vendredi 15 février 2019

Un melting pot de délibérations

Nous revenons une troisième et dernière fois sur le conseil municipal du 18 décembre. Il nous reste quelques délibérations à évoquer. Le programme était bien chargé ce jour-là !!!

L’année dernière, il avait fallu attendre le mois de mai pour que les tarifs publics 2018 soient validés par les conseillers municipaux. Pour ceux de 2019, il ne faudra pas attendre si longtemps puisqu’ils étaient au programme de cette réunion de fin décembre. Est-ce parce que nous avions fait de nombreuses remarques sur ce retard ou est-ce dû à une anticipation toute nouvelle de l’équipe municipale ? Nous pouvons nous réjouir que cela soit enfin voté au moment qui convient.




Nous avons noté quelques changements dans ces nouveaux tarifs. Ainsi pour les locations de salles de l’espace animation, une série de rubriques inédites apparaît. Désormais, il sera possible de louer ces locaux communaux pour quelques heures seulement : un prix correspondant à une demi-journée est indiqué pour chaque salle. Cela nous parait être une bonne initiative car les demandes de locations sont très diverses et cela permettra sans doute une meilleure occupation de ces espaces. Nous notons aussi que les salles de motricité et d’art sont maintenant ouvertes à la location. Dernière nouveauté, il est indiqué que « les résidents des Contamines-Montjoie » bénéficient d’une réduction de 20% sur toutes les locations ». Voilà une idée qui risque d’amener à de grandes discussions autour de la définition précise d’un résident. Permanent ou non ? De nombreux cas spécifiques vont apparaître et faire naître de vifs débats. Ainsi par exemple, les résidents secondaires qui souhaitent se marier dans notre commune, déclarent être domiciliés dans ce qui est, en vérité, leur résidence secondaire. Pourront-ils bénéficier de cette réduction ? Bonne chance pour statuer dans ce cas là …




Les tarifs liés au cimetière de la commune font aussi partie des tarifs publics validés par les conseillers. Ces prix avaient très peu évolué dans les dernières années. On retrouvait 4 rubriques avec une durée de concession correspondant logiquement aux différents cas : 15 ans pour le dépôt des urnes dans le columbarium, 30 ans pour les tombes de 2.5 m² et 50 ans pour les concessions familiales. Cela ne semblait pas poser de problèmes ou de difficultés. Dans ces nouveaux tarifs, de nouvelles rubriques apparaissent et proposent les 3 durées (15, 30 et 50 ans) dans les différents cas. Nous n’avons pas compris l’intérêt de ces nouveautés. Une durée de 15 ans pour une concession familiale, cela n’est pas du tout adapté et très illogique. De plus, les prix correspondant à ces 3 durées sont incompréhensibles : nous voyons que le prix pour 30 ans est le double de celui pour 15 ans. C’est cohérent. Ce qui l’est moins : le prix pour 50 ans est aussi le double de celui pour 30 ans, voire plus. Ainsi nous pouvons lire 840 euros pour 30 ans, 1812 euros pour 50 ans. Dans ces conditions personne ne va opter pour une durée de 50 ans. Il y a comme un problème …




Nous avons interrogé l’équipe municipale au sujet de ces prix et de ces durées. Nous avons vite vu que personne ne maîtrisait ce sujet. On se demandait même si quelqu’un avait lu ces tableaux. Et quand nous avons demandé à quoi correspondait la rubrique « reprise de concession », nous avons rapidement compris que nous n’aurions pas de réponse précise. « C’est pour la cession d’un caveau » a répondu le maire, reprenant ainsi les informations indiquées dans le tableau. Mais comme tout fonctionne sur la base d’un système de concessions (locations d’emplacements), qu’est-ce qui peut être cédé ? Au bout d’un moment, nous avons préféré laisser tomber…

Dans un précèdent article, nous avions rapidement évoqué le projet d’un refuge aux Prés en lieu et place du bâtiment agricole. Une promesse de bail à construction étant à l’ordre du jour de ce conseil municipal, nous avons ainsi pu obtenir de plus amples informations sur ce futur accueil des randonneurs. La compagnie des guides du Val-Montjoie projette de rénover le bâtiment communal précédemment occupé par un groupement pastoral pour ouvrir un refuge qui accueillerait les vacanciers une grande partie de l’année (hiver comme été). Des repas et des nuitées seraient proposés aux randonneurs. 




Les travaux nécessaires pour transformer cet édifice en un établissement pouvant accueillir 30 personnes et qui proposera un service de restauration journalier aux marcheurs de passages, sont estimés à 1 268 500 euros. Des subventions sont espérées pour un total de 610 000 euros. Divers organismes ont été ou vont être sollicités (Europe, Région, Département, ASTERS, EDF,…). Le montant du loyer demandé par la commune sera conditionné par le niveau des aides obtenues (de 2 à 4 % du chiffre d’affaire annuel). Bien attendu, ce bail de 60 ans sera annulé si les sommes nécessaires ne sont pas obtenues auprès des banques ou si les demandes de subventions n’aboutissent pas. De plus, la localisation de ce bâtiment en Réserve Naturelle peut poser problème. Un dossier qui n’en est qu’à son commencement ….




Un autre dossier, est lui, loin de son commencement, et nous l’espérons, éloigné de sa résolution : il s’agit du projet immobilier du centre. Nous n’en entendions plus parler depuis des mois. Comme tout est heureusement bloqué par les différents recours devant la justice, ce silence était tout à fait normal. Le dossier revient sur le devant de la scène pour une procédure administrative. Au début 2018, une enquête d’utilité publique avait été organisée pour le déclassement des terrains vendus aux promoteurs. Un registre avait été mis à la disposition de tous et un commissaire-enquêteur avait reçu ceux qui souhaitaient le rencontrer. Cette personne avait remis son rapport en mars avec, sans surprise, un avis favorable. Les dés étaient pipés dès le départ, le maire ayant choisi lui-même le commissaire enquêteur. 

Suite à cette enquête d’utilité publique, le déclassement devait être entériné par le conseil municipal ce qui a été effectué ce 18 décembre. Pourquoi cela n’a-t-il pas été voté plus rapidement ? Pourquoi maintenant ? Nous avons préféré ne pas lancer de questions sur ce sujet. Nous nous sommes déjà exprimés très souvent sur ce dossier. Nous attendons maintenant les réponses de la justice. Le maire ne se prive pas d’affirmer que ce dossier est bloqué à cause de personnes qu’il juge mal intentionnées. Mais nous n’oublions pas qu’il a donné son accord au département en janvier 2018, soit 2 mois avant le recours au tribunal administratif, pour la réfection de la route départementale, arguant que les travaux du centre n’auraient pas lieu…. 




Pour être complet sur ce conseil municipal de décembre, il reste à ajouter quelques mots sur les décisions du maire annoncées en fin de séance. Parmi celles-ci, on trouve celles concernant l’occupation du domaine public par les 2 food-truck sur le parking du stade nordique. Et enfin, nous avons pu avoir des informations sur le cabinet médical et sur le bail signé avec les médecins de Saint Gervais. Celui-ci est validé pour une durée de 6 ans. Le loyer pour l’occupation du cabinet médical est de 670 euros par mois, un montant à comparer aux 500 euros du loyer mensuel de chaque food-truck. En plus il est indiqué que pour la première année, le loyer est de (seulement) 250 euros par mois afin de « permettre au preneur d’engager ses frais d’installation ». Quand on sait que le tarif de la consultation est de 55 euros le samedi, on peut penser que les frais d’installation seront facilement financés. Les conditions de ce bail semblent bien avantageuses pour le locataire, c’est sans doute le prix à payer maintenant pour avoir des médecins traumatologues dans notre village. 




Les conditions du bail ont été facilement négociées suite aux nombreux déboires subis depuis 5 ans par ce cabinet médical. On se souvient : le médecin qui s’installait en 2014 avait été chassé par le maire de manière plus que cavalière, puis la trouvaille du siècle du premier édile pour occuper son cabinet flambant neuf ! Il s’agissait d’un médecin qui n’était pas inscrit à l’ordre des médecins. Il avait été accueilli avec une inauguration en grande pompe comme c’était de rigueur dans les années fastes du début de mandat...


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vendredi 1 février 2019

Alerte sur les comptes de l’EPIC !

Nous retrouvons les délibérations du dernier conseil municipal là où nous les avions laissées dans notre précédent article. Nous avons longuement évoqué les diverses conventions et subventions à l’ordre du jour de la séance du 18 décembre. Mais il reste encore une subvention au programme : celle de l’EPIC. Son montant et les conditions dans lesquelles elle a été votée méritent bien un article à part.




Comme chaque année, fin décembre, les conseillers municipaux doivent se positionner sur le montant de la subvention accordée à l’EPIC. Et comme chaque année, le minimum d’informations est donné à ces mêmes conseillers pour qu'ils puissent se faire une opinion. Ainsi, avant de passer au vote, l’adjoint aux finances s’est contenté de dire « Nous avons décidé que le montant de la subvention pour l’EPIC sera cette année de 1 300 000 euros. ». Avant d’ajouter quand même : « Des questions ? ». Pour sûr, nous avions des questions, une kyrielle de questions.



Comment ce montant de 1 300 000 euros a-t-il été fixé ? On peut imaginer et espérer qu’il n’est pas sorti par hasard du chapeau. L’an dernier cette même subvention s’élevait à 1 700 000 euros. Mais depuis, la commune a décidé que le fonctionnement des navettes ne serait plus payé par l’EPIC mais directement par la mairie avec une participation non négligeable de la SECMH. Et comme ce budget navette est d’environ 400 000 euros, il est logique que la subvention pour l’EPIC baisse d’autant. 

Nous aurions espéré qu’avant de passer au vote de cette délibération, un bilan moral de l’année 2018 soit donné avec les principaux points à retenir sur la gestion de l’EPIC. Ces 12 derniers mois ont été riches en rebondissements divers et variés, principalement au niveau de la direction de cette structure. Quelques informations auraient été les bienvenues…Mais comme les autres années, le maire a contourné l’obstacle en nous disant que nous aurions toutes les informations au moment du vote du budget en mars ou avril. Le maire est peu original dans ses réponses : à chaque fois, il nous ressert le même plat, la même promesse de transparence. Et quand le vote du budget arrive, aucune explication n’est jamais donnée. Les promesses du maire et des adjoints, en ce qui concerne la transparence ou la transmission d’informations, restent des paroles en l’air, comme au temps de la campagne électorale.




Pourtant, on peut facilement imaginer que le montant de la subvention 2019 a été élaboré sur la base de résultats comptables connus. Si celui-ci est de 1,3 millions d’euros et non pas 1,2 millions ou 1,4 millions, il y a bien des raisons. Pourquoi ne pas les communiquer aux conseillers qui doivent prendre une décision sur la dépense des fonds publics ? La seule réponse obtenue a été « on vous donnera les éléments quand on les aura ». Oui bien sûr… 

Comme nous étions à peu près certains de n’avoir aucune information comptable, nous sommes allés la chercher nous-mêmes. Et ce que nous avons découvert nous inquiète au plus haut point. Nous avons consulté les comptes de gestion de 2017 et des années précédentes. En 2016, la subvention s'élevait à 1 700 000 euros, et le résultat de compte d’exploitation était de – 162 000 euros. En 2017, avec une subvention de 1 900 000 euros, le déficit s’est aggravé et est passé à -239 000 euros. En 2018, la subvention a été de 1 700 000 euros. Continuons-nous à descendre vers des zones inconnues ? Le niveau du résultat du compte d’exploitation n’est pas connu à ce jour. A-t-il chuté encore plus lourdement pour atteindre les fonds abyssaux ? 

Plus grave encore, nous avons découvert avec stupeur que les fonds propres de l’EPIC en 2017 affichaient un montant négatif et impressionnant : - 217 000 euros. Et pour couronner le tout, la dette bancaire était de 600 000 euros. Avec de tels résultats comptables, n’importe quelle entreprise privée aurait dû déposer le bilan. L’adjoint aux finances, visiblement agacé, nous a apporté quelques compléments d’informations. Depuis la dette aurait été ramenée à environ 200 000 euros. Mais au sujet des – 271 000 euros pour les fonds propres, il n’a pas pu donner d’éclaircissements….. 




Le maire a tenté de venir à son secours : « Vous évoquez comme ça des chiffres sortis du chapeau !!! des chiffres sortis de leur contexte ? ». Cette intervention a fait sourire plus d’une personne du public qui se souviennent combien de fois le maire a évoqué des chiffres erronés, faux, et pour le coup hors du contexte, afin de ne pas répondre aux questions portant sur sa propre gestion… Et non, ces éléments comptables ne sortent pas du chapeau mais tout simplement de documents comptables demandés à l’EPIC, non sans difficulté. A chaque fois, il est nécessaire de saisir la CADA pour obtenir ces documents visibles par chacun. Mais ici et maintenant, des bâtons sont mis dans les roues à ceux qui se penchent un tant soit peu sur les finances et la gestion. N’oublions pas qu’il s’agit là de l’argent de nos impôts. Or la gestion de ce compte commun à la société que les contribuables contaminards financent devrait être justifiable par les élus devant chaque citoyen. 

Quant au contexte, c’est justement les informations que nous demandons si régulièrement et depuis si longtemps. Nous aimerions connaitre tous les éléments entourant la gestion de l’EPIC. Mais rien ne filtre. Nous ne pouvons que nous appuyer sur ces chiffres pour nous faire notre opinion. Si le contexte explique et relativise ces résultats comptables alarmants, pourquoi le maire et son équipe ne l'exposent-ils pas ?

Et comme chaque fois qu’il ne sait plus quoi répondre, le premier magistrat nous rejoue « Retour vers le futur » et relance les critiques sur les équipes municipales précédentes « Si vous voulez parler des comptes de 2017, on va aussi parler de ceux de 2013 et 2014 !!! » Nous pouvons parler sans problème de l’Office du tourisme d’avant 2014. Ses résultats financiers étaient nettement meilleurs. Quant à la promotion de la station, aux évènements organisés, à la renommée des Contamines, il n’y a pas photo !!! Un seul exemple significatif : dans le guide 2019 des 130 stations, nous avons cherché ce qui était écrit sur les Contamines. Mais nous n’avons rien trouvé. Notre village n’apparaît  pas. Les personnes cherchant une destination peuvent obtenir des informations sur Cordon, Combloux, la Giettaz… mais aucune sur les Contamines. Nous avons totalement disparu des radars.




Au début de son mandat, le maire arborait fièrement son titre de président de l’EPIC, mais depuis les déboires et les problèmes se sont enchaînes. Il a abandonné ce titre dans sa signature officielle… Sa gestion désastreuse a mené cette structure a l’agonie aussi bien moralement que financièrement. Seules 11 personnes étaient présentes à la réunion de lancement de la saison d’hiver : cela reflète bien le désintérêt des socioprofessionnels pour l’EPIC, qui semblent n’en attendre plus rien. 

Nous avons forcément voté contre cette subvention. Nous jugeons que nous ne pouvons pas accorder une somme si importante dans le flou total. Cette absence d’explications ne semble aucunement contrarier les conseillers de la majorité qui ont bien sûr voté « pour » sans avoir posé aucune question. 




Comme le sujet des discussions tournait autour de l’EPIC, nous avons souligné notre surprise de ne pas voir le vote des tarifs des équipements sportifs et touristiques à l’ordre du jour. Depuis des années, le conseil municipal est appelé à se prononcer sur les tarifs de la garderie, le domaine nordique, la patinoire, … D’ailleurs cela a valu divers articles dans ce blog au fil des années (garderie hors de prix, pass loisirs peu compétitif, …) Mais pour l’hiver 2018/2019, ces tarifs n’ont pas été validés. Nous avons donc cherché à en connaitre la raison. Après un moment de flottement, de doute et de regards inquiets entre le maire, son adjoint et la directrice générale des services, il nous a été répondu que cela n’était pas obligatoire. Cette délibération a été prise chaque année avant les saisons d’été et d’hiver, et tout d’un coup cela n’est plus obligatoire. Le maire et son équipe nous surprendront toujours…


De la même façon que nous pu avoir des informations comptables en cherchant par nous-même, c’est par pur hasard que nous avons appris que l’EPIC avait désormais un nouveau directeur : Julien Mure a pris ses fonctions tout récemment. Comment l’avons-nous appris ? Ni par une newsletter de la mairie, ni par un message envoyé aux socio-professionnels de la station (ce qui aurait été la moindre des choses). 




Tout récemment Julien Mure a été interviewé sur 8 Mont-Blanc dans une rubrique sur les stations. Nous avons découvert son nom et son visage a cette occasion. Il a présenté les quelques animations de cet hiver 2019. Originaire de Saint-Gervais, il a l’avantage de bien connaître notre vallée. Nous ignorons quels étaient ses précédents postes et quelle est sa formation. Nous nous réjouissons de l’arrivée d’un directeur à l’Office de Tourisme afin de redonner un sens à la gestion de cette structure. Nous pouvons espérer qu’il restera plus de 6 mois et qu’il pourra, malgré la situation financière préoccupante de l’EPIC, mener une action efficace. 

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mardi 15 janvier 2019

Tout et son contraire

Le sixième et dernier conseil municipal de 2018 s’est déroulé le mardi 18 décembre. Comme la précédente séance datait de fin septembre, le programme était relativement chargé. Il a fallu 1h20 pour traîter les 24 délibérations à l’ordre du jour. Les conseils se suivent et se ressemblent : une large partie des sujets de cette séance a concerné des signatures de conventions et des demandes de subventions pour les projets de l’équipe municipale. Depuis 2014, on en aura signé des conventions de toutes sortes !!! En voici 6 nouvelles.




La première concerne le futur chalet de Jovet, celui qui est budgété à 45 000 euros. Pour la construction de cet abri de 19 m², la commune a besoin de l’aide d’une association départementale, la Société d’Economie Alpestre. Mais on n’a rien sans rien, et cette assistance technique et administrative va coûter 2 300 euros net. Avec tout ça, … si on n’a pas un magnifique chalet à Plan Jovet …. On voit là une aide exponentielle apportée à une agricultrice dont la société n’est pas basée sur la commune mais dont la mère est conseillère municipale aux Contamines. Le maire nous avait pourtant expliqué au moment de revoir les baux d’alpage qu’il n’était pas là pour soutenir les agriculteurs non-contaminards…

On reste en altitude pour la seconde convention, enfin presque, car celle-ci vise à organiser les relations entre la commune et les guides et accompagnateurs de la compagnie du Val Montjoie. Dans ce document, il est indiqué que les guides s’engagent pour une période de 10 ans sur différents éléments : ils doivent s’occuper de l’entretien courant du rocher d’escalade de la Duchère, du sentier d’accès au refuge des Conscrits et de la cascade de glace située à Notre-Dame de la Gorge. Cela était déjà de leur ressort, certes sans que cela soit stipulé noir sur blanc, mais ces sites sont leurs outils de travail. 




La commune se chargera des travaux importants si le besoin s’en fait sentir et si bien sûr, elle accepte de les financer. Cette restriction n’est pas nouvelle avec cette municipalité qui rechigne toujours à effectuer des réparations sur ses biens : on se rappelle tous les difficultés qu’elle avait fait pour réparer un tremplin de saut sur lequel s’entraînent les enfants du village. De plus, cet accord revient sur l’occupation des locaux communaux par ces professionnels de la montagne. Ceux-ci partagent avec les moniteurs de ski de l’ESF les bureaux à côté de l’Office de Tourisme (l’espace d’accueil et les bureaux à proximité). Un loyer annuel de 2 650 euros a été fixé. En fait, on le constate, rien de neuf sur la terre, juste une énième convention qui figent les relations mais qui permettra quand même aux guides de pouvoir avancer avec cette municipalité selon les termes énoncés par celle-ci.




En revanche, aucune convention n’a été encore signée avec les moniteurs pour l’occupation du même local. Sans doute un accord est plus difficile à trouver, d’autant plus que de nombreux sujets annexes doivent être pris en compte (jardin d’enfants de la garderie, ski scolaire, …). Pourtant les interlocuteurs sont les mêmes, mais aucun adjoint n’est impliqué dans la vie de ses socio-professionnels…

On reste encore en altitude avec la troisième convention qui s’intéresse au chemin de grande randonnée à la Laya. Quelques explications s’imposent. Le Département de Haute- Savoie s’occupe de la gestion des chemins de Grandes Randonnées (GR) et il souhaite mettre en place des conventions avec les propriétaires des terrains traversés par cet itinéraire à la Laya. Ceux-ci devront s’engager à laisser le passage aux randonneurs (pédestres, VTT, équestre) à titre gratuit. En contrepartie, la commune et le Département s’engagent à prendre les mesures nécessaires pour que la fréquentation n’apporte pas de gêne et seront responsables des dégradations éventuelles. 




Cela nous semble quand même regrettable qu’il faille maintenant mettre en place des conventions de ce type pour les itinéraires de montagne. Tout doit être légiféré, encadré, réglementé, … même sur les chemins de la Laya. Faudra-t-il bientôt signer des conventions avec tous les propriétaires de terrains ou de forêts susceptibles d’être traversés par des randonneurs ?

La quatrième convention nous amène sur le domaine skiable où les remontées mécaniques sont alimentées en électricité par une ligne haute tension descendant du col du Joly. Celle-ci est régulièrement mise à rude épreuve par les chutes de neige. ENEDIS a décidé d’enfouir cette ligne aérienne pour sécuriser l’alimentation électrique. Une convention doit être signée avec la commune pour le passage de ces réseaux sur ses parcelles. Voilà une très bonne initiative d’ENEDIS, il serait bon que l’équipe municipale s’en inspire pour enfouir dans le village les lignes électriques de certains hameaux (Berfière, Champelet,…)




Les 2 dernières conventions seront signées avec la communauté de communes « Pays du Mont-Blanc ». La première est nécessaire avec la loi récente sur la protection des données. Les mairies collectent des données dites sensibles sur les individus (état civil, adresse, numéro de téléphone, informations bancaires, …). Un service dédié à la sécurité de ces données sera géré par la CCPMB. La seconde convention semble faire moins l’unanimité au sein de la Com Com car elle ne sera signée que par 6 communes. Ces dernières souhaitent mutualiser l’instruction des dossiers d’urbanisme. 

Il nous aurait paru bienvenu que le maire nous explique en détail le fonctionnement de ce futur service et surtout la répartition des décisions entre les commissions d’urbanisme des différentes communes et ce service mutualisé. Qui prendra les décisions ? A qui les personnes devront-elles s’adresser ? Quelles conséquences pour les futures demandes de permis de construire ? Mais le premier magistrat s’est contenté du service minimum, comme à son habitude : la lecture des quelques lignes peu explicatives de la délibération. Désormais, comme pour les ordures ménagères, les habitants devront-ils se tourner vers la Com Com, descendre à Passy pour questionner sur leur futur projet de construction, de rénovation ? C’est tellement pratique et simple pour les citoyens… Les délégations de services aux Com Com ne sont ni facilitantes pour les usagers, ni économiques pour les contribuables. Les fonctionnaires sont multipliés et les spécificités des villages disparaissent au fur et à mesure.




Comme on l’a souvent vu, conventions riment avec subventions. Quand on en a fini avec les premières, on poursuit généralement avec les secondes. On retrouve donc des demandes de subvention parmi les dossiers au programme. Celles-ci reviennent sur les points abordés dans le passé : quand les décisions sont prises, il faut trouver comment les financer. 

Nous avons déjà évoqué le problème lié à la présence d’arsenic dans le réseau d’eau. Des travaux pour la création d’une colonne d’eau entre les réservoirs de la Côte d’Auran et des Grassenières sont estimés à 560 000 euros. Des subventions vont être sollicitées auprès de l’Agence de l’eau et du Département pour un montant de 279 000 euros. Espérons que les réponses soient positives.

Une subvention est également sollicitée auprès des services de l’Etat pour aider à financer les travaux à venir dans le secteur de la patinoire, à savoir la construction d’un bâtiment d’accueil et de stockage du matériel pour un coût total de 150 000 euros. 120 000 euros sont espérés. Le maire et son équipe nous semblent bien optimistes !!! L’Etat sera-t-il si généreux ? 




Nous ne pouvons pas aborder ce dossier sans évoquer une délibération qui nous a particulièrement choqués lors de cette séance, non pas sur le fond mais sur la forme. Dans la rubrique urbanisme, les conseillers étaient appelés à voter pour autoriser le maire à déposer un permis de construire en vue de la construction de ce bâtiment d’accueil pour la patinoire. Jusque-là, rien de choquant. Mais le problème, le grave problème nous apparaît quand cette délibération est votée le 18 décembre alors que le permis a été déposé le 9 septembre, accordé le 26 novembre et que ce 18 décembre, ce bâtiment est déjà quasiment terminé.




Quand nous avons reçu notre convocation, nous avons pensé qu’il s’agissait d’une erreur ou d’un autre bâtiment d’accueil. Mais nous avons rapidement compris qu’il n’y avait pas de confusion. Nous avons alors vivement réagi face à cette mascarade. Comment peut-on mépriser autant le rôle du conseil municipal ? Pourtant depuis 2014, nous avons été mis à rude épreuve avec cette façon de procéder. Combien de fois avons-nous dû nous prononcer sur des tarifs déjà distribués dans le village, sur des travaux déjà lancés ? Mais jamais nous n’avions été confrontés à un tel manque de respect des procédures. Ce n’est même plus mettre la charrue avant les bœufs, c’est laisser les bœufs au bord du champs. 

Ce bâtiment rappelons-le, à vu le jour sans que le permis de construire ne soit encore accordé. Pour une mairie comme pour tout un chacun, une construction ne doit pas démarrer avant le délai légal de 2 mois qui permet aux voisins ou à quiconque d’exercer son droit au recours. Ce permis a été accordé le 26 novembre 2018… La construction du chalet a débuté en octobre : un peu hors des clous ! Il y avait un ministre qui souffrait d’une phobie administrative, apparemment le maire des Contamines souffre d’une phobie concernant les permis de construire.




Le pire était encore à venir avec les réponses données par le maire face à nos vives réactions. « Nous avons commencé les travaux pour gagner du temps. Il aurait fallu faire les choses autrement … On aurait pu convoquer un conseil … ». Le premier magistrat n’a pas hésité à ajouter « Vous n’allez pas pinailler sur la procédure » et « si vous ne l’acceptez pas, je le reposerai demain » en étant bien sûr que sa majorité ne réagirait pas devant cet énième manquement au respect de la législation….. Les élus de la majorité acceptent tout et ne bronchent devant aucune réponse du maire. Enfin il a conclu par « vous n’allez pas me donner des leçons sur la dépose de permis ? ». Et bien … si, il y aurait de nombreuses leçons à donner à Etienne Jacquet sur le dépôt de permis…



Une personne dans le public, visiblement interloquée par ce qu’elle entendait a demandé « Et si nous, on fait comme ça qu’est ce qui se passe ? » Aucune réponse n’est bien sûr venue du maire. Mais la question essentielle est justement là : la mairie ne doit -elle pas scrupuleusement montrer l’exemple et suivre les procédures à la lettre. Ainsi d’un côté on nous abreuve de conventions pour tout et n’importe quoi, et d’un autre on construit un bâtiment alors que l’autorisation de déposer le permis n’a pas encore été votée. Cette équipe fait tout et son contraire ! On en a vu de belles depuis 2014, mais là, on touche le fond. Jamais on n’a vu autant de procédures bafouées, autant de personnes méprisées, autant de déni démocratique dans l’absence de débat. 

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mardi 1 janvier 2019

Une nouvelle année sur les Contamines

Avant de nous lancer dans la nouvelle année, nous avons souhaité faire un rapide bilan de 2018 en revenant sur les principaux sujets qui ont marqué ces 12 derniers mois.

Projet immobilier du centre : l’année avait débuté sur les chapeaux de roues avec la découverte des plans du projet. Nous y avons trouvé tout ce que nous craignions : une hauteur disproportionnée occultant la vue sur les sommets, une place de taille ridicule, de nombreux logements en vis-à-vis, … Une enquête d’utilité publique a été lancée en janvier pour le déclassement du parking. Depuis, ce dossier est à l’arrêt, plusieurs recours ayant été déposés en mars contre le permis de construire. Le maire et son équipe accusent une association d’avoir bloqué ce projet. Il serait plus juste de dire qu’un collectif citoyen soutenu par beaucoup se bat pour que ces immeubles ne s’élèvent jamais dans le centre des Contamines. Et n’oublions pas qu’en janvier le maire a adressé un courrier au Département lui spécifiant que la réfection de la route départementale pouvait démarrer puisque les travaux du centre n’auraient pas lieu.




Les Contamines Tourisme : encore une année épique pour l’EPIC. À la suite d’un hiver sans directeur de l’office de tourisme, Pascal Favier prenait ses fonctions au début mai avec le lancement d’une nouvelle stratégie autour de la nature et de l’environnement. Mais quand les caisses sont vides, il est difficile de faire vivre cette structure. Même le soutien aux jeunes sportifs du village a été arrêté. 6 mois plus tard, on apprend que ce professionnel du tourisme est remercié. Aucune explication n’est donnée sur ce sujet ni sur tout ce qui entoure la gestion de l’EPIC. Pourtant il faudra bien qu’un jour le maire s’explique sur ce dossier.

Equipements touristiques : pour faire des économies, la mairie se désengage de plus en plus de la gestion des équipements touristiques : le parc de loisirs avec une DSP de 12 ans, la patinoire confiée à un prestataire aboutissant à une gestion catastrophique, … Nous voyons là une politique dangereuse pour une station touristique





Travaux : 2018 aura été marquée par les travaux d’envergure autour du torrent d’Armancette au frais du SM3A. Entre Avril et Décembre, les pelleteuses et les divers engins ont déplacé des tonnes de terre et de pierres. Un tel chantier était-il vraiment indispensable ? Pourquoi choisir cet aménagement si impactant alors qu’il y a eu moult propositions de projets de protection ? Parmi des conséquences directes : le jardin d’enfant de l’ESF a disparu, la piste des Loyers est en sursis à cause de ce chantier pharaonique. Un peu plus bas, la création de la conduite forcée dans le Bonnant, par la société Quadran semble bientôt terminée et sa mise en service est annoncée pour bientôt. Des chantiers attendus ont enfin été réalisés par la mairie : la première phase du projet ski-roues, un nouveau toit pour le presbytère, la réparation d’une section de la route de la Frasse. Mais cela représente peu de chose au regard des besoins du village. 




Conseils municipaux : avec 6 séances dans l’année, la vie démocratique du village est au ralentie et toujours dans une ambiance … particulière. Le huis clos continue à être utilisé abusivement pour faire taire les opposants. Du côté de la majorité, les conseillers sont toujours aussi peu bavards; du nôtre, Lydie a laissé sa place à Jean-Yves en cours d’année. La fin de ce mandat approchant, et la campagne électorale commençant pour le prochain, la propagande fonctionne à plein régime avec les newsletters et les diverses lettres du maire. Après 4 ans de quasi-silence, le maire tente de faire reluire son image.




Et tout le reste … Il reste à citer toutes les choses qui nous ont étonnés cette année : la caravane installée à Plan Jovet en attendant la construction d’un abri budgété à 45 000 euros, les 8 000 euros prévus pour le cairn du col du Bonhomme, les importants travaux d’électrification du Pontet et de la Duchère, la clôture des comptes de la SGAT qui est éternellement repoussée, la construction du chalet d’accueil de la patinoire débutée bien avant la dépose du permis de construire, la zone de la patinoire aménagée sans vision, sans réflexion et à la va-vite sans gestion de l’espace, le cabinet médical qui ne reçoit que des urgences… Mais notre plus grande interrogation reste celle autour de le réfection inutile du chemin du Praz annoncée pour les prochains mois, ou comment gaspiller inutilement l’argent de la commune. Nul doute, que nous reparlerons de cela et d’une large partie des sujets cités précédemment en 2019.







En ce beau jour de 1er janvier 2019, nous nous réjouissons de voir poindre la dernière année de la gestion désastreuse de la municipalité en place. Comme beaucoup nous attendons avec impatience mars 2020 afin que cesse ce triste mandat.

Mais d’ici là nous craignons le pire. Les directeurs de l’EPIC vont-ils continuer à se succéder à une cadence infernale ? La promotion du village continuera-t-elle à être réduite au minima tout comme le budget des animations ? Comment l’EPIC pourra-t-il se relever des folles dépenses passées ? On se rappelle les fastueux lancements de saisons dans les capitales européennes et le temps où le champagne coulait à flot quand quelques people venaient aux Contamines. Les employés communaux des services techniques et les secrétaires partiront-ils encore chacun leur tour ? La mairie va-t-elle continuer à dilapider le patrimoine communal avec par exemple la vente des terrains du Champelet à un promoteur ? Le secteur de Notre Dame de la Gorge sera-t-il irrémédiablement abîmé ? L’avenir proche n’est pas gai non plus : la création d’une portion de sentier et le chemin du Praz sont menacés d’être couverts par de la pierre de Salève ! 




"Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à la tristesse."
André Gide

Malgré tout, nous gardons espoir : les contaminards sauront relever la tête et se retrousser les manches pour tenter de contenir les débordements de cette équipe et dans un an et demi essayer d'effacer ces dégâts nombreux. 

En attendant, nous vous souhaitons à vous tous, à chacun de nos lecteurs, une magnifique année 2019. Qu’elle voit naître l’espoir d’un avenir meilleur pour les Contamines, pour notre belle station. Que chacun vive une année 2019 dans la sérénité, la joie et la convivialité.

"Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir mais de le rendre possible."
Antoine de Saint-Exupéry





Rendez-vous le 15 janvier pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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samedi 15 décembre 2018

Démocratie en panne et bénévoles en voie de disparition.

Dans la quasi-totalité des communes françaises, les conseils municipaux se réunissent tous les mois. Mais aux Contamines, on ne fait rien comme ailleurs. Ainsi la dernière séance date du 25 septembre et depuis, nous attendions la convocation pour la réunion suivante. Octobre est passé, novembre aussi. Rien. Et miracle, une séance est programmée pour ce mardi 18 décembre. Juste à temps puisque la loi exige qu’une réunion ait lieu au moins une fois par trimestre. Nous sommes donc invités à venir passer une courte soirée en mairie. 



Depuis le début de l’année, le conseil municipal ne s’est réuni qu’à 5 reprises. Déjà nous battions les records de brièveté des séances, entre 15 et 30 minutes au mieux, nous voilà maintenant avec le nombre le plus faible de réunions jamais établi dans notre commune. Nous ne pourrons pas dire que nous usons les sièges de la mairie !!! Que faut-il comprendre à cette volonté de l’équipe municipale de réduire le nombre et la durée de ces réunions ? Ne pas avoir à répondre à des questions ou à donner des explications sur les décisions communales ? Ou simplement, le maire pense-t-il que cela est du temps perdu ? Pourtant ces séances devraient être des moments forts de démocratie, d’échanges et de confrontation des idées pour mener aux meilleures prises de décision. Ailleurs peut-être, mais dans notre commune nous sommes bien loin de cela. Ici on abonde dans le sens du maire, on ne perd pas de temps à discuter, on fait taire l’opposition, on fait venir les gendarmes et on enchaîne les huis-clos…. Nous l’avons compris depuis longtemps.



Avec 6 réunions par an, notre rôle d’élus est réduit à une peau de chagrin. En juillet dernier, quand Jean-Yves a remplacé Lydie comme conseiller, il a demandé que les commissions municipales nous soient enfin ouvertes. Comme le sénateur en visite dans notre commune ce jour-là, était assis à ses côtés, le maire a répondu que la question serait étudiée. Mais une fois le sénateur parti, la question a été rapidement mise à la corbeille, avec l’ensemble de nos demandes précédentes. Cela démontre clairement une fois pour toute, que l’équipe municipale n’a aucune envie de nous faire participer à la vie de la commune et tolère uniquement notre présence lorsque la loi l’impose. 

La démocratie est, aux Contamines, une donnée très relative. Oui, il y a eu un vote en 2014, mais depuis celle-ci est malmenée. Aucune parole n’est tenue, chaque fois que le maire ou l'un de ses adjoints promet de nous donner des précisions, cela reste des paroles en l’air… Le pouvoir est à cette équipe ce que l’hélium est au ballon, il l’a mis en orbite. La population était habituée à discuter avec son maire, avec ses conseillers… Là, il faut s’attendre à un sermon qui dure des heures quand on pénètre dans le sacro-saint bureau du premier édile avec à la clé le sempiternel : « ce n’est pas moi, c’est la faute des autres ».



A  propos des commissions, nous avons eu la surprise récemment de recevoir un mail de la mairie nous demandant si nous souhaitions siéger dans une commission municipale. Nous ne nous emballons pas. Il ne s’agit aucunement d’un revirement spectaculaire de la position de l’équipe municipale à notre égard ou d’une volonté subite du maire de nous voir partager une quelconque décision sur la gestion communale. Cette invitation est seulement dictée par la loi. 



En effet, en vue des prochains scrutins, une loi votée en 2016 confie aux maires la gestion des listes électorales (inscription et radiation) et impose la création d’une commission de contrôle chargée de l’examen des éventuels recours d’électeurs. La composition de cette commission est clairement définie. Elle doit être obligatoirement composés d’élus des différentes listes qui se sont présentées aux dernières élections municipales. Pour notre commune de 1200 habitants, la commission doit compter 5 personnes, 3 de la liste majoritaire et une de chaque liste d’opposition. 

C’est donc grâce à ce règlement strict que David a été sollicité pour participer à cette commission. Une invitation tellement rare et exceptionnelle qu’il est impossible de refuser. Un miracle, un cadeau du ciel. Mais nous ne nous faisons aucune illusion, il est fort possible que cette commission ne se réunisse jamais car pour cela il faudra attendre un éventuel recours d’un électeur ayant été radié. Bien sûr, nous vous tiendrons informés si elle devait se réunir….


Nous trouvons à l’ordre du jour du conseil de mardi soir, le vote de la subvention de la mairie pour l’EPIC. Car celui-ci doit avoir lieu avant le 31 décembre. Aurons-nous cette année un état des lieux précis et complet de la situation de l’Office de tourisme ? Ce serait là une grande surprise car chaque année, le maire souhaite expédier au plus vite cette délibération. 

Pourtant les questions sont nombreuses, au-delà de l’aspect purement financier. Beaucoup souhaitent des explications sur les départs successifs des directeurs, sur la gestion des équipements touristiques (patinoire, garderie, …) et sur les perspectives pour l’avenir. Le maire est parti à la recherche d’un nouveau directeur, une annonce ayant été publiée début décembre. Pourquoi avoir attendu si tard alors que le précédent directeur a été remercié fin octobre. Au moment où débute la saison hivernale, qui sera encore disponible ? Généralement à cette période de l’année, tous les professionnels sont en poste et s’activent pour assurer l’activité des stations. 



Une réunion de début de saison est organisée ce mercredi 19 mais on peut penser que tout cela ne sera pas évoqué. Généralement, il faut se contenter de la présentation du personnel de l’EPIC, du programme d’animations pour les semaines à venir et parfois, si on a de la chance, de quelques chiffres de fréquentation des mois précédents. Pour le reste, il faudra le découvrir nous même dans les prochains mois. On a bien vu que le programme des réjouissances était cette année encore en berne. Rien de rien. « Nature et environnement » …. Lors de cette réunion, le maire va peut-être nous promettre des bus entiers de touristes belges pour janvier, comme il y a deux ans. Leur GPS a du tomber en panne : ils n’ont pas trouvé la station… 



Comme lors des années précédentes, l’Office de tourisme participe à l’organisation de la Ruée des Fadas ce weed-end. Mais cette fois, cela semble délicat puisque l’EPIC a cherché désespérément des bénévoles pour ces journées. Au début du mois, il manquait encore la moitié des effectifs. Les associations du village ont été appelées à la rescousse. Il faut croire que l’organisation était plutôt inquiète car pour appâter les volontaires, elle a dû ouvrir le tiroir-caisse. Ainsi, il était proposé aux associations la somme de 30 euros par bénévole qu’elles pourraient recruter. Drôle de façon de motiver les foules !!! Est-ce que le fait de rapporter 30 euros à son association donnera vraiment envie aux personnes de consacrer du temps à cette animation ? 



Les adhérents des différentes associations sont déjà bien mobilisés tout au long de l’année et sont sollicités à plusieurs reprises sur les différents événements organisés par l’EPIC. Mais ils ne sont pas corvéables à merci. Toutes ces personnes qui donnent bénévolement de leur temps doivent être remerciées à leur juste mesure et sentir que leurs actions sont appréciées. On peut penser que leur volonté de répondre présents à telle ou telle sollicitation va dépendre de très nombreux éléments (expériences précédentes, relations avec les autres bénévoles et surtout, les organisateurs...). Les bénévoles ne s’achètent pas. Ils choisissent les actions pour lesquelles ils travaillent. Parce que oui, c’est du travail parfois dans des conditions très difficiles : froid, neige…. Cette chute de l’implication nous semble révélateur de l’ambiance délétère induite par le maire et son équipe au sein du village. Le nombre de bénévoles est un curseur fort du soutien de la population aux événements organisés. Pour le combat des reines, les bénévoles étaient présents et pas pour d’autres manifestations (fête du village, Ruée des Fadas). Pour pallier au manque de bénévoles, les moniteurs de ski ont été invités à venir travailler sur la Ruée des Fadas moyennant rémunération. On est loin de l’engouement et de la spontanéité qui faisait l’âme du village dans le passé. 



Enfin, la prochaine newsletter de la mairie ne manquera sans doute pas d’évoquer le passage éblouissant du maire au repas de Noël des anciens, sans relever les absences regrettées et regrettables des piliers de cet événement attendu et d’habitude apprécié. Selon un grand nombre, l’ambiance n’y était pas. Il manquait une dynamique essentielle ce dimanche dernier : la bonne humeur. Et ce n’est pas le discours ronflant du maire en pleine campagne électorale qui a arrangé cela. La newsletter nous apprendra certainement que tous étaient ravis et enchantés… 


La saison d’hiver débute aujourd'hui sous le soleil et avec la neige ! Nous souhaitons à toutes les personnes qui travaillent dans le tourisme une belle saison 2018 /2019 et à tous, de passer de très bonnes fêtes de fin d’année. Rendez-vous en 2019.


A noter sur vos agendas : conseil municipal mardi 18 à 20h  et réunion d'information de l'office de tourisme mercredi 19 à 18h30 

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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