vendredi 15 mars 2019

Quand l’argent public brûle les doigts.

Le conseil municipal des Contamines était convoqué ce jeudi 7 mars à 19h pour la première séance de 2019. Bien que presque 3 mois se soient écoulés depuis la dernière séance, le programme était peu étoffé et tout cela a été expédié en 30 minutes. Les années changent mais pas les habitudes de l’équipe municipale. 

Le maire étant absent, ce sont les 3 adjoints présents qui ont pris en charge le vote de la douzaine de délibérations à l’ordre du jour. Tout a commencé par une grande séquence sur les finances communales. Le budget 2019 ne sera voté qu’en avril et comme certaines dépenses ne peuvent pas attendre, il est nécessaire d’ouvrir les crédits pour les 2 budgets communaux (budget principal et budget Eau et Assainissement) pour permettre des dépenses d’investissement. Bien entendu, aucune information n’a été donnée sur les dépenses concernées. Pour cela aussi, l’équipe municipale ne change pas : toujours le minimum d’informations communiquées. 




Dans la suite du conseil, se sont alternées votes de demandes de subventions et de conventions. Le rôle du conseil municipal ne se résume plus qu’à cela. Mais comme si cela ne suffisait pas, nous retrouvons exactement les mêmes demandes de subventions qu’en décembre dernier lors du précédent conseil municipal. Ainsi, le 18 décembre, les conseillers avaient dû se prononcer sur des demandes de subventions pour la patinoire et le chemin du baroque. Et cette fois-ci, nous retrouvons ces mêmes demandes.

Concernant la zone de la patinoire, il faut avouer que nous avons du mal à suivre les dépenses liées à ces travaux. Depuis 2015, chaque année, nous votons des demandes de subventions. En juin 2015, une aide financière de 111 500 euros était sollicitée pour la patinoire (sur un total de 247 000 euros). Un an plus tard, une nouvelle demande de 284 800 euros, sur un total de 474 000 euros. En juillet 2017, nous retrouvons une 3ème demande de subvention de 40 0000 euros pour une dépense totale de 100 000 euros. Ces subventions ont-elles toutes été obtenues ? Nous l’ignorons. De la même manière, le montant global des travaux pour l’aménagement de la zone de la patinoire n’a jamais été présenté. Tout est découpé en tranches de travaux. Rien de tel pour noyer le poisson et s’assurer que rien ne soit compréhensible pour les concitoyens. On se demande même si quelqu’un à la mairie serait en mesure de donner le chiffre précis du coût global de l’ensemble des travaux réalisés dans le secteur de patinoire depuis 2014. 



Mais comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle demande de subvention a été lancée en décembre pour la construction du chalet d’accueil. Cette structure dont les travaux ont commencé largement avant l’obtention du permis de construire. Cette aide financière sollicitée était de 120 000 euros pour un budget total estimé à 150 000 euros. Ce 7 mars, nous retrouvons la même demande, toujours pour le bâtiment d’accueil, mais, surprise, le budget de construction est passé à 254 000 euros. 104 000 euros de plus qu’en décembre. « Le coût est un petit peu plus important » a expliqué l’adjoint aux Finances. 100 000 euros, nous n’appelons pas cela « un coût un petit peu plus important ». Des explications ont été demandées sur cette hausse de 70%. « Nous avons eu une estimation plus précise » a répondu le Directeur des Services Techniques. Mais nous ne savons pas mieux pourquoi le chalet est si onéreux pour les contribuables…. 



Tout cela est bien difficile à comprendre. En décembre, la construction était déjà bien avancée. Comment pouvait-on estimer le coût total avec une différence de 100 000 euros par rapport au coût annoncé maintenant ? N’y a-t-il pas eu des appels d’offres ? Des devis ? Faut-il s’attendre à une nouvelle augmentation du budget total dans quelques mois ? Le maire et son équipe viendront -ils expliquer qu’il a encore fallu ajouter 80 000 euros ? En additionnant ces chiffres on arrive donc à un total de 1 075 000 euros. Cela est vraiment excessif quand on constate que la patinoire ferme à nouveau cette année début mars…. 3 mois d’ouverture. L’an dernier le maire avait admis que la gestion de cet équipement était en dessous des attentes. Force est de constater que quand il choisit lui-même le prestataire pour cet hiver, rien ne change. 




Pour le chemin du Praz le montant total n’a pas été modifié par rapport à décembre dernier. Les travaux sont estimés à 150 000 euros. Ce qui a changé, ce sont les réponses à nos questions. En décembre, nous avions demandé le détail de cette enveloppe globale. Le maire nous avait répondu qu’une partie concernait la création d’un chemin entre le Barratet et le parking du ski de fond. L’autre partie du budget servirait à aménager le parking du ski du fond. Étonnés de ne pas entendre parler de la partie du chemin du Praz entre le foyer de ski de fond et les tennis, nous avions tenter d’en savoir plus. Le maire avait expliqué que cela ne faisait pas partie des dépenses prévues.

Trois mois plus tard, tout a changé. En mai 2018, le coût total était estimé à 85 000 euros, nous avons logiquement voulu savoir d’où venait la différence avec les 150 000 estimés maintenant. Le Directeur des Services Techniques a expliqué que cette enveloppe permettrait de financer les 3 phases des travaux, à savoir le nouveau chemin entre le Barattet et le parking, le parking du ski fond et le chemin du Praz jusqu’au centre du Parc de Loisirs. Des explications totalement différentes de celles du maire. Pourtant il s’agit de la même demande de subvention (50% du DETR, 20% de la Région). Celle-ci est revenue à l’ordre du jour suite à l’ajout d’une demande d’aide financière supplémentaire de 9 000 euros. La part restant à payer à la commune passe à 35 995 euros.



Décidément le sujet du chemin du Praz est difficile à gérer par le maire. Lors de la présentation des travaux pour le ski roue, celui-ci expliquait que le chemin du Praz ne faisait pas partie du projet alors que l’examen des plans du dossier du permis d’aménager montrait précisément le contraire. Et maintenant, alors même que les travaux programmés sur cette portion de chemin apparaissent clairement dans les documents de marché publics pour trouver une entreprise, le premier magistrat essaye à nouveau de faire croire le contraire de la réalité. 

Sans doute a-t-il compris que le sujet était épineux et contraire à l’image de protecteur de l’environnement qu’il tente en vain d’afficher. Il se donne du mal pour paraître concerné par l’environnement. Mais qui a tenté de défigurer Notre-Dame de la Gorge à grand renfort de parkings ? Qui a ordonné l’utilisation du glyphosate dans les allées du parc de loisirs du Pontet en 2015 ? Qui tente de dénaturer ce chemin si merveilleux pour des raisons fallacieuses? En effet, nous rappelons et maintenons que ce chemin n’a pas besoin d’être couvert de pierre de salève pour être praticable en vélo, poussette et fauteuil roulant. La raison de cet acharnement est d'ailleurs beaucoup moins altruiste. L’appel d’offre pour les travaux est paru sur le journal récemment et stipule une réponse au 29 mars au plus tard. Les choses vont se précipiter dès la fin de saison, ou peut-être avant. Il sera alors important de se mobiliser pour préserver ce lieu dans son intégrité et laisser la nature à sa place.




Dernière demande de subvention : celle pour la réhabilitation de la gare EDF en maison du Tour du Mont-Blanc à la Gorge. Le projet revient une nouvelle fois sur le devant de scène mais il s’agit encore du montage financier nécessaire aux travaux. Le budget total est estimé à 1 635 720 euros. Espérons que l’estimation ne sera pas aussi aléatoire que celle des travaux de la patinoire. Déjà le coût est exorbitant, il ne faudrait pas qu’il augmente lui aussi de 70% !!! 



D’importantes subventions sont espérées, au total pour 1 055 217 euros. Les organismes sollicités seront-ils aussi généreux ? Et même si tous répondent positivement, il resterait 580 000 euros à la charge de la commune. Le coût total de ce projet (1 635 720 euros) nous parait totalement disproportionné face aux capacités budgétaires de la commune, surtout dans une situation où tout nouvel emprunt est rigoureusement proscrit par l’équipe municipale. On peut sérieusement se demander comment une somme de 580 000 euros pourrait être financée. Cela induirait des coupes drastiques sur tous les autres postes. 

Un tel projet en vaut-il la peine ? Ne serait-il pas bienvenu de revoir l’ensemble du dossier pour en réduire le coût et le ramener à un niveau raisonnable ? Les besoins de notre commune ne sont-ils pas ailleurs ? N’y a-t-il pas d’autres priorités pour les Contamines que de réhabiliter l’ancienne gare EDF, d’aménager un jardin botanique et « renaturer » les parkings environnants ? Est-il judicieux de lancer un tel projet si impactant pour les finances communales 12 mois avant les élections municipales ? Ce projet ne verra pas le jour avant les échéances électorales, et 200 000 euros ont déjà été dépensés en études sur ce projet…. On voit bien que l’argent public brûle les doigts et que des dépenses énormes sont faites pour des projets jamais aboutis et concrétisés. La maison du tour du Mont-Blanc et son jardin seront à peine amortis au terme du bail de 40 ans signés avec EDF. Cette entreprise jouira alors de son bien aménagé et optimisé aux frais de la princesse. Qui ferait cela avec son argent s’il devait gérer son budget en bon père de famille ? Surement personne hormis le maire des Contamines...


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Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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vendredi 1 mars 2019

Les paroles et les actes

Notre village a été le lieu d’organisation d’un événement international d’une très grande ampleur. Comment ? vous ne le savez pas ? Notre commune serait du même coup,  devenue la capitale des Alpes. Et on ne s’en serait pas rendu compte ?




Si on se fie aux dernières publications de l’équipe municipale, la rencontre des Espaces Protégés Alpins qui s’est déroulée du 24 au 27 janvier a été un événement majeur. Cette venue d’agents environnementaux de 8 pays était annoncée depuis des mois. Au printemps dernier, la présentation de l’organisation de ces journées avaient été mise en lumière comme si nous allions recevoir une épreuve des jeux olympiques. Et depuis, le maire et ses conseillers ne manquaient jamais l’occasion de rappeler qu’en janvier 2019 nous allions être le cœur d’une manifestation remarquable.

Même la brochure de l’office de tourisme citait ces 4 journées comme un événement phare de l’hiver 2018/2019. Comme si des touristes allaient choisir les Contamines comme destination de leurs vacances parce que 200 personnes travaillant pour l’environnement y venaient elles aussi. La description fait presque sourire : « Plus de 200 agents défileront dans les rues du village et s’affronteront dans des compétitions sportives ». « Et alors ? » ont dû penser plusieurs personnes parcourant cette brochure. Voilà donc ce qu’une station de sports d’hiver propose comme animation pour les visiteurs de fin janvier…




Les représentants des 8 pays sont venus, ils ont défilé dans la rue centrale, ils ont skié et …. ils sont repartis. En fait, c’est comme les militaires de l’armée britannique venus la semaine précédente. Mais eux restent plus longtemps et reviennent chaque année. Quelques jours plus tard, le maire a proclamé que notre village était devenu la capitale des Alpes. Rien que ça. Pourquoi pas le centre du monde pendant qu’on y est ? Certes, la mairie a organisé les choses en grand, les enfants de l’école ont été réquisitionnés pour gonfler le nombre de participants, la mascotte « Choupette » a été sortie du placard, le député et les sénateurs locaux ont été invités, un discours du ministre de l’environnement a été diffusé, mais il faut garder la tête froide. Les articles dans la presse ont été quasi inexistants, à part, quelques paragraphes dans le Dauphiné Libéré. Et quand on sort du canton, personne n’en a sans doute entendu parler. Tout ça pour ça. Quelle déception pour la capitale des Alpes !!! Le combat des reines ou le spectacle de Notre-Dame de la Gorge ont plus de retentissement.

On peut sérieusement se demander quel était le but de l’organisation de ces rencontres des Espaces Protégés Alpins. On espère que ce n’était pas seulement pour le maire l’occasion de se mettre en avant auprès des autorités locales et justifier, enfin, sa présidence de la commission environnement et santé à la communauté de communes. Si cela sert au moins à obtenir des subventions sur les projets de la municipalité, ce sera la moindre des choses. Pour les retombées touristiques, en revanche, on peut toujours rêver.




A cette occasion, le premier magistrat de la commune n’a pas manqué dans ses discours de rappeler son profond attachement au respect de la nature et à la protection de l’environnement. De belles paroles, mais bien éloigné de la réalité de notre commune. Si on entend parler comme jamais de la réserve naturelle, les faits démontrent que cela n’est qu’un vernis pour les plus crédules et que derrière, le tableau est beaucoup moins « vert ». Rappelons-nous de quelques décisions de l’équipe du maire qui sont bien loin d’un souci de protection de la nature et qui souvent vont à son encontre.

Ces journées sont censées marquer les 40 ans de la réserve naturelle. Si celle-ci trouve toute sa place dans notre commune, n’oublions pas que l’association des amis de la réserve a, elle, totalement disparue. Ce groupe de bénévoles qui faisait vivre la salle d’exposition et organisait des animations tout au long de l’année n’existe plus. L’espace dans la mairie a été totalement refait et rempli de photographies. C’est sans doute plus moderne mais on peut penser que les visiteurs y restent moins longtemps et apprennent moins de choses qu’avant. On se souvient des raisons précises de la fin de cette association :  l’équipe municipale avait des comptes à régler.




La réserve naturelle est née sous l’impulsion de Samivel qui avait bien avant les autres, su mettre en avant l’importance de préserver la nature. Mais bizarrement, le nom de cet artiste a été peu cité lors de ces journées. Pourtant, le but de ces rencontres correspond parfaitement au message de l’écrivain aquarelliste. De plus, notre commune a créé un jardin pour lui rendre hommage et pour mettre en valeur son œuvre. Mais cet espace date d’avant 2014, et le maire fait son maximum pour en réduire la portée. Peu après son élection, il reprochait à l’ancienne municipalité d’avoir « gâché du terrain constructible pour y mettre des panneaux ». Il était prêt à tout démonter pour les mettre ailleurs et récupérer le terrain pour un immeuble ou un parking, comme d’autres avant lui. Heureusement, lors de la préparation du nouveau PLU, certains ont pu intervenir auprès du Préfet pour faire préserver cet espace vert. Le maire a dû accepter à contre cœur. Les beaux discours de janvier 2019 sonnent faux pour beaucoup…




En 2014, le maire et son équipe avaient annulé la gratuité des navettes. Trop cher pour la commune !!! On ne se souciait pas trop de l’environnement à ce moment-là… Depuis la gratuité est revenue mais c’est le service minimum. Demandez aux résidents de la Frasse combien de navettes passent devant chez eux par jour : 4 quand tout va bien. Et rive gauche, il ne faut surtout pas la louper si on ne veut pas attendre longtemps au bord de la route. Rien n’est fait pour inciter à l’utilisation de ce transport en commun. 

Rien n’est fait non plus pour favoriser les piétons par rapport aux voitures. C’est malheureusement le contraire. Aucun euro n’a été dépensé pour améliorer ou créer des trottoirs dans le village depuis 2014. Au lieu de ça, les piétons sont de plus en plus pénalisés. Dans le centre, les voitures prennent tout l’espace disponible, les piétons doivent slalomer ou marcher sur la chaussée, se mettant en danger. Dégagez pauvres piétons, faites places aux voitures !!! Et on ne parle pas des journées de présentations et de promotions de 4x4 sur la place. Cette année, ce type d’animation n’a pas été organisé, cela aurait sans doute dénoté trop clairement avec les rencontres des espaces alpins protégés. 





Mais alors, quelles peuvent être les actions pour l’environnement dont se vante le maire ? La mise en place d’une borne électrique ? l’utilisation de véhicules électriques par les services municipaux ? Et non, tout cela est à l’initiative de la communauté de commune. Il faut chercher encore. Les travaux pour la création d’une centrale hydro-électrique dans le Bonnant ? Et non, le projet date d’avant 2014 et la commune n’a fait que donner son autorisation. La maison du tour du Mont Blanc à la Gorge ? On en entend beaucoup parler mais faute de subventions elle reste encore à l’état de projet. Où sont alors les actions du maire pour sauver la planète ? Peut-être est-ce la caravane à Plan Jovet, le goudron répandu sur la voie romaine le printemps dernier ou encore le projet de mettre un revêtement sur le chemin du Baroque ?




En revanche, d’autres projets sont moins dans la lignée de ces rencontres. On peut penser que le maire n’a pas dû présenter son beau projet immobilier quand il était sur la place du village avec toutes ces personnes travaillant pour l’environnement. « Ici, doivent s’élever des immeubles de 21 mètres de haut pour masquer la vue sur les sommets ». Cela aurait pu en choquer quelques-uns. De la même façon, d’autres auraient pu s’étonner que ce maire « si attaché à la protection de la nature » milite pour la création de la liaison du domaine skiable avec l’espace diamant.

Il y a les paroles, mais où sont les actes ?


A noter : conseil municipal Jeudi 7 mars à 19h.




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vendredi 15 février 2019

Un melting pot de délibérations

Nous revenons une troisième et dernière fois sur le conseil municipal du 18 décembre. Il nous reste quelques délibérations à évoquer. Le programme était bien chargé ce jour-là !!!

L’année dernière, il avait fallu attendre le mois de mai pour que les tarifs publics 2018 soient validés par les conseillers municipaux. Pour ceux de 2019, il ne faudra pas attendre si longtemps puisqu’ils étaient au programme de cette réunion de fin décembre. Est-ce parce que nous avions fait de nombreuses remarques sur ce retard ou est-ce dû à une anticipation toute nouvelle de l’équipe municipale ? Nous pouvons nous réjouir que cela soit enfin voté au moment qui convient.




Nous avons noté quelques changements dans ces nouveaux tarifs. Ainsi pour les locations de salles de l’espace animation, une série de rubriques inédites apparaît. Désormais, il sera possible de louer ces locaux communaux pour quelques heures seulement : un prix correspondant à une demi-journée est indiqué pour chaque salle. Cela nous parait être une bonne initiative car les demandes de locations sont très diverses et cela permettra sans doute une meilleure occupation de ces espaces. Nous notons aussi que les salles de motricité et d’art sont maintenant ouvertes à la location. Dernière nouveauté, il est indiqué que « les résidents des Contamines-Montjoie » bénéficient d’une réduction de 20% sur toutes les locations ». Voilà une idée qui risque d’amener à de grandes discussions autour de la définition précise d’un résident. Permanent ou non ? De nombreux cas spécifiques vont apparaître et faire naître de vifs débats. Ainsi par exemple, les résidents secondaires qui souhaitent se marier dans notre commune, déclarent être domiciliés dans ce qui est, en vérité, leur résidence secondaire. Pourront-ils bénéficier de cette réduction ? Bonne chance pour statuer dans ce cas là …




Les tarifs liés au cimetière de la commune font aussi partie des tarifs publics validés par les conseillers. Ces prix avaient très peu évolué dans les dernières années. On retrouvait 4 rubriques avec une durée de concession correspondant logiquement aux différents cas : 15 ans pour le dépôt des urnes dans le columbarium, 30 ans pour les tombes de 2.5 m² et 50 ans pour les concessions familiales. Cela ne semblait pas poser de problèmes ou de difficultés. Dans ces nouveaux tarifs, de nouvelles rubriques apparaissent et proposent les 3 durées (15, 30 et 50 ans) dans les différents cas. Nous n’avons pas compris l’intérêt de ces nouveautés. Une durée de 15 ans pour une concession familiale, cela n’est pas du tout adapté et très illogique. De plus, les prix correspondant à ces 3 durées sont incompréhensibles : nous voyons que le prix pour 30 ans est le double de celui pour 15 ans. C’est cohérent. Ce qui l’est moins : le prix pour 50 ans est aussi le double de celui pour 30 ans, voire plus. Ainsi nous pouvons lire 840 euros pour 30 ans, 1812 euros pour 50 ans. Dans ces conditions personne ne va opter pour une durée de 50 ans. Il y a comme un problème …




Nous avons interrogé l’équipe municipale au sujet de ces prix et de ces durées. Nous avons vite vu que personne ne maîtrisait ce sujet. On se demandait même si quelqu’un avait lu ces tableaux. Et quand nous avons demandé à quoi correspondait la rubrique « reprise de concession », nous avons rapidement compris que nous n’aurions pas de réponse précise. « C’est pour la cession d’un caveau » a répondu le maire, reprenant ainsi les informations indiquées dans le tableau. Mais comme tout fonctionne sur la base d’un système de concessions (locations d’emplacements), qu’est-ce qui peut être cédé ? Au bout d’un moment, nous avons préféré laisser tomber…

Dans un précèdent article, nous avions rapidement évoqué le projet d’un refuge aux Prés en lieu et place du bâtiment agricole. Une promesse de bail à construction étant à l’ordre du jour de ce conseil municipal, nous avons ainsi pu obtenir de plus amples informations sur ce futur accueil des randonneurs. La compagnie des guides du Val-Montjoie projette de rénover le bâtiment communal précédemment occupé par un groupement pastoral pour ouvrir un refuge qui accueillerait les vacanciers une grande partie de l’année (hiver comme été). Des repas et des nuitées seraient proposés aux randonneurs. 




Les travaux nécessaires pour transformer cet édifice en un établissement pouvant accueillir 30 personnes et qui proposera un service de restauration journalier aux marcheurs de passages, sont estimés à 1 268 500 euros. Des subventions sont espérées pour un total de 610 000 euros. Divers organismes ont été ou vont être sollicités (Europe, Région, Département, ASTERS, EDF,…). Le montant du loyer demandé par la commune sera conditionné par le niveau des aides obtenues (de 2 à 4 % du chiffre d’affaire annuel). Bien attendu, ce bail de 60 ans sera annulé si les sommes nécessaires ne sont pas obtenues auprès des banques ou si les demandes de subventions n’aboutissent pas. De plus, la localisation de ce bâtiment en Réserve Naturelle peut poser problème. Un dossier qui n’en est qu’à son commencement ….




Un autre dossier, est lui, loin de son commencement, et nous l’espérons, éloigné de sa résolution : il s’agit du projet immobilier du centre. Nous n’en entendions plus parler depuis des mois. Comme tout est heureusement bloqué par les différents recours devant la justice, ce silence était tout à fait normal. Le dossier revient sur le devant de la scène pour une procédure administrative. Au début 2018, une enquête d’utilité publique avait été organisée pour le déclassement des terrains vendus aux promoteurs. Un registre avait été mis à la disposition de tous et un commissaire-enquêteur avait reçu ceux qui souhaitaient le rencontrer. Cette personne avait remis son rapport en mars avec, sans surprise, un avis favorable. Les dés étaient pipés dès le départ, le maire ayant choisi lui-même le commissaire enquêteur. 

Suite à cette enquête d’utilité publique, le déclassement devait être entériné par le conseil municipal ce qui a été effectué ce 18 décembre. Pourquoi cela n’a-t-il pas été voté plus rapidement ? Pourquoi maintenant ? Nous avons préféré ne pas lancer de questions sur ce sujet. Nous nous sommes déjà exprimés très souvent sur ce dossier. Nous attendons maintenant les réponses de la justice. Le maire ne se prive pas d’affirmer que ce dossier est bloqué à cause de personnes qu’il juge mal intentionnées. Mais nous n’oublions pas qu’il a donné son accord au département en janvier 2018, soit 2 mois avant le recours au tribunal administratif, pour la réfection de la route départementale, arguant que les travaux du centre n’auraient pas lieu…. 




Pour être complet sur ce conseil municipal de décembre, il reste à ajouter quelques mots sur les décisions du maire annoncées en fin de séance. Parmi celles-ci, on trouve celles concernant l’occupation du domaine public par les 2 food-truck sur le parking du stade nordique. Et enfin, nous avons pu avoir des informations sur le cabinet médical et sur le bail signé avec les médecins de Saint Gervais. Celui-ci est validé pour une durée de 6 ans. Le loyer pour l’occupation du cabinet médical est de 670 euros par mois, un montant à comparer aux 500 euros du loyer mensuel de chaque food-truck. En plus il est indiqué que pour la première année, le loyer est de (seulement) 250 euros par mois afin de « permettre au preneur d’engager ses frais d’installation ». Quand on sait que le tarif de la consultation est de 55 euros le samedi, on peut penser que les frais d’installation seront facilement financés. Les conditions de ce bail semblent bien avantageuses pour le locataire, c’est sans doute le prix à payer maintenant pour avoir des médecins traumatologues dans notre village. 




Les conditions du bail ont été facilement négociées suite aux nombreux déboires subis depuis 5 ans par ce cabinet médical. On se souvient : le médecin qui s’installait en 2014 avait été chassé par le maire de manière plus que cavalière, puis la trouvaille du siècle du premier édile pour occuper son cabinet flambant neuf ! Il s’agissait d’un médecin qui n’était pas inscrit à l’ordre des médecins. Il avait été accueilli avec une inauguration en grande pompe comme c’était de rigueur dans les années fastes du début de mandat...


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vendredi 1 février 2019

Alerte sur les comptes de l’EPIC !

Nous retrouvons les délibérations du dernier conseil municipal là où nous les avions laissées dans notre précédent article. Nous avons longuement évoqué les diverses conventions et subventions à l’ordre du jour de la séance du 18 décembre. Mais il reste encore une subvention au programme : celle de l’EPIC. Son montant et les conditions dans lesquelles elle a été votée méritent bien un article à part.




Comme chaque année, fin décembre, les conseillers municipaux doivent se positionner sur le montant de la subvention accordée à l’EPIC. Et comme chaque année, le minimum d’informations est donné à ces mêmes conseillers pour qu'ils puissent se faire une opinion. Ainsi, avant de passer au vote, l’adjoint aux finances s’est contenté de dire « Nous avons décidé que le montant de la subvention pour l’EPIC sera cette année de 1 300 000 euros. ». Avant d’ajouter quand même : « Des questions ? ». Pour sûr, nous avions des questions, une kyrielle de questions.



Comment ce montant de 1 300 000 euros a-t-il été fixé ? On peut imaginer et espérer qu’il n’est pas sorti par hasard du chapeau. L’an dernier cette même subvention s’élevait à 1 700 000 euros. Mais depuis, la commune a décidé que le fonctionnement des navettes ne serait plus payé par l’EPIC mais directement par la mairie avec une participation non négligeable de la SECMH. Et comme ce budget navette est d’environ 400 000 euros, il est logique que la subvention pour l’EPIC baisse d’autant. 

Nous aurions espéré qu’avant de passer au vote de cette délibération, un bilan moral de l’année 2018 soit donné avec les principaux points à retenir sur la gestion de l’EPIC. Ces 12 derniers mois ont été riches en rebondissements divers et variés, principalement au niveau de la direction de cette structure. Quelques informations auraient été les bienvenues…Mais comme les autres années, le maire a contourné l’obstacle en nous disant que nous aurions toutes les informations au moment du vote du budget en mars ou avril. Le maire est peu original dans ses réponses : à chaque fois, il nous ressert le même plat, la même promesse de transparence. Et quand le vote du budget arrive, aucune explication n’est jamais donnée. Les promesses du maire et des adjoints, en ce qui concerne la transparence ou la transmission d’informations, restent des paroles en l’air, comme au temps de la campagne électorale.




Pourtant, on peut facilement imaginer que le montant de la subvention 2019 a été élaboré sur la base de résultats comptables connus. Si celui-ci est de 1,3 millions d’euros et non pas 1,2 millions ou 1,4 millions, il y a bien des raisons. Pourquoi ne pas les communiquer aux conseillers qui doivent prendre une décision sur la dépense des fonds publics ? La seule réponse obtenue a été « on vous donnera les éléments quand on les aura ». Oui bien sûr… 

Comme nous étions à peu près certains de n’avoir aucune information comptable, nous sommes allés la chercher nous-mêmes. Et ce que nous avons découvert nous inquiète au plus haut point. Nous avons consulté les comptes de gestion de 2017 et des années précédentes. En 2016, la subvention s'élevait à 1 700 000 euros, et le résultat de compte d’exploitation était de – 162 000 euros. En 2017, avec une subvention de 1 900 000 euros, le déficit s’est aggravé et est passé à -239 000 euros. En 2018, la subvention a été de 1 700 000 euros. Continuons-nous à descendre vers des zones inconnues ? Le niveau du résultat du compte d’exploitation n’est pas connu à ce jour. A-t-il chuté encore plus lourdement pour atteindre les fonds abyssaux ? 

Plus grave encore, nous avons découvert avec stupeur que les fonds propres de l’EPIC en 2017 affichaient un montant négatif et impressionnant : - 217 000 euros. Et pour couronner le tout, la dette bancaire était de 600 000 euros. Avec de tels résultats comptables, n’importe quelle entreprise privée aurait dû déposer le bilan. L’adjoint aux finances, visiblement agacé, nous a apporté quelques compléments d’informations. Depuis la dette aurait été ramenée à environ 200 000 euros. Mais au sujet des – 271 000 euros pour les fonds propres, il n’a pas pu donner d’éclaircissements….. 




Le maire a tenté de venir à son secours : « Vous évoquez comme ça des chiffres sortis du chapeau !!! des chiffres sortis de leur contexte ? ». Cette intervention a fait sourire plus d’une personne du public qui se souviennent combien de fois le maire a évoqué des chiffres erronés, faux, et pour le coup hors du contexte, afin de ne pas répondre aux questions portant sur sa propre gestion… Et non, ces éléments comptables ne sortent pas du chapeau mais tout simplement de documents comptables demandés à l’EPIC, non sans difficulté. A chaque fois, il est nécessaire de saisir la CADA pour obtenir ces documents visibles par chacun. Mais ici et maintenant, des bâtons sont mis dans les roues à ceux qui se penchent un tant soit peu sur les finances et la gestion. N’oublions pas qu’il s’agit là de l’argent de nos impôts. Or la gestion de ce compte commun à la société que les contribuables contaminards financent devrait être justifiable par les élus devant chaque citoyen. 

Quant au contexte, c’est justement les informations que nous demandons si régulièrement et depuis si longtemps. Nous aimerions connaitre tous les éléments entourant la gestion de l’EPIC. Mais rien ne filtre. Nous ne pouvons que nous appuyer sur ces chiffres pour nous faire notre opinion. Si le contexte explique et relativise ces résultats comptables alarmants, pourquoi le maire et son équipe ne l'exposent-ils pas ?

Et comme chaque fois qu’il ne sait plus quoi répondre, le premier magistrat nous rejoue « Retour vers le futur » et relance les critiques sur les équipes municipales précédentes « Si vous voulez parler des comptes de 2017, on va aussi parler de ceux de 2013 et 2014 !!! » Nous pouvons parler sans problème de l’Office du tourisme d’avant 2014. Ses résultats financiers étaient nettement meilleurs. Quant à la promotion de la station, aux évènements organisés, à la renommée des Contamines, il n’y a pas photo !!! Un seul exemple significatif : dans le guide 2019 des 130 stations, nous avons cherché ce qui était écrit sur les Contamines. Mais nous n’avons rien trouvé. Notre village n’apparaît  pas. Les personnes cherchant une destination peuvent obtenir des informations sur Cordon, Combloux, la Giettaz… mais aucune sur les Contamines. Nous avons totalement disparu des radars.




Au début de son mandat, le maire arborait fièrement son titre de président de l’EPIC, mais depuis les déboires et les problèmes se sont enchaînes. Il a abandonné ce titre dans sa signature officielle… Sa gestion désastreuse a mené cette structure a l’agonie aussi bien moralement que financièrement. Seules 11 personnes étaient présentes à la réunion de lancement de la saison d’hiver : cela reflète bien le désintérêt des socioprofessionnels pour l’EPIC, qui semblent n’en attendre plus rien. 

Nous avons forcément voté contre cette subvention. Nous jugeons que nous ne pouvons pas accorder une somme si importante dans le flou total. Cette absence d’explications ne semble aucunement contrarier les conseillers de la majorité qui ont bien sûr voté « pour » sans avoir posé aucune question. 




Comme le sujet des discussions tournait autour de l’EPIC, nous avons souligné notre surprise de ne pas voir le vote des tarifs des équipements sportifs et touristiques à l’ordre du jour. Depuis des années, le conseil municipal est appelé à se prononcer sur les tarifs de la garderie, le domaine nordique, la patinoire, … D’ailleurs cela a valu divers articles dans ce blog au fil des années (garderie hors de prix, pass loisirs peu compétitif, …) Mais pour l’hiver 2018/2019, ces tarifs n’ont pas été validés. Nous avons donc cherché à en connaitre la raison. Après un moment de flottement, de doute et de regards inquiets entre le maire, son adjoint et la directrice générale des services, il nous a été répondu que cela n’était pas obligatoire. Cette délibération a été prise chaque année avant les saisons d’été et d’hiver, et tout d’un coup cela n’est plus obligatoire. Le maire et son équipe nous surprendront toujours…


De la même façon que nous pu avoir des informations comptables en cherchant par nous-même, c’est par pur hasard que nous avons appris que l’EPIC avait désormais un nouveau directeur : Julien Mure a pris ses fonctions tout récemment. Comment l’avons-nous appris ? Ni par une newsletter de la mairie, ni par un message envoyé aux socio-professionnels de la station (ce qui aurait été la moindre des choses). 




Tout récemment Julien Mure a été interviewé sur 8 Mont-Blanc dans une rubrique sur les stations. Nous avons découvert son nom et son visage a cette occasion. Il a présenté les quelques animations de cet hiver 2019. Originaire de Saint-Gervais, il a l’avantage de bien connaître notre vallée. Nous ignorons quels étaient ses précédents postes et quelle est sa formation. Nous nous réjouissons de l’arrivée d’un directeur à l’Office de Tourisme afin de redonner un sens à la gestion de cette structure. Nous pouvons espérer qu’il restera plus de 6 mois et qu’il pourra, malgré la situation financière préoccupante de l’EPIC, mener une action efficace. 

Rendez-vous le 15 Février pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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mardi 15 janvier 2019

Tout et son contraire

Le sixième et dernier conseil municipal de 2018 s’est déroulé le mardi 18 décembre. Comme la précédente séance datait de fin septembre, le programme était relativement chargé. Il a fallu 1h20 pour traîter les 24 délibérations à l’ordre du jour. Les conseils se suivent et se ressemblent : une large partie des sujets de cette séance a concerné des signatures de conventions et des demandes de subventions pour les projets de l’équipe municipale. Depuis 2014, on en aura signé des conventions de toutes sortes !!! En voici 6 nouvelles.




La première concerne le futur chalet de Jovet, celui qui est budgété à 45 000 euros. Pour la construction de cet abri de 19 m², la commune a besoin de l’aide d’une association départementale, la Société d’Economie Alpestre. Mais on n’a rien sans rien, et cette assistance technique et administrative va coûter 2 300 euros net. Avec tout ça, … si on n’a pas un magnifique chalet à Plan Jovet …. On voit là une aide exponentielle apportée à une agricultrice dont la société n’est pas basée sur la commune mais dont la mère est conseillère municipale aux Contamines. Le maire nous avait pourtant expliqué au moment de revoir les baux d’alpage qu’il n’était pas là pour soutenir les agriculteurs non-contaminards…

On reste en altitude pour la seconde convention, enfin presque, car celle-ci vise à organiser les relations entre la commune et les guides et accompagnateurs de la compagnie du Val Montjoie. Dans ce document, il est indiqué que les guides s’engagent pour une période de 10 ans sur différents éléments : ils doivent s’occuper de l’entretien courant du rocher d’escalade de la Duchère, du sentier d’accès au refuge des Conscrits et de la cascade de glace située à Notre-Dame de la Gorge. Cela était déjà de leur ressort, certes sans que cela soit stipulé noir sur blanc, mais ces sites sont leurs outils de travail. 




La commune se chargera des travaux importants si le besoin s’en fait sentir et si bien sûr, elle accepte de les financer. Cette restriction n’est pas nouvelle avec cette municipalité qui rechigne toujours à effectuer des réparations sur ses biens : on se rappelle tous les difficultés qu’elle avait fait pour réparer un tremplin de saut sur lequel s’entraînent les enfants du village. De plus, cet accord revient sur l’occupation des locaux communaux par ces professionnels de la montagne. Ceux-ci partagent avec les moniteurs de ski de l’ESF les bureaux à côté de l’Office de Tourisme (l’espace d’accueil et les bureaux à proximité). Un loyer annuel de 2 650 euros a été fixé. En fait, on le constate, rien de neuf sur la terre, juste une énième convention qui figent les relations mais qui permettra quand même aux guides de pouvoir avancer avec cette municipalité selon les termes énoncés par celle-ci.




En revanche, aucune convention n’a été encore signée avec les moniteurs pour l’occupation du même local. Sans doute un accord est plus difficile à trouver, d’autant plus que de nombreux sujets annexes doivent être pris en compte (jardin d’enfants de la garderie, ski scolaire, …). Pourtant les interlocuteurs sont les mêmes, mais aucun adjoint n’est impliqué dans la vie de ses socio-professionnels…

On reste encore en altitude avec la troisième convention qui s’intéresse au chemin de grande randonnée à la Laya. Quelques explications s’imposent. Le Département de Haute- Savoie s’occupe de la gestion des chemins de Grandes Randonnées (GR) et il souhaite mettre en place des conventions avec les propriétaires des terrains traversés par cet itinéraire à la Laya. Ceux-ci devront s’engager à laisser le passage aux randonneurs (pédestres, VTT, équestre) à titre gratuit. En contrepartie, la commune et le Département s’engagent à prendre les mesures nécessaires pour que la fréquentation n’apporte pas de gêne et seront responsables des dégradations éventuelles. 




Cela nous semble quand même regrettable qu’il faille maintenant mettre en place des conventions de ce type pour les itinéraires de montagne. Tout doit être légiféré, encadré, réglementé, … même sur les chemins de la Laya. Faudra-t-il bientôt signer des conventions avec tous les propriétaires de terrains ou de forêts susceptibles d’être traversés par des randonneurs ?

La quatrième convention nous amène sur le domaine skiable où les remontées mécaniques sont alimentées en électricité par une ligne haute tension descendant du col du Joly. Celle-ci est régulièrement mise à rude épreuve par les chutes de neige. ENEDIS a décidé d’enfouir cette ligne aérienne pour sécuriser l’alimentation électrique. Une convention doit être signée avec la commune pour le passage de ces réseaux sur ses parcelles. Voilà une très bonne initiative d’ENEDIS, il serait bon que l’équipe municipale s’en inspire pour enfouir dans le village les lignes électriques de certains hameaux (Berfière, Champelet,…)




Les 2 dernières conventions seront signées avec la communauté de communes « Pays du Mont-Blanc ». La première est nécessaire avec la loi récente sur la protection des données. Les mairies collectent des données dites sensibles sur les individus (état civil, adresse, numéro de téléphone, informations bancaires, …). Un service dédié à la sécurité de ces données sera géré par la CCPMB. La seconde convention semble faire moins l’unanimité au sein de la Com Com car elle ne sera signée que par 6 communes. Ces dernières souhaitent mutualiser l’instruction des dossiers d’urbanisme. 

Il nous aurait paru bienvenu que le maire nous explique en détail le fonctionnement de ce futur service et surtout la répartition des décisions entre les commissions d’urbanisme des différentes communes et ce service mutualisé. Qui prendra les décisions ? A qui les personnes devront-elles s’adresser ? Quelles conséquences pour les futures demandes de permis de construire ? Mais le premier magistrat s’est contenté du service minimum, comme à son habitude : la lecture des quelques lignes peu explicatives de la délibération. Désormais, comme pour les ordures ménagères, les habitants devront-ils se tourner vers la Com Com, descendre à Passy pour questionner sur leur futur projet de construction, de rénovation ? C’est tellement pratique et simple pour les citoyens… Les délégations de services aux Com Com ne sont ni facilitantes pour les usagers, ni économiques pour les contribuables. Les fonctionnaires sont multipliés et les spécificités des villages disparaissent au fur et à mesure.




Comme on l’a souvent vu, conventions riment avec subventions. Quand on en a fini avec les premières, on poursuit généralement avec les secondes. On retrouve donc des demandes de subvention parmi les dossiers au programme. Celles-ci reviennent sur les points abordés dans le passé : quand les décisions sont prises, il faut trouver comment les financer. 

Nous avons déjà évoqué le problème lié à la présence d’arsenic dans le réseau d’eau. Des travaux pour la création d’une colonne d’eau entre les réservoirs de la Côte d’Auran et des Grassenières sont estimés à 560 000 euros. Des subventions vont être sollicitées auprès de l’Agence de l’eau et du Département pour un montant de 279 000 euros. Espérons que les réponses soient positives.

Une subvention est également sollicitée auprès des services de l’Etat pour aider à financer les travaux à venir dans le secteur de la patinoire, à savoir la construction d’un bâtiment d’accueil et de stockage du matériel pour un coût total de 150 000 euros. 120 000 euros sont espérés. Le maire et son équipe nous semblent bien optimistes !!! L’Etat sera-t-il si généreux ? 




Nous ne pouvons pas aborder ce dossier sans évoquer une délibération qui nous a particulièrement choqués lors de cette séance, non pas sur le fond mais sur la forme. Dans la rubrique urbanisme, les conseillers étaient appelés à voter pour autoriser le maire à déposer un permis de construire en vue de la construction de ce bâtiment d’accueil pour la patinoire. Jusque-là, rien de choquant. Mais le problème, le grave problème nous apparaît quand cette délibération est votée le 18 décembre alors que le permis a été déposé le 9 septembre, accordé le 26 novembre et que ce 18 décembre, ce bâtiment est déjà quasiment terminé.




Quand nous avons reçu notre convocation, nous avons pensé qu’il s’agissait d’une erreur ou d’un autre bâtiment d’accueil. Mais nous avons rapidement compris qu’il n’y avait pas de confusion. Nous avons alors vivement réagi face à cette mascarade. Comment peut-on mépriser autant le rôle du conseil municipal ? Pourtant depuis 2014, nous avons été mis à rude épreuve avec cette façon de procéder. Combien de fois avons-nous dû nous prononcer sur des tarifs déjà distribués dans le village, sur des travaux déjà lancés ? Mais jamais nous n’avions été confrontés à un tel manque de respect des procédures. Ce n’est même plus mettre la charrue avant les bœufs, c’est laisser les bœufs au bord du champs. 

Ce bâtiment rappelons-le, à vu le jour sans que le permis de construire ne soit encore accordé. Pour une mairie comme pour tout un chacun, une construction ne doit pas démarrer avant le délai légal de 2 mois qui permet aux voisins ou à quiconque d’exercer son droit au recours. Ce permis a été accordé le 26 novembre 2018… La construction du chalet a débuté en octobre : un peu hors des clous ! Il y avait un ministre qui souffrait d’une phobie administrative, apparemment le maire des Contamines souffre d’une phobie concernant les permis de construire.




Le pire était encore à venir avec les réponses données par le maire face à nos vives réactions. « Nous avons commencé les travaux pour gagner du temps. Il aurait fallu faire les choses autrement … On aurait pu convoquer un conseil … ». Le premier magistrat n’a pas hésité à ajouter « Vous n’allez pas pinailler sur la procédure » et « si vous ne l’acceptez pas, je le reposerai demain » en étant bien sûr que sa majorité ne réagirait pas devant cet énième manquement au respect de la législation….. Les élus de la majorité acceptent tout et ne bronchent devant aucune réponse du maire. Enfin il a conclu par « vous n’allez pas me donner des leçons sur la dépose de permis ? ». Et bien … si, il y aurait de nombreuses leçons à donner à Etienne Jacquet sur le dépôt de permis…



Une personne dans le public, visiblement interloquée par ce qu’elle entendait a demandé « Et si nous, on fait comme ça qu’est ce qui se passe ? » Aucune réponse n’est bien sûr venue du maire. Mais la question essentielle est justement là : la mairie ne doit -elle pas scrupuleusement montrer l’exemple et suivre les procédures à la lettre. Ainsi d’un côté on nous abreuve de conventions pour tout et n’importe quoi, et d’un autre on construit un bâtiment alors que l’autorisation de déposer le permis n’a pas encore été votée. Cette équipe fait tout et son contraire ! On en a vu de belles depuis 2014, mais là, on touche le fond. Jamais on n’a vu autant de procédures bafouées, autant de personnes méprisées, autant de déni démocratique dans l’absence de débat. 

Rendez-vous le 1er Février pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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