samedi 1 décembre 2018

Y’a du neuf, docteur !!!

Dernièrement, nous avons appris une bonne nouvelle. C’est en lisant la newsletter de la mairie que nous avons découvert que le cabinet médical allait enfin être utilisé. Après quatre années d’attente, plusieurs hivers sans médecin traumatologue, les blessés des Contamines n’auront plus besoin de descendre au cabinet médical de Saint-Gervais.




En fait, c’est maintenant l’inverse car ce seront les médecins de Saint-Gervais qui viendront soigner les blessés des Contamines. Nous apprenons que les docteurs Varin, Puech, Rambert et Burel qui occupent ensemble le cabinet médical de la commune voisine, allaient s’installer dans le local communal entre l’espace animation et la bibliothèque. S’installer, le mot est sans doute exagéré car il faut comprendre qu’ils vont assurer une présence pendant l’hiver, entre le début des vacances de Noël et la fin de celles d’avril, à la fermeture des pistes. S’agira-t-il d’un tour de rôle ou est-ce un ou deux médecins qui seront à plein temps dans notre village ? Aucune information n’est donnée à ce sujet. L’article n’est d’ailleurs pas très long et n’explique pas grand-chose. On sait juste que le cabinet sera ouvert 7 jours sur 7, heureusement d’ailleurs, que le docteur Bosson s’y installe aussi à l’année et qu’un bail a été signé pour 6 ans. 




Que dit ce bail ? Nous n’en avons aucune idée. Bien que nous soyons conseillers municipaux, nous ne savons pas quels sont les termes de cet accord entre la commune et les médecins. Le montant du loyer , les conditions d’utilisation du local, l’entretien du matériel, … tout semble déjà décidé. En saurons-nous plus au prochain conseil ? Pas sûr. Il est fort possible que le maire vienne nous raconter que cela ne nécessite pas de délibération et comme d’habitude, il faudra arracher quelques informations.

Mais passons outre ce côté administratif et réjouissons-nous de cette nouvelle tant attendue. Enfin !!! pouvons-nous dire et nous regrettons seulement qu’il ait fallu attendre si longtemps pour que cet accord soit signé. Quels ont été les freins à une installation plus rapide ? Depuis plusieurs hivers nous étions face à une situation ubuesque. D’un côté le cabinet médical de Saint-Gervais croulait sous le nombre de blessés ou patients arrivant des 2 communes avec d’un manque de places de stationnement manifeste à proximité et en même temps, le local des Contamines était désespérément vide. 




Pourquoi cela n’a-t-il pas pu se mettre en place plus rapidement ? Peut-être des exigences trop importantes de notre commune sur le loyer à payer ou des conditions d’utilisation trop compliquées… Au moment où le manque de médecin est de plus en plus problématique, il serait scandaleux d’apprendre que notre village a souffert de l’absence d’un médecin traumatologue pendant des années seulement parce que l’équipe municipale voulait obtenir un loyer conséquent des candidats qui se proposaient en mairie. Quand on sait les dépenses inutiles et excessives qui ont été faites par l’EPIC pendant des années, faire échouer l’installation d’un médecin pour un problème de loyer poserait de nombreuses questions sur la gestion municipale et le choix des priorités. 

On peut donc regretter que cet accord ne soit pas intervenu plus rapidement. Comme nous pouvons aussi affirmer que nous aurions jugé utile que ces médecins traumatologues soient aussi présents pendant les saisons estivales. Cela ne semble pas être prévu. En tous cas cela n’est pas annoncé. Enfin, nous sommes déçus que seulement une présence hivernale soit assurée et non pas l’installation d’un traumatologue à l’année. Mais pour cela, il aurait fallu que le maire ne fasse pas fuir celui qui devait occuper cette fonction en 2014. Il n’est pas certain que l’occasion se présente une seconde fois.Il faut se contenter de peu, à défaut de mieux !




C’est donc en lisant la newsletter de la mairie du 15 novembre que nous avons pris connaissance de toutes ces informations. Il aura donc fallu que le maire lance la campagne électorale de 2020 pour que la mairie informe très régulièrement les contribuables des avancées magnifiques de sa gestion magistrale !? Il faut avouer qu’on a vraiment du mal à suivre et à comprendre la logique du maire et de ses conseillers. Les précédentes publications changeaient régulièrement de forme et de rythme de parution et étaient utilisées davantage pour évoquer leur vision du passé que pour parler du présent. On a tout eu : « Les contamines à la une », « La lettre du maire », les « Hors séries » pour n’en citer que quelques uns. Aucun n’est allé plus loin que le numéro 3 ou 4. On voit bien là l’absence de cohérence politique. 




Pour cette newsletter, nous en sommes déjà au 7ème exemplaire sans changement de format. Un record !!! Mais nous n’avons pas compris s’il y a un rythme de parution. Un numéro paraît quand la chargée de la communication trouve quelque chose à raconter. Depuis septembre, nous avons eu droit à des sujets divers et très variés : fréquemment la communauté de communes avec notamment la protection de l’air, afin de bien rappeler qu’Etienne Jacquet est, quand cela l’arrange, président de la commission environnement et santé. Mais sur ce sujet, nous laisserons à chacun son avis sur le fameux dernier PPA2 qui déroute tant de monde et qui doit être retoqué !


Pour les personnes que cela intéresse, voici la conclusion de l'avis délibéré de l’Autorité environnementale (Ae) sur le PPA2 de la vallée de l'Arve. 

"L’Ae a, dans le détail de son avis, mis en évidence des lacunes importantes de l’évaluation environnementale, et les difficultés du plan, qui a exclu de facto l’objectif des recommandations de l’OMS, à démontrer une ambition à la hauteur de l’importance des enjeux sanitaires rappelée par la Cour des comptes européenne. Elle a constaté que plusieurs actions sont bien indiquées au dossier de PPA2 mais que vraisemblablement leur réalisation semble d’ores et déjà compromise, du moins à ce stade, par manque de financement, d’engagement de tous les acteurs concernés, ou du porteur de l’action .... "


Il faut bien remplir les pages de cette newsletter, et maintenant, rien n’est oublié : le concours des maisons fleuries, la réserve naturelle bien sûr, les aménagements dans le cimetière, …. Mais étrangement nous n’avons rien trouvé sur l’EPIC, aucun article pour expliquer pourquoi le directeur a dû faire ses valises ou pour décrire les conditions de départ du précédent. Nous n’avons vu aucun graphique sur les finances de cette structure, … Certains sujets semblent être à éviter. ET paradoxalement, en quatre ans, c’est la première fois que le sujet du cabinet médical est abordé par la mairie : jamais jusqu’à présent il n’a été question d’expliquer les dépenses subies par les contribuables pour un local neuf et vide. Enfin, vide… Il a quand même été prêté à des ostéopathes, aux ambulanciers, sans aucun contrat, ni aucune délibération. 



Nous avons droit à la description des diverses réunions auxquelles a assisté le maire des Contamines, photos à l’appui. Passionnant non ? En même temps, c’est son rôle: il n’est pas bénévole et doit effectivement paraître dans certains lieux à certains moments. Pas de quoi se friser les moustaches. Mais la chargée de communication fait son job et tente désespérément de faire briller l’aura du maire, en étouffant les remue-ménages…. Et cela n’est rien à côté de la publication du 2 novembre avec une page consacrée au séjour du maire à Paris et plus précisément à son passage à l’Arc de Triomphe. L’introduction de l’article est des plus pompeuses : « Dans le cadre du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, la commune était invitée d’honneur pour la cérémonie de ravivage de la flamme sous l’Arc de Triomphe à Paris. » Rien que ça !!!



Il faudrait peut-être relativiser les choses : chaque jour, à 18h une petite cérémonie est organisée pour raviver la flamme du soldat inconnu. Toute personne peut y assister et en qualité de maire, Etienne Jacquet a pu participer au dépôt de la gerbe après s’être inscrit auprès de l’association « La Flamme sous l’Arc de Triomphe, Flamme de la Nation ». Des présidents d’associations peuvent également s’inscrire à cette cérémonie. Qu’y a-t-il d’exceptionnel à cela ? Cela vaut-il réellement d’être relaté sur une pleine page ? C’est là que l'on peut constater que le maire des Contamines a appris une chose en 4 ans : il maîtrise la politique dans ce qu’elle a de trompeuse, de manipulation en tout genre…. Après s’être inscrit et avoir attendu son tour Etienne Jacquet a eu l’honneur de participer à la cérémonie du ravivage de la flamme. Ce n’est pas la flamme qui a eu l’honneur d’être allumée par Etienne Jacquet ! Le maire des Contamines s’est fait plaisir. Tant mieux pour lui. Qu’est que ce cela apporte à notre village et à ses habitants ? Rien du tout. 




Dans les prochains mois, cette newsletter de la mairie va sans doute continuer à paraître régulièrement. Espérons qu’enfin nous pourrons y trouver non pas la propagande habituelle mais des informations sur les sujets qui intéressent vraiment les contaminards.





Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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dimanche 18 novembre 2018

Travaux : attention danger !!!

Chaque année, les mois de septembre, d’octobre et de novembre sont propices à divers travaux à travers la commune. Entre la saison estivale et l’arrivée de la neige, il ne faut pas traîner, quoique, cette année, les conditions météorologiques favorisent les entreprises. Mais ça peut vite changer !!!

Pour cet automne 2018 nous sommes gâtés côté travaux entre l’impressionnant chantier autour du torrent d’Armancette, celui dans le Bonnant, du bétonnage à la patinoire et la préparation des pistes de ski-roues entre le Barratet et le parc de loisirs. Cela veut-il dire que la commune a explosé son budget d’investissement ? Pas vraiment puisqu’une bonne partie de ces ouvrages est financée par des partenaires de la mairie : le SM3A prend en charge les terrassements d’Armancette et la centrale hydro-électrique en cours d’installation dans le Bonnant est payée par l’entreprise Quadran. 




Comme souvent depuis 4 ans, nous avons très peu d’informations sur ces travaux que nous voyons évoluer jour après jour sans vraiment toujours comprendre le but de tous ces aménagements. Quand cela prendra-t-il fin et surtout à quoi tout cela aboutira-t-il ? Pour les travaux d’Armancette, nous pouvons trouver sur le site internet de la mairie un schéma et un calendrier des travaux. C’est mieux que rien mais c’est le minimum syndical !!! Nous avons déjà évoqué des questions liées à ce chantier et aux conséquences pour les activités environnantes (piste des Loyers, garderie et jardin d’enfants, parking, …). A maintenant un mois des vacances scolaires de Noël, toutes ces questions restent sans réponse et ce n’est pas l’observation du chantier qui peut nous rassurer sur ces points.

Nous avons une autre interrogation sur ce chantier au sujet de la sécurité sur son périmètre. Ainsi, on peut s’étonner que rien n’ait été prévu pour les piétons qui doivent traverser cette zone entre le pont d’Armancette et le pont des Loyers. Ces personnes se retrouvent fréquemment au milieu des engins de chantier et des camions qui évacuent les matériaux. Sans parler des blocs de pierre manipulés par les pelleteuses qui pourraient dévaler jusqu’à la route. Pour un chantier d’une telle ampleur, tout cela est étonnant.




Un peu plus bas, se déroulent les travaux pour la centrale électrique du Plan du Moulin et la mise en place de la conduite forcée entre le pont des Loyers et le bas du village. Certes, des panneaux ont été installés l’an dernier pour présenter le projet, mais depuis aucune information n’a été donnée sur son avancée. Cela est bien dommage vu le nombre de personnes qui s’arrêtent sur le trottoir du pont des Loyers pour observer les installations en contrebas. Sans doute aimeraient-elles en savoir un peu plus …. La fin des travaux avait été annoncée pour cet automne 2018. Interrogé au printemps dernier à ce sujet par un journaliste de Radio Mont Blanc, le maire avait expliqué que « si tout va bien, les travaux devraient prendre fin à l’automne pour une mise en service d’ici à la fin de l’année 2018 ». Cela n’a pas l’air d’être le cas.

Autres travaux dans le même secteur, ceux entrepris le mois dernier à côté de la patinoire. Celle-ci a été installé pour la saison d’hiver. Espérons que tout fonctionnera mieux que l’hiver dernier. Qui sera responsable de la gestion de cette activité ? Pour la saison 2017/2018, l’EPIC avait préféré confier cette tâche à la société « Color Production » et cela n’avait pas été une réussite (qualité médiocre de la glace, conditions d’accueil rudimentaires, fermeture anticipée au 12 mars …). Même le maire avait reconnu que « c’était loin d’être génial, ce n’était pas satisfaisant et il faut qu’on rouvre ce dossier-là ». Espérons que depuis le dossier a bien été rouvert et pas trop vite refermé. 




En attendant d’en savoir plus sur la gestion de cet hiver, nous avons pu remarquer la construction d’une dalle en ciment à côté de la patinoire. Mais comme aucun panneau de permis de construire n’est affiché à proximité, il faudra attendre 2019 pour connaitre le but de ces travaux de maçonnerie et voir ce qui s’élèvera sur cette dalle. Les algécos seront probablement posés sur la dalle en béton à cet endroit.

Le quatrième chantier important de cet automne a été celui des pistes de ski-roue. Il avait commencé sans attendre la fin de la saison estivale et a été, finalement vite réalisé. D’après les informations que nous avons pu obtenir la préparation des pistes est maintenant terminée et tout est prêt pour le goudronnage qui sera effectué au printemps prochain. Cela a l’avantage de répartir le coût sur les budgets des années 2018 et 2019. Nous nous réjouissons de l’avancée de ces travaux et la création de cet équipement attendu depuis de nombreuses années.




Il y a les travaux réalisés cet automne, et il y a ceux annoncés pour l’année prochaine. Et juste à côté de ces pistes de ski-roue, un chantier va être lancé au printemps. Il s‘agit de la création d’une nouvelle section du chemin du Baroque entre les Hameaux du Lay et le parking du ski fond pour éviter aux piétons de marcher le long de la départementale. A cela s’ajoute la « fameuse » transformation du chemin du Praz entre le parking et la base de loisirs. En septembre, l’avis d’appel public pour trouver une entreprise a été publié et sa lecture nous donne des informations intéressantes mais aussi inquiétantes. 

Tout d’abord, grâce au plan nous en savons enfin un peu plus sur l’emplacement du chantier. Le nouveau chemin partira du Barratet dans le prolongement du chemin actuel en longeant le Bonnant et poursuivra de ce côté-là du champ pour aboutir à côté du pont des Moranches. (voir croquis ci-dessous). 




Pour le chemin du Praz, il n’y a pas de surprise, tout le monde connait son emplacement. Mais le schéma (avec tracé en bleu) montre que les travaux ne s’arrêteront pas au niveau du terrain de foot et de l’accès au restaurant du parc mais se poursuivront plus loin jusqu’au croisement avec le chemin venant du lac de baignade. On peut d’ailleurs voir que les travaux concernent aussi la partie qui passe à côté du terrain de pétanque, de l’accueil du lac de baignade, sous les installations de l’accrobranche pour aller rejoindre le pont à l'entrée du parc.




La lecture du cahier des charges permet de savoir ce qui va être concrètement réalisé. Pour la création du nouveau chemin, les travaux comprennent le déboisement/débroussaillage, le décapage de la terre végétale sur 40 cm, un empierrement, la mise en place d’un géotextile, le compactage d’un matériau type Salève sur 10cm et le traitement des bordures. Et pour le chemin du Praz, cette partie qui est soi-disant en si mauvais état, presque inutilisable selon les commentaires du maire et qui nécessite d’urgence une rénovation, quel est le programme ? Selon toujours ce document officiel de la mairie, le chemin va être reprofilé entre le secteur du ski nordique et la base de loisirs sur environ 780 mètres de long. Que veut dire reprofilage ? il s’agit de la mise en place d’une couche de réglage et d’un géotextile, du compactage d’un matériau type Salève entre 5 et 10 cm et du traitement des bordures. 

Nous sommes très inquiets en lisant ces éléments. Que viennent faire du géotextile, du compactage et un traitement des bordures sur le chemin du Praz ? C’est vraiment n’importe quoi, de l’argent qui va être gaspillé inutilement. Pour qui ? pour quoi ? Le cheminement va bel et bien perdre son aspect actuel qui faisait tout son charme pour devenir un chemin bien plat, bien lisse, bien « urbain » et sans lien avec son histoire et la nature qui l’entoure. On avait jusqu’ici un sentier en forêt, longé par un petit ruisseau, avec quelques creux et quelques bosses et on va se retrouver avec un vulgaire trottoir de 800 mètres de long. Quelle misère !!!




Pour se donner une idée de ce que cela va donner, des travaux ont été effectués cet été au sein même du parc de loisirs du Pontet. Le chemin qui va du pont vers les tennis a été restructuré et couvert de cette fameuse pierre du Salève…. On voit bien que le parc perd ici son authenticité et cela ressemble aux allées de parcs d’attractions qui misent tout sur la superficialité ! Le chemin du Praz, le chemin du Baroque va ressembler aux allées de Disneyland !!!!! 




Plus aucune nature depuis le Lay jusqu’à la Duchère ! Nous ne disons pas bravo à cette équipe qui dénature ce lieu historique si représentatif de l’esprit de village de montagne ! Heureusement l’idée première de goudronner ce chemin a été abandonné mais la volonté de pervertir ces lieux est bien présente et tenace. Ces travaux se feront avec l’argent des contribuables que nous sommes et nous n’avons pas un mot à dire à ce sujet ! Allons-nous laisser faire ce saccage annoncé ? Une fois que cette zone sera abimée à tout jamais, et ensuite, quel espace vierge va devenir le nouveau jeu de massacre du maire ? Le chemin de Colombaz ? Celui d’Armancette ? Va-t-il installer de la pierre du Salève le long du Bonnant jusqu’à Saint-Gervais ? Jusqu’où va-t-il aller pour dénaturer notre village ?




Et pour réaliser tout cela, mettre en place la couche de réglage et le géotextile et compacter le matériau, les engins vont devoir entrer en action. Pelleteuses, bulls et camions seront nécessaires. On n’ose imaginer comment sera ce secteur à l’issue des travaux. Le cahier des charges se termine par la phrase « Quelques zones humides bordant le chemin du Praz, toutes les précautions devront être prise pour éviter ces secteurs et ne pas les impacter durant les travaux ». Mais au lieu de nous rassurer cela nous inquiète : il faut comprendre que ces zones humides risquent donc d’être mises en danger par ce chantier. Il faut dire qu’on s’en doutait… On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs !!! Sauf que dans ce cas-là, les dommages ne pourront pas être rattrapés. Ces zones humides sont riches en bio-diversité et elles sont à préserver à tout prix. Les travaux vont forcément impacter la faune et la flore, la pollution des engins de chantiers peut être dramatique pour la multitude de vie qui foisonne dans ces lieux.

On a connu les travaux de cet automne 2018, attention à ceux du printemps 2019 !!!


Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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jeudi 1 novembre 2018

Tout va très bien, Madame la Marquise.

Il était à peine arrivé, le voilà déjà reparti. Pascal Favier avait pris ses fonctions de directeur de l’office de tourisme en mai dernier, il les a quittées ou les quittera dans les prochains jours. Dans la série du turn-over record des Contamines depuis 2014, voilà encore un élément au dossier. Bien sûr nous n’avons pas eu connaissance des tenants et aboutissants de ce départ surprise, mais on peut se douter d’un désaccord profond entre Pascal Favier et son supérieur hiérarchique, à savoir le maire des Contamines, président de l’EPIC. 



Pourtant rien ne laissait présager cette fin de contrat précipitée. Fin septembre, Pascal Favier présentait fièrement la nouvelle brochure de l’hiver 2018/2019, préparait une réunion de début de saison pour décembre et annonçait ses projets pour les années à venir. Alors que s’est-il passé depuis ? Des reproches du maire sur telle ou telle chose ? Serait-il celui qui paie les erreurs de la mairie lors du combat des reines ? Le refus du directeur d’obéir à certains ordres ? Nous aurons beau poser des questions lors d’un prochain conseil municipal, on entend déjà le maire nous expliquer « que le directeur a choisi de donner une nouvelle orientation à sa carrière », comme répondu précédemment pour chaque personne qui a préféré s’éloigner de cette hiérarchie pesante. Qui peut croire encore à ces affabulations ?

Notre station est tout droit partie pour un second hiver consécutif sans directeur à l’office de tourisme : rappelons-nous, l’an dernier, Christophe Gernigon purgeait sa peine. On peut donc penser qu’Annick Roger va retrouver sa casquette de directrice par intérim. Elle a même déjà commencé à reprendre du service. Certains ont pu l’apercevoir sur France 2 dans le journal télévisé du matin dans le cadre d’un reportage sur l’essor du biathlon dans les stations françaises. Avec ces quelques secondes pour dire à 2 reprises que la fréquentation du biathlon a augmenté de 15% dans notre village, il n’est pas certain que cela fasse faire un bond aux réservations pour cet hiver. On ne peut que regretter ici le retard qu’ont subit les Contamines à cause de la politique incohérente menée depuis 4 ans et demi : une fois on ne veut plus du biathlon, puis on fait un retour en arrière et on ré-invente l’histoire….



Nous constatons donc que les ennuis de l’EPIC s’accumulent. Les finances sont au plus mal depuis des mois, maintenant le navire n’a à nouveau plus de capitaine. Va-t-on pouvoir éviter le naufrage ? Pour une commune qui vit exclusivement du tourisme, cela devient gravement préoccupant. Dans un monde du tourisme sans cesse en évolution, avec une concurrence forte des autres stations et des destinations internationales et dans un contexte difficile pour les sports d’hiver, nous ne pouvons pas continuer cette simple gestion des affaires courantes liée à une recherche continuelle des économies. La gouvernance des années précédentes a été désastreuse pour les finances de l’EPIC. Et quand les caisses sont vides, il est très difficile de se relancer. Avec une absence de communication importante dans les médias, aucun événement d’envergure organisé, des animations en saison au rabais, voilà la station enfermée dans un cercle vicieux.



Et quelle est la réaction de l’équipe municipale face à cela ? Le silence complet, l’omerta pourrait-on dire. Aucune information de transparence ou de vérité. C’est comme dans la chanson « Tout va très bien, Madame la Marquise » !!! Les finances sont dans le rouge vif, les directeurs sont remerciés les uns après les autres, mais tout va très bien… Vous remarquerez d’ailleurs que la mairie multiplie les communications, lettre du maire, newsletter, jamais l’EPIC n’est évoqué. C’est étrange, non ? D’ailleurs depuis 2 ans maintenant, la signature officielle du maire a perdu le titre de « Président de Contamines Tourisme ». Les titres ronflants devenus gênants disparaissent comme par enchantement, mais pas l’ambiance conflictuelle.

Heureusement, le directeur avait dû sentir venir les problèmes. En professionnel du tourisme, il avait anticipé la préparation des brochures de l’hiver, notamment le guide pratique avec toutes les activités et les tarifs. Rarement, cette publication n’a été prête aussi tôt. Généralement, on attendait le mois de novembre pour avoir les informations les plus complètes et les ajouts ou modifications de dernière minute. Mais cette année tout est prêt en avance. D’ailleurs, nous noterons qu’une fois de plus, tous les tarifs censés être validés par le conseil municipal avant publication, sont déjà disponibles et écrits noir sur blanc. Fin décembre, lors d’un supposé conseil municipal, le maire nous demandera dans le cadre d’une délibération si nous validons ces tarifs … Et quand nous lui ferons encore une fois remarquer ce décalage, il nous répondra « c’est une coquille » ou, « je vous entends »… On voit bien le rôle laissé aux conseillers municipaux par le maire et ses adjoints, qui entre huis-clos abusifs et non respect de la chronologie bafouent ainsi les règles. 


En comparant avec la brochure de l’année dernière, nous pouvons déjà lister les hausses de tarif que nous devront valider. Une autre augmentation est intervenue récemment, mais celle-ci ne figure pas dans ce document. Il s’agit de celle de la taxe de séjour votée lors du dernier conseil municipal, à huis-clos, après la visite des gendarmes. Les tarifs pour 2019 sont maintenant fixés au maximum légal. Par exemple 0.90 euros par personne et par nuit pour les 2 étoiles, 1.50 euros pour les 3 étoiles. Seuls les 4 étoiles restent en dessous du maximum possible avec 2 euros au lieu de 2.30 euros. Une question se pose : notre station propose-t-elle réellement des prestations qui méritent de faire payer les touristes au maximum ? Ces taxes ont été revues à la hausse dans le but de renflouer les caisses de l’EPIC….. En attendant d’imposer une hausse des impôts pour combler le déficit aggravé de cette gestion scabreuse ?



Revenons à la nouvelle brochure. Sa lecture permet d’avoir quelques informations sur les nouveautés de 2019. On nous annonce l’arrivée du ski-joëring et du golf sur neige. En revanche la yourte a totalement disparu. Elle avait pourtant fait les gorges chaudes du maire et de son acolyte Antoine Boisset. Une autre disparition nous interpelle grandement, il s’agit de celle des champions des Contamines. Pas un mot sur les jeunes sportifs qui portent l’image des Contamines sur les différentes pistes, alpines ou nordiques. Sans doute, l’EPIC n’a plus les moyens de sponsoriser les champions. Ou alors, est-ce un choix politique délibéré ? Dans les deux cas, nous ne pouvons que regretter cette décision. 

Plus qu’un simple nom sur un bandeau, cette aide financière de la commune symbolisait le soutien des habitants du village pour les jeunes sportifs, ambassadeurs emblématiques du village. Et même si elles sont difficiles à mesurer, les retombées d’une victoire ou d’une médaille pour la promotion des stations sont importantes. On entend parler des stations qui sont mises en lumière lors des victoires des champions. Très récemment Le Grand-Bornand a été une nouvelle fois mis à l’honneur grâce à la victoire de Tessa Worley à Sölden. Et on a rarement autant entendu le nom des Contamines dans les médias que lors des exploits de Marie Marchand-Arvier et de Coline Mattel pour ne citer que les plus récents. C’est un pari, certes, mais un pari sur l’avenir qui peut rapporter gros à la collectivité et ne coûte pas grand-chose à la commune. En effet, en cas de victoire, les primes sont assurées et ne proviennent pas de l’argent public.



Arrêter le soutien des champions nous apparaît comme une grossière erreur de jugement, d’autant plus que les jeunes contaminards sont très présents dans de nombreuses disciplines. Nicolas Raffort, par exemple, est membre de l’équipe de ski française, au côté d’Alexis Pinturault, de Jean Baptiste Grange ou Thomas Fanara, il fait partie de l’équipe A et, cet hiver, il s’élancera notamment sur les pentes des descentes de Kitzbuhel, de Bormio en passant par Garmisch ou Val Gardena. Malgré sa position dans l’élite mondiale du ski, il n’a pas reçu le soutien de l’EPIC et de la mairie. Il a bien failli porter les couleurs d’une autre station, pour ne pas la citer Méribel qui lui a fait les yeux doux. Mais finalement, il aura bien les Contamines sur son casque, plus précisément « Domaine skiable Les Contamines ». Il est officiellement sponsorisé par la SECMH qui va l’accompagner et le soutenir jusqu’au Championnat du Monde de 2023 qui se déroulera en France, en passant par les Championnats du Monde de 2019 et 2021, sans oublier les Jeux Olympiques de 2022 à Pékin. L’amour de son village natal et le soutien de la société d’équipement ont évité son expatriation vers la Savoie. 



Enfin, ce guide pratique nous a donné des nouvelles de travaux en cours. En effet le parking d’Armancette et le jardin d’enfants sont indiqués aux mêmes lieux que les autres années. Concernant le parking et vu les terrassements en cours, on peut se dire que les voitures auront du mal à stationner entre le pont des Loyers et le pont d’Armancette. Il ne reste pas grand-chose du grand parking souvent bien rempli et très utilisé en saison par les parents amenant leurs enfants à la garderie, les familles partant skier aux Loyers ou patiner. On se demande où toutes ces voitures vont pouvoir se garer cet hiver.

Quant au jardin d’enfants à côté de la garderie, même s’il est indiqué à plusieurs reprises dans la brochure, son existence semble fortement compromise. Le maire nous a largement expliqué que ce n’était pas son problème, que la commune ne devait pas s’occuper des affaires des professionnels privés. Mais en revanche, l’EPIC gère les activités de la garderie. Dans la brochure et sur le site de l’office de tourisme, il est écrit que « grâce à sa proximité immédiate du jardin d’enfants de l’ESF, La Galipette propose également des formules combinées ski-garderie. Les cours de ski sont adaptés aux compétences des enfants, cours piou-piou, ourson et flocon. L’équipe se charge d’accompagner les enfants jusqu’au cours de ski où ils sont confiés aux moniteurs de ski de l’ESF et sont récupérés après le cours ». 



Mais à quelques semaines des vacances de Noël, la question du jardin d’enfant n’est toujours pas réglée malgré les relances continues de l’ESF depuis 2 ans. Y aura-t-il cet hiver un jardin d’enfant ? Dans quelles conditions ? Cela promet un bon nombre de clients insatisfaits et c'est au diapason avec l’absence de sérénité que la majorité des prestataires ou acteurs rencontre dans les relations avec la mairie. Les échanges avec la commune sont toujours compliqués, voire inexistants.

Mais à part ça, tout va très bien Madame la Marquise…


Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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lundi 15 octobre 2018

Encore un huis clos abusif.

Ce mardi 25 septembre, un nouveau conseil municipal était convoqué en mairie, après une trêve de presque 3 mois. Cette fois-ci, pas de sénateur pour assister à la séance et un ordre du jour sans sujet très épineux. Tout était réuni pour un conseil expédié en quelques minutes. Mais les choses ne se sont pas réellement passées comme prévu.

Comme David ne pouvait pas être présent, Jean-Yves était le seul représentant de l’opposition à cette réunion. Mais cela ne l’a pas gêné pour, si on peut dire, animer cette soirée qui s’annonçait bien morne. Comme à chaque fois, la séance a débuté par l’approbation du compte rendu de la séance précédente.  Jean-Yves a interrogé le maire sur les informations données dans la rubrique des décisions du maire indiquées à la fin du document. Les 5 points concernent des décisions sur des marchés publics. Pour les 4 derniers (maison du tour du Mont-Blanc, presbytère et eau potable), le montant de la dépense est indiqué mais pour le premier sujet (mission d’assistance juridique), aucune somme n’est mentionnée. Dans l’annonce parue et dans l’ordre du jour détaillé, la somme de 220 000 euros était mentionnée et nous avait interpellés. Nous voulions savoir si cette décision du maire correspondait à cette somme faramineuse pour une assistance juridique. « C’est inférieur à cette somme » a répondu le maire sans toutefois préciser le montant exact. Il a expliqué que ce chiffre correspondait au montant maximum pouvant être facturé.




Jean-Yves a enchaîné en félicitant les organisateurs du combat des reines du 23 septembre. Il voulait aussi les remercier d’avoir invité les « oubliés » par la mairie. En effet, une liste de personnes invitées a été transmise par le service communication de la mairie à l’Office de Tourisme et aux organisateurs de cette journée. Ceux-ci ont remarqué quelques absents : à savoir les conseillers de l’opposition, le maire de Saint-Gervais ainsi que les dirigeants de la SECMH pourtant sponsors de cet événement. Les organisateurs ont alors pris l’initiative d’adresser une invitation à ces personnes de la part du président du comité d’organisation. 




Cet oubli ne nous a pas étonnés. Depuis 4 ans, nous n’avons quasiment pas reçu d’invitations de la part de la mairie et encore moins celles transmises par les autres communes. C’est à peine si on nous tolère en conseil municipal, alors pour des vins d’honneur ou autre manifestation, notre présence n’est pas souhaitée. 

En revanche, le maire de Saint-Gervais a plutôt mal pris cet « oubli ». Et nous le comprenons. D’autant plus que la commune de Saint-Gervais a été sollicitée pour le prêt de matériel.  C’est en discutant avec les participants de cet événement, qu’il a compris que son invitation n’était pas la même que pour tous les autres maires et autres personnalités locales. Ces derniers étaient directement invités par « Etienne Jacquet, maire des Contamines-Montjoie ». Lui était invité par « Bruno Mattel, président du comité directeur ».  Cette impolitesse flagrante ne va pas arranger les relations entre les 2 communes…

Suite à cette remarque de Jean-Yves, le maire a affirmé qu’aucun conseiller n’avait été invité et qu’une invitation avait été adressée à Jean-Marc Peillex. Pourtant cela semble être le contraire si on se réfère à la liste adressée au comité d’organisation. On remarque facilement les absents…




Comme il avait la parole, Jean Yves a enchaîné pour répondre à la dernière « Lettre du maire ». Celle-ci n’a pas été envoyée par courrier à tous les électeurs de la commune mais on peut la trouver sur le site internet de la mairie. On se rappelle que le dernier courrier du maire avait été posté en double exemplaire pour les plus chanceux voir en quadruple pour Monsieur, pour Madame, pour la société et Monsieur et Madame pour d’autres… Ce sont des erreurs et des doublons qui sont dus à l’externalisation du traitement du courrier…. En effet, seuls les habitants du village qui travaillent au sein de la commune peuvent connaître ces « détails » et auraient pu éviter ces dépenses inutiles. Cet écrit du maire est une réponse à notre lettre ouverte publiée sur ce blog le 1er septembre et qui s’étale sur une dizaine de pages à grands renfort de chiffres et de critiques des précédentes municipalités et de louanges sur les décisions prises depuis 2014. Rien de bien nouveau …




Comme nous ne voulions pas nous lancer dans une réponse écrite à la réponse du maire à notre réponse à ses écrits du mois de juillet sur le projet ski-roues, Jean-Yves, qui avait croisé Etienne Jacquet lors de la journée du combat des reines, lui avait demandé de pouvoir s’exprimer en début de séance du prochain conseil municipal. Le premier magistrat lui avait donné son accord.  

Jean-Yves avait préparé un petit texte qu’il a commencé à lire. Mais cette lecture a dû rapidement s’interrompre. Dans son écrit, le maire indiquait que les actions de la précédente municipalité étaient à la limite de la légalité. Jean-Yves a voulu préciser que l’équipe actuelle était dans la même situation : une action en justice étant engagée contre l’attribution du projet du centre du village à la société Quanim Escrim. Il semble que Jean -Yves a touché là, un point sensible, puisque la réaction du maire a été des plus virulentes. « Il ne faut pas dire n’importe quoi, ça dépasse les bornes » a déclaré le maire, avant d’ajouter sur un ton menaçant « Là, il faut faire attention … » Et le plus risible c’est le nombre de fois où il a dit à Jean-Yves qu’il fallait « respecter les règles ».

Mais Jean-Yves a repris sa lecture. Et les phrases suivantes ont fait monter encore plus haut le ton des discussions. Le mot « mensonge » utilisé à plusieurs reprises a fait sortir le maire de ses gonds. « Attention encore une fois à ce que tu dis. Attention il faudra bien assumer ces mots. C’est en train de dépasser les bornes. » a-t-il répété. Avant d’ajouter « Bon maintenant on va en rester là. On va passer à l’ordre du jour ». Mais Jean-Yves était bien décidé à lire son texte jusqu’au bout. « Je vais terminer… » a-t-il indiqué pour reprendre son argumentation. « Non, on ne peut pas traiter le maire et les conseillers de menteurs » a répliqué le maire pour tenter de l’arrêter.




« Mais c’est pourtant ce qui s’est passé au dernier conseil » a répondu Jean-Yves avant de rappeler le vote de la subvention pour le ski club pour lequel une erreur de pièce jointe avait été commise lors de l’envoi des documents dans une clé USB. Les conseillers de la majorité avaient affirmé avoir reçu le bon document alors que quelques jours plus tard la personne responsable de l’envoi avait confirmé l’erreur. « Alors, mes services ont confirmé que j’étais un menteur ? » a lancé le maire. Jean-Yves n’a pas répondu. Il a préféré répéter « je vais terminer …. ». « Non, on arrête, le début était outrageant, on ne veut pas la fin » a répondu le maire. Comme quoi toute vérité n’est pas bonne à entendre…

Une personne du public a alors pris la parole pour dire « Je te remercie jean-Yves, ça fait 4 ans qu’on ne peut rien dire. ». 

Il n’a fallu que quelques secondes à l’adjoint aux finances pour réagir et crier « Stop, stop, huis-clos ».  Alors qu’un rappel à l’ordre aurait été largement suffisant, le maire a répété « Huis clos, je demande le huis clos », trouvant là, la solution pour mettre fin à une situation qui lui échappait. Mais pour demander un huis clos, il faut une raison valable. Et une personne du public a judicieusement demandé quel était le motif de ce huis clos. « Intervention intempestive et débat qui tourne au n’importe quoi. » a répondu le maire après quelques secondes d’hésitations. Nous ne sommes pas juristes mais il ne semble pas que cela soit un motif valable pour qu’un huis clos soit demandé lors d’un conseil municipal.  Nous avons fait quelques recherches.




En pratique, les conseils municipaux ont recours au huis clos dans deux hypothèses principales : tout d’abord, pour garantir la sérénité des débats nécessaires à la prise de décision. Cette sérénité peut être mise à mal, par exemple, par des menaces proférées à l’encontre d’élus ou des incidents survenant dans le public au cours de la séance. Ensuite, lorsqu’une délibération est susceptible de faire naître un conflit entre l’intérêt privé et l’intérêt local. Cette préoccupation se conjugue ici avec la volonté de respecter la vie privée des parties. Tel peut être le cas lorsque l’assemblée débat d’une procédure mettant en cause l’honorabilité d’un élu ou d’un habitant, lorsqu’elle décide d’intenter un procès, lorsqu’elle délibère sur un projet de legs, de préemption, de remise gracieuse de dettes, de mise en non valeur de dettes irrécouvrables, de recouvrement de créances, d’attribution d’aides sociales ou encore lorsqu’elle discute de la nomination d’une personne à une fonction ou un poste… Et cela n’était manifestement pas le cas ce soir-là.




Face à cette situation, quelques personnes du public sont sorties mais d’autres qui voulaient ainsi souligner par leur refus ce huis clos abusif, ont refusé de bouger. Le maire s’est alors absenté un bon moment, sans doute pour s’informer de la démarche à suivre pour mettre fin à cette situation, comprenant qu’il avait face à lui des personnes qu’il ne pourrait pas faire rentrer chez elles. Il avait beau répéter « Je demande au public de quitter la salle ... Je vous demande de sortir … », personne ne bougeait. La seule solution qui restait était de faire appel aux forces de l’ordre pour faire évacuer la salle. Les gendarmes de Saint-Gervais ont donc été appelés à la rescousse. Ils sont arrivés une demi-heure plus tard. Sans doute n’avaient-ils jamais été appelés pour cela. Un cas très rare. Mais on n’évacue pas n’importe comment une salle de conseil municipal. Tout d’abord, les gendarmes ne doivent pas porter leur arme pour entrer dans la salle. Les représentants des forces de l’ordre ont alors dû contacter leur supérieur pour que celui-ci se déplace. Une nouvelle attente de plusieurs minutes. 




Mais avant que celui-ci n’arrive, les membres du public qui restaient dans la salle ont décidé de rentrer chez-elles. Pour marquer son soutien à ces personnes et son désaccord face au huis clos décidé dans l’unique but de le faire taire, Jean-Yves a préféré lui aussi quitter la salle du conseil municipal. Le maire et son équipe ont pu commencer le vote des délibérations à l’ordre du jour. Cela n’a pris que quinze minutes pour enchaîner les points sans aucune question, aucun commentaire et forcément un vote unanime à chaque fois (cf compte-rendu séance).

Jean-Yves Raffort a rempli son rôle de conseiller en parlant et en argumentant. En aucun cas il ne peut être accusé d’entrave au bon déroulement de la réunion. Il s’est trouvé dans la situation habituelle maintenant à la mairie des Contamines où il est impossible d’avancer des opinions différentes de celles maire. Et on ne parle même pas des conseillers de la majorité qui n’ont pas ouvert une fois la bouche afin d’alimenter le débat. Ils n’ont ni soutenu leur maire, ni questionné Jean-Yves pour essayer de comprendre de quoi il en retournait ! Pour une fois qu’un débat était ouvert en salle consulaire, il s’est terminé à l’initiative du maire par la venue de la gendarmerie. Jusqu’où cette escalade va-t-elle aller ?





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Dans notre article du 15 septembre, nous avons évoqué la caravane installée à Plan Jovet pendant l’été. Depuis, nous avons eu des informations complémentaires. La caravane et son héliportage ont été entièrement financés par le GAEC  Bergerie des 2 Savoie, locataire de l'alpage communal. Cette caravane n’est qu’une solution temporaire (faisant l'objet d'une autorisation préfectorale) dans l’attente de la construction d'un abri de berger. La présence d'un berger est indispensable pour assurer la bonne gestion du pâturage et pour la protection du troupeau notamment contre la prédation.


Lydie Roch-Dupland, Jean-Yves Raffort et David Mermoud


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lundi 1 octobre 2018

Quatrième anniversaire

Comme les années précédentes, nous nous octroyons une petite pause pour l’anniversaire de notre blog. Cela fait maintenant 4 années que nous publions des articles sur la vie de notre commune. Nous en sommes à 162 publications pour un nombre total de 240 000 visites.



Nous constatons qu’années après années, le nombre et la fidélité des lecteurs ne fléchissent pas. Au contraire, les articles sont de plus en plus lus : en moyenne depuis un an, 2300 visites sur notre blog chaque quinzaine. Et récemment, notre lettre ouverte a fait réagir et continue à faire couler beaucoup d’encre.

Nous reprendrons le fil de nos articles dès le 15 octobre. Les sujets à évoquer pour vous tenir informés de l’actualité de la commune sont nombreux. Depuis 4 ans, les frasques de l’équipe municipale nourrissent régulièrement nos textes, ne manquant pas de nous donner des thèmes à traiter. Et cela semble continuer puisque pas plus tard que ce mardi 25 septembre, le conseil municipal a été marqué par la venue des gendarmes appelés à la rescousse par le maire pour faire sortir le public après un huis clos qu’on ne peut juger qu’abusif. Mais pour avoir tous les détails, il faudra patienter deux semaines…


Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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samedi 15 septembre 2018

Le cairn, la caravane et la délib’ inutile

Nous reprenons le compte-rendu du conseil municipal du 3 juillet là où nous l’avions laissé. Il nous restait quelques délibérations à passer en revue après celles sur les subventions du ski club et de la MJC, l’annulation des travaux en forêt et la vente de parcelles communales du côté du torrent d’Armancette.

Nous prenons de l’altitude pour le premier sujet à aborder : direction le col du Bonhomme. Le conseil Départemental de Haute-Savoie a, parmi ses compétences, la gestion du plan départemental des itinéraires de promenades et de randonnées (PDIPR). Par ce biais, il accorde des subventions aux communes. Dans le cadre du schéma directeur géré par la communauté de communes « Pays du Mont-Blanc », l’équipe municipale a décidé qu’il fallait refaire le cairn situé au col du Bonhomme. Pour ceux qui ne sont pas montés récemment à cet endroit, on peut rappeler que le passage du col est marqué par un petit abri en bois bien appréciable en cas de mauvais temps, une borne Michelin avec quelques indications sur les directions à prendre, un poteau avec des nombreux panneaux pour aider les randonneurs à trouver leur chemin et une table d’orientation pour identifier les sommets environnants. 



Mais il faut croire que tout cela ne suffit pas car la commune va solliciter une subvention pour restaurer un cairn situé à côté de l’abri. « Il permettra de marquer le passage du col comme pour tous les autres cols du secteur » nous a expliqué Antoine Boisset. Pourquoi pas ... pensions-nous avant de découvrir le devis reçu en annexe. Le budget pour cette opération s’élève à la somme conséquente de 8 400 euros. « 8 400 euros pour un tas de cailloux !!! » comme nous l’a fait remarquer à la sortie du conseil une personne présente dans le public. Il n’y a pas d’erreur, il s’agit bien du montant inscrit sur le devis. Mais ce document ne contient aucun détail. Nous ne savons donc pas pourquoi l’addition est si lourde. De plus, la matière première, à savoir les pierres, est déjà sur place. 

Mais c’était sans penser qu’il fallait utiliser un hélicoptère pour acheminer le ciment et l’eau !!!! C’est ce qui fait que l’addition est si lourde… « Pourquoi ne pas utiliser des mules ? » A cette question qui a paru à certains d’une stupidité frôlant le ridicule, nous avons bien compris que décidément aucune discussion n’est envisageable avec cette équipe, quels que soient les efforts déployés. En effet la moindre suggestion de notre part est aussitôt rejetée de manière virulente et méprisante. Le maire s’est énervé et a empêché David de poser une nouvelle question sur le sujet en imposant le vote de la délibération en toute urgence avec sa violence coutumière. Le public a frémi d’indignation devant ce comportement insultant, méprisant, inadapté et indigne d’un premier magistrat ! L’équipe en place n’a, comme d’habitude, pas bronché devant les incartades de son chef…. 





Dans cette même équipe municipale, ce montant ne semble choquer personne. « C’est financé par le Département à 70 %. Hors taxe, il reste seulement 2100 euros à payer par la commune ». Malheureusement, 2100 euros pour un tas de cailloux, cela nous parait encore disproportionné. Et est-ce parce que des travaux sont financés par une instance publique qu’il faut accepter les montants si élevés ? Une conception étonnante de la gestion des dépenses publiques… Il ne faut pas oublier que les subventions du Département sont financées par les impôts de tous les contribuables. C’est étrange de voir l’argent public dilapidé de cette façon. Sous prétexte que cela ne grève pas trop les finances de la commune, l’équipe municipale jette l’argent de nos impôts locaux par les fenêtres ou par les hélices des hélicoptères. Effectivement, nous n’avons pas du tout le même mode de raisonnement….




Ce cas n’est malheureusement pas isolé. Il y a quelques mois, nous avions appris qu’un petit chalet allait être construit à Plan Jovet pour la modique somme de 45 000 euros. Il faut croire qu’au-dessus de la Balme, les prix explosent !!! 

A Plan Jovet, le beau chalet de 45 000 euros n’est pas encore construit. Mais en attendant de pouvoir l’utiliser il fallait sans doute trouver une solution rapide pour abriter le gardien du troupeau de moutons. Quand nous avons appris ce qui était prévu pour pallier à l’absence du chalet, nous avons réellement cru à une blague, comme on en entend parfois dans le village. « Ils vont monter une caravane à Plan Jovet ». Une caravane ? Ce n’est pas possible, c’est en pleine réserve naturelle ! 




Et bien non, ce n’était une blague : une caravane a bien été installée à Plan Jovet pour passer l’été. On ne la voit pas tout de suite quand on arrive dans le secteur, mais elle est bien visible quand on s’élève sur les chemins environnants. Beaucoup ont dû être étonnés de cette nouveauté aux Contamines. Un bel exemple pour le nouveau positionnement touristique « Nature et environnement » !!! Avec ça, allez expliquer aux randonneurs qu’en entrant dans la réserve naturelle, il faut respecter de nombreuses règles… Sans doute, certains sont au-dessus de la loi.




Mais monter une caravane à Plan Jovet, ce n ‘est pas comme aller se garer dans le camping du Pontet. Les Rochassets ont beau avoir été remis à neuf (ou presque) ce printemps, la quantité de terre et de goudron répandue entre Notre-Dame de la Gorge et Nant-Borrant n’a pas été suffisante pour permettre de faire rouler cette embarcation jusqu’à destination. La solution trouvée a été de monter la caravane par la route jusqu’au Signal, puis de l’héliporter à Plan Jovet. Il suffisait d’y penser !!! Reste à savoir qui a payé tout cela. Pour rappel, le chalet de 45 000 euros doit être financé par la commune et des subventions. Qui a payé la caravane et son héliportage ? Espérons que ce n’est pas l’argent du contribuable !!! Nous tâcherons de savoir comment a été réglée la facture… Une autre question reste entière : est-ce que tous les agriculteurs des Contamines bénéficient du même régime de faveurs que la fille d’une élue de la majorité du conseil? On espère que tous ont reçu ou recevront le même type d'autorisation ou la même somme pour soutien au développement de leur ferme, nouvelle ou à venir…..




Le conseil municipal s’est poursuivi avec le vote des subventions 2018 pour les associations du village. Voter le 3 juillet des subventions pour l’année 2018, est-ce vraiment responsable ? Ce vote est de plus en plus tardif. On se demande comment les associations arrivent à organiser leurs dépenses tout au long du premier semestre en ne sachant pas quelle aide financière elles vont recevoir.


L’ordre du jour de cette séance annonçait une dernière délibération pour le vote des tarifs des forfaits de la SECMH pour l’hiver 2017/2018. Les conseillers dits « intéressés » sont alors sortis de la salle car ils ne pouvaient pas prendre part au vote. Mais chose exceptionnelle, le quorum était encore suffisant avec les conseillers restants : inutile de convoquer une autre séance. La première adjointe a alors pris la parole pour procéder au vote. Nous avons fait remarquer que cette délibération était totalement inutile.



Revenons quelques mois en arrière : avec sa politique de ralentissement du développement touristique de la station, le maire et son équipe ont décidé de mettre en place un avenant à la convention qui lie la commune à la SECMH. En plus des sommes supplémentaires réclamées, un nombre important de réglementations a été instauré. Parmi celles-là, il est indiqué que la SECMH doit adresser ses tarifs pour les saisons d’été avant le 28 février et pour les saisons d’hiver avant le 15 avril. Le document précise que les tarifs seront adoptés par délibération du conseil municipal dans le mois suivant. Et si dans un délai de 45 jours à compter de la réception de la proposition tarifaire de la SECMH, la commune n’a pas fait connaitre son opposition, les tarifs sont automatiquement homologués.




Ce printemps, le SECMH a adressé sa proposition de tarifs à la mairie le 13 avril. La commune aurait dû délibérer dans le mois suivant. Ce qui n’a pas été fait. Les 45 jours sont passés. A partir du 1er juin, les tarifs étaient automatiquement validés en l’absence d’une réponse de la commune. Et le 3 juillet, on veut nous faire voter une délibération à ce sujet. Trop tard, il fallait y penser avant !!! Et il a fallu que ce soit nous qui fassions remarquer l’inutilité de ce vote…. Mais la première adjointe a quand même insisté pour faire voter cette délibération….

A force de mettre en place des conventions de toutes sortes, l’équipe municipale se mélange littéralement les pinceaux dans toutes ses réglementations et semble totalement dépassée par la gestion courante de la commune. De quoi nous inquiéter sur les autres dossiers. Là encore, à la vue des sommes folles dépensées en frais d’avocats, en conseils divers et variés, en juriste embauchée en classe A à temps plein à la mairie, il y a de quoi s’interroger sur la gestion de notre village…. 




Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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