mardi 15 octobre 2019

Et la braderie se poursuit

Ce lundi 30 septembre, les conseillers municipaux étaient convoqués pour une séance du conseil municipal. Celle-ci était initialement prévue le mardi 24 septembre, mais un mail de la mairie a expliqué que la poste n’avait pas envoyé à temps les convocations…. A ce stade de mauvaise foi, nous n’allons pas nous étendre sur cet énième faux pas ! Nous reviendrons bien entendu sur toutes les délibérations votées ce jour-là dans un prochain article, mais, aujourd’hui, nous avons choisi de nous arrêter sur un point qui a valu un long échange entre Jean-Yves et le maire des Contamines. Ce soir là, le premier édile a fait son « grand numéro ». Nous l’avons vu comme au début de son mandat : agressif à souhait, sans raison valable, maniant le verbe haut et les contradictions…. Il a attaqué ceux qu’il appelle ses opposants comme durant sa campagne électorale il y a 6 ans, vilipendant à tout va l’ancienne municipalité. Pourtant aucune des questions n’était posée pour le déstabiliser : il s’agissait de comprendre cette délibération. Néanmoins, c’est bien à lui de justifier ses choix, ses actes politiques auprès de la population. Il s’est senti menacé par les questions très simples de Jean-Yves Raffort et de Peggy Le Bruchec. Nous avons retrouvé le premier édile de la commune manipulant des chiffres afin de tenter de justifier ses choix très controversés. Il a en outre mélangé ses démêlés personnels avec l’ancienne municipalité en omettant bien entendu de relever ses nombreuses incivilités : traverser en 4X4 les pistes de ski de fond, tirer une ligne électrique au-dessus d’une départementale pour se brancher sur un compteur électrique communal…. Mais revenons à ce qui nous occupe actuellement : la délibération permettant la vente de la ferme du Praz.




Parmi l’ensemble des biens dont elle dispose, la commune des Contamines est propriétaire de l’une des 2 fermes situées à côté du terrain de football au parc de loisirs du Pontet. Il s’agit précisément du bâtiment positionné juste à côté du tremplin de saut à ski. Actuellement, celui-ci est utilisé pour du stockage de matériel de la commune et par le Ski-Club du village pour ses activités à proximité. 

Selon les documents qui nous ont été adressés, l’association Mont-Blanc Racing club, affiliée au Comité Mont-Blanc, a proposé à la commune d’acheter cette ferme pour la réhabiliter et la transformer en un lieu d’accueil de type gîte-refuge. Le but est de créer un camp de base pour les sportifs et les athlètes souhaitant s’entrainer aux Contamines. Cet hébergement pourra aussi accueillir des séminaires et des formations. Ce gîte-refuge sera composé de chambres collectives ou dortoirs pour une quarantaine de personnes, avec un espace de vie et une salle de restauration.




Face à cette proposition, le maire et son équipe ont réagi très positivement. Depuis le début de leur mandat, ils n’ont pas hésité à vendre plusieurs biens appartenant à la commune. Voilà pour eux une belle occasion à ne pas manquer avec 200 000 euros à la clé. Notre réaction a été plus circonspecte. Les conseillers d’opposition disposaient de bien peu d’information pour se faire une opinion et avaient de nombreuses questions à poser pour juger de l’intérêt et des conséquences de cette vente. « Ah bon, vous n’aviez pas les documents en annexe ? c’est un oubli, je pensais que vous les aviez … » a indiqué le maire. Une réponse si souvent utilisée pour tenter de justifier les informations données au compte gouttes.

Il est certain que notre commune manque d’un lieu d’accueil pour les sportifs et athlètes qui viennent utiliser les infrastructures existantes, notamment la piste ski roue. Le projet initial développé par la précédente municipalité pour le programme « stade des 4 saisons », comprenait justement un projet de réhabilitation de cette ferme du Praz pour accueillir dans de bonnes conditions les équipes de sportifs (vestiaires, salles de sports, salles de réunions, lieux de stockage, …). Le projet présenté aujourd’hui semble avoir la même vocation mais divers éléments nous interpellent.




Suite à une question de Jean-Yves, le maire a indiqué que le coût de l’opération sera d’environ 1 million d’euros pour l’association (achat du bien + travaux). Une dépense financée par un emprunt sur 15 ou 20 ans. Pour assurer la rentabilité de l’opération, les membres de Mont-Blanc Racing visent un remplissage de 40 semaines par an (avec hébergement et restauration), toujours selon les explications données par le premier magistrat. Ce chiffre avancé par le maire nous parait très optimiste ! Il est clair que la venue des équipes de sportifs ne pourra assurer seule ce remplissage et cet hébergement sera également ouvert à toutes personnes désirant y séjourner. Ceci a été confirmé par le maire qui voit dans la transformation de cette ferme une création de lits chauds pour la station. « Ce lieu sera exploité par un privé qui aura intérêt à le remplir » a-t-il ajouté. 




L’objet de l’association Mont-Blanc Racing Club est de "soutenir le mouvement sportif et notamment les activités et projets d'intérêt général de son membre fondateur, de redistribuer les ressources provenant des dons effectués par son club de mécènes et par les actions de formation qu'elle mènera auprès des entreprises sur le thème de l'expertise du sport de haut niveau et promouvoir et développer ces activités de formation". Pour mener à bien toutes ces actions, elle a besoin de fonds. La réalisation de ce lieu d’hébergement est un moyen pour elle de créer une activité permettant de dégager des bénéfices afin de soutenir le mouvement sportif. Selon les informations que nous avons pu obtenir par ailleurs, cela se fait dans d’autres stations avec un accueil mixte d’équipes d’athlètes et de touristes. Reste à savoir quelle sera la répartition entre les deux dans ce gîte et comment celle-ci évoluera dans le temps.

Des questions se posent aussi sur la réhabilitation du bâtiment. Comment sera transformée cette ancienne ferme ? Quel style architectural ? Quelles dimensions ? Jean-Yves a demandé si le permis prévoit une extension du bâtiment. « Pas d’extension prévue dans le permis mais ils peuvent le faire » a répondu le maire. Après vérification, il s’avère que le panneau affiché actuellement sur la ferme indique « Rénovation d’une ferme en gîte, refuge, restaurant. Extension de 25.96 m² ». Encore un dossier bien suivi…. 




Cette ferme du Praz se situe dans un endroit bien particulier de la commune avec un accès très réglementé. A l’heure actuelle, seuls les propriétaires des bâtiments situés au Praz et à la Duchère peuvent emprunter le chemin du Praz dont l’accès est limité par des bornes automatiques situées aux extrémités. Cette route n’est pas déneigée en hiver. De plus il n’y a aucun système d’assainissement collectif à proximité. Cela pourra-t-il continuer ainsi après la création d’un lieu d’hébergement d’une quarantaine de personnes ?

Jean-Yves et Peggy ont posé des questions sur le fonctionnement futur de cet établissement. Concernant l’assainissement, le maire a répondu que tout est indiqué dans le permis de construire sans préciser s’il s’agit d’un raccordement au système d’assainissement le plus proche (foyer de ski de fond) ou la création d’un système autonome. Aucune indication ne permettait de savoir que le permis avait été accordé. D’ailleurs la DGS invitée à s’exprimer ne semblait pas savoir si elle devait dire que le permis de construire était déjà délivré… Un flottement d’incertitude est passé sur les élus, le temps de savoir si effectivement le permis de construire avait été déposé ou était en cours d’instruction ? Pour finalement dire qu’il était bien accordé ! Quant à l’accès des clients au gîte la réponse du maire a été très ambiguë : tout d’abord il a expliqué que le stationnement était prévu sur le parking du foyer de ski de fond puis il a ajouté « on sait bien qu’il y aura des personnes qui iront en voiture jusqu’au gîte ». Un conseiller a alors ajouté « si une personne arrive à 23h, elle ne va pas stationner sur ce parking ». 




Etienne Jacquet est ensuite parti sur des explications sur le droit des propriétaires d’accéder à leur propriété. Un sujet qu’il connait bien… Mais jusqu’à preuve du contraire une personne qui viendra séjourner dans ce gîte ne fera pas parti des ayants-droits. Si les clients doivent pouvoir accéder en voiture jusqu’au terrain de football, comment l’interdire aux autres personnes ? Faudra-t-il aussi déneiger la route en hiver ? Comment assurer des secours en toutes saisons ? Comment gérer la cohabitation entre ce nouveau flux de véhicules et les nombreux piétons que se promènent sur le chemin du Praz ? Il est clair que la transformation de cette ferme en gîte aura des conséquences importantes sur l’organisation de cette partie de la commune encore aujourd’hui préservée. En sachant que le premier édile habite un peu après la ferme du Praz, on comprend pourquoi il a sorti l’artillerie lourde et toute la mauvaise fois dont il est capable. Il s’est senti directement attaqué par les problématiques d’accès posés par la transformation de cette ferme en un Etablissement Recevant du Public…. Pourtant les questions auraient été moins précises si un dossier complet avait été donné aux élus. La rétention d’informations a des effets secondaires imprévus…..




Parmi les arguments qui justifient l’intérêt de cette vente, le maire a expliqué que ce bâtiment était dans un état de vétusté avancé, que la charpente et la structure  présentaient des problèmes de solidité et que la commune n’avait pas les moyens de financer ces travaux. L’état de délabrement décrit par le maire nous semble largement exagéré, cette ferme est loin d’être une ruine qui menacerait de s’effondrer à tous moments. Et il serait plus juste de dire que l’équipe municipale ne souhaite pas financer des travaux sur cette construction et qu’elle a préféré s’orienter vers d’autres choix. Si elle avait voulu créer un véritable lieu pour les athlètes, des subventions auraient été possibles et facilement trouvables tant ce projet est justifié. 

Et n’oublions pas le Ski-Club des Contamines qui utilise une partie du bâtiment pour ses activités. Comme le projet est développé par le comité Mont-Blanc, on peut espérer qu’une solution sera trouvée pour que le Ski-Club puisse continuer à fonctionner de la même façon. Mais tout dépendra de l’évolution de ce gîte : si la part des clients non sportifs augmente, un jour, le Ski-Club deviendra gênant… Quant aux possibilités d’installation d’un petit téléski pour les sauteurs à côté du tremplin, les voilà bien menacées !!!




Enfin, grâce à son emplacement idéal entre le parc nordique et le parc de loisirs du Pontet, ce bâtiment aurait pu être utilisé pour créer un lieu complémentaire aux activités à proximité. Notre station manque cruellement d’un lieu d’activités de repli en cas de mauvais temps, hiver comme en été. Pourquoi pas une salle de sports ? Une salle de musculation ? Un mur d’escalade ? Un musée du patrimoine ? Un spa ?… Toute une série d’activités venant idéalement compléter le parc de loisirs et non pas gêner son fonctionnement. Cela aurait créé une vraie synergie….. De plus, la commune aura toujours besoin de locaux pour stocker du matériel. Il faudra trouver un autre lieu pour entreposer tout cela. Tout mène à penser que la vente de ce bien communal est poussée par une simple réflexion à court terme pour améliorer les finances de la commune et non par l’intérêt général lié à la préservation des biens communaux. Le choix a été clairement fait de continuer à dilapider ce patrimoine pour améliorer les finances de la commune. Cette vente de la ferme du Praz vient s’ajouter à la triste liste dont l’équipe municipale ne semble pas bien cerner les effets à long terme … 


                                                           Rendez-vous le 1er novembre pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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mardi 1 octobre 2019

5 ans et bientôt la fin….

Comme chaque année, nous nous accordons une petite pause à l’occasion de l’anniversaire de notre blog, histoire de souffler avant la dernière ligne droite. Quand nous avons commencé à publier nos articles en septembre 2014, nous n’étions pas certains de tenir la distance, mais chaque semaine, puis chaque quinzaine, la vie municipale des Contamines a toujours été aussi riche, malheureusement souvent par ses mauvais côtés, pour nous donner un sujet à traiter. De plus la fréquentation du blog, constante au fil des mois, nous a démontré le fort intérêt des habitants, permanents ou non, pour leur village et leur envie d’en savoir plus sur la vie de la commune et nous a incité à persévérer.






En ce début d’automne, nous soufflons donc nos 5 bougies, et nous vous donnons rendez-vous le 15 octobre avec un nouvel article consacré au conseil municipal du 30 septembre.

A noter : le groupe de réflexion "les Contamines 2020" invite les personnes intéressées à venir participer à des ateliers de travail sur le vaste sujet du centre du village le dimanche 13 octobre et le jeudi 17 octobre à 18h au restaurant du Pontet sous le télécabine du même nom.



Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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dimanche 15 septembre 2019

Bientôt le bout du tunnel ?

Dans 6 mois exactement, le 15 mars 2020, nous serons tous appelés à nous déplacer à l’occasion du premier tour des élections municipales. Le second tour aura lieu le dimanche suivant. Nous rentrons ainsi dans la toute dernière partie du mandat débuté en mars 2014.




Rassurez-vous, le temps n’est pas encore venu de dresser le bilan de l’équipe municipale menée par Etienne Jacquet. D’ici mars prochain, nous aurons largement le temps de le faire, et ce, avec précision et en rappelant tout ce qui s’est passé dans notre commune depuis presque 6 ans. Ce travail sera d’autant plus simple à faire pour nous : tout est relaté dans les 185 articles parus dans ce blog depuis septembre 2014. Et les premiers mois riches en rebondissements, ne seront pas oubliés….

Nous pourrons également ressortir tous les tracts et documents de la campagne de 2014 et du début du mandat qui annonçaient monts et merveilles. Nous les avons conservés, sachant bien qu’un jour, ils seraient très utiles. Le décompte des réussites et des échecs sera simple à réaliser.




En attendant, il reste quelques mois à l’équipe municipale pour faire avancer les derniers dossiers sur lesquels elle compte pour remplir son bilan. Mais ces 180 jours ne seront pas suffisants pour mener à terme les « super projets » annoncés depuis des années.

Une chose est sûre et certaine : le projet de vente immobilière du centre voulu par l’équipe municipale ne verra pas le jour. La boucherie est fermée depuis 2015 en vue de sa démolition, le parking public a été déclassé pour pouvoir être vendu aux promoteurs. Cela n’aura servi à rien. La Justice met du temps à rendre ses verdicts. Nous en avons ici la preuve. Les différents recours contre le permis de construire n’ont pas encore été jugés et à ce jour l’instruction des dossiers n’est pas close. Il n’est pas certain que cela soit fait avant mars 2020. Des années peuvent passer entre le dépôt des dossiers devant les tribunaux et la décision finale. 




Même si toutes des décisions de la Justice étaient prises dans les prochains jours, les promoteurs n’auraient plus le temps d’enclencher les travaux. La commercialisation des logements n’est pas commencée et comme il faut que 50 % des appartements soient vendus avant le début du chantier, le temps restant ne sera pas suffisant. Nous pourrons continuer à voir le sommet du Mont-Joly depuis la place centrale pendant un certain temps…

Le maire avait beau déclarer qu’il arriverait à transformer le centre des Contamines en un mandat contrairement à tous ces prédécesseurs, force est de constater qu’il ne fera pas mieux. Bien sûr, il mettra en cause tous ceux qui ont bloqué le projet par des recours. Tous ceux, qui selon lui, vont contre l’intérêt du village. Mais toutes ces actions ont été le résultat de l’absence totale de concertation en amont et de la volonté du maire de vouloir imposer à tout prix son projet. Sans jamais vouloir tenir compte des remarques faites, il s’est obstiné et finalement s’est retrouvé totalement bloqué. Voilà comment un projet tombe à l’eau !!! 




Rappelons que rien ni personne ne l’empêchait de donner un premier coup de pelle sur le terrain vendu si peu cher à Quanim Escrim. Mais, il fallait être sûr de la validité de ce projet. En effet, il aurait pu être jugé en délibéré, immédiatement. Nous sommes bien persuadés que si le projet immobilier avait fait un consensus aux Contamines, il serait sorti de terre. Mais brader le patrimoine communal n’est pas une politique acceptable surtout pour un projet aussi impactant pour le cœur du village. Ôter la vue des montagnes pour construire des immeubles culminant à des hauteurs vertigineuses ne l’est pas plus ! 

Un autre ensemble immobilier risque bien de ne pas voir le jour d’ici la fin du mandat : il s’agit des logements dits sociaux au Plane. Lors du dernier conseil municipal, une délibération a été votée pour autoriser le maire à signer une promesse de vente des différentes parcelles. On est encore bien loin du premier coup de pelle. De plus des conditions suspensives ont été récemment ajoutées, ce n’est pas cela qui va faciliter le lancement des constructions. Là aussi, l’équipe municipale n’aura pas pu concrétiser ses promesses.




D’autres chantiers ont été annoncés. Ils risquent aussi de rester virtuels vu les quelques mois qui restent. Par exemple, la Maison du Tour du Mont-Blanc verra-t-elle finalement le jour ? Des subventions ont été sollicitées auprès de nombreux organismes, certaines ont été obtenues. Cela est-il suffisant pour démarrer le chantier ? L’ancienne gare du téléphérique EDF doit être totalement réaménagée et les parkings autour complètement transformés. Cela nécessite une longue période de travaux. 




On peut aussi sérieusement se poser la question du bien fondé de lancer de tels travaux à quelques mois de l’échéance électorale. Il faut rappeler que ce projet représente un budget total d’environ 2 millions d’euros et même si toutes les subventions sont accordées, il restera une lourde énorme charge dans les finances de la commune. Une équipe municipale peut-elle imposer cela à ses éventuels successeurs ? Le bon sens voudrait que le lancement des travaux attende le printemps prochain et le verdict des urnes. Les futurs élus, quel qu’ils soient, pourront alors choisir de concrétiser ou non ce projet. Ailleurs, cette règle de bon sens existe et elle est généralement respectée. Mais depuis 6 ans, le bon sens et le respect n’ont pas souvent été mis en avant…




Une autre règle doit être respectée scrupuleusement et n’est pas liée au bon vouloir du premier magistrat. Il s’agit de la loi qui encadre la communication municipale en période pré-électorale. Depuis le 1er septembre, le maire et son équipe doivent respecter le code électoral. Celui-ci est clair : « Pendant les six mois précédant le premier jour du mois d’une élection et jusqu’à la date du tour de scrutin, l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle est interdite. À compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin". 

En d’autres termes, l’équipe municipale n’a plus le droit d’utiliser le budget de la commune pour assurer sa propagande, pour mettre en avant ses actions, pour vanter les décisions du maire ou pour critiquer les précédentes municipalités. Si elle veut le faire, elle doit passer par ses propres outils de communications financés non pas par le budget communal mais bien par des fonds privés. 




Depuis plusieurs mois, tous les moyens sont utilisés pour dresser un tableau élogieux du maire et de ses conseillers : newsletters envoyées à grands frais à tous les habitants ou presque, page Facebook, outils de communication de l’Office de Tourisme … Cela ne peut plus être le cas. En période pré-électorale, une commune n’a pas le droit de financer une action de communication qui ferait campagne pour un candidat. Cette interdiction est très large et concerne également les actions de promotion des réalisations ou toutes communications sur la gestion locale qui pourraient avoir un impact électoral. Pour les candidats sortants, cela concerne aussi l’utilisation des moyens matériels de la commune pour la campagne électorale (voiture de fonction, téléphone, etc.) ainsi que le recours au personnel municipal. 

Une communication peut bien sûr continuer à exister mais elle doit avoir un caractère neutre et informatif. Nous serons particulièrement vigilants sur ce point. Pendant 6 ans, la parole de l’opposition a été totalement étouffée, le maire s’est largement servi des moyens de la commune pour assurer sa propagande allant même jusqu’à l’emploi totalement irréaliste d’une chargée de communication, en passant par la signature de contrats publicitaires pharaoniques avec la presse locale via l’EPIC.. Il est impensable que cela puisse continuer jusqu’au prochain scrutin.




                                
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Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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dimanche 1 septembre 2019

Sur le chemin du Baroque

Avez-vous emprunté le chemin du baroque cet été ? Nous l’avons fait récemment et nous avons été surpris, dérangés ou choqués par différentes choses que nous avons remarquées au fil de notre cheminement.

Notre point de départ : le Plan du Moulin là où le chemin commence son ascension en suivant le Bonnant. C’est peu dire que l’entrée du parcours est particulièrement difficile à localiser. En fait, il faut chercher par où passer pour rejoindre le sentier. Juste à côté du pont, le décor n’est pas très bucolique : tas de gravats, engins de chantiers, … En cherchant bien on peut apercevoir l’entrée du chemin sur la droite. On peut imaginer sans peine que de très nombreux randonneurs arrivant des Hoches ont dû penser être perdu et ont dû ressortir leur carte pour s’assurer que leur parcours devait passer à cet endroit. 


L'accès au chemin du baroque se trouve sur cette photo. Sauras-tu le trouver ?

Une quantité impressionnante de randonneurs du Tour du Mont-Blanc utilise cet itinéraire. Quel accueil grandiose et soigné aux Contamines pour ces visiteurs venant des 4 coins de la planète !!! Ils marchent sur notre commune depuis quelques minutes seulement et c’est le bien triste paysage qu’on a à leur offrir. Certains ont sans doute la chance de débusquer l’entrée du chemin tandis que d’autres peuvent croire que leur carte contient une erreur d’autant plus que de l’autre côté du pont, un sentier bien visible et bien tracé leur tend les bras. Mais son entrée est barrée. Énormément de randonneurs doivent alors se replier sur le chemin qui rejoint la route de la Chapelle et traverse le hameau de la Favière. Ils se retrouvent alors sur la route départementale. Un espace encore moins bucolique pour ceux qui sont venus là pour traverser nos paysages montagnards.


Bienvenus aux Contamines-Montjoie


Cette entrée du chemin du baroque était pourtant bien mieux indiquée dans le passé. Mais les travaux pour la centrale hydro-électrique sont venus chambouler ce lieu. Loin de nous l’idée de critiquer la création de cet équipement qui permet de produire de l’électricité mais il semble que ce chantier ait laissé quelques mauvaises surprises. Et cet endroit n’est pas le pire comme nous le verrons plus tard. La moindre des choses aurait été d’ajouter quelques panneaux supplémentaires et pourquoi pas une carte expliquant par où peuvent passer les randonneurs. C’est le rôle de la mairie… Mais les élus sont si éloignés du terrain que cela ne les concerne pas !

Les chanceux qui trouvent le chemin du baroque ne sont pas au bout de leur peine. En arrivant au niveau du pont des Crouets, les randonneurs découvrent les panneaux du parcours Nature et Patrimoine mis en place au début de l’été. Nous n’avons pas trop compris la logique de ce mélange d’histoire, de patrimoine, de faune, de flore et de présentation de la Réserve Naturelle. Mais pourquoi pas,…. En revanche, leur mise en place a posé quelques problèmes d’orientation. Sur des panneaux on peut trouver le plan du village avec à gauche le centre du village et à droite Notre-Dame de la Gorge. Quand le panneau est installé sur la gauche du chemin, aucun problème, la carte est dans le sens du village avec le fond de la vallée indiqué au sud. Mais certains panneaux ont été installés sur la droite du sentier : la vallée est alors représentée à l’envers et Notre-Dame de la Gorge se retrouve en direction de Saint-Gervais. Certains randonneurs ont dû être très perplexes devant ces indications. Espérons que personne ne se soit retrouvé à l’église de Saint-Nicolas !!! Ce problème a heureusement été signalé et les panneaux ont été déplacés. Ouf !!!




Au niveau de la patinoire, nous pouvons remarquer qu’en dessous de l’UCPA, un espace a été créé suite aux travaux pour la centrale hydro-électrique. Des cibles de tir à l’arc ont même été installées. A cet endroit cet aménagement récent dans le Bonnant n’a pas laissé trop de traces sur le paysage. Mais un peu plus bas, entre le pont des Crouets et le Plan du Moulin, sur la rive gauche du torrent, les personnes qui se sont aventurées par là ont dû se demander ce qu'il s’était passé. Certaines ont dû croire à l’ouverture prochaine d’une route !!! Sur une largeur d’une dizaine de mètres, plus aucun arbre, plus aucune trace d’herbe, seulement des pierres et de la terre. A certains endroits cet espace est encore plus large. En parcourant cette zone, on peut réellement se demander si la nature arrivera un jour à reprendre vie. Mais d’autres questions se posent. Certes, il fallait laisser l’accès aux camions et engins de chantier, il fallait de la place pour enterrer les tuyaux qui amènent l’eau au Plan du Moulin, mais pourquoi une telle largeur, alors que la zone en amont vers l’UCPA n’est pas aussi dévastée ? Et surtout pourquoi la remise en état du terrain avec un en-gazonnage n’a-t-elle pas été réalisée depuis la fin du chantier ?









L’équipe municipale a annoncé la fin de la construction de la centrale en début d’année, des visites sont organisées cet été. On peut en déduire que tout est terminé. Mais la remise en état des terrains traversés semble avoir été totalement oubliée. Cela était-il au moins prévu dans la convention entre l’entreprise et la commune? Tous les engins sont maintenant partis, qui va se charger de ces travaux indispensables ? Il faut sans doute remettre de la terre végétale et aplanir le terrain si l'on veut qu’un jour il puisse retrouver son aspect d’origine. Encore un dossier qu’il nous faudra suivre dans les prochains mois.

Reprenons notre parcours sur le chemin du Baroque. Celui-ci passe à proximité des travaux d’Armancette, où, même si le chantier du SM3A s’est arrêté pendant la saison estivale, des aménagements se sont poursuivis cet été avec la réalisation de trottoirs le long de la route qui mène à la garderie et par le goudronnage du parking en contrebas de celle-ci. Cette zone de stationnement est maintenant terminée mais nous nous interrogeons sur son utilisation à l’avenir. En hiver, son accès est assez difficile avec une entrée/sortie en pente et un vrai parcours du combattant pour rejoindre la garderie. Les piétons doivent tout d’abord remonter la voie d’accès qui les ramène au niveau de l’arrêt des cars puis ils doivent longer la route départementale, au milieu des quelques places de stationnement en épis. Après la traversée de la route, il leur reste encore à remonter vers la garderie. Les parents qui amèneront leurs enfants à la Galipette vont devoir prévoir d’arriver en avance.





En été, le parking se situe juste là où le torrent d’Armancette rejoint le Bonnant et relativement proche du niveau de l’eau. C’est prendre un risque que de laisser une voiture stationnée à cet endroit. Pendant cet été, ce parking a été inondé lors d’un orage violent, non pas par le torrent mais simplement parce que toute l’eau en amont s’est déversée à cet endroit. Il est étonnant que des évacuations d’eau n’aient pas été mieux aménagées. Quelques jours plus tard, des campings cars étaient stationnés sur le parking. Est-ce bien raisonnable de laisser des personnes passer des nuits à cet endroit si risqué, à la proximité de deux torrents que l’on sait imprévisibles ? Si l'on se réfère au panneau posé près du pont, les travaux autour du torrent d’Armancette ont pour but la protection des personnes et des biens. Cela semble exclure les véhicules garés sur le parking et leurs occupants…




Un peu plus loin, le chemin a été complété d’une nouvelle portion pour rejoindre le chalet nordique depuis la sortie des Hameaux du Lay sans avoir à marcher sur la route départementale. Cela est une bonne chose. Une voie a été créée le long du torrent, sur le bord du champ. Elle amène les promeneurs à côté du pont des Moranches. Ce sentier est recouvert du fameux sable du Salève que l’équipe municipale répand dans toute la commune. Alors que tout le reste du chemin du Baroque est naturel, recouvert de terre, de pierres ou de sable gris, cette portion dénote vraiment dans ce tracé qui remonte la vallée. Alors qu’une dizaine de mètres avant il faut enjamber un passage boueux, on se retrouve sur cette partie très « citadine », très urbaine et bien peu en accord avec la nature environnante. Cela ressemble plus à un jardin public au cœur d’une grande ville. N'aurait-il pas été préférable de laisser un aspect naturel et de dépenser l'argent ainsi économisé pour entretenir les autres portions du chemin ? Les promeneurs semblent d’ailleurs être perturbés par ce nouveau tracé. Certains ne comprennent pas qu’ils peuvent emprunter ce passage, d’autres préfèrent couper à travers champ. D'ailleurs une troisième voie a été tracée au fil des passage des randonneurs : preuve du décalage de ce revêtement avec le lieu naturel.




La jonction entre cette nouvelle portion et la suite du chemin laisse à désirer. SI on reste observer les promeneurs quelques minutes, on voit tout de suite que ceux-ci ne savent pas où passer quand ils arrivent à côté du pont. Ils se retrouvent juste à l’entrée du parking et beaucoup passent au milieu des voitures qui manœuvrent. Pour cet aménagement tout neuf, la déambulation et la sécurité des piétons semblent avoir été négligées. Et pour les personnes qui arrivent depuis le chemin du Praz, les panneaux ont été mis au bord de la route. On voit ainsi des personnes traverser la route au milieu du virage ou alors longer la route départementale comme … avant.


2 passages, 2 ambiances ....
 


Les plus observateurs auront peut-être remarqué la construction des premiers moloks dans notre commune pour la collecte des ordures ménagères entre le parking et le pont. Ceux-ci ne sont pas encore en service mais cela ne devrait pas tarder. Jusqu’à présent, la collecte des déchets se faisait dans les bacs situés dans les petits chalets en bois pour les hameaux les plus chanceux ou posés au bord de la route pour les moins chanceux. Et on ne parlera pas là des points de collecte qui ont été purement et simplement supprimés par la Communauté de Commune… Mais la création de ces moloks implique un ramassage avec un autre type de camions. On voit mal comment 2 ramassages différents peuvent coexister longtemps. La commune a-t-elle déjà fait son choix ? Cela marque-t-il le remplacement futur de tous les containers par des moloks ? Comme ceux-ci sont plus volumineux, cela se traduirait automatiquement par une suppression importante des points de collecte actuels. Voilà encore un dossier à surveiller …




Le chemin du Baroque continue sa course jusqu’à Notre-Dame de la Gorge. Heureusement, les travaux annoncés sur le chemin du Praz entre le parking du ski de fond et la base de loisirs n’ont pas été réalisés ce printemps. Des engins de chantier s’agitent déjà dans le village depuis le 15 août, il faut s’attendre à voir débarquer des pelleteuses pour niveler le chemin du Praz et le rendre bien roulant pour les voitures des habitants de la Duchère ! Il va falloir être très vigilants dans les semaines à venir… 



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A noter sur votre agenda : le groupe de personnes qui souhaité ouvrir le débat en vue des prochaines élections municipales vous invite à une rencontre le Dimanche 15 Septembre à 18h à l'Espace Animation  (Salle C) pour un bilan et une analyse des réunions thématiques organisées depuis le mois d'avril.



                                                          Rendez-vous le 15 septembre pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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jeudi 15 août 2019

Un conseil express, des explications grotesques

Après le conseil municipal du mois de juin, passons à celui du mois de juillet qui s’est déroulé le jeudi 18. L’ordre du jour ne comptait que 7 délibérations et tout a été réglé en 17 minutes. On dit « vite fait, bien fait ». Il n’est pas certain que cela puisse s’appliquer dans ce cas-là. La gestion des affaires municipales ne mérite-t-elle pas mieux que ces conseils bâclés ?




Nous prendrons un peu plus de temps pour nous arrêter sur les quelques sujets abordés ce soir-là. Certains méritaient plus que quelques minutes et au moins des explications suffisantes pour que les conseillers puissent voter en toute connaissance de cause et pour que les quelques personnes présentes dans le public puissent comprendre un minimum de choses.

Pour commencer, nous avons dû revenir sur la délibération liée au projet sur le secteur du Plane votée en avril. Nous vous rappelons que sur le terrain situé entre le mur du cimetière et la route, s’élèveront 3 immeubles avec 33 appartements en location (type HLM). A l’intérieur du grand virage, des immeubles et des maisons sont annoncés pour de l’accession sociale à la propriété (30 logements). Enfin, tout en haut, sur le terrain au-dessus des résidences existantes, 2 ou 3 immeubles seront construits pour de l’accession libre (18 appartements). 




Il apparaît que l’accord entre la commune et le promoteur a été modifié. Non pas sur le prix, ni sur le projet en tant que tel, mais sur les modalités de l’acquisition des terrains. Une condition suspensive était prévue pour la parcelle dédiée à l’accession sociale à la propriété, les 2 autres devaient être achetées sans aucune condition. La situation est maintenant inversée. La parcelle sur laquelle seront construits des immeubles pour la location sera achetée seulement si une série de conditions sont réunies. Parmi celles-ci on note que le promoteur doit trouver un accord avec un bailleur social, que celui-ci doit obtenir un agrément pour son financement et bien sûr que le permis de construire soit accordé.

Pour l’accession libre, la vente du terrain est là aussi mise au conditionnel. Celle-ci n’interviendra que si 50% du programme est commercialisé et si encore une fois, le permis est accordé avec une surface de plancher minimum de 1 500 m². Seule la parcelle centrale sera acquise sans condition. (7 570 m² au prix de 400 000 euros pour de l’accession sociale à la propriété).




Peu d’explications ont été données pour justifier cette modification importante en 3 mois. Selon le maire, cela serait dû à une obligation administrative liée à un accord futur avec un bailleur social. Un oubli au mois d’avril qu’il faut maintenant rattraper ? Sans doute. Mais cela n’explique pas le changement pour la parcelle en accession libre. Le promoteur juge-t-il maintenant que son opération ne sera pas si facile à réaliser ? Craint-il que les demandes soient moins nombreuses que prévues ? L’équipe municipale a décrit une situation de pénurie de biens à la vente. Le promoteur vient-il de réaliser qu’il s’est emballé et qu’il risque d’avoir du mal à trouver des acquéreurs. 

Selon le Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, en matière de logement, la tension d’un marché immobilier local est définie par le niveau d’adéquation sur un territoire entre la demande de logements et l‘offre de logements disponibles. Une zone est dite « tendue » si l’offre de logements disponibles n’est pas suffisante pour couvrir la demande (en termes de volume et de prix). A contrario, une zone est détendue si l’offre de logements est suffisante pour couvrir les besoins en demande logements. Le zonage A / B / C caractérise la tension du marché du logement en découpant le territoire en 5 zones, de la plus tendue (A bis) à la plus détendue (zone C). 




Selon ce barème national, les Contamines sont en zone C, donc l’immobilier n’est pas tendu. S’il est très compliqué de se loger à l’année aux Contamines, d’autres solutions alternatives, plus simples et moins impactantes pour l’environnement existent pour apporter une aide réelle aux jeunes et moins jeunes qui souhaitent se loger sur le village.

Le projet de création d’un nouvel hameau est-il finalement excessif ? Y a-t-il eu encore une fois précipitation de l'équipe municipale dans les velléités de faire à tout prix avant les élections , après avoir passé 5 ans et demi à discriminer les anciennes municipalités sans être active sur le terrain? Peut-être est-ce un peu tout cela qui pousse GENEOM à ajouter une telle condition suspensive.




Enfin, en avril, nous nous interrogions sur ce promoteur GENEOM sur lequel nous avions trouvé si peu d’informations. Quatre mois plus tard, nos questions restent entières : quelles sont ses précédents projets ? quelle est son expérience en matière de logements sociaux ? pourquoi a-t-il proposé un prix d’achat nettement supérieur aux autres candidats ? Nous espérons avoir un jour des réponses. 

Changement radical de sujet avec la délibération suivante. Après les immeubles au Plane, les parcours accrobranches au Pontet. Depuis sa création, cette activité était soumise à une occupation du Domaine Public. Mais cela ne semble pas convenir au maire puisqu’il a été proposé de passer à une Délégation de Service Public. Selon le premier magistrat, c’est nettement mieux. Difficile de nous prononcer clairement mais le système en place jusqu’à présent n’a pas empêché cette activité de très bien fonctionner, de se développer et ce, depuis de nombreuses années. Mais s’il faut changer…




Voilà donc une énième DSP dans le parc de loisirs du Pontet. Comme pour les autres partenaires privés il est demandé aux candidats de proposer un projet d’investissement et de développement des activités. Des conditions sont également imposées (jours et horaires d’ouverture, paiement d’une redevance, sécurité, …). Cette activité ayant toujours été gérée par une entreprise privée, le passage en DSP est moins choquant que pour les autres activités sur lesquelles la commune perd son contrôle (domaine nordique, tennis, pédalos, …) mais cette multiplication des acteurs privés risque de largement compliquer la gestion globale de la base de loisirs du Pontet (communication, animation, pass-loisirs, …).

Cette brève séance s’est poursuivie avec l’approbation du compte administratif de l’EPIC Contamines Tourisme. L’adjoint aux finances s’est alors contenté d’énumérer une série de chiffres comptables bien peu éclairants sur la situation réelle de cette structure. Il aurait sans doute mieux valu, pour une fois, donner des explications sur les difficultés réelles que traverse l’office du tourisme. Fin juin, nous apprenions le départ du directeur arrivé en janvier. 6 mois et puis s’en va, comme son prédécesseur. Nous pensions avoir touché le fond. Et bien non !!! En juillet nous avons su qu’un nouveau directeur était arrivé en provenance de Thonon. Nous n’avons pas eu le temps de le rencontrer ni même de connaitre son nom car il est déjà reparti. Un directeur de l’office du tourisme express resté environ 15 jours !!! Que s’est-il encore passé entre la mairie et l’EPIC ? Cela pourrait être presque risible si l’avenir économique de notre station n’était pas mis en danger par cette gestion catastrophique du tourisme par le maire et son équipe.




Juste avant que la séance ne s’achève, Jean-Yves a pris la parole pour demander au maire des explications sur les étranges travaux autour du chalet d’accueil de la patinoire. Nous avons obtenu des réponses mais bien peu convaincantes, voir même abracadabrantesques. Ainsi, Jean-Yves a explicitement demandé au maire des éclaircissements sur les récents travaux de surélévation du chalet. Le maire a alors fait semblant de ne pas comprendre la question et tenté de botter en touche : « Oui cette zone est en cours d’aménagement avec notamment le pumptrack dont on se réjouit du résultat ». « Ma question porte sur le chalet … » a reprit Jean-Yves. « On relance l’activité dans cette zone … » a répondu le maire nettement décidé à éviter le sujet.




Jean-Yves a dû alors ajouter « Je vous pose une question précise : pourquoi le chalet a dû être surélevé de 50 cm et pourquoi cela n’a pas été fait dès le départ ? ». « Les travaux ont été fait en automne d’une manière assez rapide sachant qu’on reprendrait au printemps ». a répondu le maire avant d’ajouter « Sachez que le PPRN d’hiver s’appliquait et non pas le PPRN d’été. Le chalet a été mis provisoirement en remplacement des algécos. On l’a posé au dernier moment, un peu comme ça. On l’a fait avec les restes des finances de 2018 dans l’urgence, c’était mieux que rien. La suite des travaux attendait les subventions ». Puis le premier magistrat nous a expliqués avec sérieux que cela permettait finalement de faire un vide sanitaire…. Nous avons senti plutôt un vide spectaculaire dans le sérieux du premier édile et son équipe quant à la gestion de leurs dossiers. 




Que dire de ces réponses … ? Tout d’abord nous avons été très étonnés d’apprendre l’existence d’un PPRN d’hiver et d’un PPRN d’été. Il faudra nous dire à quelle date on passe de l’un à l’autre : en même temps que changement d’heure ? Pourquoi pas des PPRN de printemps et d’automne tant qu’on y est !!! Depuis quand un règlement d’urbanisme est-il lié au rythme des saisons ? Si on est en été le chalet doit être surélevé d’un mètre par rapport au sol et si on est hiver, il peut redescendre au niveau du sol. A qui le maire veut-il faire gober cela ? Il a l’art de prendre ses concitoyens pour des imbéciles !




Quant à ses autres arguments, ils ne valent pas mieux. Si le chalet n’a pas été surélevé ce serait parce que l’entreprise n’a pas eu le temps de le faire et que la commune n’avait pas assez d’argent pour payer 50 cm de plus. Il faut savoir : c’est le temps nécessaire ou le manque d’argent ? Cela voudrait-il dire que si la commune avait eu les finances pour payer ces travaux elle aurait eu le temps de les réaliser ? ou alors si elle avait commencé les travaux une semaine plus tôt, elle aurait eu de quoi payer ? Le maire devrait pourtant savoir que la multiplication des arguments a un effet contraire au but recherché….




Sérieusement, faire un sous-bassement d’un mètre de haut, cela prend-il beaucoup plus de temps qu’un sous-bassement de 50 cm ? Cela coûte-t-il nettement plus cher au point de mettre les finances de la commune dans le rouge. Ce qui coûte réellement plus cher, c’est de reprendre ces travaux 6 mois plus tard pour défaire et refaire. N’oublions pas que la facture s’est élevée de 104 000 euros. N’importe qui donnerait ces arguments pour éviter une amende ne serait pas pris au sérieux. « Je n’ai pas réparer ma voiture car je n’ai pas eu le temps », « je n’ai pas respecté le permis de construire parce que c’était trop cher ». Franchement avec de telles réponses, le maire espérait-il réellement convaincre quelqu’un ? Sans doute que l’on reparlera encore du chalet d’accueil de la patinoire …. 

Heureusement l'intervention des services de la Préfecture a permis de sécuriser ce chalet d'accueil. Et même si Etienne Jacquet réfute être à l'origine d'une majoration de 104 000 euros, la négligence est bel et bien la cause des travaux réalisés ce printemps. Et en l’absence du travail efficace de la chargée de communication pour rendre lisse les dossiers, le maire retombe dans ses travers : nos questions se heurtent à un mur d’opacité orné de réponses ubuesques et toujours avec un aplomb imperturbable.



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A noter sur votre agenda : en avril nous vous avions annoncé la création d'un groupe de personnes souhaitant ouvrir le débat en vue des prochaines élections municipales. Depuis, plusieurs réunions ont été organisées et ces personnes nous ont demandé d'annoncer la prochaine rencontre.
Le dimanche 18 Août à 19h les propriétaires de résidences secondaires, habitants non permanents et amis des Contamines sont invités à venir échanger avec cette équipe. Rendez vous à 19h à la salle du restaurant de la télécabine du Pontet. (sous le télécabine de la Gorge)

                                                          Rendez-vous le 1er septembre pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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