mercredi 15 mai 2019

Le domaine nordique sera-t-il privatisé ?

Nous reprenons notre compte rendu du conseil municipal du 9 avril. Après le projet de vente de parcelles pour la création de 80 logements au Grand Plane, nous nous intéressons cette fois-ci à l’avenir du domaine nordique des Contamines. L’équipe municipale envisage de grands changements dès le prochain hiver.




Le domaine nordique de la commune fait partie des équipements touristiques gérés par l’EPIC « Les Contamines Tourisme » avec la participation de la commune pour divers éléments techniques. Il regroupe les pistes de ski de fond, le chalet d’accueil, le stade de biathlon et la petite piste de luge. A cela, il faut ajouter la piste de ski roue en travaux actuellement. Cinq personnes sont employées pour faire fonctionner cet espace en hiver : 4 pisteurs-secouristes et une hôtesse d’accueil. En été, les activités sont gérées par la société Alpinum Events. En lisant le document joint à la délibération nous avons appris qu’une convention avait été signée entre l’EPIC et Alpinum Events pour des prestations de promotion et l’entretien mais aussi la « coordination planning » et la structuration. Nous pensons que le planning doit être celui qui organise l’utilisation du stade de biathlon. En revanche, nous ignorons à quoi correspond concrètement « la structuration ». Ces missions correspondent à un coût annuel de 18 000 euros TTC.





Mais cette organisation ne satisfait pas le maire et son équipe : ceux-ci souhaitent mettre en place une délégation de service public afin qu’une entreprise privée prenne en charge cette gestion. Quels sont les arguments qui peuvent justifier cette modification? Cette activité n’est sans doute pas suffisamment rentable. Lors du conseil municipal nous avons interrogé le premier magistrat de la commune pour avoir quelques éléments comptables. La réponse donnée parle d’elle-même : chaque année, le déficit de fonctionnement est d’environ 90 000 euros. Il n’est pas nécessaire de chercher plus longtemps, nous avons trouvé la raison à ce souhait de changement.





Ce déficit n’est pas une surprise. Un domaine nordique peut difficilement être rentable : les coûts sont très importants (damage, entretien, enneigement, personnel de secours, …). Face à cela, les recettes sont très liées aux conditions climatiques, les tarifs d’accès aux pistes sont peu élevés et la fréquentation reste moyenne malgré la promotion faite autour de ce sport. Mais on peut penser que si ce type d’équipement sportifs ne rapporte pas directement de l’argent à la commune, il fait partie d’un ensemble d’offres d’activités qui donne l’attrait de la station. Un domaine nordique n’est pas rentable, une patinoire non plus, une garderie ne l’est pas forcément, … mais tous ces équipements sont indispensables à une station de sports d’hiver et participent indirectement à séduire des touristes pour venir séjourner aux Contamines. On peut donc affirmer que ces équipements touristiques rapportent indirectement largement plus qu’ils ne coûtent. Mais malheureusement il est quasiment impossible de mesurer ces apports financiers au budget de la commune.





Sans doute, le maire s’arrête-t-il aux seuls résultats comptables et dans le passé, il avait déclaré que la commune n’avait pas vocation à gérer des activités déficitaires. Il souhaite maintenant trouver un prestataire pour s’occuper du domaine nordique. Aussi une proposition de convention a été présentée lors de ce conseil municipal : elle définit ce que pourrait être le futur accord entre la commune et une société éventuellement intéressée.

Ce document reprend en détail tous les aspects de l’organisation du domaine nordique et répartit les rôles entre la commune et le futur délégataire. Celui-ci aurait les missions suivantes : l’exploitation, l’entretien, la maintenance, la surveillance et les réparations de l’ensemble des installations mais aussi la signalisation de sécurité et fonctionnelle du site, le balisage et le barriérage, la mise en sécurité du périmètre (déboisement, débroussaillage, drainage, etc.). A tout cela il faut ajouter la gestion des usagers et une assistance technique à la commune. En plus, la commune souhaite que cette société investisse pour réaliser des travaux de modernisation du chalet nordique avec la création de vestiaires et de toilettes publiques avant fin 2020. Elle lui demande même de créer un club house.





Les contraintes ne s’arrêtent pas là : le futur délégataire devra participer activement aux différents événements organisés sur le site en mettant à disposition des moyens humains et matériels nécessaires à la préparation et à l’accueil des manifestations durant 16 jours minimum pendant la saison hiver, et 8 jours pendant la saison estivale. Cela comprend entre autres choses le damage du site y compris des préparations spécifiques si besoin, le balisage et la sécurisation du site avant et pendant l’événement, la communication sur le site des adaptations du site nordique induites par ces événements (information clientèle). Et n’oublions pas que d’autres activités existent sur le domaine nordique : chiens de traineaux, calèche, ski joering,…. Le délégataire devra gérer les relations avec tous les différents prestataires sur le site du parc nordique. Enfin, en plus de tout cela, et comme si toutes les contraintes ne suffisaient pas, la commune demande au délégataire de lui verser une redevance d’occupation du domaine publique.




Afin de garder des chances de trouver quelqu’un susceptible d’être intéressé, la commune est prête à quelques compensations. En premier lieu, certains biens seront mis à disposition du prestataire : les canons à neige, la dameuse et le scooter, le matériel pour la sécurité et le balisage et tout le matériel composant le stade de biathlon. En plus, la mairie mettra 2 agents communaux à disposition du délégataire.

Ces aides de fonctionnement apportées par la commune entraînent des questions qui ne sont malheureusement pas évoquées dans le document. Si l’entretien du matériel (canon, dameuse, …) est logiquement à la charge du futur délégataire, que se passera-t-il en cas de panne, de casse ou de besoin de remplacement ? Et concernant le personnel mis à disposition, on peut craindre des litiges pour des agents payés par la commune et dirigés par un prestataire privé. Des difficultés d’organisation à prévoir …

Autre question non anticipée : celle de l’enneigement. Lors des hivers pauvres en neige, les services de la commune doivent participer au transport et à la mise en place de la neige artificielle sur une large partie du domaine. Comment le délégataire pourra-t-il gérer de tels manques de neige ? Cela ne risque-t-il pas d’entrainer une fermeture prématurée du domaine dans la même logique que celle de la patinoire ?

Par ailleurs, les pistes traversent des terrains appartenant à des propriétaires privés qui sont dédommagés par la commune et qui ont un droit d’accès gratuit aux pistes. Ce point n’est pas évoqué dans le projet de convention. Qu'en sera-t-il à l’avenir ?




Deux derniers éléments ont attiré notre attention. Dans le document il est précisé que le délégataire devra mettre en œuvre les moyens matériels et humains nécessaires pour former et encadrer les pratiquants. Pour le ski de fond, la formation et l’encadrement étaient assurés jusqu’à présent par les moniteurs de l’ESF. Cela est-il amené à changer ? Le délégataire va-t-il créer une nouvelle équipe de moniteurs de ski ? Une autre demande de la commune : celle-ci souhaite que le délégataire puisse proposer, dès l’ouverture du site (en décembre 2019), du matériel de location de ski de fond, de biathlon et de ski roue utilisable sur le site. Les nombreux magasins de location de ski vont sans aucun doute apprécier cette volonté de la commune de voir naître un nouveau concurrent directement sur le site nordique. Autant on peut comprendre que le matériel de biathlon, voire de ski roue soit loué sur place, cela est beaucoup plus discutable pour la location de ski.





Le maire et son équipe vont maintenant partir à la recherche d’un prestataire prêt à gérer le domaine nordique. Avec un déficit de fonctionnement de 90 000 euros et l’obligation d’investir pour moderniser le chalet nordique, il nous parait peu probable que les propositions affluent en nombre à la mairie. Peut-être un mécène se présentera-t-il ? Ou alors la mairie devra largement revoir ses prétentions au risque d’une forte dégradation de la qualité des pistes, de l’entretien du domaine, du développement de ces activités nordiques.

Plus globalement, ce souhait de la commune est une nouvelle étape vers un désengagement de tous les équipements touristiques avec des résultats mitigés. Après la patinoire, le camping, une large partie du parc de loisirs, le domaine nordique est maintenant prêt à être sacrifié. Si cela abouti, il ne restera plus que la garderie et le lac de baignade du Pontet gérés par la commune. A qui le tour ? 



Le maire souhaite se débarrasser de ce qui pourrait être un handicap pour le bilan financier qu’il va présenter à ses électeurs. Pour lui rien d’autre ne compte. La notion de service public lui est totalement étrangère…. L’intérêt communal, à part s’il s’agit de combler les trous du budget, n’est pas au programme. Le seul but de cette équipe est de vendre ou de se débarrasser des biens communaux. Ainsi la formule adaptée en cas de problème sera celle qu’on nous a déjà servie à propos de la patinoire : « C’est pas nous, c’est eux »… sans oublier le leitmotiv : « on n’a pas fait d’emprunt ». Toujours est-il que le domaine nordique est en voie d’être dissocié de la gestion communale. La communication sur ce sujet est opaque, tandis que sur d’autres, juste là pour faire reluire l’image du premier magistrat. On peut craindre que les négociations sur l'avenir du domaine nordique avec une éventuelle société privée resteront très discrètes et rien ne filtrera de la tour d’ivoire qu’est devenue la mairie des Contamines.


Rendez-vous le 1er juin pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud



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mercredi 1 mai 2019

Patrimoine communal sacrifié

Tous les ans, un conseil municipal est convoqué dans les premiers jours du mois d’avril. En effet, le budget communal doit être obligatoirement voté avant le 15 avril. Cette année, les conseillers se sont réunis le 9 avril. Bien entendu, nous reviendrons en détail dans de prochains articles sur les dépenses et les recettes envisagés pour 2019. Nous avons préféré nous consacrer ce 1er mai à l'une des délibérations à l’ordre du jour de ce mardi soir.

Le patrimoine de la commune des Contamines, propriété de tous, est riche de forêts, de terrains agricoles, de bâtiments publics, d’édifices religieux, d’équipements sportifs, … et de quelques terrains constructibles. Ces biens ont été acquis au fil des années par les différentes municipalités pour transmettre aux futures générations un capital leur permettant d’affronter les éventuelles difficultés. Dans le passé, dans une gestion en bon père de famille, les diverses équipes municipales ont su préserver cette richesse et c’est en de très rares occasions qu’elles se sont résignées à se séparer de ces précieux biens. 




Depuis 2014, la stratégie du maire et de ses conseillers a été tout autre. Ceux-ci ont eu comme leitmotiv la réduction de la dette de la commune. Pour cela, ils ont opté pour une méthode simple et claire : l’étalement d’une partie de la dette sur plusieurs années, l’annulation des travaux et des projets ne pouvant pas être subventionnés et la vente de plusieurs biens communaux. Concernant la dette, celle-ci est toujours aussi importante hormis l’aide de l’état qui a sorti plusieurs communes du surendettement suite au choix de l’emprunt toxique. Cet emprunt avait été souscrit pour payer, on se le rappelle, les travaux de l’école. 




Pour le choix des projets, les élus préfèrent par exemple lancer celui de la maison du tour du Mont-Blanc pour lequel des subventions peuvent être obtenues auprès de divers organismes plutôt que de refaire les routes. Mais quand on constate que pour ce projet qui coûtera près de 2 millions d’euros, la commune devra en financer plus d’un quart, on peut estimer que ces 500 000 euros pourraient être utilisés plus utilement pour entretenir le territoire des Contamines et faciliter la vie de ses habitants. Énormément de biens ont été laissés à l’abandon durant ce mandat, et voir cette somme énorme investie dans un projet qui ne sera pas pérenne laisse à réfléchir… En effet, le bâtiment qui va être restauré à grand frais avec l’argent des impôts de chacun reste la propriété d’EDF et retournera dans le patrimoine de cette société dans 37 ans.

Quant aux routes, le maire et ses conseillers ont même choisi de ne pas sécuriser avec le marquage au sol, la portion de la départementale RD 902 dont les travaux sont terminés depuis deux ans devant le cimetière  (travaux financés par le Département). Pourtant les communes sont tenues de mettre en place les signalisations sur les routes départementales pour les sections entre les panneaux d’entrée et de sortie de la commune. Avec cette équipe, on parle de sécurité mais pas pour tous…




Comme l’emprunt est proscrit depuis 2014, la seule solution pour arriver à faire fonctionner la commune a été de vendre au fil des années, divers biens. Parmi ceux-là, on peut citer le camping en début de mandat et tous les terrains du centre pour le projet immobilier en attente de démarrage. A ceux-ci viennent maintenant s’ajouter les terrains du Plane, au-dessus du cimetière. Si toutes ces ventes se concrétisent d’ici le printemps prochain, le patrimoine contaminard aura considérablement fondu pendant ce mandat. Jamais auparavant, autant de biens communaux n’auront été sacrifiés si rapidement. 

Au cours de sa prochaine campagne électorale, le maire mettra en avant le fait d’avoir diminué l’endettement de la commune. Mais cela est au prix d’une perte de près de 5 millions dans le capital foncier des Contamines. C’est un choix de gestion : vendre ses biens ou emprunter ? Cette question peut faire débat mais on peut penser qu’un mélange des 2 aurait pu être la meilleure option, surtout avec les taux d’intérêt actuels extrêmement bas. Mais l’équipe municipale a choisi de vendre, toujours et encore vendre les biens communs des contaminards pour financer ses projets. Certes les prochaines générations n’auront pas plus de dettes à rembourser, mais elles n’auront plus de roue de secours en cas de grave problème.




Ainsi les terrains du Grand Plane seront vendus dans les prochains mois à un promoteur immobilier pour réaliser de nouveaux bâtiments. Un nouvel hameau va voir le jour, puisque 80 logements sont annoncés sur les 3 parcelles situées au-dessus du cimetière. Sur le terrain entre le mur du cimetière et la route, s’élèveront 3 immeubles avec 33 appartements en location (type HLM). A l’intérieur du grand virage, des immeubles et des maisons isolées sont annoncés pour de l’accession sociale à la propriété (30 logements). Enfin, tout en haut, sur le terrain au-dessus des résidentes existantes, 2 ou 3 immeubles seront construits pour de l’accession libre (18 appartements).




Avec le PLU de nombreux propriétaires ont vu leurs terrains devenir inconstructibles parce qu’il fallait répondre à l’exigence étatique de la diminution des parcelles constructibles, afin de densifier les zones déjà habitées. Mais la mairie, elle, n’a pas montré l’exemple, puisqu’elle a gardé constructible ses terrains afin de les brader. Exit les espaces verts, les passages de gibiers…. De nombreux chevreuils viennent paître sur ces parcelles, il faut qu’ils en profitent vite. La mairie poursuit sa politique du « faites ce que je dis et pas ce que je fais » et impose aux forceps ce hameau.

Ce projet est bien entendu mis en avant par l’équipe municipale qui a rapidement publié une newsletter pour vanter ces futures réalisations. « 81 nouveaux logements abordables pour accueillir de jeunes ménages ». Le slogan est là pour séduire les plus crédules. Mais comme d’habitude, en examinant le projet, tout n’est pas aussi merveilleux que le laisse entendre le maire. 81 logements à prix abordables sont annoncés. On peut déjà réduire ce chiffre à 63 puisque que 18 sont en accession libre. Quelle différence y a-t-il entre accession libre et accession aidée ? A la différence de l’accession aidée, l’accession libre permet à tous les particuliers de devenir propriétaires, sans conditions de ressources et de prix de vente, que cela soit pour y vivre ou pour investir, en résidence principale, ou pour le louer à la semaine ou pour y passer 2 ou 3 vacances par an. En fait, cela correspond à l’immobilier classique que nous connaissons bien aux Contamines et qui abouti le plus souvent à des lits froids et des volets fermés tout au long de l’année. On peut donc affirmer qu’une parcelle du patrimoine contaminard est sacrifiée pour construire 18 appartements qui vont rester fermés. Comme si on n’en avait pas assez!!! Sans doute est-ce une exigence du promoteur immobilier : celui-ci pourra vendre au prix fort quelques appartements en contre partie des locations ou des ventes à prix réduit sur les 2 autres parcelles.




L’arrivée de jeunes ménages est ainsi annoncée, censée redonner un second souffle au village, remplir le groupe scolaire et maintenir les activités commerciales. Cela n’est-il pas un peu optimiste ? Premièrement, il n’est pas certain que les futurs habitants de ces logements soient forcément de jeunes ménages de 25 à 45 ans comme indiqué dans la newsletter. Il serait étonnant que l’âge puisse être un critère de choix des futurs bénéficiaires. Vous avez plus de 45 ans, vous n’avez pas 3 enfants pour remplir le groupe scolaire, allez habiter ailleurs !!! Ces règles n’existent nulle part. Les seules qui existent sont liées uniquement au plafond de ressources et aux revenus. Et les personnes prioritaires sont uniquement celles avec un handicap ou reprenant une activité après une longue période de chômage ou victimes de violence, … Faire croire que ces logements seront réservés aux jeunes ménages contaminards avec enfants, cela s’appelle de la démagogie.




De plus, si l'on veut que la démographie du village augmente, il faut certes que des logements soient disponibles, mais surtout que les personnes puissent travailler dans le village ou à proximité. Si les personnes qui habitent ces logements travaillent à Sallanches, feront-elles vivre l’activité commerciale locale ? Et combien seront prêtes à faire 20, 30 ou 40 km par jour pour aller travailler ? D’éventuels jeunes ménages ne travaillant pas dans le Val-Montjoie feront-ils le choix de venir s’installer au Grand Plane ? S’il est vrai que la question du logement est un problème aux Contamines, celui du travail assuré toute l’année est bien réel. Combien de jeunes couples décideront d’acquérir un appartement même avec un dispositif d’aides s’ils ont des doutes sur leur avenir professionnel. Et quelle banque suivra ces investisseurs potentiels en quête de travail ?




Plusieurs bâtiments de logements sociaux ont été construits dans le passé. Le prix des locations et les charges sont relativement élevés. Les changements de locataires sont fréquents et si les appartements restent vides peu de temps, la demande n’est pas très élevée. Les 33 appartements en locations seront-ils rapidement remplis ? En restant dans l’idée première de l’équipe municipale, il nous aurait paru préférable d’opter pour une autre solution : vendre une seule parcelle pour de l’accession sociale à la propriété avec quelques appartements en location et garder les 2 autres parcelles pour d’autres projets dans quelques années. Pourquoi pas dans la même optique si la demande se révèle importante mais en ayant toujours la possibilité d’utiliser ces terrains pour des projets différents (hôtel, résidence de tourisme, équipement communal ou touristique, …). 




De plus d’autres initiatives auraient pu être étudiées pour favoriser la création de logements à l’année, et ce, sur l’ensemble du village. On aurait pu imaginer des aides de la commune pour la création de nouveaux appartements ou habitations loués à l’année, des conditions spéciales pour la vente de terrains à prix réduit, ou mettre à la disposition des ayant droit les appartements communaux occupés actuellement à titre gracieux par des cadres de la commune. 

Pourquoi vouloir créer un nouvel hameau en concentrant les logements sociaux et leurs futurs nouveaux habitants qui seront ainsi séparés des autres hameaux ? Comment conserver et transmettre l’esprit de village et les relations fortes entre les habitants qui font la spécificité des Contamines ? Ce lieu deviendra rapidement une entité à part, surtout si les matériaux utilisés sont de qualité médiocre comme souvent dans ce genre de programme. On le sait le mélange générationnel, culturel et social est primordial pour une osmose de vie en société. Séparer ces entités revient à créer des catégories avec tous les risques que cela entraîne. Il n’y a pas besoin d’avoir fait de grandes études en sociologie pour prendre la mesure de l’enjeu actuel. Evidemment, on n’est pas en train de crier au loup, mais cette idée de nouvel hameau est une aberration en soi et met en lumière, encore une fois, l’absence de réflexion profonde de cette équipe municipale dont le seul argument est : « on n’a pas fait d’emprunt ». Peu importe les conséquences, les risques encourus, ils n’ont pas fait d’emprunt…..




Dans ce dossier, 2 autres points ont attiré notre attention. Selon le PLU transformé en 2017, une part des logements créés sur ces parcelles devait être réservée aux travailleurs saisonniers. Mais ceux-ci apparaissent comme les grands oubliés de ce projet qui ne répond en aucune façon à ce problème récurrent. 




Enfin, nous avons eu très peu d’information sur le processus de choix du futur acquéreur de ces parcelles. Quatre candidats étaient en lice, chacun proposant un projet d’aménagement et un prix d’achat. Seules les montants nous ont été communiquées. Nous en déduisons que cela a été le seul critère de choix, d’autant plus que c’est le plus offrant qui a remporté le marché. Comme par hasard,…

Mais les différences d’offres sont difficilement compréhensibles. Le premier proposait un bail emphytéotique de 52 ans à 1 euro symbolique. Le second, 850 000 euros pour les 3 terrains. Le troisième candidat était plus généreux car son offre montait à 1 000 000 d’euros. Quant au dernier, sa proposition a explosé les records : 2 000 0000 d’euros pour ces mêmes terrains. Qu’est-ce qui justifie de telles disparité de propositions ? Comment peut-on passer de 1 euro à 2 millions pour un même projet d’aménagement. Nous n’avons toujours pas compris comment on peut aboutir à de telles différences.


Intrigués, nous avons cherché à nous renseigner sur ce généreux promoteur immobilier. Le résultat de notre recherche n’a fait qu’accroitre nos questions. Sur internet, on ne trouve quasiment aucune information sur cette société GENEOM : aucun site internet présentant les précédentes réalisations, les membres de la société, un contact, un numéro de téléphone, …. Rien. Les seules informations qui apparaissent sont que cette société est basée à Lyon, qu’elle a été créée en janvier 2017 et que son activité est la promotion immobilière de logement. Aucune photo de création, aucun projet n’apparait, seulement quelques montages de sociétés…




En 2016, sur le projet du centre, le lauréat avait annoncé sur son site internet avoir remporté le marché avant que la décision soit prise officiellement. Cette fois ci, on ne trouve aucune information sur le lauréat. Ça change mais ce n’est pas plus rassurant… 



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Lydie Roch-Dupland et David Mermoud




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lundi 15 avril 2019

Une fin de saison en queue de poisson

« Que l'on soit skieur confirmé ou débutant, le printemps est une saison 100% plaisir sur les pistes. Températures agréables, soleil généreux et neige abondante : tous les voyants sont au vert pour vivre un séjour exceptionnel ! ». C’est avec ces quelques mots que France Montagne a lancé l’opération « Le printemps du ski » pour donner envie au plus grand nombre de venir passer quelques jours à la montagne pour le mois d’avril. Ainsi des offres spéciales sont proposées pour permettre de faire découvrir les plaisirs du ski à prix réduit, avec un soin particulier pour les débutants.




Dans de nombreuses stations, des événements sont organisés pour démontrer que le ski, ce n’est pas que 10 jours à Noël et 3 semaines en février. Les professionnels des sports d’hiver ont bien compris qu’ils ont tout intérêt à attirer une clientèle le plus longtemps possible. Pour cela les stations font preuve d’imagination pour faire parler d’elles : Rock the pistes Festival aux Portes du Soleil, Glisse en cœur au Grand Bornand, Sublicimes à la Plagne, …. ou encore le Festival Musique et Chants du monde en Maurienne, la Féria des cimes, la Cheesy Party…

Aux Contamines, tout est bien différent. La SECMH a beau faire l’effort de prolonger au maximum la saison hivernale et se démener pour assurer une bonne fréquentation des pistes jusqu’au week-end de Pâques avec des campagnes sur les radios locales, elle n’est pas vraiment soutenue pour les responsables locaux du Tourisme. Ici, pas de participation à l’opération « le Printemps du ski » et aucun événement non plus pour animer ce début de printemps.




Côté équipements touristiques, il semble que l’équipe municipale ait souhaité faire des économies : le domaine nordique a fermé ses portes fin mars sans qu’aucun effort ne soit tenté pour prolonger la saison de quelques jours, la garderie fonctionne en pointillés depuis plusieurs semaines et on ne parle pas de la patinoire qui a arrêté de fonctionner le 10 mars. Sans doute a -t-il été décidé que cette année, la saison devait se terminer le 31 mars !!! On ne doit pas être très loin de la vérité quand on constate que les travaux autour du torrent d’Armancette ont repris dès le 1er avril. Ce n’était pas un poisson : les camions et les pelleteuses ont repris leurs activités sans se soucier de savoir si des touristes étaient en vacances dans le village. Et depuis, dès 7 heures c’est le branle bas de combat des engins tous plus bruyants les uns que les autres !



Nous pensions, jusqu’à présent, que les périodes touristiques étaient sacrées dans notre village : tout devait être fait pour offrir les meilleures conditions possibles de vacances à ceux qui avaient fait le choix de venir séjourner dans notre vallée. Cela nous paraît tout à fait normal : ces personnes ont choisi les Contamines comme destination parmi de multiples possibilités pour se reposer, se détendre, se ressourcer, … et pour cela ils doivent prévoir un budget conséquent. Pour les attirer, nous nous présentons sous notre meilleur jour : les plus belles photos, la liste des multiples activités possibles, la promesse de vacances inoubliables, …. Et la réalité devrait être le plus proche possible de ses promesses. Mais ça c’était avant…




Ceux qui ont découvert les Contamines en ce début avril ont dû être quelque peu déçus : des activités touristiques fermées, des animations quasi inexistantes, des camions de terre à travers le village toute la journée, une déviation mise en place. Et si, par malheur, leur hébergement se situait dans les hameaux autours du nant d’Armancette, ils étaient réveillés dès 7h par le bruit des pelleteuses. Des vacances de rêve !!! Le slogan de la SECMH est « ça fait du bien de se savoir attendu ». Cette année aux Contamines, beaucoup de touristes ont dû avoir l’impression de ne pas être attendus mais plutôt le sentiment de ne pas avoir choisi la bonne période pour leur séjour et de déranger la vie de la commune. Il n’est pas certain qu’ils reviennent l’année prochaine.

La brochure de l’Office de tourisme commence par les pompeuses phrases suivantes : « Dans cet espace resté intact, ce qui frappe d’abord, c’est la beauté. Insolente. Provocante. Bouleversante. Puis le silence. Imposant. Enveloppant. Impénétrable et pénétrant. Et dominant tout, à perte de vue, un sentiment de 1er matin du monde qui s’insinue en vous et ne vous quittera plus. Comme une invitation à tout recommencer ». Nous avons cherché mais nous n’avons pas trouvé le petit astérisque précisant qu’à partir du 1er avril, ce « silence pénétrant » pourrait être troublé par le bruit du marteau piqueur !!!!




Franchement, ces travaux ne pouvaient-ils pas attendre le 23 avril pour redémarrer ? Attendre 3 semaines pour laisser tranquillement la saison touristique se terminer ? Nous avons contacté le SM3A responsable de l’organisation des travaux pour savoir pourquoi ceux-ci avaient repris si tôt. Il nous a été répondu « la mairie nous a dit que nous pouvions attaquer au 1er avril ». Le responsable des travaux a ajouté que le chantier était en avance par rapport au planning initial et que tout serait fini plus tôt que prévu. La météo clémente de l’automne dernier et l’utilisation de plus d’engins que prévu ont permis de gagner du temps. Alors, pourquoi se précipiter en ce mois d’avril ? D’autant plus que les conditions climatiques du début avril ont rappelé qu’en montagne, les travaux doivent s’adapter. Ainsi les premiers jours, une pelleteuse a passé plusieurs heures à tenter d’enlever la glace recouvrant la terre dans les endroits les plus à l’ombre, et 2 jours plus tard, le chantier était recouvert de 25 cm de neige. Des conditions vraiment idéales… Des heures très productives….




Nous voyons 2 explications à cette reprise anticipée des travaux. Soit le maire et son équipe n’ont pas pensé que cela pouvait être un désagrément pour les vacanciers, soit ils en avaient conscience et ils ont estimé que cela n’avait aucune importance. Quelle est la pire des 2 explications ? Il est difficile de trancher !!! De plus, aucune adaptation n’a été faite pour minimiser les nuisances pendant ces 3 semaines. Les camions remplis de terre traversent le centre du village toute la journée, le chantier débute à 7 heures, les piétons qui doivent traverser ce secteur doivent se faufiler entre les engins, … Nous avions bien compris depuis 2014 que l’accueil des touristes dans les meilleures conditions possibles n’est pas la priorité de l’équipe municipale. Mais à ce point, on peut réellement se demander si ces élus souhaitent que les Contamines restent une station de sport d’hiver.

Et bien sûr, cette reprise n’a pas été annoncée. C’était la surprise du 1er avril. La moindre des choses n’aurait-elle pas été de prévenir habitants du village, de leur donner des explications ? Et aussi de prévoir une communication à destination des vacanciers avec quelques mots sur ce chantier et des excuses pour la gêne occasionnée. Mais rien de cela n’a été prévu ni anticipé. 




Deux newsletters de la mairie ont été distribuées durant le mois de mars. Aucune annonce n’a été faite, aucune explication n’a été donnée. Mais il est clair que ces publications ne sont pas conçues dans le but d’informer les habitants sur ce qui est susceptible de les concerner et de les intéresser. Elles sont là uniquement pour faire la promotion les actions de « monsieur le maire » en prévision des échéances électorales de 2020. 

Et pour répandre la bonne parole au plus grand nombre, tous les moyens sont bons. Ainsi l’équipe municipale n’hésite pas à utiliser toutes les listes d’adresses internet à disposition : celles des propriétaires de meublés via l’EPIC, celles des parents d’élèves via l’école, … Ainsi de nombreuses personnes qui n’ont rien demandé reçoivent cette propagande directement sur leur ordinateur. Théoriquement seuls ceux qui s’inscrivent sur le site internet de la mairie sont censés recevoir ces publications. Mais entre la théorie et la pratique, la différence est grande à la mairie.







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lundi 1 avril 2019

L’espoir renaît avec le printemps

Comme pour le précédent article, nous revenons sur les différentes délibérations votées lors du conseil municipal du 7 mars. La dernière fois, nous avons détaillé les diverses demandes de subventions pour les projets de l’équipe municipale. Il nous reste à aborder les quelques sujets restants.



Avant de rentrer en détail sur les divers points, nous souhaitons revenir sur une information mentionnée dans notre précédent article. Nous venions alors d’apprendre que la patinoire avait fermé ses portes pour la saison d’hiver 2018/2019 après 2 mois et demi de fonctionnement. On peut penser que de nombreuses personnes ont été étonnées par cette décision précoce et soudaine. L’an dernier, cela avait été mis sur le dos des gestionnaires. Alors, cette année, loin d’assumer cette décision, l’équipe municipale a tenté de justifier ce choix incompréhensible par les conditions météorologiques. Ainsi, quelques jours après la fermeture de cet équipement touristique, le site internet de la mairie expliquait que « pour des raisons de conditions météorologiques, la patinoire était fermée jusqu’à la fin de la saison ».



Ainsi la commune a investi une fortune dans une patinoire dotée d’un système de refroidissement et finalement, cette installation n’est ouverte guère plus longtemps qu’au temps de la patinoire naturelle. A quoi ont servi tous ces travaux et toutes ces dépenses si la glace n’est plus utilisable dès les premiers jours de mars ? D’autant qu’on peut regretter que 5 ans après le début des travaux sur ce site, ceux-ci sont toujours en cours. Aucune vision à long terme n’a encadré cet aménagement qui reste à l’état de chantier. Et là, il n'est plus question d’incriminer la précédente municipalité. L’avancée des travaux a été menée sans réflexion. Débuté en septembre 2014, à ce jour l’ensemble est toujours en création sans schéma évident de coordination. 

De nombreuses patinoires dans d’autres stations sont équipées du même système de refroidissement et pourtant elles fonctionnent tout l’hiver. Sans doute qu'ailleurs, les responsables ont compris que la saison touristique ne s’arrêtait pas juste après les vacances de février et que si l'on souhaite recevoir des touristes jusqu’en avril, il faut pouvoir conserver de très bonnes conditions d’accueil et offrir la possibilité de pratiquer toutes les activités, même celle de faire du patin en mars.



On peut également se demander ce que cache cette fermeture prématurée. Si la glace ne peut pas résister dès l’arrivée timide du printemps et que le soleil devient un peu plus chaud, il doit y avoir un sérieux souci technique. On se souvient des montages et démontages faits dans la précipitation. Le système n’aurait-il pas été endommagé ? De plus, cette patinoire a été achetée d’occasion. Elle n’était garantie que 2 ans. Est-ce la vétusté de cet équipement qui induit son obsolescence ? Un prix intéressant cachait-il un défaut ? Les conditions climatiques ont bon dos…

Et ce n’est pas la première fois que le maire et ses conseillers nous font le coup. Quand quelque chose cloche et qu’il faut chercher un prétexte, c’est souvent à cause des raisons climatiques. Ainsi, lorsque l’EPIC n’avait plus suffisamment d’argent pour financer le feu d’artifice du 14 juillet, il avait été annoncé que les festivités avaient été annulées à cause des risques de pollutions liées à l’anticyclone en place alors qu’aucune restriction n’avait été signalée et que les feux avaient illuminé le ciel des communes voisines. Et l’an dernier, une compétition de curling avait été annulée au dernier moment pour d’obscures raisons. « A cause de la météo » expliquait-on alors à l’Office de tourisme. Pourtant le week-end avait été très ensoleillé…. Il devient plus que difficile de croire les paroles de ces élus quand on prend la peine de regarder les actes…..



Revenons aux dernières délibérations du 7 mars. Deux conventions ont retenu notre attention. La première concerne la prévention des inondations. Dans le passé, cela était à la charge de la commune. Mais ça, c’était avant. La gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations sont depuis quelques années sous la houlette de la communauté de commune « Pays du Mont-Blanc ». Mais celle-ci a donné le bébé au SM3A. Le Syndicat mixte d’aménagement de l’Arve et de ses affluents est décidément bien occupé sur notre commune. Déjà il finance et gère les pharaoniques travaux autour du torrent d’Armancette. A cela s’ajoute maintenant la charge des digues le long du Bonnant. 



Aussi une convention doit être signée entre la commune, la communauté de communes et le SM3A pour définir les conditions dans lesquelles ce syndicat va devoir s’occuper du système d’endiguement du torrent central de la vallée. Les ouvrages concernés sont ceux situés au Pontet : les digues le long du Bonnant à côté du camping entre le pont d’entrée du parc de loisirs et le pont des Moranches. A cela s’ajoutent les digues qui se trouvent du côté sud du grand parking de la SECMH, juste avant le centre équestre. Suite à la signature de cette convention, l’entretien de ces digues sera à la charge et sous la responsabilité du SM3A.

La seconde convention est tout autre. Elle est liée à l’annonce d’une importante étape pour la station des Contamines. En effet la société MGM a déposé un permis de construire en vue de la création d’une résidence de tourisme au sommet du hameau des Loyers. Ces logements touristiques vont s’élever en lieu et place de l’ancienne résidence de vacances Chanteclerc et du centre d’accueil de classes de neige « Vacances et Montagnes ». Ces 2 constructions vont être rasées pour permettre la construction de 4 bâtiments. A l’heure actuelle, nous savons peu de choses sur ce projet car le permis n’a pas été accordé et il est donc encore impossible de consulter le dossier pour avoir tous les détails. Cependant, nous avons trouvé sur internet la description suivante sur une page dédié à ce projet par MGM.



« Un terrain étroit avec 22 m de dénivelé, orienté plein Ouest sur la vallée, avec une vue sur le village en contrebas, adossé à une forêt de sapins, desservi par une impasse. Les conditions étaient réunies pour un projet d’exception, MGM nous a habitué mais chaque fois c’est un nouveau défi.

Composé de 4 volumes qui suivent le profil de la pente, et l’accompagnent, le projet est posé sur un socle en pierre qui l'ancre dans son environnement. Le volume singulier de la piscine, élément « signal », de jour comme de nuit, rappelle que la résidence est avant tout un espace de loisir, conçu pour que le ski et l’après-ski, mais aussi pour que la vie estivale ne soient que du plaisir. Les terrasses généreuses sont de véritables prolongements du logement. Un bardage en mélèze naturel, associé à des ouvrages en acier laqué, dans des teintes complémentaires, feront de "Chalets Laska » une opération qui ne ressemblera à aucune autre. Vivement le chantier !

Maître d’ouvrage: MGM Programme: résidence de tourisme de 52 logements avec piscine, espace bien-être et fitness SHAB: 5550 m2».

La seule action de la commune pour ce projet est de signer une convention avec MGM comme l’exige la loi Montagne. Celle-ci permet aux communes de contrôler les opérations d’aménagement touristiques sur leur territoire. Cette convention est d’une durée de 20 ans. Théoriquement elle assure que ces lits resteront chauds pendant au moins 20 ans : les appartements de la résidence de tourisme devront rester ouverts à la location pendant cette période. Nous n’avons pas d’informations sur le planning des travaux. Nous pouvons cependant espérer que la résidence ouvrira ses portes fin 2020 / début 2021. 

Vacance et Montagne


L’annonce de ce permis nous réjouit pour diverses raisons : la construction d’une résidence de tourisme permettra à la station d’accueillir un nouveau type de clientèle : celle qui recherche une offre de qualité entre l’hôtel et la location d’appartement. De plus, ces constructions remplaceront des immeubles vieillissants et ne viendront pas s’ajouter dans le paysage contaminard. Enfin, par leur emplacement au sommet des Loyers contre la forêt, la hauteur des bâtiments ne sera pas une gêne pour le respect des vues sur les montagnes. 

Bien entendu, dès que nous aurons plus de détails sur ce projet (sans doute après l’accord du permis) nous consacrerons un article complet à ces futurs logements touristiques porteurs de belles ouvertures et promotions pour l’avenir des Contamines.

Chanteclerc


Décidément, l’avenir de notre village semble s’éclaircir : depuis quelques jours des affiches sont apparues par-ci par-là dans les Contamines. Elles rappellent que dans un an, l’échéance électorale sera primordiale pour le village. Il est ajouté que les personnes qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice sont invitées à rejoindre un groupe ouvert et tourné vers l’avenir. Pour cela une réunion sera organisée le dimanche 14 avril à 20h à la Cité Montjoie. Nous ne pouvons que saluer cette initiative que nous appelons de nos vœux depuis longtemps. Nous espérons que de nombreuses personnes désirant apporter leur point de vue ou s’investir à différents degrés dans cet élan citoyen et réellement constructif répondront présentes. Le printemps 2019 est porteur d’espoir… pour les Contamines ! Enfin !





Rendez-vous le 15 avril pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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