fois qu’il ne sait plus quoi répondre, le premier magistrat nous rejoue « Retour vers le futur » et relance les critiques sur les équipes municipales précédentes « Si vous voulez parler des comptes de 2017, on va aussi parler de ceux de 2013 et 2014 !!! » Nous pouvons parler sans problème de l’Office du tourisme d’avant 2014. Ses résultats financiers étaient nettement meilleurs. Quant à la promotion de la station, aux évènements organisés, à la renommée des Contamines, il n’y a pas photo !!! Un seul exemple significatif : dans le guide 2019 des 130 stations, nous avons cherché ce qui était écrit sur les Contamines. Mais nous n’avons rien trouvé. Notre village n’apparaît  pas. Les personnes cherchant une destination peuvent obtenir des informations sur Cordon, Combloux, la Giettaz… mais aucune sur les Contamines. Nous avons totalement disparu des radars.




Au début de son mandat, le maire arborait fièrement son titre de président de l’EPIC, mais depuis les déboires et les problèmes se sont enchaînes. Il a abandonné ce titre dans sa signature officielle… Sa gestion désastreuse a mené cette structure a l’agonie aussi bien moralement que financièrement. Seules 11 personnes étaient présentes à la réunion de lancement de la saison d’hiver : cela reflète bien le désintérêt des socioprofessionnels pour l’EPIC, qui semblent n’en attendre plus rien. 

Nous avons forcément voté contre cette subvention. Nous jugeons que nous ne pouvons pas accorder une somme si importante dans le flou total. Cette absence d’explications ne semble aucunement contrarier les conseillers de la majorité qui ont bien sûr voté « pour » sans avoir posé aucune question. 




Comme le sujet des discussions tournait autour de l’EPIC, nous avons souligné notre surprise de ne pas voir le vote des tarifs des équipements sportifs et touristiques à l’ordre du jour. Depuis des années, le conseil municipal est appelé à se prononcer sur les tarifs de la garderie, le domaine nordique, la patinoire, … D’ailleurs cela a valu divers articles dans ce blog au fil des années (garderie hors de prix, pass loisirs peu compétitif, …) Mais pour l’hiver 2018/2019, ces tarifs n’ont pas été validés. Nous avons donc cherché à en connaitre la raison. Après un moment de flottement, de doute et de regards inquiets entre le maire, son adjoint et la directrice générale des services, il nous a été répondu que cela n’était pas obligatoire. Cette délibération a été prise chaque année avant les saisons d’été et d’hiver, et tout d’un coup cela n’est plus obligatoire. Le maire et son équipe nous surprendront toujours…


De la même façon que nous pu avoir des informations comptables en cherchant par nous-même, c’est par pur hasard que nous avons appris que l’EPIC avait désormais un nouveau directeur : Julien Mure a pris ses fonctions tout récemment. Comment l’avons-nous appris ? Ni par une newsletter de la mairie, ni par un message envoyé aux socio-professionnels de la station (ce qui aurait été la moindre des choses). 




Tout récemment Julien Mure a été interviewé sur 8 Mont-Blanc dans une rubrique sur les stations. Nous avons découvert son nom et son visage a cette occasion. Il a présenté les quelques animations de cet hiver 2019. Originaire de Saint-Gervais, il a l’avantage de bien connaître notre vallée. Nous ignorons quels étaient ses précédents postes et quelle est sa formation. Nous nous réjouissons de l’arrivée d’un directeur à l’Office de Tourisme afin de redonner un sens à la gestion de cette structure. Nous pouvons espérer qu’il restera plus de 6 mois et qu’il pourra, malgré la situation financière préoccupante de l’EPIC, mener une action efficace. 

Rendez-vous le 15 Février pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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