vendredi 15 juin 2018

De la nouveauté au Parc de Loisirs

Dans notre dernier article, nous avons relaté la fin du conseil municipal du 18 mai, mais il nous reste à passer en revue toutes les délibérations votées ce jour-là.

Nous avons commencé par faire remarquer des erreurs dans les comptes-rendus des précédentes réunions. Ceux-ci indiquaient qu’ils avaient été approuvés à l’unanimité. Jamais nous ne validons ces comptes-rendus qui ne reflètent en aucun cas les réunions et qui sont truffés d’erreurs grossières. Il faut croire que nos remarques ne servent à rien : les erreurs continuent. Dans le dernier compte-rendu de la réunion du 18 mai, la séance n’était pas clôturée quand Lydie a remis les démissions au maire et nous avons voté contre la délibération concernant le chemin du Praz, et contre (avec une abstention) les tarifs du parc de loisirs. Pourtant ces deux délibérations sont indiquées comme ayant été approuvées à l’unanimité ! Quand nous faisons remarquer ces erreurs au maire et à son équipe, on nous dit que ça va être modifié, mais les délibérations sont envoyées comme telles au préfet et donc, ce sont encore des faux !




La séance devait débuter avec le vote des délibérations pour les 2 délégations de service public : centre équestre et parc de loisirs. Pour le centre équestre, le vote a dû être reporté en fin de réunion. En effet, Lydie ne pouvait pas prendre part au vote, étant « intéressée » : sa sœur est le délégataire choisi pour cet équipement sportif. Comme seulement 8 conseillers étaient présents, le quorum nécessaire n’était pas atteint après le retrait de Lydie. Pour que le vote puisse avoir lieu, il fallait aller chercher un conseiller de l’équipe du maire resté à la maison. Le vote a été décalé en fin de séance, le temps que cette personne arrive.

La première délibération a été celle sur la DSP pour le parc de loisirs. Nous avons déjà expliqué dans un précédent article que l’équipe municipale souhaitait au maximum déléguer la gestion de ses équipements sportifs et touristiques à des entreprises privées. Pendant l’hiver, un appel d’offre avait donc été lancé pour trouver un partenaire prêt à gérer les tennis, le mini-golf, les pédalos, le trampoline et les structures gonflables. Un seul candidat a déposé un dossier. Le choix était vite fait !!! Les conseillers devaient se prononcer sur la convention proposée.




Que dit cette convention ? Une fois n’est pas coutume, nous avons reçu le document 15 jours avant le conseil. Nous avons eu le temps de l’étudier. Les services de la mairie viennent de découvrir que pour les délibérations qui concernent des délégations de service public, une loi oblige à envoyer les informations aux conseillers 2 semaines avant le vote. Dans le passé, nous avons dû nous prononcer sur des DSP, mais jamais nous n’avions reçu les documents dans un délai aussi long. Surpris par ce changement, nous avons demandé s’il s’agissait d’une nouveauté. « Oui tout à fait » nous a répondu l’adjoint aux finances. Après vérification, il s’avère que cette loi date du 11 décembre 2011…

Revenons à cette convention. Celle-ci est signée pour une durée de 12 ans. En plus de celles qui existent déjà, de nouvelles activités vont apparaître : quads électriques pour les enfants, bateaux tamponneurs et attractions sur l’eau (kayak et vélo). Le délégataire s’engage à réaliser des investissements pour un budget de 130 000 euros HT. Cela comprend la rénovation de 2 courts de tennis, le remplacement du mini-golf, la construction d’un chalet d’accueil de 40 m² à la place du chalet mini-golf et l’acquisition du matériel nécessaire aux nouvelles activités. En plus le délégataire devra payer une redevance de 7 500 euros par an à laquelle s’ajoute une seconde redevance annexée sur le chiffre d’affaire. Cette entreprise devra également s’occuper de l’entretien des espaces verts de la zone occupée par tous ces équipements.




A première vue, tout cela semble très intéressant pour l’intérêt de la commune. Elle n’a rien à investir, des nouvelles activités vont être créées et en plus elle recevra une somme conséquente chaque année. Mais cette convention pose, tout de même quelques questions.

Pour un village qui vit principalement du tourisme, il peut être risqué de confier la gestion de ses équipements sportifs et ludiques à des entreprises privées. Une délégation peut très bien se passer mais aussi tout comme elle peut tourner à la catastrophe. Nous en avons un exemple très récent avec la patinoire dont la gestion a été confiée à une entreprise cet hiver : conditions d’accueil assez sommaires, qualité de la glace laissant à désirer et fermeture prématurée le 12 mars. Nous avons cité cet exemple lors de la réunion, et même le maire a reconnu que « c’était loin d’être génial, ce n’était pas satisfaisant et il faut qu’on rouvre ce dossier-là ».Mais comment faire du neuf avec du vieux ? La patinoire d’occasion est déjà obsolète : elle n’est plus couverte par la garantie décennale…. Qu’attendre d’un équipement usagé choisi par le maire et son équipe ? Et une structure qui mécontente les visiteurs, cela a des répercussions sur tout le village.




La délégation du Pontet est signée pour une période très longue : 12 ans… Cela est lié à l’investissement important demandé au délégataire. Il est évident que celui-ci va travailler au mieux sur ses biens propres et rentabiliser sa mise de départ. Mais la commune perd tout droit de regard sur cet espace privilégié qu’est le parc de loisirs. Douze années impactent les deux prochaines municipalités qui auraient peut-être une vision bien différente de l’avenir de ce lieu.

Le parc de loisirs est un atout majeur pour les Contamines. Il est très apprécié par tous les visiteurs et envié par de nombreuses stations. Sa conception a su allier un mélange parfait entre des activités pour toute la famille et le calme du cadre exceptionnel qui l’entoure. Il est essentiel de conserver tous ces éléments pour préserver son avenir et globalement l’intérêt de notre commune pendant la saison estivale. C’est pour cela que le choix et l’organisation des activités sont primordiaux. 




Nous sommes ravis de voir apparaître de nouvelles activités. Mais nous avons été déçus de l’espace qui leur sera alloué par l’équipe municipale. Ainsi à l’emplacement actuel du mini-golf, nous verrons dans quelques semaines, le nouveau mini-golf, une piscine de 100 m² pour des bateaux tamponneurs, une piste de quad, le trampoline, et le nouveau chalet d’accueil de 40 m². Déjà les 18 nouvelles pistes de mini-golf sont installées et se concentrent sur la moitié de l’espace précèdent (de l’entrée du parc jusqu’au bâtiment des toilettes publiques). Les jours de forte affluence, les joueurs risquent bien de se gêner. Sans parler des balles qui peuvent voler vers les activités voisines. 




Les structures gonflables seront, elles, installées sur un ancien court de tennis avoisinant. Nous ne comprenons pas ce choix de serrer ainsi tous ces équipements sur un espace si réduit. Cela permet sans doute de diminuer le personnel nécessaire pour l’accueil, mais cette concentration ne peut que nuire à l’attrait du public. Le calme du site si apprécié risque bien de disparaître. Pourtant la place ne manque pas dans le secteur du Pontet. Le cahier des charges préparé par le maire et son équipe aurait pu être plus soucieux de la qualité environnementale et du rendu pour les touristes.

De plus, il nous aurait paru nécessaire que la convention stipule que les infrastructures construites respectent le cadre du site. Ce printemps, beaucoup ont été surpris de voir la piste des quads électriques délimitée par des blocs en plastique rouge et blanc. Ceux qui sont utilisés par exemple pour les chantiers. Le maire a assuré que cela était temporaire. Nous l’espérons. De la même façon, la convention prévoit la construction d’un local de rangement en plus du chalet d’accueil. Pourvu que cela ne soit pas un algéco comme à la patinoire !!!




Malheureusement, ce sera un algéco comme à la patinoire, mais il aura la chance d’être habillé… Face à nos remarques sur l’aspect inesthétique de cet ensemble le maire a assuré que l’algéco serait couvert. De quoi ? Comment ? On verra… Des efforts doivent être faits, dans un lieu touristique pour respecter une harmonie visuelle. Nous avons compris dans les réponses du maire que les contraintes esthétiques ne l’intéressaient pas. On l’avait déjà remarqué avec le mobilier choisi pour le chalet du parc qui dénote fortement avec le style du bâtiment. Les mélanges d’essence de bois, de couleur et de style rendent le tout criard et incohérent. 




La construction du chalet d’accueil est estimée à 30 000 euros HT. Or, le mois dernier, une délibération avait été votée pour la construction d’un chalet de berger à Plan Jovet pour un coût de 45 000 euros. Le prix pour 40 m² est de 30 000 euros au Pontet et de 45 000 euros pour 19 m² à Plan Jovet. Même les frais pour l’héliportage et des travaux en altitude ne peuvent justifier une telle différence. Lequel des 2 est surestimé ou sous-estimé ? 




On peut s’interroger sur la qualité des investissements qui vont être réalisés. Il ne faudrait pas que dans 12 ans, tout soit à changer. L’équipe municipale fait le choix d’investir 1 600 000 euros sur le secteur du parking EDF mais ne veut pas dépenser un euro dans le parc de loisirs, laissant cela à la charge de partenaires privés. Il nous aurait paru préférable que la commune investisse pour une rénovation et une amélioration de qualité du parc de loisirs en utilisant pleinement l’espace disponible dans le souci du bien être des visiteurs. Une réflexion globale sur le secteur aurait été bienvenue. Une étude par un cabinet extérieur avait été annoncée en début de mandat. Nous n’en n’avons plus entendu parler. Elle a bien été effectuée… Les conclusions ne devaient pas correspondre aux attentes du maire. 




Un peu plus tard, lors de ce conseil, les tarifs pour l’été 2018 ont été soumis au vote des conseillers. Ces nouvelles activités fonctionneront avec un système de tickets. (1 ticket 5 euros, 5 tickets 20 euros,…). Un ticket donnera accès aux activités pour une durée variable (par exemple 8 minutes de quads, 20 minutes de trampolines ou une partie de mini-golf). Nous remarquons l’absence de tarifs de groupes et la disparition de la différence enfant/ adulte pour le mini-golf. En 2017, les prix étaient de 4 euros pour les adultes et de 2.50 pour les enfants. Et le maire nous explique alors, que ce sont des tarifs enfant : pour lui le minigolf est une activité enfantine…. Comme d’habitude, il a bien tenté de nous faire passer pour « les benêts de service » lors de son explication virulente, il n’a réussi qu’à se convaincre lui-même que ces tarifs uniques correspondaient à des tarifs enfants !

En fin de séance, le conseiller appelé à la rescousse est arrivé. Nous avons vu le maire demander à une employée de mairie de se déplacer pour aller le chercher. Le vote de cette délibération aurait pu être remis à 3 jours, comme pour les délibérations ayant traits à la SECMH. En ce cas le quorum n’a pas besoin d’être atteint pour que le vote soit validé. On aura tout vu dans ces conseils : des réunions en huis-clos illégales, le « re-vote » des délibérations prises durant ces fameux huis-clos, les vociférations du maire et ses paroles insultantes, la recherche d’un conseiller absent par une employée, etc….. 




Finalement, l’arrivée du conseiller arraché à son repas de famille a permis l’ouverture du dossier du centre équestre. La convention est reconduite dans les mêmes conditions que par le passé à ceci prêt qu’Edith Roch Dupland occupera la gestion du centre équestre durant les 5 prochains étés au lieu de 3. Les discussions ont duré moins longtemps que pour le dossier précédent.

Ces 2 délégations de service public ont été validées. Les travaux dans le parc de loisirs ont débuté dans les jours suivants ce conseil. Espérons que tout sera prêt pour le début des congés scolaires et que les vacanciers de cet été seront satisfaits. C’est là l’essentiel !!!!
Rendez-vous dans 15 jours pour la suite des délibérations de ce conseil.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud



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vendredi 1 juin 2018

Conseil d’avril : des travaux soumis à d’éventuelles subventions

Comme prévu, nous revenons cette fois-ci sur les investissements de la commune pour 2018 annoncés lors du conseil municipal du 12 avril.

« Annoncés », le mot est largement exagéré car si nous n’avions posé aucune question, le public présent aurait dû se contenter des chiffres globaux du budget principal et du budget de l’eau. Face à ces chiffres, nous étions curieux d’en savoir un peu plus. Avant le conseil, nous avions reçu quelques tableaux un peu plus détaillés, mais avec des lignes comme « autres agencements et aménagements de terrains » pour un montant de 702 814 euros, nous étions loin d’une réelle transparence. Du coup, nos questions ont été très nombreuses et les réponses données par l’adjoint aux finances ont été rythmées par les soupirs du maire pressé d’en finir, et ses murmures : «allez, fais voter » ! Ambiance ouverte et détendue….



Les 702 814 euros se répartissent entre le projet de ski-roues et les travaux à effectuer au presbytère. Déjà l’an dernier, on retrouvait ces 2 dossiers dans les investissements majeurs mais ils n’ont pas du tout avancé et on les retrouve logiquement cette année. Comme nous l’a expliqué le maire, la concrétisation de ces projets est soumise à l’obtention des subventions sollicitées. En 2017, celles-ci n’ont pas été accordées alors on essaye à nouveau cette année. Dans le plan de financement du projet de ski-roues, le montant des aides demandées est de 500 000 euros. Tout récemment nous avons appris dans la presse que le département a accordé à notre commune une subvention de 300 000 euros. Il restera à attendre les autres réponses. (Centre nationale du développement du sport et Conseil Régional)




Pour le presbytère, le plan de financement prévoit que sur les 177 000 euros nécessaires pour refaire le toit et améliorer l’isolation thermique, la part de la commune serait de 37 000 euros. Il reste donc 140 000 euros à obtenir de 3 organismes. Une partie est acquise (30 000 euros) mais cette subvention sera perdue si les travaux ne sont pas réalisés en 2018. Mais ces rénovations sont justement soumises à l’obtention des 3 aides. C’est tout ou rien. Le maire a précisé « si on n’a pas toutes les subventions, on ne fera pas ces travaux ». Les membres de l’équipe municipale semblent optimistes puisque le conseil s’est terminé par une délibération visant à déposer une déclaration préalable pour la rénovation énergétique du presbytère. Mais comme on sait très bien que rien n’est garanti tant que les subventions ne sont pas officiellement accordées, on risque de retrouver ce dossier dans un an dans le budget 2019.

Concernant le presbytère, au moins une dépense est certaine : celle pour remplacer le système de chauffage pour une somme de 37 000 euros. Il faut préciser que la chaudière assure aussi le chauffage de l’église. 




Un peu plus bas dans le tableau que nous avions à disposition, nous avons remarqué la ligne « Autre bâtiment public » pour 492 685 euros. Il s’agit en fait du projet de la maison du tour du Mont-Blanc qui revient de nouveau d’actualité. Là aussi, tout dépend de l’obtention d’importantes subventions. Le conseil municipal devait se prononcer sur la validation de ce projet et nous avons enfin pu avoir accès aux plans. Le bâtiment de l’ancienne gare téléphérique va être rénové en conservant son aspect d’origine. Il sera entouré de places de parking et d’un espace dit « naturel ». Les stationnements seront positionnés au nord du bâtiment et cet espace sera parsemé d’arbres. C’est peut être bien pour garer les voitures à l'ombre en plein été mais ça ne facilite pas le déneigement.

Au sud du bâtiment, différents milieux naturels seront « reconstitués » avec réalisation d’une butte et d’un point d’eau. On échappe au zoo annoncé en début de mandat mais tout cela semble bien artificiel à quelques mètres de la réserve naturelle et dans le site protégé de Notre Dame de la Gorge. De plus le montant global du projet (1 665 000 euros) nous parait quand même disproportionné. Enfin, n’oublions pas que dans 38 ans, le bâtiment ainsi restauré reviendra à EDF.


En haut: les parking, en rouge  : bâtiment d'accueil et en bas le milieu naturel reconstitué. 

Parmi les autres investissements pour 2018 on trouve la réparation de la passerelle des conscrits, le chalet de berger à Plan Jovet et quelques travaux sur le réseau électrique. Le changement des ampoules nous a-t-on indiqué. Les hameaux mal éclairés vont devoir encore attendre. Tout le monde a bien compris que les importants travaux d’électricité se concentrent pour ce mandat dans le secteur du Pontet et de la Duchère…. 




Il reste la rénovation des routes : la somme prévue est de 79 000 euros. Nous avons demandé quelles routes seraient réparées en 2018. Nous avons difficilement obtenu des réponses : la Frasse, le Baptieu et le Plan de Moulin. Mais nous avons eu l’impression que l’adjoint aux finances citait au hasard les premiers noms de hameaux qui lui venaient à l’esprit et que la liste aurait pu aussi bien être « la Revenaz, le Champelet et les Loyers ». Tresse échappe souvent à ces citations, mais l’état de la route mérite une attention particulière là aussi…. Nous découvrirons donc dans les prochains mois où seront réalisés ces travaux de voirie. Les travaux récents effectués sur la route RD 902 au niveau du Champelet sont financés par le département et n’imputent pas les finances communales.




L’étude du budget 2018 de l’eau a fait apparaitre une dépense importante qui n’était pas prévue. Depuis très longtemps, les analyses sur la qualité de l’eau de notre commune avaient révélé des traces d’arsenic dans le captage approvisionnant le réservoir des Grassennières. Moins de 10 microgramme par litre d’eau, pas de quoi empoisonner son pire ennemi. Ce dosage était inférieur au seuil fixé par l’agence de l’eau. Mais tout récemment, ce seuil a été abaissé et est maintenant fixé à 10 microgrammes par litre. L’eau des Contamines est donc devenue soudainement dangereuse !!! Et l’administration a décidé qu’il fallait faire quelque chose. Le fameux principe de précaution … 

Il faut donc faire baisser le taux d’arsenic présent dans l’eau. Et pour cela la seule solution trouvée est de mélanger l’eau provenant de ce captage avec celle issue d’un autre captage. Sur le papier c’est simple, mais dans les montagnes des Contamines, c’est autre chose. Le captage le plus proche sans arsenic est celui du Prelet dans le secteur d’Armancette. Il faut donc construire une canalisation pour amener l’eau du Prelet au Grassenière. Et les travaux sont estimés à 480 000 euros HT. Voilà où vont les impôts des contribuables des Contamines !!! Heureusement, des subventions sont possibles mais la part de la commune reste élevée : 286 000 euros.




Le maire nous a expliqué que cette solution est la plus simple et la moins chère parmi toutes celles qui ont été étudiées. Tout cela parce que le seuil longtemps fixé à 13 microgrammes / litre a été légèrement abaissé. Pendant ce temps-là, on ignore si le réseau d’eau de la Contamines qui dans certaines partie du village date de plusieurs dizaines d’années n’est pas finalement plus dangereux pour la santé que ces quelques traces d’arsenic, Sans parler de ce que l’on respire ou que l’on peut manger.




Paradoxalement, cette eau jugée comme dangereuse, a des vertus très recherchées. En effet la société Pure Altitude spécialiste des produits de soin utilise de l’eau issue du massif du Mont-Blanc à hauteur de 10% dans les produits de sa gamme « montagne ». Son choix s’est porté sur l’eau captée au niveau du réservoir des Grassenières pour la constance de la minéralité et son origine glacière certifiée par des études géologiques. En 2008, cette société avait contacté la commune pour prélever dans son réservoir une quantité d’eau chaque année. En moyenne, Pure altitude récupère 90 litres d’eau par an. Les conseillers ont délibéré pour reconduire la convention entre la commune et la société basée à Demi-Quartier. Ces 2 délibérations votées l’une après l’autre montrent à quel point certaines décisions sont étranges : il faut réaliser des travaux pour 480 000 euros car l’eau détient quelques microgrammes d’arsenic et, en même temps, cette eau est recherchée pour sa qualité dans certains produits de beauté !!! 





Un nouveau conseil municipal a été convoqué le 18 mai. Nous reviendrons sur toutes les nouvelles délibérations dans les prochains articles. A la fin de la séance de ce dernier, Lydie a demandé la parole et a lu un texte.

Monsieur le Maire, 

Je vous informe que je démissionne de mon poste de conseiller municipal, à compter de ce jour. En effet, je ne souhaite plus participer à ces réunions grotesques qui ne sont qu’un simulacre de réunions de conseils municipaux. Aucun échange constructif n’a jamais eu lieu au sein de cette institution qui devrait être au plus proche des gens. Vous vous contentez de rabaisser votre entourage et passez vos nerfs sur les membres de l’opposition qui osent vous demander des explications sur les décisions prises par vous et votre équipe, équipe qui brille par son silence. Ce silence d’ailleurs en dit long sur l’impossibilité de dialoguer tant ce mandat ressemble plus à un règne de despote qu’à un mandat de maire de village.  

De plus, vous avez évincé les opposants à votre « politique », sans chercher à connaître les motivations de ceux-ci, de toutes les commissions.Il n’est ni entendable ni acceptable de ne pas consulter, informer et / ou voter les décisions importantes sans un véritable cadre de démocratie …. celui- là même qui nous a porté jusqu'aux responsabilités actuelles.

Les décisions prises, lourdes de conséquences au niveau financier et surtout humain, ne correspondent pas à ma vision de l’avenir de mon village. Aussi, je vous prie de prendre acte de cette démission dès réception de ce courrier et de transmettre une copie de cette lettre au préfet conformément à l’article L2121-4 du code général des collectivités territoriales dans les plus brefs délais.

Je vous adresse, Monsieur le Maire, mes salutations distinguées.

Lydie ROCH-DUPLAND / DOMINGUEZ




Laissons la parole à Lydie :

« C’est une lettre de démission de mon poste d’élue municipale que j’ai remis en main propre au maire après l’avoir lue avec beaucoup d’émotion à l’ensemble de l’assemblée présente. Ce que j’écris dans cette lettre a été illustrée par l’attitude agressive, de mauvaise foi dont à fait preuve le premier magistrat de la commune durant cette réunion.. Il n’a pas hésité à plusieurs reprises à être insultant à notre encontre et à détourner nos paroles. Si depuis quelques mois, il semblait vouloir mettre de l’eau dans son vin, en vue des prochaines élections, le naturel est revenu au galop durant ces deux dernières réunions. A la fin de cette lecture, je lui ai apporté mon courrier et lui ai demandé de bien vouloir le signer, ce qu’il a fait à contre-cœur : il n’avait pas de juriste pour lui dire s’il pouvait ou non le faire…. 

Ensuite, je lui ai remis en main propre et dans l’ordre les démissions de Luc Vauthier, Marie-Jo Serri, Didier Mollard, Cécile Hubert-Demargne, Hervé Gut et Cendrine Dominguez . Là, le maire a bloqué et a refusé de les signer n’ayant pas l’avis de ses conseillers juridiques ! Il n’était pas sûr de la légalité de ma démarche ! Nous verrons combien cela sera facturé à la commune prochainement. Je m’étais bien renseigné auprès de la préfecture et je savais que j’agissais en toute transparence et dans la plus parfaite légalité. Mais le maire ne peut pas nous faire passer pour des mauvais citoyens à longueur de réunions et accepter que nous ayons raison…. 

J’ai démissionné de ce poste mais je poursuis "la Vigie" avec David et je soutiens pleinement Jean-Yves Raffort dans le poste qu’il a accepté d’occuper à ma place. »



Rendez-vous le 15 juin pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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mardi 15 mai 2018

Deux poids deux mesures , ça continue !

Nous poursuivons notre compte-rendu du conseil-municipal du 12 avril dernier. Dans notre précédent article, nous nous étions arrêtés sur quelques points financiers. Mais d’autres sujets étaient au programme.

Comme chaque printemps, le conseil municipal doit valider les tarifs proposés par la SECMH. Ceux–ci sont en hausse d’environ 2 %. Les dates d’ouvertures sont également entérinées : les télécabines fonctionneront du 30 juin au 2 septembre. En revanche, les tarifs des équipements touristiques municipaux ne sont pas à l’ordre du jour. L’an dernier, ils ont été approuvés le 6 juillet. Aurons-nous une meilleure anticipation cette année ? Cela n’est pas certain car depuis plusieurs semaines, l’EPIC ressemble davantage à un navire sans capitaine et à la dérive qu’à une structure qui prépare la saison d’été : une annonce est parue pour trouver un nouveau directeur alors que la situation du précédent n’est pas encore réglée. 




Malgré les diverses et très importantes aides financières de la commune, il est clair que l’EPIC est dans une situation délicate pour ne pas dire plus. Malgré une hausse de la subvention municipale, le déficit abyssal semble compliqué à combler. La commune et tous les contribuables sont appelés à l’aide. Il est loin le temps des concerts organisés à grands frais. C’était bien pour le maire, président de l’EPIC, de poser avec Black M à la patinoire, mais maintenant les caisses sont vides. On pourrait écrire à la façon de Jean de la Fontaine « L’EPIC ayant chanté pendant des années se trouva fort dépourvu quand les factures furent parvenues. Il alla crier famine à la Mairie, sa voisine lui priant de lui donner plein de sous pour tout payer ». Dans notre cas, la mairie est très prêteuse. Elle ne demande pas « ce que l'EPIC faisait au temps chauds ». Au contraire elle paye sans regarder ni justifier aux contribuables !




Ainsi dans le détail du budget 2018, nous avons remarqué que le montant dépensé pour les navettes, soit 278 000 euros était maintenant payé directement par la commune. Depuis 3 ans, pour limiter les dépenses des comptes de la mairie et ainsi arriver à « des comptes équilibrés », le maire et ses adjoints avaient basculé les coûts de ce service si important pour les visiteurs et les habitants dans les comptes de l’EPIC. Logiquement, pour 2018, cette somme aurait dû être déduite de la subvention municipale. De plus, n’oublions pas les nombreuses missions retirées à L’EPIC et par conséquent les coûts correspondants. La patinoire, le chalet du parc de loisirs, les tennis, le mini-golf et les pédalos sont maintenant gérés par des entreprises privées. 

Pourtant la subvention de la commune n’a jamais été aussi élevée. Elle s’est envolée, littéralement. En 2017, le montant total s’était élevé à 1 500 000 euros + 400 000 euros en cours d’année, soit 1 900 000 euros. Pour 2018, ce sera au global 1 700 000 + les 278 000 euros des navettes, soit un total de 1 978 000 euros. Il va falloir, comme à Méribel, faire le dos rond pendant plus de cinq ans pour se relever de cette gestion hasardeuse. Les représentants au Comité de Direction de l’EPIC sont majoritairement des élus : le maire à la tête en tant que président.




Ces montants dépassent largement ce que coûtaient à la commune l’association Office de Tourisme et la SGAT avant 2014. Et avec les sommes allouées à l’époque, l’organisation d’une coupe du monde de ski cross et des campagnes de publicité dans les médias nationaux pouvaient être financées. Mais tout cela, c’était avant, entre autres choses, l’explosion du nombre d’embauches et des salaires qui vont avec. Pourtant le maire et son équipe ont largement déblatéré sur la précédente organisation qu’ils jugeaient nulle ! On voit où ils nous mènent….

Revenons à nos délibérations avec le vote d’une décision pour le personnel de la Galipette. Nous avons profité de ce sujet pour interroger le maire sur le fonctionnement de la garderie avec le début des travaux pour le torrent d’Armancette. Avec l’arrivée des pelleteuses et des camions, cet établissement va-t-il pouvoir accueillir des enfants dans les mois à venir. A notre grande surprise, le maire nous a répondu « Je n’en sais rien !!! ». Cette réponse est inquiétante à la veille du début des travaux. 




Si le maire dit ne rien savoir sur ce chantier, tous les habitants sont dans la même situation. Enfin, Etienne Jacquet est quand même vice-président du SM3A, maître d’œuvre du chantier. Il nous a largement rebattu les oreilles avec l’important travail qu’il fournissait au sein de cet organisme. Il est, d’après lui, à l’initiative des travaux et à 10 jours du début du chantier, il ose, en réunion publique, annoncer qu’il ignore comment va s'organiser celui-ci. Il s’agit quand même d’un chantier énorme qui va durer 3 ans, qui coûte à la collectivité plus de 3 millions d’euros ! Son positionnement fait un peu rire et ne paraît pas très sérieux. On soupçonnerait presque, que tout ne se passe pas selon ses désirs…. Pourtant n’avions-nous pas eu un magnifique hors-série en papier glacé de bonne facture édité par la mairie à propos de ces aménagements indispensables ? Mais il est vrai qu’en parcourant les pages on lisait plus de récriminations contre les anciennes municipalités et de l’autosatisfaction que de réelles informations. 



Ainsi depuis quelques semaines, le 23 avril plus précisément, nous constatons que ces travaux sont lancés mais qu'aucune information n'est donnée, mise à part que la route va être fermée à partir du 22 mai. Jusqu’à quand ? Mystère. On aurait pu imaginer l’organisation d’une réunion publique d’information pour expliquer comment allait se dérouler cet aménagement. Ou alors quelques lignes sur le site internet de la mairie. Ou encore la distribution dans les boites aux lettres d’un document décrivant les prochaines étapes. Mais rien n’a été fait. Pourtant les questions sont nombreuses. Quand vont se dérouler précisément ces travaux ? Quand débutera le flux des camions transportant la terre dans la plaine de Passy ? Quel avenir pour la piste des Loyers ? Et notre question initiale : comment va fonctionner la garderie pendant la période des travaux ? 

Théoriquement les travaux seront arrêtés pendant les saisons touristiques, l’accueil devrait pouvoir se faire. Mais la garderie est ouverte aussi au printemps et à l’automne pour les petits contaminards. Cela pourra–t-il continuer ? Espérons que tout sera mieux organisé que fin avril. En fait, rien n’avait été prévu : L’accueil des enfants a été périlleux durant la première semaine du chantier : la mairie n’avait rien anticipé… Les parents et les tous petits ont dû slalomer entre les bulls, les arbres qui tombaient et les camions ! C’est purement scandaleux ! Et ce n’est que le commencement des travaux !!! Il est évident qu’un accès sécurisé aurait dû être mise en place par la mairie afin de préserver le cheminement des familles. Les enfants ont déjà à pâtir des conséquences immédiates des travaux : mouvements de pierres, poussière, bruit, etc. 


accès de la garderie fin avril

Pour l’hiver, un autre problème se pose : l’actuel jardin d’enfants aura vraisemblablement disparu, une digue devant passer à son emplacement. En mars, l’ensemble des conseillers municipaux a reçu un courrier de l’Ecole de Ski. En lisant ce document, nous avons découvert l’inquiétude des moniteurs des Contamines pour l’organisation de l’hiver prochain. Au moment où doivent se préparer les diverses brochures pour la saison 2018/2019, l’ESF n'a aucune réponse à ses très nombreuses questions concernant l’accueil des petits skieurs. Quelles informations peut-elle apporter aux touristes qui souhaitent réserver dès à présent ? Malgré ses différents courriers, adressés à la mairie depuis de nombreux mois, elle n’a obtenu aucune réponse. 




Lors de ce conseil, nous avons évoqué ce sujet pour obtenir des réponses de l’équipe municipale. Nous pensions l'affaire réglée. En octobre 2017, une délibération avait été votée pour l’achat d’une parcelle de terrain. Il nous avait été clairement expliqué que « la commune se voyait dans la nécessité de déplacer le jardin d’enfants » et que c’était en ce sens qu’il avait été proposé au propriétaire l’achat de son terrain. (CF extrait délibération ci dessous). Six mois plus tard, le discours est complément différent. Et, en nous regardant droit dans les yeux, le maire nous a affirmé que jamais il n’avait dit cela précédemment ! « La commune n’a pas acheté ce terrain dans ce but : Ça peut être l’ESF ou une autre activité » a-t-il ajouté, avant de préciser que la commune n'allait pas acheter un terrain pour l’ESF, une société privée. Selon lui, l’avenir de ce jardin d’enfants ne concerne pas la commune. Dans ces conditions, on comprend que l’ESF soit totalement perdue et s’inquiète pour l’avenir de cette activité. Selon le maire, des réunions vont être organisées entre l’ESF et le SM3A  en charge des travaux, comme si le SM3A allait gérer cette question ! Nul doute que l’on entendra encore parler de ce sujet d’ici l’hiver prochain. 




Nous terminerons cet article en évoquant une délibération qui vise à construire un chalet à Plan Jovet pour le GAEC « Bergerie des 2 Savoie ». En effet, un troupeau de moutons va venir paître à cet endroit. Selon les explications données, il est indispensable pour la commune, propriétaire de l’alpage d’implanter un logement de berger afin qu’un gardiennage permanent soit assuré. Ce chalet construit en pleine réserve naturelle aura une surface de 19 m² et son coût est estimé à 45 000 euros. Ça fait quand même cher le m² !!! Des subventions sont sollicitées et si tout se passe bien la part de la commune s’élèvera à 13 000 euros. Ayant très peu d’informations sur ce projet, nous nous posons plusieurs questions : est-il possible de construire dans la réserve naturelle, qui plus est, en montagne ? Selon le maire, cela ne pose pas de problème. Pourquoi faut-il un gardiennage permanent ? Depuis longtemps, des moutons passent les étés au-dessus du lac Jovet sans cabane de berger à proximité.




Et surtout nous ne comprenons pas la logique de l’équipe municipale qui affirme ne pas avoir à s’occuper de la demande des moniteurs pour conserver le jardin d’enfants et qui, en même temps, va construire un chalet en altitude pour un GAEC, une société privée. Pour justifier sa position vis-à-vis de l’ESF, le premier magistrat a expliqué que ce n'était pas à la commune de faire des investissements pour un privé. Alors pourquoi le faire pour un agriculteur ? Nous nous demandons, si tous les autres alpages communaux loués par d’autres agriculteurs vont avoir la chance de pouvoir profiter d’aussi belles prestations que celles réservées à l’alpage de Jovet ? 

Au moment du vote de cette délibération, Josiane Mattel a logiquement quitté la salle étant « intéressée » : sa fille est la gérante du GAEC Bergerie des 2 Savoie ». Ce qui est moins logique, c’est qu’elle ne soit pas sortie à nouveau quelques minutes plus tard pour une seconde délibération à ce sujet : le dépôt du permis de construire. 




Dans notre prochain article, il nous restera à évoquer les investissements pour 2018, nous aurons ainsi fait le tour de ce conseil bien rempli. En attendant, nous vous donnons rendez-vous vendredi 18 mai à 20h en salle consulaire pour la prochaine séance de conseil municipal.

Rendez-vous le 1er juin pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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Le compteur des visites est, ce mardi 15 Mai, à 219 604

mardi 1 mai 2018

Conseil : A vos votes ! Prêts ?

Le conseil municipal de notre commune s’est réuni le jeudi 12 avril, juste avant la date limite pour voter le budget 2018. En plus des nombreux points financiers, l’ordre du jour comprenait une belle série de délibérations, ce qui a fait durer cette séance jusqu'à 22h15. 

Avant de se lancer dans les votes du jour, nous avons demandé la parole pour faire une remarque. Pour chaque séance, nous recevons la convocation et des informations relatives aux délibérations à prendre, quelques jours avant la réunion. Depuis bien longtemps, nous avons constaté que nous sommes prévenus au dernier moment de la date des conseils et que les envois des convocations se font toujours le plus tard possible. Ainsi, pour cette réunion du 12 avril, les enveloppes sont arrivées dans nos boîtes aux lettres le lundi 9 pour David et le mardi 10 pour Lydie. Quand l’ordre du jour comprend 29 sujets différents, dont des pages entières de chiffres, comment se faire une opinion dans ce délai si restreint ? Comment assister aux réunions en ne connaissant pas suffisamment ces sujets ? L’ensemble du conseil doit être éclairé, donc maîtriser chaque point afin de voter le plus justement possible, en toute connaissance de cause.



Nous avons eu la confirmation que tous les conseillers ne sont pas logés à la même enseigne. Ainsi l’équipe du maire a droit à une distribution directe par les services de la commune. Pour cette réunion, par exemple, les conseillers de la majorité ont reçu leur convocation à leur domicile le vendredi 6 avril, soit 4 jours avant nous. Comment avons-nous appris cela ? Début avril, nous avions envoyé un mail à l’adjoint aux finances pour lui demander des informations sur les comptes de la commune. Il nous a répondu le samedi 7 avril en nous disant que nous pouvions trouver les réponses à nos questions dans la convocation distribuée la veille. Oui, mais pas distribuée à tous !!! Les convocations de Peggy Le Bruchec et les nôtres ont été envoyées en lettres recommandées avec accusé de réception et les enveloppes des conseillers de la majorité étaient vierges de tout timbre. Cela peut paraître anecdotique mais cette façon de faire, démontre, une fois de plus, la volonté de réduire au minimum le rôle et les voix de l’opposition municipale.



La séance a débuté par l’approbation du compte-rendu du précédent conseil. Celui-ci s’était conclu par l’annonce de décisions prises par le maire, notamment pour la gestion de la patinoire. Nous devions recevoir des informations à ce sujet : cela nous avait été promis lors du dernier conseil par le maire et son équipe. Des informations qui ne nous ont jamais été envoyées, comme l'on s’en doute. Nous aurions été très intéressés de savoir dans quelles conditions la patinoire précédemment gérée par l’EPIC avait été confiée à une entreprise privée. Cela s’est passé en catimini, dans les alcôves de la mairie. 



Comme beaucoup, nous avons été surpris de voir cet équipement touristique fermer ses portes le 12 mars, plus d’un mois avant la fin de la saison. A quoi cela sert-it d’avoir une patinoire artificielle si elle fonctionne moins longtemps que la patinoire naturelle dans le passé. Certains parlent d’un problème technique. Étrange pour une patinoire flambant neuve, inaugurée à grands frais, il y a à peine 2 ans !!! Enfin, neuve… Une patinoire d’occasion qui n’est plus sous garantie…. Que pouvait-on attendre de mieux de cette installation ? Vu le prix qu’a coûté à la commune cet équipement, on ne peut qu’espérer que tout soit réparé pour l’hiver prochain et cela sans une facture exorbitante. 

la patinoire naturelle .... jamais en panne


Un détail sur ce point : suite à notre question, le maire a oublié de procéder au vote pour l’approbation du compte-rendu du conseil de février. Mais dans celui de cette dernière séance, disponible sur le site internet de la mairie depuis quelques jours, nous lisons que le compte-rendu a été approuvé à l’unanimité. Ce serait bien la première fois car depuis le début de ce mandat nous avons toujours voté contre ces comptes rendus qui ne reflètent jamais la réalité des débats. Ainsi, sans aucun scrupule, on n’hésite pas, dans notre commune, à créer les votes qui n’ont pas eu lieu. Et ce n’est pas la première fois ! Cela s’appelle ni plus ni moins un faux en écriture !


Toute la première partie de ce conseil a été consacrée aux finances de la commune : votes des comptes de gestion 2017, des comptes administratifs 2017 et des budgets 2018. Nous n’allons pas ici passer en revue tous ces documents comptables remplis de chiffres difficilement compréhensibles. En parcourant tous ces tableaux, nous nous sommes concentrés sur les lignes avec les montants les plus importants et celles qui laissaient apparaître une nette différence entre ce qui était prévu l’an dernier et ce qui a été effectivement réalisé. 

Depuis 4 ans, les dépenses en frais d’honoraires ont explosé. En avril 2017, un budget de 100 000 euros avait été affecté pour les dépenses à venir. Un an après, la prévision a été largement dépassée car le montant réellement dépensé s’élève à 115 000 euros. Derrière la désignation « honoraires », on trouve les dépenses d’avocats, d’assistance juridique et d’experts-comptables. On peut s’étonner de dépenses si exorbitantes pour une municipalité qui revendique constamment de traiter les dossiers avec soin, en respectant la juridiction. Combien de fois le maire a expliqué que « contrairement aux précédentes municipalités » tout est maintenant réalisé en suivant la loi ? Alors pourquoi tant de frais d’avocats ? Il faut croire que tous les dossiers ne sont pas si « carrés » que ça !!! 



De plus il ne faut pas oublier que dès 2014, l’équipe municipale a créé un poste de juriste parmi le personnel communal. Cela avait été justifié à l’époque par la volonté de réduire les dépenses d’honoraires. On voit aujourd'hui le résultat. Et ce poste vient d’être prolongé pour 3 ans avec, en plus, une hausse du barème de rémunération : en effet, le poste est passé du grade B au grade A ! C’est mieux qu’une prime ! Et cela n’est pas comptabilisé dans les honoraires. Pour mémoire cette personne a eu un parcours professionnel assez atypique au sein de notre commune : elle a quitté la mairie pour s’installer à Londres, puis a travaillé à distance pour l'EPIC qui prenait en charge ses déplacements de Londres aux Contamines en plus de sa rémunération et enfin, elle a réintégré son poste à la mairie….. Cette juriste coûte chère aux contribuables contaminards.

Et ces dépenses ne sont pas terminées. Pour 2018, 80 000 euros sont affectés à la rubrique « honoraires ». Tout récemment, un avis de publicité a été diffusé dans le Dauphiné Libéré : la commune recherche les services d’un cabinet pour le conseil et l’assistance, la représentation en justice (droit public et droit des collectivités locales, conseil et contentieux en droit de la commande publique, droit de la fonction publique, droit de l’environnement, droit de l’urbanisme,….). Tout cela pour une valeur estimée à 220 000 euros hors taxes.



A toutes ces dépenses en frais d’avocats et autres experts, il faut ajouter celles qui apparaissent dans la partie « investissements ». En 2017, 93 000 euros ont été dépensés en frais de réalisation de documents d’urbanisme, en frais d’études et pour les dossiers de « concessions et droits similaires ». Pour 2018, 77 000 euros sont prévus pour ce type de dépenses. 

Une partie de ces montants est sans doute indispensable dans l’activité d’une commune, mais la somme de toutes ces dépenses représente un montant qui nous semble disproportionné face à nos réels besoins. Et tout cela se fait au détriment des investissements pour l’amélioration de notre commune. D'un côté, l’équipe municipale fait des économies de bouts de chandelles sur certains postes, et sur d’autres elle dépense sans compter. Par exemple, certains se voient confortés dans des privilèges incroyables : salaires exorbitants, logements et voitures de fonction, et d’autres espèrent en vain de meilleures conditions de travail, un maintien de leur salaire….

Aussi juste après la présentation de ces chiffres, nous avons été très étonnés d’entendre que cette année la commune ne donnera pas la subvention habituelle de 6000 euros au CCAS (centre de Communal d’Action Social). Selon le maire, le service qui s’occupe d’aider les personnes dans le besoin et de financer les actions pour les « seniors » des Contamines (repas de Noël, sortie de printemps,…) n’a pas « besoin d’argent cette année » car il n’y a pas eu de dépenses importantes en 2017. Que l'action de l'équipe municipale ne soit pas très axée vers le social et l'humain n'est pas un scoop.



Une bonne nouvelle avant de terminer cet article : les taux 2018 pour la fiscalité locale resteront identiques à ceux de 2017. Donc pas de hausse des impôts locaux, en tous cas, en ce qui concerne la partie liée à la commune. Concernant la taxe d’habitation dont la baisse ou disparition est annoncée, nous avons interrogé l’adjoint aux finances sur les informations dont il dispose. Dans le budget 2018, nous avons noté que les recettes issues de la taxe foncière et d’habitation sont prévues au même niveau qu’en 2017, soit 3 700 000 euros. 

Thierry Mirabaud nous a expliqué que selon l’Etat, la diminution des recettes de la taxe d’habitation sera compensée à l’euro prêt. Des simulations ont été réalisées : si dans 3 ans, 80 % des foyers sont exonérés du paiement de cet impôt, sur les 540 foyers fiscaux contaminards, seuls 124 continueraient à payer à la taxe d’habitation contre 490 actuellement. Le manque à gagner pour la commune serait de 256 000 euros. Mais d’après des informations nationales récentes, la taxe continuerait à être perçue sur les résidences secondaires. Pour notre commune qui en compte environ 2800, cette éventuelle décision pourrait changer la donne. Ces précisions ont été trouvées ailleurs que durant ce conseil. 



Nous avons dû arracher ces quelques informations à l’adjoint qui se faisait houspiller par le maire pressé de boucler ce sujet et qui ne souhaitait pas voir s’éterniser ce conseil municipal. En effet, ce dernier ne cessait de demander à Thierry Mirabaud de bien vouloir passer au vote. Il est difficile de se faire une opinion quand on n’a pas le temps de prendre connaissance de l’ensemble des éléments d’un conseil municipal, il est encore plus compliqué de rester de marbre quand le premier édile pousse ses propres élus à finir au plus vite….. Nous avons même dû demander au maire de reprendre un vote faute de temps accordé à l’expression de nos choix. « Qui est contre ? Qui s’abstient ? On passe au sujet suivant» avec aucun moment d’attente entre ces 2 questions ! Eh oui ! Nous l’avons vécu bien qu’aucun élu de la majorité n’ait sourcillé ! Bien sûr, nous ne l’avons pas laissé passer. 



Dans nos prochains articles, nous continuerons de passer en revue tous les sujets évoqués lors de ce conseil : investissements pour 2018 et divers projets, parfois surprenants.



Rendez-vous le 15 mai pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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