samedi 15 juillet 2017

Centre : rien qu’un projet immobilier !!!

Le 27 juin, une réunion d’information sur le projet du centre du village était organisée à l’Espace Animation par les sociétés Quanim et Escrim. Après le retrait du permis déposé le 1er décembre 2016, nous ne pensions pas que ce sujet allait revenir si vite. Mais il semble bien que le maire et son équipe soient pressés de récupérer les 1 600 000 euros attendus par la vente des terrains municipaux. Et pour cela, il faut accélérer la procédure…




Comme beaucoup de nos concitoyens, nous étions curieux de voir comment le projet immobilier allait être présenté à la population des Contamines après l’avis défavorable donné par le commissaire enquêteur pour la modification du POS en début d’année et les très nombreuses critiques exprimées par les personnes qui étaient passées en mairie pour remplir les 4 cahiers mis à leur disposition.

Comme d’habitude, les points pouvant créer la polémique ont été mis de côté et cet épisode a été transformé par les promoteurs en une occasion de faire avancer le projet vers plus de qualité. Cet argument a été avancé tout au long de la présentation pour faire croire que les constructeurs tenaient compte de l’avis des habitants du village. Mais personne n’est dupe, c’est simplement la crainte d’être retoqué de nouveau lors de la validation du PLU qui a poussé les promoteurs à modifier leur projet. Fini les 18 mètres …. du moins du côté de la place. La hauteur maximale est maintenant de 16 mètres. Mais, en revanche, aucune information n’a été donnée sur la hauteur du côté Mont-Joly. Comme l’a fait remarquer une personne de l’assistance, il aurait été intéressant qu’un dessin représentant la vue depuis la rive gauche soit exposé. Mais à part le côté « place », aucune autre façade n’a été décrite, sans doute par crainte de la réaction du public.


Règlement du futur PLU pour cette construction


Comme les hauteurs, le nombre d’appartements de la résidence de tourisme a été revu à la baisse. Dans le projet initial, il avait été annoncé que 94 appartements seraient construits. Le chiffre est maintenant de 72. Cela a été justifié par la volonté de créer des appartements plus grands. Il n’y aura pas de T2 comme prévu initialement, seulement des T3, T4, T4 duplex et T5. La capacité de l’hôtel reste la même : 30 chambres.  Ces 2 structures seront classées 4 étoiles. Ceci est probablement le seul bon point de ce projet.




Changement supplémentaire : le gestionnaire Odalys a été remplacé par CGH. On se souvient que l’an dernier, cet accord avec Odalys avait été présenté comme un atout exceptionnel pour le projet : « et en plus, ce sera géré par Odalys » aimait répéter le maire. Nous avons interrogé les promoteurs sur cette modification. Un an plus tard, ce gestionnaire de résidence de tourisme est présenté comme une entreprise en difficulté, peu fiable et ne pouvant pas apporter la qualité recherchée pour ces constructions. On voit que le vent a vite tourné…., ces explications semblent cacher des désaccords plus profonds entre les anciens partenaires lors de l’avancement du projet. 




Changement de gestionnaire, réduction du nombre d’appartements : le programme immobilier présenté ce mois de juin comporte des différences notables avec celui qui a remporté l’appel à projet l’an dernier. Mais cela ne semble pas choquer grand monde, tant que le montant du chèque attendu reste le même !!! Cela confirme ce que nous pensions déjà, le but premier et unique pour l’équipe municipale est d’obtenir le maximum d’argent, qu’importe ce qui sera construit.  Et si encore on savait à quoi servira cet argent ? A désendetter la commune ? Pourtant, non,  la dette a été étalée sur de nombreuses années. Une dette, on peut la rembourser. Un bien, une fois vendu, est impossible à récupérer. Cet argent servira-t-il à réparer les routes ? On peut en douter quand on voit ce qui n’a pas été fait depuis 3 ans.

Deux questions restent entières et n’ont bien sûr pas été abordées puisque le temps de question du public était très court : comment une société peut-elle répondre à un appel à projets en proposant un programme immobilier qui ne tient pas compte de la réglementation urbanistique en vigueur ? Et la seconde est induite par la première : comment ce projet a-t-il été retenu étant donné qu'il ne répondait pas au cahier des charges ?

Nous avons justement ressorti le cahier des charges adressé aux candidats. Le préambule listait les difficultés du centre de notre village : 

  • important chassé-croisé de véhicules, 
  • cohabitation difficile entre véhicules et piétons, 
  • problèmes de sécurité pour les piétons, 
  • difficultés de stationnement, 
  • difficultés en matière d’attractivité commerciale du Centre – Village 
  • difficultés d’animation du Centre – Village. 

Le projet qui est présenté aujourd’hui ne résout aucun de ces problèmes, au contraire, il va les aggraver.

Rien n’est prévu pour améliorer le stationnement. Lors de la présentation, il a été expliqué que le parking compte actuellement 72 places et que ce chiffre sera le même à la fin des travaux. Nous en doutons fortement. Des parkings souterrains sont prévus pour la clientèle de l’hôtel et de la résidence : 1 place par appartement. Mais pour un T3, un T4  et un T5, les vacanciers viennent souvent dans plusieurs voitures. Seules 10 places de stationnement sont prévues pour ces véhicules supplémentaires. Et tous ces vacanciers feront-ils systématiquement l’effort de se garer dans le parking qui leur est réservé ? Et si on compte le personnel de ces établissements et des 4 nouveaux commerces, combien de places restera-t-il réellement pour le public? La diminution des places de parking va faire fuir les touristes du centre du village. Sans oublier que dans les documents du futur PLU, seulement 35 places sont indiquées à cet endroit. 




De plus, l’accès à ces parkings privés et publics se fera comme actuellement, à travers la place centrale. Ces entrées et sorties de voitures seront une gêne constante pour le chassé-croisé des  véhicules et pour la déambulation des piétons. Et on ne parle ni du déneigement, encore moins de la sécurité !!! Quant aux animations, on se demande vraiment, où elles pourront être organisées. 

Il apparaît clairement que ce projet est purement immobilier. On est loin de l’aménagement du centre dont les Contamines ont besoin. Aujourd’hui le maire se vante qu’après des décennies d’échec pour l’aménagement du centre, son projet va aboutir contrairement à ceux de ses prédécesseurs. Mais dans le passé, les différents projets visaient à un réel aménagement du centre : une circulation sécurisée et aisée pour les piétons, un agrandissement notable du parking, la création d’une réelle place pour les activités touristiques et autres animations et la création d’un lieu d’accueil pour tous les touristes regroupant les différentes structures. Cela avait un coût mais était financé par l’argent de la vente du terrain. Le projet immobilier n’était alors que l’un des éléments de cet aménagement global.  




Aujourd’hui on ne peut plus parler d’aménagement, mais seulement de la construction d’immeubles qui vont empêcher tout aménagement futur. Notre centre restera bloqué comme il est actuellement à cause de ce projet immobilier avec une place traversée par des voitures à la recherche d’un stationnement. Quant à l’amélioration de l’accueil des touristes, le maire a clairement indiqué que cela n’est pas son problème : « La commune n’a pas à financer des structures pour des privés » Sous-entendu les moniteurs, les guides et autres socio-professionnels. Ces locaux sont vétustes et plus du tout à la hauteur des attentes du public accueilli, un public de plus en plus exigeant et de plus en plus mobile. Mais le maire explique que ces sujets sont inintéressants et n’entrent en aucun cas dans sa politique.  A ce compte-là, si on comprend bien ce discours, pourquoi la commune devrait-elle financer  l’Office de Tourisme pour faire la promotion de la station dans l’intérêt de personnes privées (hôtels, restaurants, meublés, commerçants,…) ? Et pourquoi accueillir gracieusement et sans convention un ostéopathe dans les locaux communaux du cabinet médical ?




La volonté unique est donc de vendre au meilleur prix cette parcelle de terrain sans tenir compte de son emplacement. Les promoteurs sont face à un terrain rectangulaire : leur but est de le remplir au maximum sans se soucier de son environnement et des conséquences sur l’aspect paysager qui en sortira. Il y a fort à parier que les 4 immeubles qui constituent ce programme immobilier auraient été les mêmes si ce terrain avait été situé dans un autre endroit du village ou même dans une autre station. Les architectes présents ont osé affirmer s’être promené dans le village et s’être inspiré du type de construction des Contamines. Ils n’ont pas dû aller plus loin que l’immeuble de la Cressoua !!! Si des changements ont été apporté à ce projet, l’aspect extérieur reste le même : une barre d’immeuble en L qui viendra réduire et fermer la place en bouchant la vue sur les sommets. 


Immeuble la Cressoua


Malheureusement, le processus est enclenché : le permis de ce projet doit être déposé en juillet. Si le nouveau PLU est confirmé, ce permis pourra être accordé cet automne. Le début des travaux est annoncé pour le printemps 2018 et la livraison des bâtiments pour décembre 2019. C’est le calendrier officiel si rien ne vient perturber l’agenda. Car en plus des procédures administratives, la construction de ce programme immobilier va dépendre de la vente des différents appartements de la résidence de tourisme. Comme nous l’avons expliqué dans le passé, ces logements vont être vendus séparément à de très nombreux particuliers qui souhaitent investir pour obtenir une exonération fiscale. 




Ce système de « vente à la découpe » a deux inconvénients : au bout quelques années, chaque propriétaire peut faire le choix de récupérer son bien et de stopper la location : les lits chauds refroidissent.  De plus le projet ne peut pas démarrer avant que 50% des logements soient vendus. Et cela peut prendre du temps. Les promoteurs ont expliqué que la clientèle visée pour l’achat de ces appartements est celle de la Grande-Bretagne. Mais le Brexit est passé par là, il n’est pas certain que les investisseurs soient aussi nombreux que prévu. 

De plus, ce système de vente pose des problèmes pour la gestion de la résidence. Le promoteur construit les immeubles qui sont vendus par morceaux à de très nombreuses acheteurs. A la livraison des travaux, le promoteur se retire et laisse le gestionnaire se débrouiller avec ces multiples propriétaires. Les décisions doivent être votées lors d’assemblées de copropriétaires comme pour un immeuble classique. Si des travaux d’entretien et des réparations doivent être entrepris, le gestionnaire doit avoir l’accord de la majorité. Ce système est un frein pour une bonne gestion des résidences de tourisme et pour leur exploitation. En cas de difficultés, il arrive que le gestionnaire décide de se retirer.




Généralement, les communes préfèrent le système de la vente en bloc. Les résidences sont acquises par une SCI (Société Civile Immobilière) qui vend des parts à des investisseurs. Avantages : les travaux peuvent commencer sans attendre la vente de 50%, les appartements restent forcément des lits chauds et le gestionnaire n’a qu’un seul interlocuteur. Ce système assure généralement la pérennité des résidences de tourisme pour 50 à 60 ans. Lors de l’appel à projet de l’année dernier, celui de CFA proposait cette procédure. Mais ce candidat n’a pas été retenu bien qu’il amenait 1 600 000 euros, qu’il avait pour partenaire Odalys alors en odeur de sainteté et proposait un aménagement du centre, à financer, certes, mais qui pouvait répondre aux besoins de notre commune.




Lors du dernier conseil municipal le 6 juillet, le maire a fait voter à son équipe une délibération afin d’accorder à Quanim-Escrim le droit de changer de gestionnaire et le calendrier a été modifié sans qu’aucun conseiller de l’équipe en place ne s’en étonne. Pourtant avec Peggy Le Bruchec, nous n’avons pas manqué de renouveler notre désaccord tant sur le projet lui-même que nous trouvons incomplet, que sur les méthodes utilisées pour forcer le passage de cette construction. Nous ne développerons pas ici les propos désobligeants tenus par une adjointe au maire  à propos du manque d’intelligence de la population. Pourtant ce projet est majoritairement refusé par les habitants qui y voient une barre d’immeuble et seulement une opération commerciale et immobilière sans aucun rapport avec les besoins du village ni avec son architecture et son histoire. L’intérêt du maire est encore très éloigné de celui de ses administrés…



Nous aurions aimé vous présenter les croquis exposés lors de la réunion publique. Mais n’avons pas pu les obtenir et bizarrement ils ne sont pas diffusés sur le site internet de la mairie. En revanche on y trouve les dates pour l’enquête publique concernant le PLU : du 31 juillet au 6 septembre avec des permanences du commissaire enquêteur le 31 juillet, les 10, 19 , 23 août et le 6 septembre. Il est important de se déplacer et de s’exprimer sur ce PLU.

Dans 15 jours nous aborderons un autre sujet qui ne manquera pas lui aussi de faire réagir : la subvention supplémentaire de 400 000 euros accordée à l’EPIC pour combler le trou dans ses comptes.


Rendez-vous le 1er août pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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Le compteur des visites est, ce samedi 15 juillet, à 170 676

samedi 1 juillet 2017

Portes closes à l’Office de Tourisme

Les années se suivent et ne se ressemblent pas, en tous cas, du point de vue météorologique. L’an dernier, le mois de juin avait été frais et humide, mais cette version 2017 a plutôt ressemblé à un mois d’août resplendissant. La saison estivale a débuté de bonne heure cette année !!!

Les seuls à ne pas s’en être rendu compte sont les responsables de notre office de tourisme qui semblent avoir décrété que rien ne bougerait avant le début officiel des congés scolaires : le samedi 7 juillet. Le thermomètre a dépassé les 30 °, notre village a vu débarquer de nombreux randonneurs et le parc de loisirs s’est rempli de visiteurs pendant les week-ends, mais, ce mois de juin est resté synonyme d’intersaison pour les responsables du tourisme. 



Symbole de ce décalage : les horaires d’ouverture de l’Office de Tourisme. Dans le passé, nous avions déjà réagi à l’allongement du temps de fermeture de la pause de midi. Mais désormais, la porte reste close les mardis, jeudis et samedis après-midis. Et encore l’ouverture du samedi matin est toute récente. Combien de visiteurs découvrant notre vallée pendant un week-end ensoleillé et désirant en savoir davantage sur notre village ont trouvé porte close ? Mais cela devient plus grave quand il s’agit de renseigner les randonneurs pour trouver un hébergement pour la nuit, de quoi se restaurer ou obtenir un horaire de bus. On espère qu’ils avaient anticipé… Bien souvent, ce sont les commerçants situés à proximité qui doivent pallier à ce manquement et informer au mieux les visiteurs. 

Et qui dit portes closes, dit aussi aucun employé pour répondre aux appels téléphoniques de personnes souhaitant se renseigner sur notre station. On peut imaginer la surprise de ceux qui tentent de joindre l’OT des Contamines le 27 juin dans l’après-midi et qui tombent sur un répondeur leur expliquant que l’Office de Tourisme est fermé.



Nous ne comprenons pas cette décision de réduction des horaires d’ouverture. Tous les employés ont-ils  pris leurs vacances en même temps ? L’EPIC traverse-t-il une période difficile, pour ne pas pouvoir payer une personne à temps plein ? Malheureusement, nous ne pouvons faire ici que des suppositions étant donné que nous n’avons plus aucune information sur la situation financière de cette structure. Et pourtant, à plusieurs reprises, nous avons tenté d’obtenir quelques chiffres. Mais c’est l’omerta !!! A tel point que nous avons été obligé de nous retourner vers la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs) qui peut obliger l’EPIC à répondre favorablement à nos demandes.  L’an dernier, nous avions déjà été contraints d’utiliser ce moyen pour avoir accès aux comptes de la commune. 



Que ce soit par un réel manque de moyens ou par une absence de dynamisme, il est clair que rien n’a été fait pour accueillir au mieux les personnes en vacances aux Contamines en ce mois de juin. Pourtant d’autres (commerces, hôtels, restaurants) font des efforts  pour animer notre village hors des vacances scolaires. Ils ont du mérite quand, en face, l’Office de Tourisme qui devrait monter l’exemple, n’en fait aucun. 

Nous avons cherché en vain un éventuel programme d’animation pour ce début d’été. Sur le site internet de l’Office de tourisme, on ne trouve que ceux du mois d’avril !!! SI l'on clique sur la rubrique « Actualités du jour », on obtient des informations sur l’ouverture du domaine skiable (?!!). En cherchant la rubrique été, il est précisé que l'ouverture du parc de loisirs est prévue le samedi 20 juin … 2015 et qu’il est possible de réserver son forfait saison pour l’hiver 2016. Sans commentaire.



Quand commenceront les animations de cet été ? Peut-être le 7 juillet ? Ou alors le 14 ?. L’année dernière, le Mont-Blanc Electro qui avait fait vibrer le site de Notre-Dame de la Gorge le 25 juin nous avait été vendu comme l’exemple de la volonté de lancer la saison d’été avant les vacances scolaires. Mais comme beaucoup de choses, annoncées haut et fort, ce n’était qu’un feu de paille. Aucune note de musique n’a retenti cette année, même pas pour la fête de la musique, faisant de notre commune l'une des seules où cet événement populaire a été ignoré par les dirigeants locaux. Pourtant après la série de soirées à l’espace animation ou le concert du NRJ Music Tour de cet hiver à la patinoire, nous pensions que l’Office était devenu spécialiste en ce domaine. Et pour compléter le désert d’animations, la salle de la réserve naturelle est fermée pour travaux jusqu’au 7 juillet. Et dire que la taxe de séjour doit être payée au mois de juin…



Dans le passé et à de nombreuses reprises, le maire a répété qu’il fallait élargir les périodes d’activités, notamment au printemps. Et dans les DSP (Délégations de Service Publics) mises en place pour la gestion des équipements touristiques (tennis, mini-golf, pédalos, restaurant du parc,…), il est clairement indiqué que les jours d’ouverture minimum vont du 15 juin au 30 septembre. Mais ce n’est pas la première fois que ce qui est indiqué dans une convention n’est pas appliqué. Enfin, pour certaines DSP, parce que d’autres n’ont pas de choix : toujours le fameux deux poids-deux mesures si cher à nos dirigeants. 



Et que s’est-il passé au restaurant du parc ? Celui-ci vient d’ouvrir  ses portes que très récemment alors que pendant les week-ends de mai et de juin, grâce à de bonnes conditions météo, les clients se sont pressés sur la base de loisirs, sans offre en face. Cette année, aucuns travaux n’ont été réalisés pour empêcher cette ouverture. Même ceux qui étaient spécifiés dans la convention signée l’an dernier. Il était écrit  noir sur blanc qu’un jardin d’hiver devait être créé avant l’été 2017. L’été est là et aucune trace du jardin d’hiver……

Vue la foule nombreuse autour du lac de baignade, il est aussi difficile de comprendre pourquoi, au moins, le petit chalet de vente de boissons et de glaces, n’ait pas été ouvert. Nous rappelons que cet établissement est géré par l’EPIC qui aurait pu réagir rapidement et saisir l’occasion de cet été précoce pour prendre de l’avance sur les recettes de la saison. S’ils n’ont pas pu trouver de quoi se rafraîchir, les baigneurs auront au moins pu bénéficier gratuitement du lac. Mais on déplore l’absence d’affichage à l’entrée du lac pour rappeler que la baignade n’est pas surveillée et que tous, notamment les parents, doivent être vigilants.   

Espérons, au moins que tout sera prêt pour le 7 juillet afin d’accueillir nos vacanciers. A ce jour, les tarifs des activités pour cet été n’ont toujours pas été validés par le conseil municipal. Verrons-nous encore une hausse ou enfin une baisse du prix exorbitant du pass-loisirs ? Mais une chose est certaine, le retour du pass loisirs Val-Montjoie qui donnait accès à une multitude d’activités sur Saint-Gervais et les Contamines n’est pas pour bientôt. Le contentieux entre les 2 communes sur les comptes de 2015 n’est pas réglé : le maire de Saint-Gervais a adressé, fin Mai, un courrier à l’ensemble du Conseil Municipal au sujet de la répartition des recettes de l’été 2015. Les responsables de l’EPIC Contamines Tourisme n’ont donné aucune réponse aux différents courriers leur demandant des justificatifs, aucun ne s’est déplacé pour les réunions. Jean-Marc Peillex a alerté le Trésor Public, la Chambre Régionale des Comptes et le Préfet. Il termine sa lettre ainsi : « Je suis par conséquent en droit de constater qu’il s’agit d’un détournement de l’argent public devant revenir de droit à Saint Gervais, s’appuyant sur une utilisation de données comptables non justifiées et je me réserve le droit de déposer plainte devant le Procureur ». Un mois plus tard, nous ne savons pas si le maire de Saint Gervais a reçu une réponse de notre commune.



Nous attendrons donc le début des vacances scolaires pour constater si l‘Office de Tourisme ouvre enfin ses portes 7 jours sur 7, pour connaitre le programme des animations de cet été et pour juger de l’accueil réservé aux personnes qui ont choisi les Contamines comme destination de leurs vacances estivales. 



Enfin, nous regrettons que l’entrée du village, au niveau du cimetière soit encombré par des travaux, avec une circulation alternée pour une durée d’un mois et demi jusqu’à fin juillet. Les intersaisons sont assez longues pour éviter ce genre de chantiers en pleine période touristique.  Le réseau d’eau doit être changé, il est vrai, mais cela pouvait bien attendre encore 2 ou 3 mois ou commencer bien avant le 15 juin pour que tout soit terminé début Juillet. Le maire a largement ergoté sur les travaux qui auraient dû être faits et qu’il a quand même mis, lui-même, 3 ans à mettre en route. Malheureusement  pas à l’échelle qu’on aurait pu espérer quand on entendait ses grandes phrases sur les déperditions d’eau et sur l’état déplorable du réseau. En effet, seulement 200 mètres de tuyaux vont être changés en pleine période estivale.. Encore des effets d’annonce suivis d’un flop…. 

Espérons que les touristes ne seront pas trop gênés par ces désagréments et qu’ils pourront tout de même passer de bonnes vacances dans notre village. En septembre, nous pourrons alors faire le bilan complet de cet été 2017.


A noter sur votre agenda : conseil municipal le Jeudi 6 Juillet à 18h.



Rendez-vous le 15Juillet pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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jeudi 15 juin 2017

Délibérations en vrac !!!

Fin mars, début avril, deux conseils municipaux se sont succédé rapidement. Dans nos articles, nous nous sommes concentrés sur les sujets les plus importants, laissant de côté toute une série de délibérations votées lors de ces séances. Il est temps d’évoquer tous ces points.

Une part des délibérations à l’ordre du jour visait à approuver plusieurs conventions entre la commune et divers partenaires sur des sujets très variés :

- Convention entre la commune et l’EPIC Les Contamines Tourisme.

Nous n’avions plus entendu parler du projet de Maison du Tour du Mont-Blanc à Notre-Dame de la Gorge depuis bien longtemps. Nous en avions déduit que les subventions sollicitées pour financer ce projet n’avaient pas pu être obtenues. Nous apprenons lors de ce conseil que l’EPIC va « rédiger la fiche sur le schéma d’interprétation de la maison du Tour du Mont-Blanc ». En fait, il faut comprendre derrière cette formulation tordue que l’EPIC va remplir un nouveau dossier de demande de subventions auprès du conseil départemental.  Et pour cette mission, la commune va payer 21 168 euros à l’EPIC.  Un tel montant, juste pour le dossier de demande de subvention, pour la rédaction d’une « fiche » !!! On n’ose pas imaginer les coûts de ce projet quand il s’agira de lancer sa création… D'autant plus que des sommes importantes ont déjà été dépensées en frais d'études sur ce dossier.




- Convention entre la commune et la trésorerie de Saint Gervais 

La Trésorerie de Saint-Gervais va muscler son dispositif pour améliorer le recouvrement des factures émises par ses services. Dorénavant, le comptable s’engage à effectuer les poursuites prévues par le règlement, fiabiliser les renseignements détenus sur les contribuables et communiquer à la commune tous les éléments nouveaux en sa possession (changement d’adresse par exemple). Il semble donc que la commune part en guerre contre les mauvais payeurs…

- Convention entre la commune et Sodexo

Comme chaque année, il faut renouveler la convention avec la société qui livre les repas à domicile aux personnes qui en font la demande. Le coût du repas est de 8.11 euros.

- Convention avec l’AAPPMA.

L’AAPPMA, c’est l’Association Agréée pour le Pêche et la Protection du Milieu Aquatique du Faucigny. Pour l’utilisation des rives des cours d’eau situées sur les propriétés communales, cette association paye 100 euros par an et se charge de l’entretien, de la conservation et du gardiennage de ces lieux.




- Convention entre la commune et la société CH Bonnant .

Cette convention concerne aussi les rives du Bonnant mais pour un tout autre sujet : le projet hydroélectrique du Bonnant. Pour permettre la réalisation de la prise d’eau, de l’usine et la pose de la conduite forcée, il va falloir déplacer certains tronçons du réseau d’eaux usées. Ces travaux vont être totalement pris en charge par la société signataire de la convention. Ils ne devraient pas  perturber le bon fonctionnement du réseau d’eaux usées. Aucune information n’a été en revanche donnée sur la date de ces travaux.

- Convention entre la commune et la société Quadran.

Cela concerne toujours le projet hydraulique du Bonnant, mais cette fois-ci la construction de la centrale hydroélectrique. Cette usine doit être alimentée par 2 câbles souterrains qui passeront sur des terrains communaux. Une convention de servitude doit être signée pour mettre en place des câbles.




- Convention entre la commune et le Syane.

On reste dans des histoires de câbles : il s’agit dans ce cas-là de ceux de la fibre optique qui est déployée sur toute la Haute-Savoie. Pour cela, un local technique doit être construit sur un terrain communal. L’endroit choisi par l’équipe municipale est le parking situé en bas de la piste du Baby du Nivorin, à côté du CAF.  Ce local aura une emprise de 30 m² et une hauteur de 4 mètres. En consultant les documents que nous avons reçus, nous avons remarqué que l’emplacement précis de ce local était différent selon les plans. Sur le plan de masse, ce bâtiment est situé au coin sud-ouest du parking, juste après le petit parking du CAF. Mais ce local se retrouve à l’autre bout du parking, dans l’angle nord-est, sur les documents qui indiquent son implantation. 


coté sud ouest ou ..



coté nord est  ?

Nous avons interrogé le maire sur ces différences pour savoir où serait finalement construit ce local technique. L’adjointe Anne-Sophie Gut et le maire ont reconnu cette erreur et ont affirmé que l’emplacement réel est celui indiqué sur le plan de masse. Cependant, un panneau de déclaration de travaux a récemment été installé sur ce parking : il ne se situe pas à l’emplacement correct indiqué par le maire et son adjointe, mais à l’opposé. Que de confusions !!! Où va être finalement construit ce local ? Pourquoi ne pas avoir modifié ces plans contenant des erreurs si flagrantes ? Il s’agit des informations nécessaires pour le dépôt du permis de construire. Si un habitant du village avait déposé un permis de construire contenant de telles erreurs,  la mairie aurait certainement exigé des documents corrigés. 


Nous en avons fini avec toutes les conventions, il reste à évoquer les dernières délibérations.

- Compétences de la Communauté de Communes Pays du Mont Blanc (CCPMB)

La CCPMB a récemment mis à jour ses statuts pour les compétences qu’elle doit gérer. Celles-ci contiennent les zones d’activités économiques, les gens du voyage et la collecte et le traitement des déchets des ménages. A ce sujet, nous avons appris que l’utilisation de la déchetterie, gérée par la Com Com  allait changer. A partir du 1er juillet, il faudra être inscrit pour pouvoir apporter divers déchets à cet endroit. Et l’inscription n’est vraiment pas simple : il faut adresser un justificatif de domicile et une copie de la carte grise du véhicule utilisé pour se rendre à la déchetterie.  Pourquoi pas les empreintes digitales, tant qu’on y est ? 




De plus, tous les professionnels devront payer une somme conséquente pour déposer leurs déchets. Nous comprenons difficilement cette décision qui complexifie l’utilisation de ce service qui a permis de voir disparaître les décharges sauvages et qui participe au recyclage si utile à la préservation de l’environnement. Nous n’avons jamais remarqué de dysfonctionnements particuliers à la déchetterie de Bionnay. S’ils existent réellement, une communication auprès des habitants leur rappelant quelques règles d’utilisation aurait pu être suffisante.  Nous espérons que tous cela ne va pas aboutir à des abris propreté remplis d’objets volumineux ou à la réapparition de vieux matelas et d’appareils électro-ménagers balancés en pleine nature comme cela se faisait avant le création de la déchetterie. Beaucoup doivent se souvenir de la superbe décharge sauvage située à Tresse et qui marquait en beauté l’arrivée dans notre commune !!!

La CCPMB va aussi assurer la promotion du Tourisme, mais les Offices de Tourisme restent communaux. Comment sera faite la répartition des rôles entre les 2 ? Cela promet de belles réunions… Enfin, les communes ont souhaité conserver la compétence PLUi : un PLU intercommunal. Comme ce dossier est en cours dans plusieurs communes et vues les difficultés liées, il nous semble qu'effectivement ce n’est vraiment pas le moment de confier ce sujet à la Com Com.

Nous profitons de ces quelques lignes sur le PLU pour vous  inciter à consulter les documents en ligne sur le site de la mairie. Il s’avère que la définition des zones constructibles est vraiment complexe. Dans un récent article, nous avions diffusé les plans des futures parcelles constructibles. Mais quand on examine les plans de près, on s’aperçoit qu’à l’intérieur de ces zones UA, UB, UC,… certains terrains ne seront finalement pas constructibles pour diverses raisons. Le mieux est que chaque propriétaire s’adresse en mairie pour connaitre les possibilités futures sur son terrain.





Pour terminer, il nous reste à indiquer que plusieurs baux ruraux ont été signés pour l’exploitation des terrains communaux à Tierce, à la Balme et à Jovet. Des travaux d’aménagement d’alpages (fauchage et débroussaillage) vont d’ailleurs être réalisés sur le secteur Plan Jovet, la Balme et des Près. De leur côté, les services de l’ONF vont réaliser des travaux d’exploitation par câble sur des parcelles situées  à la Côte du Plane. Pour être complet, on peut ajouter que 3 véhicules vont être amenés à la casse automobile, que la DSP trampoline a été attribuée à  FUN JUMP, seul candidat, que des terrains ont été échangés pour une régularisation sur un tronçon du chemin du P’tou,  et que la vache contaminarde « Heineken » a participé au salon de l’agriculture et a terminé 3ème du concours. Une subvention de 523 euros sera versée à l’association des agriculteurs.





Rendez-vous le 1er Juillet pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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jeudi 1 juin 2017

Le nouveau PLU, des places perdues.

Nous revenons une nouvelle fois sur le futur PLU dont tous les éléments ont été présentés lors de la réunion publique du 6 avril. Nous avons choisi de nous concentrer cette fois-ci sur les orientations annoncées ce jour-là concernant les zones de stationnement de notre commune.  Au premier abord, on peut penser que ce sujet n’est pas primordial et qu’il ne peut pas avoir des conséquences notables sur l’avenir du village. Mais quand on regarde en détail tous les points présentés et les perspectives pour les prochaines années, on peut sérieusement s’inquiéter.




Un premier travail de recensement de toutes les places de stationnement disponibles aux Contamines a été fait. En tout, on compte 1934 places qui se répartissent entre le sommet de la Frasse et Notre-Dame de la Gorge. Tous ces emplacements ont été créés et aménagés au fil des années pour répondre aux besoins liés au tourisme. Souvent déserts en inter saisons, tous ces parkings sont souvent trop petits quand une multitude de voitures roule dans les Contamines. 

Nous connaissons les problèmes qui se posent en période de pointe. Tous, à de très nombreuses occasions, nous avons tourné plusieurs fois pour trouver une place dans le centre du village en fin d’après-midi de février ou un mardi matin du mois d’août. Et tous, nous avons été témoins de la file quasi continue de voitures stationnées en bord de route entre le parking EDF à la Gorge et le hameau de la Vy, lors des week-ends ensoleillés d’hiver où les skieurs locaux viennent s’ajouter aux nombreux touristes.




La vie et l’économie de notre commune repose sur le tourisme, et nous avons besoin d’attirer été comme hiver des personnes dans notre vallée. Nous devons les accueillir le mieux possible pour leur donner envie de revenir. Faciliter les déplacements et l’accès aux différentes activités sont des éléments primordiaux de cet accueil. Dans ce cadre, il nous semble que tout doit être fait pour avoir, près des différents pôles d’activités, le nombre de places suffisant pour que chacun puisse se stationner facilement. Nous savons que la voiture a pris une place importante dans notre société, dans nos vies de tous les jours. On peut le regretter mais il est difficile de lutter contre ce phénomène. Les voitures sont de plus en plus nombreuses, de plus en plus volumineuses,… 

Face à ces besoins et aux problèmes récurrents de notre station touristique en matière de stationnement, nous pensions que le PLU apporterait des pistes sérieuses d’amélioration. Malheureusement, c’est tout le contraire qui est proposé : le nombre total de places de stationnement doit être diminué pour passer de 1934 à 1830.  Plus grave encore, ce sont les parcs stratégiques où se situent les plus grosses difficultés qui sont le plus impactés par la disparition des places de parking.

Ainsi dans le centre du village, nous comptons actuellement 173 places (école, mairie, église et Cressoua). Avec le PLU, ce chiffre tombe à 130, avec notamment le parking de la mairie qui passe de 70 à 35. Comment peut-on réellement proposer de tels projets pour l’avenir des Contamines ? Et si seulement, c’était la seule aberration de ce PLU !!!


centre : situation actuelle


centre : situation future


Continuons vers le fond de la vallée et arrêtons-nous près du foyer de ski de fond. Actuellement, 185 places se répartissent sur 4 emplacements autour du pont. Ces parkings sont aussi bien utilisés par les fondeurs que par les alpins et ils sont souvent remplis. Pas suffisamment sans doute, car l’équipe municipale veut réduire le nombre de places à 135 en supprimant celles situées près du rond-point : ces espaces doivent être végétalisés….


stade nordique : situation actuelle


stade nordique : situation future


Le pire arrive quand on approche du Pontet. Les grands parkings situés à cet endroit nous semblent précieux pour assurer l’accueil des visiteurs : en hiver, ceux qui veulent embarquer dans les télécabines et en été, ceux qui viennent profiter de notre base de loisirs. On compte à cet endroit 510 places, un nombre trop souvent insuffisant pour répondre à la demande des automobilistes qui se voient obligés de stationner en bord de route, occasionnant une gêne importante pour le flux des voitures, des cars et des navettes. Au lieu de proposer une solution à ce problème, le PLU préconise très intelligemment de venir supprimer 185 places à cet endroit. Il ne restera donc plus que 325 au lieu des 510 actuelles. A croire que les membres de l’équipe municipale n’ont jamais dépassé le rond-point des Moranches. Que se passe-t-il dans notre mairie ? Un problème de vision générale ? Une opposition collective au tourisme ? Une absence de réflexion ou une adhésion massive à une idéologie ? Toujours est-il que nous avons du souci à nous faire devant tant d’aberrations !!!


parc de loisirs : situation actuelle


parc de loisirs ; situation future


Dans le document de présentation du PLU, nous avons trouvé les explications à cette diminution incompréhensible : il faut effectuer un traitement paysager de ces parkings !! Pour simplifier, ces espaces de goudrons ne sont pas beaux et il faut les transformer en espaces verts en y plantant des arbres. De qui se moque-t-on ? Effectivement, il n’y pas d’arbres actuellement sur ces parkings. Mais à cet endroit il suffit de lever un peu des yeux si on veut de la verdure : des milliers d’arbres sont là de tous les côtés. C’est sans doute l’endroit le plus boisé de notre commune. N’est-on pas là face à la bêtise même des décisions de l’administration qui décrète qu’un parking doit être végétalisé,  qu’il soit situé au beau milieu d’une cité urbaine ou à quelques mètres d’une réserve naturelle. On comprend tout à fait qu’il faut planter des arbres sur les parkings à Villeurbanne, Échirolles ou dans une commune de la banlieue parisienne pour apporter une touche de verdure dans ces univers de béton. Mais à Notre-Dame de la Gorge, est-ce vraiment sérieux ? Comment des élus sensés connaitre notre commune peuvent-ils initier cela : imposer du simili naturel à l’orée de la vraie nature? Ces mêmes élus ont-ils imaginé comment pourra se faire le déneigement en slalomant entre les troncs d’arbres. N’y a-t-il déjà pas assez de difficultés avec les « voitures tampons » qui gênent les chasses-neige et les bulls ?

Au parking EDF à la Gorge, même logique, il faut planter des arbres, il n’y en a pas assez autour. Cela a pour conséquence de faire perdre 110 places de parking. A cet endroit, ce ne sont pas des arbres dont on aurait besoin mais plutôt un revêtement de sol uniforme, un sens de circulation  et des places clairement délimitées. 


la Gorge : situation actuelle


la Gorge : situation future

Pour pallier à ces disparitions de parking du côté de la Gorge, la solution proposée est de créer un immense parking souterrain de 300 places au Lay. Pourquoi pas 500, tant qu’on y est ? Sur le papier tout est simple et facile surtout quand aucune indication n’est avancée sur le coût d’une telle opération et sur les possibilités techniques liées à la nature du sol. La cerise sur le gâteau : le document explique que le Lay avec les 700 places projetées sera le cœur des activités hiver comme été avec la mise en place de navettes pour amener les visiteurs à la télécabine de la Gorge et au parc de loisirs. Imagine-t-on réellement qu’une famille désirant visiter le site de la Gorge va stationner au Lay et prendre une navette ? Que des randonneurs partant pour les lacs Jovet vont commencer leur journée par attendre ce transport en commun ?  Ou que tout simplement des skieurs une fois arrêtés au pied du télécabine du Lay vont faire un détour par la Gorge ? Ils le feront peut-être une fois, certainement pas 2, et combien repartiront sans s’arrêter faute de pouvoir se garer aisément ?


le Lay : projet


Et tout cela a été préparé sans aucune concertation avec la SECMH, directement concernée par ce sujet. N’aurait-il pas été logique et utile d’intégrer les responsables de cette société dans les réflexions pour arriver à proposer des solutions cohérentes à ces problèmes de stationnement ? Mais tout a été réfléchi dans leur dos et ils ont découvert ces projets en même temps que tout le monde. De la même façon, ils ont appris que tous les restaurants d’altitude allaient pouvoir bénéficier d’une réglementation particulière pour faciliter leur agrandissement. Tous, sauf ceux qui appartiennent la SECMH !? Le Signal, l’Etape ne figurent pas dans la liste des restaurants d’altitude. Sans doute un oubli …

Cette partie du futur PLU dédiée au stationnement dans notre commune montre comment celui-ci a été élaboré. Des directives administratives départementales ou régionales doivent s’appliquer sur tout le territoire sans aucune considération des spécificités locales. Il est décidé qu’il faut des arbres au milieu des parkings sans aucune réflexion sur les conséquences pratiques (déneigement) ou économiques liées au tourisme. La même loi doit s’appliquer de la même façon dans une ville de 100 000 habitants que dans une vallée d’altitude. Face à cela, les élus sont censés apporter leur connaissance du terrain et des besoins particuliers des communes pour aboutir à un PLU le plus profitable pour l’avenir.  

A lire ces documents de présentation du PLU, nous pouvons conclure que le maire et ses conseillers n’ont fait que valider ce qui leur était proposé : cela correspond à leur vision de l’avenir de notre village. Lors d’un vote récent en conseil municipal, chacun avait pris la parole pour expliquer au combien ce PLU était parfait et porteur de développement pour les Contamines. A aucun moment, une remarque n’était apparue. Tous étaient satisfaits de voir passer le nombre de places de parking de 70 à 35 dans le centre, aucun n’était choqué de voir 185 places disparaitre à côté du parc de loisirs de la même façon qu’ils ont validé sans état d’âme la suppression de 20 hectares de terrain constructible. Face à cela, nous ne pouvons qu’exprimer notre désaccord total avec ces décisions et nous le répéterons à nouveau au  moment de l’enquête publique de l’été prochain avec, nous l’espérons, l’aide de tous ceux qui sont choqués par ces projets. 


Rendez-vous le 15 Juin pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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