dimanche 1 décembre 2019

Un patchwork de délibérations

Pendant toutes ces dernières années, il fallait compter presque 3 mois entre 2 réunions du conseil municipal, mais depuis quelques mois, le rythme s’est étrangement accéléré. Après celle du début du mois d’octobre, une séance a été organisée ce 19 novembre. La prochaine est déjà programmée pour le 10 décembre, et il est fort probable qu’une autre aura lieu avant le 31 décembre, vote de la subvention pour l’EPIC oblige. En revanche, la durée est toujours aussi courte et les délibérations sont traitées encore et toujours à une cadence effrénée. 




Ce conseil de novembre a débuté avec la création de 2 emplois. Le premier concerne la garderie où après la démission d’un agent, un poste à l’année et à temps plein est à pourvoir. Le second poste correspond à un emploi d’agent de surveillance de la voie publique à temps complet pour cet hiver (de mi-décembre à fin avril). Ce poste a pour but de remplacer le policier municipal de notre commune qui ne pourra pas exercer sa mission dans les prochains mois. Aucune précision n’est venue expliquer cet étrange choix mais personne n’est dupe et chacun connait les difficultés que rencontre Sylvain Buffat dans l’exercice de son travail depuis qu’Etienne Jacquet est maire.




Lors du vote du budget 2019, des dépenses étaient prévues pour les différents projets de l’équipe municipale. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu et certains chantiers n’ont pas avancé selon le planning annoncé. Ainsi, les travaux sur l’ancienne gare EDF à Notre-Dame de la Gorge réalisés dans le but de la transformer en une flamboyante maison du Tour du Mont-Blanc ont, certes, débuté mais très modestement. Quelques démolitions par-ci, quelques légers aménagements par-là, juste assez pour que le maire puisse affirmer que le chantier est lancé. Aussi, 91 000 euros prévus pour cette année ne seront pas dépensés pour cette réalisation et peuvent être alloués sur d’autres postes, principalement pour les travaux de voiries que nous avons évoqués mi-novembre. Mais pour valider ce changement, une décision modificative du budget a dû être votée. Ce sont toujours des travaux mais qui ne rentrent pas dans la même catégorie : les 91 000 euros sont passés des immobilisations corporelles aux immobilisations incorporelles. Vive la comptabilité et la valse des comptes!!!




Finances et travaux toujours pour la délibération suivante : des subventions sont sollicitées pour les travaux à réaliser l’année prochaine sur le réseau d’eau. Une dépense de 390 000 euros est programmée pour rénover le réseau d’eau potable dans le secteur du Nivorin. Plus précisément, les canalisations concernées se situent sous les routes du Nivorin d’en bas, de Nant Fandraz, des Moranches et du Plan du Moulin. Pour financer tout cela, le maire espère obtenir d’importantes subventions du Département et de l’Agence de l’eau (environ 300 000 euros). On peut espérer que la réfection de ces chaussées sera aussi prévue au moment du vote du budget 2020.

Au début de son mandat, le maire critiquait largement les municipalités précédentes sur leur supposé abandon du réseau d’alimentation de l’eau. Depuis, il a dû se rendre compte que tout cela ne se règlait pas d’un coup de baguette magique. Il a laissé passer 6 longues années avant de se pencher sérieusement sur le problème dans l’espoir que la gestion de l’eau serait prise en charge par la communauté de communes. De notre côté, nous espérons que cette manne naturelle sera toujours gérée par notre commune. Le coût de ce type de travaux est très élevé et pour un budget communal comme le nôtre, face aux autres dépenses à engager, ce chantier ne peut être réalisé que petit à petit, section par section en sachant que cela prendra du temps. 




Le rapport 2018 sur la qualité du service de l’eau démontre que l'investissement sera encore lourd pour les prochaines années. Ce document présente des chiffres très intéressants à ce sujet. Le nombre total d’abonnés est de 2935. 600 000 m3 d’eau potable ont été produits l’année dernière au niveau des 3 réservoirs mais seulement 134 000 m3 ont été comptabilisés en consommation. 386 000 m3 sont passés dans la nature. Le reste (80 000 m3) correspond à la consommation sans comptage et au volume de service. 

L’équipe municipale pensait résoudre ce problème, on est bien loin du compte. Ces chiffres amènent une réflexion : les réservoirs d’eau de notre commune ne sont-ils pas trop importants ? Le problème tel qu’il est présenté par le maire en est-il vraiment un, étant donné que l’eau non consommée ne peut pas être stockée et part dans la nature ? En revanche, il est vrai que les canalisations sont vétustes et méritent d’être révisées. Il faut savoir que le réseau de canalisation de notre commune mesure près de 34 kilomètres. Cela laisse du travail pour les prochaines municipalités !!! 




En ce qui concerne l’assainissement, on compte un peu moins d’abonnés (2855) et le réseau est un peu moins long, mais il mesure 26 km quand même. Pour ces eaux usées, l’état du réseau est une question aussi importante à régler, si ce n’est plus, car ces eaux qui sortent des habitations contiennent des matières très polluantes : lessives, produits d’entretien, …. Mais, il est impossible de savoir quelle part de la consommation d’eau potable arrive finalement à la station de traitement des eaux usées. En plus des 34 km de d’approvisionnement d’eau, il faut s’attaquer aux 26 km d’évacuation….

Passons des histoires d’eaux, aux histoires de l’office de tourisme. Pas de nouveau directeur à l’horizon mais une modification des missions de l’EPIC. A partir du 11 décembre, cette structure n’aura plus en charge la gestion du domaine nordique, cet équipement touristique et sportif étant confié à une entreprise privée. Cela est au programme du prochain conseil du 10 décembre. Le vote positif des conseillers bien disciplinés est déjà anticipé… Nous en reparlerons bien sûr. Quant à la question d’un éventuel nouveau directeur, nous n’avons pas osé la poser. Aurons-nous droit à un 6ème directeur ? 6 directeurs en 6 ans, quel exploit !!! Sans doute un doute un record pour une station touristique, mais c’est un score dont on aurait largement pu se passer. 




Comme Annick Roger a repris le poste après le dernier départ, et l’occupe depuis 6 mois, le compte y est … On peut préciser que cette directrice par intérim n’avait aucune compétence en tourisme à son arrivée et qu'elle gère seulement le fonctionnement quotidien de la structure. C’est déjà bien, mais sûrement pas efficace en terme de planification de communication, ni en choix de politique touristique ! Mais comme l’ont souvent dit les élus actuels : « il n’y a pas que le tourisme aux Contamines »…. Oui, bien sûr, c’est vrai que tous les habitants vivent sans aucun impact touristique dans leur vie : personne ne travaille dans ce secteur, ni n’a d’appartements en location semaine…etc…

La délibération suivante concerne le centre équestre. Une délégation de service publique avait été mise en place mais le délégataire a demandé la résiliation du contrat bien avant la fin des 5 années prévues. Jusqu’à présent cette activité arrivait à fonctionner financièrement grâce à un accord avec l’UCPA mais l’année dernière, les clients de l’UCPA sont allés pratiquer l’équitation ailleurs. Cette absence s’est durement ressentie dans les comptes de fin de saison. Le maire a assuré qu’il trouverait facilement un nouveau délégataire. Pourtant, lors de la mise en place de cette DSP, un seul candidat avait postulé…




Pour la délibération suivante, nous devons remonter dans le temps. A l’automne 2014, dans les premiers articles de ce blog, nous avions évoqué la situation du refuge de la Balme. Ce bâtiment ayant été construit sur un terrain appartenant à la commune, le propriétaire avait été dans l’obligation d’acheter la parcelle correspondante. Le maire avait alors expliqué que d’autres chalets d’alpages étaient dans la même situation et qu’il allait remettre de l’ordre dans tout cela. 5 ans plus tard, ce sujet revient d’actualité pour les propriétaires de chalet des Prés qui sont dans la même situation : ils doivent acheter les parcelles sur lesquelles se trouvent leur construction. Le prix demandé est de 3 euros le m². Et voilà 10 000 euros en plus dans les caisses de la commune !!!




Cette séance du conseil municipal s’est terminée par les annonces des décisions du maire. Une seule décision cette fois-ci : la convention d’occupation du domaine public par l’ESF. Cette annonce a été si rapide que nous n’avons pas eu le temps de demander pourquoi cette convention ne nécessitait pas une délibération du conseil. L’an dernier nous avions voté pour approuver une convention entre la commune et le bureau des guides pour l’occupation de leur local d’accueil. Pour les moniteurs, il s’agit du même local, mais tout se passe sans délibération… Même après presque 6 ans de pratique, on reste pantois devant l’absence de constance, on a du mal à comprendre la logique… 




L’ESF occupe le local d’accueil dans le bâtiment de la mairie d’une surface de 95 m² et un local de 81 m² au rez de chaussée de la garderie. A cela s’ajoute l’occupation d’un terrain communal au Signal sur lequel se trouvent le chalet ESF, un fil neige et le jardin d’enfant et d’un autre terrain aux Loyers pour le nouveau jardin d’enfant. Le loyer lié à cette convention est de 10 000 euros. Le maire a expliqué fièrement qu’il avait multiplié ce montant par 3 et a ajouté que « c’était une bonne affaire pour la commune mais aussi pour l’ESF ». Même si le premier magistrat a affirmé que les moniteurs étaient satisfaits de cet accord, on peut sérieusement en douter compte tenu de cette hausse spectaculaire. Il faut noter que cette convention n’est signée que pour une année, l’ESF a sans doute voulu régler ce problème qui traînait depuis un bon moment et espère que l’an prochain, les conditions de discussion seront meilleures … 

A noter sur vos agendas : mardi 10 décembre, conseil municipal à 20h.


                                                            Rendez-vous le 15 décembre pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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vendredi 15 novembre 2019

Mystification

Dans nos précédents articles, nous avons expliqué à de nombreuses reprises qu’il ne fallait pas croire naïvement toutes les informations données par l’équipe municipale. Ceci est d’autant plus vrai en cette période électorale. La lettre d’information « Les Contamines actus » envoyée récemment dans presque toutes les boites aux lettres du village nous apporte 2 exemples frappants de cette méthode qui vise à transformer la vérité pour l’embellir et pour tenter ainsi de faire croire que la gestion de la commune depuis 2014 a été prodigieuse.




A la une de cette publication, nous avons tous pu lire le titre accrocheur « Les Contamines-Montjoie, unique représentant de la France dans le Top 20 des destinations à visiter en 2020 ». Au-dessous, quelques explications sont données : "Airbnb a dévoilé la liste des 20 destinations mondiales qui auront la côte l’année prochaine. En se basant sur les réservations pour l’hiver prochain, notre village se positionne à la 16ème place du classement à côté de villes comme Tokyo, Milwaukee, Bilbao, … ". Et pour enfoncer le clou, il est ajouté que les réservations enregistrent une progression de 108 % et que la Centrale de réservation a vu son chiffre d’affaire augmenter de 27.5 % cet été. 




Dans les lignes suivantes, l’équipe municipale essaie bien sûr de s’attribuer le mérite de ces chiffres records : « le village tire son épingle du jeu avec son authenticité, sa nature, …et ses nombreuses activités en constante évolution ». Il ne manque plus qu’une photo de la patinoire, de la piste de ski-roue ou du pumptrack pour faire passer le message.

A la lecture de ces chiffres, les professionnels du tourisme ont dû se réjouir : une vague exceptionnelle de touristes, annoncée par la mairie, va déferler sur les Contamines. Commerçants, restaurateurs, prenez garde, votre stock de marchandises va disparaître en un temps record, arriverez-vous à fournir ? Les clients vont-ils faire la queue devant les terrasses ? Risque-t-on des émeutes si l’attente est trop longue ? Les pistes seront-elles assez larges pour accueillir tous les skieurs venant du monde entier pour découvrir notre vallée ? Faut-il embaucher plus de saisonniers pour répondre convenablement aux demandes des visiteurs ? Faut-il que la commune de Saint-Gervais prévoie des aménagements particuliers pour faciliter le flux des hordes de voitures qui vont monter en direction de notre village ? 







Mais avant de s’emballer totalement, il faudrait s’interroger sur les sources de ces chiffres et de ce classement annoncé par AirBnb. En cherchant un peu sur internet, on trouve facilement quelques explications : sur la base des données de réservations faites pour 2020 en octobre 2019 et celles faites pour 2019 en octobre 2018, Airbnb a dégagé la liste des "20 destinations à visiter l'an prochain". Ainsi, cet opérateur a comptabilisé le nombre de réservations faites en octobre 2018, puis celles en octobre 2019 et a fait le rapport entre les 2. Et du passé, des perspectives pour l’avenir en sont déduites en s’appuyant sur l’idée que ces hausses vont se répéter. Une supposition qui peut être hasardeuse ... De plus, aucun autre chiffre n’est donné, et cela est fort dommage par ce que l’on peut annoncer une progression de 108% quand on passe de 20 à 42, de 1500 à 3150, de 28 000 à 58 800, .... 




En fait ce chiffre de 108% ne veut absolument rien dire quand on ne sait pas combien de réservations avaient été faites en octobre 2018. Peut-être était-ce 50 réservations via Airbnb qui sont passées à 105 ? Pas de quoi encombrer les rues du village !!! Mais peut-être ce chiffre est nettement plus élevé, ou beaucoup plus bas ? La lettre d’information ne nous donne aucune précision. Les responsables d’Airbnb n’ont pas communiqué les chiffres sur lesquels ils se basent pour établir leur classement qui n’est constitué que de pourcentages d’augmentation. Dans la liste, notre station est placée juste devant Tokyo. On peut facilement imaginer que le nombre de réservations est largement plus important pour la capitale japonaise que pour notre village savoyard si magnifique soit-il.




Faute de précision sur le volume réel associé, ce pourcentage de + 108 % peut donc être fortement relativisé. Cette hausse est réelle mais elle ne concerne que le site internet d’Airbnb. Quelle part des réservations cela représente-t-il ? Cette hausse est-elle similaire sur les autres moyens de réservation ? Une hausse du chiffre d’affaire de la centrale de réservation est aussi mise en avant : +27,5 %. Mais là aussi, aucune information sur le volume correspondant, sur les évolutions des années précédentes, sur les éléments pris en compte, … Pourtant dans ce cas-là, le maire dispose de tous les chiffres : pourquoi les cacher ? Ne sait-il pas qu’un pourcentage, annoncé seul, ne veut rien dire.

De plus il ne faut pas oublier qu’une hausse des réservations vient de la demande mais aussi de celle de l’offre. Il est de notoriété publique qu’Airbnb est devenu en quelques années, un acteur incontournable de la réservation de logement : 60 millions de réservation pour l’été 2018, 81 000 villes proposées. Face à cette manne de réservations, les propriétaires de meublés ont réagi, il est maintenant loin le temps des listes de meublés dans le dépliant de l’office de tourisme avec les petits points noirs et le numéro de téléphone du propriétaire à contacter pour savoir si l’appartement est encore disponible pour la semaine du nouvel An !!! Et ce n’est que récemment que les propriétaires ont franchi le pas pour inscrire leur logement sur le site de cet opérateur. Si on compte actuellement environ 250 logements proposés à la location sur Airbnb, ils étaient beaucoup moins nombreux il y a encore quelques mois et on peut facilement en déduire que cette hausse de 108% est dû en partie à une progression importante des inscriptions des loueurs sur le site. 




Ecrire que les Contamines-Montjoie est devenue une destination incontournable pour l’avenir à partir d’une hausse du nombre de réservations dont on a aucune idée du volume et qui peut être dû à une simple hausse de l’offre et non pas de la demande est donc une façon bien particulière d’enjoliver la réalité. Mais ces chiffres tombent trop bien pour tenter de cacher le bilan si désastreux de l’Office de tourisme depuis plus de 5 ans avec le défilé des directeurs et leur passage éclair. Vouloir faire croire qu’une gestion sans stratégie, avec des finances au plus bas après avoir jeté l’argent par les fenêtres permet de devenir la référence française du tourisme, c’est vraiment penser que les lecteurs du Contamines Actus sont très naïfs et crédules.


Mais la transformation de la réalité continue sur la page suivante : "au hameau de la Berfière, rénovation de la chaussée". En lisant ces quelques lignes on peut facilement croire que l’équipe municipale soucieuse des habitants a engagé d’importants travaux pour remettre en état la route qui traverse la Berfière. Mais en fait, ce ne sont que quelques mètres de route qui ont été réparés. L’article en annonce 50, on dirait plutôt 30 sur le replat tout en haut du hameau. Les photos avant / après ont été prises pour laisser croire à un vaste chantier. D'ailleurs, en voyant la version « avant » certains habitants du village ont dû penser qu’ils seraient bien heureux si la route de leur hameau était aussi belle: les élus ne doivent sans doute pas emprunter toutes les routes du village … 




Ces images montrent aussi que les fils électriques sont toujours là et bien visibles, toujours prêts à être endommagés par le vent et la neige. Les lignes électriques qui restent aériennes…Dommage, dommage. Mais le maire nous avait expliqué qu’il ne voulait pas dépenser de l’argent pour faire joli sans penser un seul instant au risque de coupures de courant ou de téléphone que les habitants de certains hameaux subissent encore.




Cette publication de la mairie s’enorgueillit également de travaux de voirie de grande envergure sur le bas du Baptieux qui a été recouvert d’au mieux 5 cm de goudron : une couverture qui ne résistera pas au gel, à la neige et aux déneigements…. Cette gestion de dernière minute qu’on peut qualifier de cache misère démontre encore l’absence complète de vision d’avenir pour le village. Dépenser l’argent public pour des « réparations » de routes qui ne tiendront pas dans le temps est une aberration de plus de cette politique désastreuse qui gère notre village depuis bientôt 6 ans ! 




Chaque année depuis 5 ans, 100 000 euros ont été budgétés pour l’entretien des routes, mais vu l’état général de la voirie, ils ont dû finalement être économisés au détriment des utilisateurs. De même, les réparations sur le réseau d’eau faites à la dernière minute par une entreprise extérieure s’apparentent à un lancer de paillettes ! Le maire a tellement dit que le réseau d’eau était vétuste mais sans rien faire dessus faute d’employés au service technique, qu’il se trouve maintenant contraint de masquer son manque d’implication par des travaux faits en urgence. Mais qui se laissera berner par ce débordement de goudron et de travaux qui ont cruellement fait défaut durant ces 6 années ?

Les publications et les articles de ce style vont certainement continuer et s’intensifier dans les semaines qui nous séparent de l’échéance électorale, et tout cela au frais des contribuables. C’est si pratique et facile pour faire sa campagne électorale. Mais heureusement, tous les électeurs ne sont pas dupes.


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vendredi 1 novembre 2019

Les affaires courantes

Lors du conseil municipal du 30 septembre, la majorité des discussions ont concerné la vente de la ferme du Praz comme nous l’avons décrit dans notre précédent article. Mais ce n’était qu’une des 13 délibérations à l’ordre du jour de cette séance. Certaines méritent que l’on s’y attarde.

Nous commençons par les habituelles signatures de conventions et les demandes de subventions. Côté convention, la première a pour but de permettre à la commune de bénéficier de conditions avantageuses pour la location de longue durée de véhicules particuliers et utilitaires légers. Cette convention est signée avec l’Union de Groupements d’Achats Publics, une centrale d’achat qui permet de profiter de tarifs intéressants. Le maire a précisé qu’il n’y avait pas d’achat de véhicule programmé mais que cette convention était signée « au cas où… ».




La seconde convention est signée avec ASTERS dans le cadre du Contrat de Territoires Espaces Naturels Sensibles Pays du Mont-Blanc. Ce programme avait été présenté lors d’un précédent conseil municipal, mais, le moins que l’on puisse dire est que cela nous avait paru très abstrait et très bureaucratique. De belles phrases, certes, sur la préservation de l’environnement mais qui nous semble bien éloignées du terrain. La première étape est l’élaboration du plan de gestion. Pour résumer, il s’agit de faire une étude pour savoir ce qu’il faut faire, comment le faire et quand le faire. Tout cela pour un coût de 23 000 euros dont 4 659 euros à la charge de la commune. Si le but ultime nous parait essentiel, le chemin pour y arriver semble bien long et bien compliqué.




Restons dans les hauteurs avec le projet de restauration du sentier du Col du Bonhomme. Située dans la réserve naturelle, la section entre le Plan des Dames et le col du Bonhomme s’est fortement dégradée ces dernières années. De plus, ce chemin est l’un des plus fréquenté de la commune avec 40 000 passages enregistrés en 2018, selon Asters. Un programme de travaux est envisagé pour assainir le sentier, le rendre plus praticable, effacer les sentiers parallèles apparus au fil du temps et enfin mieux matérialiser certaines zones pour canaliser la fréquentation. A ce jour, aucune estimation des coûts nécessaires n’a été annoncée, ni le planning des travaux. Avant cela des demandes de subventions seront certainement envoyées à différents organismes.




Nous avons remarqué avec un certain amusement que pour cette délibération nous avons reçu une documentation complète avec plans et explications d’une précision remarquable sur les travaux qu’il faudrait réaliser sur ce chemin. Pas moins de 13 pages d’annexe !!! Nous sommes maintenant incollables sur le sujet … Nous rappelons, qu’en revanche, nous n’avions reçu aucune information sur le projet de vente de la ferme du Praz. (aucun plan, aucune précision sur le projet,…) Comme toujours depuis le début de ce mandat, l’information donnée à l’opposition est inversement proportionnelle à l’importance du sujet.




Puisque nous parlons de demande de subvention, en voici justement une qui est faite auprès de la Région Auvergne Rhône Alpes pour l’entretien et la rénovation de la falaise de la Duchère. Les travaux à réaliser sont estimés à un coût de 30 000 euros dont la moitié sera à la charge de la commune. Le maire a ajouté que la commune est très attachée à la valorisation de cette falaise et que ces travaux permettraient une meilleure pratique de l’escalade pour tous. 

Ces mots vont totalement à l’inverse de ce qu’il nous expliquait l’an dernier au sujet du jardin d’enfant de l’ESF près de la garderie. Pour justifier le désengagement total de la commune sur ce dossier, il mettait en avant le fait que la commune n’avait pas « à investir pour des privés » et que les moniteurs qui bénéficiaient de cet espace n’avaient qu’à le financer. On pourrait reprendre le même raisonnement pour la falaise de la Duchère qui bénéficie aux guides. Où est la logique quand on nous explique que la commune doit payer les travaux d’entretien de la falaise pour une meilleure pratique de l’escalade et quand en même temps l’équipe municipale refuse de dépenser un euro pour un jardin d’enfants qui a pour but de promouvoir le ski dès le plus jeune âge ? Et rappelons-nous de la demande faite dans le passé par le bureau des guides pour une aide de 1000 euros de la commune pour équiper cette même paroi de la Duchère…. La réponse avait été un « non catégorique » de la part du maire qui jugeait que ce n’était pas à la mairie d’entretenir ses infrastructures dont jouissaient les professionnels du tourisme. Il avait refusé également de payer 250 euros de réparation pour le tremplin de saut du Praz !! 




Pourquoi l’attitude du maire vire complètement ? L’approche des élections ? Un changement d’interlocuteurs ? En tous cas, surement pas une passion soudaine pour l’évolution du village vers un mieux vivre et une volonté de faciliter la vie quotidienne des usagers….Il nous semble que le rôle d’un conseil municipal dans une station de sports d’hiver et d’été est d’investir dans les équipements des activités touristiques et d’aider au financement de leur entretien. Il est certain que la falaise de la Duchère doit bénéficier de fonds de la commune, comme aussi le jardin d’enfants, les pistes de ski alpin et nordique, les chemins de randonnée, … Et si l'on accepte de payer d’un côté, il faut aussi le faire de l’autre…




Passons maintenant à la rubrique des Finances avec le vote de l’admission en non-valeur de certaines créances. En fait, il s’agit pour la commune de valider le fait que certaines sommes dues par des particuliers ne seront jamais payées. Tout cela pour un montant de près de 30 000 euros. Il s’agit principalement de frais de secours sur piste (19 000 euros). Lorsqu’une personne se blesse et doit être prise en charge par une ambulance ou un hélicoptère, les frais sont payés dans un premier temps par la commune qui ensuite envoie la facture à la personne concernée. Mais certaines factures ne reçoivent jamais de réponse, très souvent quand le destinataire habite à l’étranger. Les autres factures impayées sont des factures d’eau et d’assainissement.




La saison d’hiver approchant, on retrouve à l’ordre du jour, les délibérations habituelles. Comme chaque hiver, le pass scolaire doit être approuvé pour permettre aux jeunes du Pays de Mont-Blanc de skier sur l’ensemble des stations de la région (10 communes de la Com Com + 4 communes de la vallée de Chamonix). Le coût pour les familles est de 99 euros par enfant. Les communes et les sociétés de remontées mécaniques se répartissent le reste de la dépense (90 euros par enfant). Ce système qui fonctionne depuis très longtemps est un vrai plus pour les jeunes ainsi que pour les finances des familles.




Un autre sujet revient tous les ans. Il s’agit des tarifs de la taxe de séjour. Ceux-ci restent identiques à ceux de l’année dernière mais étant donné qu’ils sont déjà fixés au maximum légal pour une large partie des catégories, il est impossible de les augmenter !!! Enfin nous signalons que d’autres délibérations ont été votées lors de cette séance (durée d’amortissement des biens de la communes, 2 nouveaux tarifs pour la bibliothèque, loyer de 150 euros par mois pour un studio de 18m² dans le groupe scolaire, achat d’une parcelle de 96 m² pour 1 euro symbolique, procédure de déclassement d’un chemin au Cugnon). 

Ces délibérations d’un intérêt très relatif nous montre que la fin du mandat approche. Le temps des grands projets est maintenant clos. Il ne reste plus que la gestion des affaires courantes.




Dans de précédents articles, nous avons annoncé les différentes réunions organisées pour le groupe de réflexion « Les Contamines, tout simplement » en vue des élections municipales de mars 2020. Les personnes qui souhaitent suivre l’actualité de cette équipe peuvent désormais consulter le site 
https://municipales2020.contamines-montjoie.com/


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mardi 15 octobre 2019

Et la braderie se poursuit

Ce lundi 30 septembre, les conseillers municipaux étaient convoqués pour une séance du conseil municipal. Celle-ci était initialement prévue le mardi 24 septembre, mais un mail de la mairie a expliqué que la poste n’avait pas envoyé à temps les convocations…. A ce stade de mauvaise foi, nous n’allons pas nous étendre sur cet énième faux pas ! Nous reviendrons bien entendu sur toutes les délibérations votées ce jour-là dans un prochain article, mais, aujourd’hui, nous avons choisi de nous arrêter sur un point qui a valu un long échange entre Jean-Yves et le maire des Contamines. Ce soir là, le premier édile a fait son « grand numéro ». Nous l’avons vu comme au début de son mandat : agressif à souhait, sans raison valable, maniant le verbe haut et les contradictions…. Il a attaqué ceux qu’il appelle ses opposants comme durant sa campagne électorale il y a 6 ans, vilipendant à tout va l’ancienne municipalité. Pourtant aucune des questions n’était posée pour le déstabiliser : il s’agissait de comprendre cette délibération. Néanmoins, c’est bien à lui de justifier ses choix, ses actes politiques auprès de la population. Il s’est senti menacé par les questions très simples de Jean-Yves Raffort et de Peggy Le Bruchec. Nous avons retrouvé le premier édile de la commune manipulant des chiffres afin de tenter de justifier ses choix très controversés. Il a en outre mélangé ses démêlés personnels avec l’ancienne municipalité en omettant bien entendu de relever ses nombreuses incivilités : traverser en 4X4 les pistes de ski de fond, tirer une ligne électrique au-dessus d’une départementale pour se brancher sur un compteur électrique communal…. Mais revenons à ce qui nous occupe actuellement : la délibération permettant la vente de la ferme du Praz.




Parmi l’ensemble des biens dont elle dispose, la commune des Contamines est propriétaire de l’une des 2 fermes situées à côté du terrain de football au parc de loisirs du Pontet. Il s’agit précisément du bâtiment positionné juste à côté du tremplin de saut à ski. Actuellement, celui-ci est utilisé pour du stockage de matériel de la commune et par le Ski-Club du village pour ses activités à proximité. 

Selon les documents qui nous ont été adressés, l’association Mont-Blanc Racing club, affiliée au Comité Mont-Blanc, a proposé à la commune d’acheter cette ferme pour la réhabiliter et la transformer en un lieu d’accueil de type gîte-refuge. Le but est de créer un camp de base pour les sportifs et les athlètes souhaitant s’entrainer aux Contamines. Cet hébergement pourra aussi accueillir des séminaires et des formations. Ce gîte-refuge sera composé de chambres collectives ou dortoirs pour une quarantaine de personnes, avec un espace de vie et une salle de restauration.




Face à cette proposition, le maire et son équipe ont réagi très positivement. Depuis le début de leur mandat, ils n’ont pas hésité à vendre plusieurs biens appartenant à la commune. Voilà pour eux une belle occasion à ne pas manquer avec 200 000 euros à la clé. Notre réaction a été plus circonspecte. Les conseillers d’opposition disposaient de bien peu d’information pour se faire une opinion et avaient de nombreuses questions à poser pour juger de l’intérêt et des conséquences de cette vente. « Ah bon, vous n’aviez pas les documents en annexe ? c’est un oubli, je pensais que vous les aviez … » a indiqué le maire. Une réponse si souvent utilisée pour tenter de justifier les informations données au compte gouttes.

Il est certain que notre commune manque d’un lieu d’accueil pour les sportifs et athlètes qui viennent utiliser les infrastructures existantes, notamment la piste ski roue. Le projet initial développé par la précédente municipalité pour le programme « stade des 4 saisons », comprenait justement un projet de réhabilitation de cette ferme du Praz pour accueillir dans de bonnes conditions les équipes de sportifs (vestiaires, salles de sports, salles de réunions, lieux de stockage, …). Le projet présenté aujourd’hui semble avoir la même vocation mais divers éléments nous interpellent.




Suite à une question de Jean-Yves, le maire a indiqué que le coût de l’opération sera d’environ 1 million d’euros pour l’association (achat du bien + travaux). Une dépense financée par un emprunt sur 15 ou 20 ans. Pour assurer la rentabilité de l’opération, les membres de Mont-Blanc Racing visent un remplissage de 40 semaines par an (avec hébergement et restauration), toujours selon les explications données par le premier magistrat. Ce chiffre avancé par le maire nous parait très optimiste ! Il est clair que la venue des équipes de sportifs ne pourra assurer seule ce remplissage et cet hébergement sera également ouvert à toutes personnes désirant y séjourner. Ceci a été confirmé par le maire qui voit dans la transformation de cette ferme une création de lits chauds pour la station. « Ce lieu sera exploité par un privé qui aura intérêt à le remplir » a-t-il ajouté. 




L’objet de l’association Mont-Blanc Racing Club est de "soutenir le mouvement sportif et notamment les activités et projets d'intérêt général de son membre fondateur, de redistribuer les ressources provenant des dons effectués par son club de mécènes et par les actions de formation qu'elle mènera auprès des entreprises sur le thème de l'expertise du sport de haut niveau et promouvoir et développer ces activités de formation". Pour mener à bien toutes ces actions, elle a besoin de fonds. La réalisation de ce lieu d’hébergement est un moyen pour elle de créer une activité permettant de dégager des bénéfices afin de soutenir le mouvement sportif. Selon les informations que nous avons pu obtenir par ailleurs, cela se fait dans d’autres stations avec un accueil mixte d’équipes d’athlètes et de touristes. Reste à savoir quelle sera la répartition entre les deux dans ce gîte et comment celle-ci évoluera dans le temps.

Des questions se posent aussi sur la réhabilitation du bâtiment. Comment sera transformée cette ancienne ferme ? Quel style architectural ? Quelles dimensions ? Jean-Yves a demandé si le permis prévoit une extension du bâtiment. « Pas d’extension prévue dans le permis mais ils peuvent le faire » a répondu le maire. Après vérification, il s’avère que le panneau affiché actuellement sur la ferme indique « Rénovation d’une ferme en gîte, refuge, restaurant. Extension de 25.96 m² ». Encore un dossier bien suivi…. 




Cette ferme du Praz se situe dans un endroit bien particulier de la commune avec un accès très réglementé. A l’heure actuelle, seuls les propriétaires des bâtiments situés au Praz et à la Duchère peuvent emprunter le chemin du Praz dont l’accès est limité par des bornes automatiques situées aux extrémités. Cette route n’est pas déneigée en hiver. De plus il n’y a aucun système d’assainissement collectif à proximité. Cela pourra-t-il continuer ainsi après la création d’un lieu d’hébergement d’une quarantaine de personnes ?

Jean-Yves et Peggy ont posé des questions sur le fonctionnement futur de cet établissement. Concernant l’assainissement, le maire a répondu que tout est indiqué dans le permis de construire sans préciser s’il s’agit d’un raccordement au système d’assainissement le plus proche (foyer de ski de fond) ou la création d’un système autonome. Aucune indication ne permettait de savoir que le permis avait été accordé. D’ailleurs la DGS invitée à s’exprimer ne semblait pas savoir si elle devait dire que le permis de construire était déjà délivré… Un flottement d’incertitude est passé sur les élus, le temps de savoir si effectivement le permis de construire avait été déposé ou était en cours d’instruction ? Pour finalement dire qu’il était bien accordé ! Quant à l’accès des clients au gîte la réponse du maire a été très ambiguë : tout d’abord il a expliqué que le stationnement était prévu sur le parking du foyer de ski de fond puis il a ajouté « on sait bien qu’il y aura des personnes qui iront en voiture jusqu’au gîte ». Un conseiller a alors ajouté « si une personne arrive à 23h, elle ne va pas stationner sur ce parking ». 




Etienne Jacquet est ensuite parti sur des explications sur le droit des propriétaires d’accéder à leur propriété. Un sujet qu’il connait bien… Mais jusqu’à preuve du contraire une personne qui viendra séjourner dans ce gîte ne fera pas parti des ayants-droits. Si les clients doivent pouvoir accéder en voiture jusqu’au terrain de football, comment l’interdire aux autres personnes ? Faudra-t-il aussi déneiger la route en hiver ? Comment assurer des secours en toutes saisons ? Comment gérer la cohabitation entre ce nouveau flux de véhicules et les nombreux piétons que se promènent sur le chemin du Praz ? Il est clair que la transformation de cette ferme en gîte aura des conséquences importantes sur l’organisation de cette partie de la commune encore aujourd’hui préservée. En sachant que le premier édile habite un peu après la ferme du Praz, on comprend pourquoi il a sorti l’artillerie lourde et toute la mauvaise fois dont il est capable. Il s’est senti directement attaqué par les problématiques d’accès posés par la transformation de cette ferme en un Etablissement Recevant du Public…. Pourtant les questions auraient été moins précises si un dossier complet avait été donné aux élus. La rétention d’informations a des effets secondaires imprévus…..




Parmi les arguments qui justifient l’intérêt de cette vente, le maire a expliqué que ce bâtiment était dans un état de vétusté avancé, que la charpente et la structure  présentaient des problèmes de solidité et que la commune n’avait pas les moyens de financer ces travaux. L’état de délabrement décrit par le maire nous semble largement exagéré, cette ferme est loin d’être une ruine qui menacerait de s’effondrer à tous moments. Et il serait plus juste de dire que l’équipe municipale ne souhaite pas financer des travaux sur cette construction et qu’elle a préféré s’orienter vers d’autres choix. Si elle avait voulu créer un véritable lieu pour les athlètes, des subventions auraient été possibles et facilement trouvables tant ce projet est justifié. 

Et n’oublions pas le Ski-Club des Contamines qui utilise une partie du bâtiment pour ses activités. Comme le projet est développé par le comité Mont-Blanc, on peut espérer qu’une solution sera trouvée pour que le Ski-Club puisse continuer à fonctionner de la même façon. Mais tout dépendra de l’évolution de ce gîte : si la part des clients non sportifs augmente, un jour, le Ski-Club deviendra gênant… Quant aux possibilités d’installation d’un petit téléski pour les sauteurs à côté du tremplin, les voilà bien menacées !!!




Enfin, grâce à son emplacement idéal entre le parc nordique et le parc de loisirs du Pontet, ce bâtiment aurait pu être utilisé pour créer un lieu complémentaire aux activités à proximité. Notre station manque cruellement d’un lieu d’activités de repli en cas de mauvais temps, hiver comme en été. Pourquoi pas une salle de sports ? Une salle de musculation ? Un mur d’escalade ? Un musée du patrimoine ? Un spa ?… Toute une série d’activités venant idéalement compléter le parc de loisirs et non pas gêner son fonctionnement. Cela aurait créé une vraie synergie….. De plus, la commune aura toujours besoin de locaux pour stocker du matériel. Il faudra trouver un autre lieu pour entreposer tout cela. Tout mène à penser que la vente de ce bien communal est poussée par une simple réflexion à court terme pour améliorer les finances de la commune et non par l’intérêt général lié à la préservation des biens communaux. Le choix a été clairement fait de continuer à dilapider ce patrimoine pour améliorer les finances de la commune. Cette vente de la ferme du Praz vient s’ajouter à la triste liste dont l’équipe municipale ne semble pas bien cerner les effets à long terme … 


                                                           Rendez-vous le 1er novembre pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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mardi 1 octobre 2019

5 ans et bientôt la fin….

Comme chaque année, nous nous accordons une petite pause à l’occasion de l’anniversaire de notre blog, histoire de souffler avant la dernière ligne droite. Quand nous avons commencé à publier nos articles en septembre 2014, nous n’étions pas certains de tenir la distance, mais chaque semaine, puis chaque quinzaine, la vie municipale des Contamines a toujours été aussi riche, malheureusement souvent par ses mauvais côtés, pour nous donner un sujet à traiter. De plus la fréquentation du blog, constante au fil des mois, nous a démontré le fort intérêt des habitants, permanents ou non, pour leur village et leur envie d’en savoir plus sur la vie de la commune et nous a incité à persévérer.






En ce début d’automne, nous soufflons donc nos 5 bougies, et nous vous donnons rendez-vous le 15 octobre avec un nouvel article consacré au conseil municipal du 30 septembre.

A noter : le groupe de réflexion "les Contamines 2020" invite les personnes intéressées à venir participer à des ateliers de travail sur le vaste sujet du centre du village le dimanche 13 octobre et le jeudi 17 octobre à 18h au restaurant du Pontet sous le télécabine du même nom.



Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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dimanche 15 septembre 2019

Bientôt le bout du tunnel ?

Dans 6 mois exactement, le 15 mars 2020, nous serons tous appelés à nous déplacer à l’occasion du premier tour des élections municipales. Le second tour aura lieu le dimanche suivant. Nous rentrons ainsi dans la toute dernière partie du mandat débuté en mars 2014.




Rassurez-vous, le temps n’est pas encore venu de dresser le bilan de l’équipe municipale menée par Etienne Jacquet. D’ici mars prochain, nous aurons largement le temps de le faire, et ce, avec précision et en rappelant tout ce qui s’est passé dans notre commune depuis presque 6 ans. Ce travail sera d’autant plus simple à faire pour nous : tout est relaté dans les 185 articles parus dans ce blog depuis septembre 2014. Et les premiers mois riches en rebondissements, ne seront pas oubliés….

Nous pourrons également ressortir tous les tracts et documents de la campagne de 2014 et du début du mandat qui annonçaient monts et merveilles. Nous les avons conservés, sachant bien qu’un jour, ils seraient très utiles. Le décompte des réussites et des échecs sera simple à réaliser.




En attendant, il reste quelques mois à l’équipe municipale pour faire avancer les derniers dossiers sur lesquels elle compte pour remplir son bilan. Mais ces 180 jours ne seront pas suffisants pour mener à terme les « super projets » annoncés depuis des années.

Une chose est sûre et certaine : le projet de vente immobilière du centre voulu par l’équipe municipale ne verra pas le jour. La boucherie est fermée depuis 2015 en vue de sa démolition, le parking public a été déclassé pour pouvoir être vendu aux promoteurs. Cela n’aura servi à rien. La Justice met du temps à rendre ses verdicts. Nous en avons ici la preuve. Les différents recours contre le permis de construire n’ont pas encore été jugés et à ce jour l’instruction des dossiers n’est pas close. Il n’est pas certain que cela soit fait avant mars 2020. Des années peuvent passer entre le dépôt des dossiers devant les tribunaux et la décision finale. 




Même si toutes des décisions de la Justice étaient prises dans les prochains jours, les promoteurs n’auraient plus le temps d’enclencher les travaux. La commercialisation des logements n’est pas commencée et comme il faut que 50 % des appartements soient vendus avant le début du chantier, le temps restant ne sera pas suffisant. Nous pourrons continuer à voir le sommet du Mont-Joly depuis la place centrale pendant un certain temps…

Le maire avait beau déclarer qu’il arriverait à transformer le centre des Contamines en un mandat contrairement à tous ces prédécesseurs, force est de constater qu’il ne fera pas mieux. Bien sûr, il mettra en cause tous ceux qui ont bloqué le projet par des recours. Tous ceux, qui selon lui, vont contre l’intérêt du village. Mais toutes ces actions ont été le résultat de l’absence totale de concertation en amont et de la volonté du maire de vouloir imposer à tout prix son projet. Sans jamais vouloir tenir compte des remarques faites, il s’est obstiné et finalement s’est retrouvé totalement bloqué. Voilà comment un projet tombe à l’eau !!! 




Rappelons que rien ni personne ne l’empêchait de donner un premier coup de pelle sur le terrain vendu si peu cher à Quanim Escrim. Mais, il fallait être sûr de la validité de ce projet. En effet, il aurait pu être jugé en délibéré, immédiatement. Nous sommes bien persuadés que si le projet immobilier avait fait un consensus aux Contamines, il serait sorti de terre. Mais brader le patrimoine communal n’est pas une politique acceptable surtout pour un projet aussi impactant pour le cœur du village. Ôter la vue des montagnes pour construire des immeubles culminant à des hauteurs vertigineuses ne l’est pas plus ! 

Un autre ensemble immobilier risque bien de ne pas voir le jour d’ici la fin du mandat : il s’agit des logements dits sociaux au Plane. Lors du dernier conseil municipal, une délibération a été votée pour autoriser le maire à signer une promesse de vente des différentes parcelles. On est encore bien loin du premier coup de pelle. De plus des conditions suspensives ont été récemment ajoutées, ce n’est pas cela qui va faciliter le lancement des constructions. Là aussi, l’équipe municipale n’aura pas pu concrétiser ses promesses.




D’autres chantiers ont été annoncés. Ils risquent aussi de rester virtuels vu les quelques mois qui restent. Par exemple, la Maison du Tour du Mont-Blanc verra-t-elle finalement le jour ? Des subventions ont été sollicitées auprès de nombreux organismes, certaines ont été obtenues. Cela est-il suffisant pour démarrer le chantier ? L’ancienne gare du téléphérique EDF doit être totalement réaménagée et les parkings autour complètement transformés. Cela nécessite une longue période de travaux. 




On peut aussi sérieusement se poser la question du bien fondé de lancer de tels travaux à quelques mois de l’échéance électorale. Il faut rappeler que ce projet représente un budget total d’environ 2 millions d’euros et même si toutes les subventions sont accordées, il restera une lourde énorme charge dans les finances de la commune. Une équipe municipale peut-elle imposer cela à ses éventuels successeurs ? Le bon sens voudrait que le lancement des travaux attende le printemps prochain et le verdict des urnes. Les futurs élus, quel qu’ils soient, pourront alors choisir de concrétiser ou non ce projet. Ailleurs, cette règle de bon sens existe et elle est généralement respectée. Mais depuis 6 ans, le bon sens et le respect n’ont pas souvent été mis en avant…




Une autre règle doit être respectée scrupuleusement et n’est pas liée au bon vouloir du premier magistrat. Il s’agit de la loi qui encadre la communication municipale en période pré-électorale. Depuis le 1er septembre, le maire et son équipe doivent respecter le code électoral. Celui-ci est clair : « Pendant les six mois précédant le premier jour du mois d’une élection et jusqu’à la date du tour de scrutin, l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle est interdite. À compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin". 

En d’autres termes, l’équipe municipale n’a plus le droit d’utiliser le budget de la commune pour assurer sa propagande, pour mettre en avant ses actions, pour vanter les décisions du maire ou pour critiquer les précédentes municipalités. Si elle veut le faire, elle doit passer par ses propres outils de communications financés non pas par le budget communal mais bien par des fonds privés. 




Depuis plusieurs mois, tous les moyens sont utilisés pour dresser un tableau élogieux du maire et de ses conseillers : newsletters envoyées à grands frais à tous les habitants ou presque, page Facebook, outils de communication de l’Office de Tourisme … Cela ne peut plus être le cas. En période pré-électorale, une commune n’a pas le droit de financer une action de communication qui ferait campagne pour un candidat. Cette interdiction est très large et concerne également les actions de promotion des réalisations ou toutes communications sur la gestion locale qui pourraient avoir un impact électoral. Pour les candidats sortants, cela concerne aussi l’utilisation des moyens matériels de la commune pour la campagne électorale (voiture de fonction, téléphone, etc.) ainsi que le recours au personnel municipal. 

Une communication peut bien sûr continuer à exister mais elle doit avoir un caractère neutre et informatif. Nous serons particulièrement vigilants sur ce point. Pendant 6 ans, la parole de l’opposition a été totalement étouffée, le maire s’est largement servi des moyens de la commune pour assurer sa propagande allant même jusqu’à l’emploi totalement irréaliste d’une chargée de communication, en passant par la signature de contrats publicitaires pharaoniques avec la presse locale via l’EPIC.. Il est impensable que cela puisse continuer jusqu’au prochain scrutin.




                                
                                                               Rendez-vous le 1er octobre pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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